Sciences humaines & sociales

  • Le réchauffement climatique est l’une des questions contemporaines les plus sensibles.Un très large consensus international – scientifique et politique – a permis dès 1992 la mise en place d’un accord cadre de l’ONU sur le climat, puis plus récemment la signature de l’Accord de Paris en 2015, ainsi que la déclaration d’une « urgence écologique et climatique » par l’Assemblée Nationale et le Sénat en France à l’été 2019.De fait, les mesures confirment une augmentation moyenne de la température de la planète de 1°C depuis un siècle et la multiplication des événements extrêmes. Les modèles considèrent même que la poursuite de la croissance actuelle des sociétés techno-industrielles compromet à terme la viabilité de la plupart des sociétés. Certains préfèrent toutefois mettre en avant les incertitudes ou considérer qu’il pourrait ne s’agir que de phénomènes « naturels ».Ce livre s’attaque de front à cette apparente confusion, afin de dégager les faits, les arguments et les motivations. À l’aide d’une quarantaine de figures et tableaux, il s’efforce d’analyser les changements à prévoir dans la nature et pour l’humanité. Il met aussi en lumière l’importance des réactions de la société civile, ainsi que les pistes et moyens techniques ou institutionnels disponibles pour faire face aux enjeux.  Professeur de géographie à l’université Toulouse II-Jean Jaurès et chercheur au laboratoire CNRS LISST–UMR 5193, Frédéric Durand a écrit de nombreux ouvrages et articles sur les questions d’environnement. Il travaille sur le réchauffement climatique depuis plus de vingt ans et a notamment rédigé les pages sur ce sujet dans l’Atlas du Monde Diplomatique. 

  • This book is the direct outcome of a panel on Timor-Leste entitled «How to build a new nation?» and organized in September 2007 in the framework of the EUROSEAS Congress in Naples. Among the more than 40 panels held, Timor-Leste's had been remarkably dense, with 20 presentations given by American, Australian, Brazilian, East-Timorese, French, German, Portuguese and Spanish researchers. At the time of this congress, the major event of 2006, which two years after continued to be called "the crisis", was still foremost in people's minds, conversations, and researches. While other events or forewarning episodes had taken place before that date, no doubt that the crisis of 2006/2007 had finally prove to be a turning point, for the country itself, and maybe even more so for international actors. Though presented at first as a United Nations' success story, especially when the territory was under UN management from October 1999 (withdrawal of the Indonesian army) until 20 May 2002 (independence of the country), the unity of Timor-Leste was then in peril, deceiving the expectations that had prevailed during the resistance years. Its climax was the conflict between "those from the West" and "those from the East" ("Loromonu-Lorosae" or Firaku-Kaladi), and a violence which caused a wave of internal refugees (around 150,000 IDP- Internally Displaced People). Beyond the causes and effects of this political and military crisis which had then spread to civil society, the "crisis" had also directly or indirectly revealed a certain number of dysfunctions, notably the deficiencies of the UN preparations of independence and of the capacity of East Timorese governing bodies to manage and organize the country.

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