Geneviève Brisac

  • C?est l?histoire d?une malédiction. A seize ans, Belle se pique avec un stylo et sombre dans un mal-être intense. Mais ce n?est pas un baiser qui la réveille. Non : c?est l?amour du théâtre, transmis par un comédien de passage avec sa troupe qui lui redonne goût au jeu et à la vie.

  • « Observez perpétuellement, observez l'inquiétude, la déconvenue, la venue de l'âge, la bêtise, vos propres abattements, mettez sur le papier cette seconde vie qui inlassablement se déroule derrière la vie officielle, mélangez ce qui fait rire et ce qui fait pleurer », conseille Virginia Woolf. C'est ce que fait admirablement Geneviève Brisac dans ce roman-mosaïque dédié aux femmes. À deux voix, l'auteure et Alice Butaud lisent neuf de ces cinquante-deux histoires. Des fragments de vie, des conversations, des souvenirs, des rencontres, racontés par des personnages féminins, où les anecdotes les plus anodines laissent percer l'intime, où la réalité la plus triviale devient support de rêverie et d'humour...

  • Un livre, c'est d'abord une voix. Ici celle d'une femme qui tient chronique des jours qui passent en songeant, comme le faisait Gauguin, qu'on se fout de la réalité. De toutes manières, la vie est si pleine de choses redoutables.

    Surgissent une femme de ménage- Céleste- qui porte le même prénom que celle de Marcel Proust, un fils rebelle, un lapin nain nommé Grateful, un rat frileux, des buffles, un chat impossible à abandonner, sans oublier Flush, le seul épagneul immortalisé par Virginia Woolf.

    Et ce n'est plus un livre mais une fable urbaine et légendaire, où bouillonne notre condition humaine.

  • Le narrateur et sa femme, Fleur, sont invités pour la Toussaint chez des amis à la campagne. Pourquoi ont-ils accepté ? Ils se le demandent encore alors qu'ils montent dans le train. Car cela a beau être l'anniversaire de Melissa, ils le pressentent, ce ne sera pas un bon week-end... D'ailleurs, c'est bien connu, leur amie porte la poisse. De peurs irraisonnées en incompréhensions mutuelles, le tableau, de fait, ne sera pas idyllique. Un récit doux-amer, mais tellement véridique !

  • L'été a bien mal commencé pour Akka : depuis le départ en vacances, la voici muette. Sans doute sa façon de dire qu'elle ne se sent pas bien ici - dormir sous la tente, se laver dans un cours d'eau, ce n'est pas pour elle. Et encore moins supporter les goûts nudistes des amis de ses parents. Rêveuse, la jeune adolescente se réfugie dans la lecture et se chantonne les paroles du Roi a fait battre tambour quand elle se sent trop seule. Mais sa tour d'ivoire est peut-être moins imprenable qu'il n'y paraît...

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