Littérature générale

  • Pour solder la fin des cours, au début de l'été 1988, dans une vallée reculée du Québec, des adolescents se sont donné rendez-vous à la lisière d'un champ de maïs. Un feu de joie, du rock à plein volume et plusieurs motos garées près de la ferme voisine. Avec intensité, Hélène Frédérick profite de cette nuit blanche pour faire un portrait libre de cette jeunesse à travers les regards alternés de Fred - l'exclu écorché vif -, de Mathieu - le playboy contrarié -, et de Julie - la mélancolique jouisseuse.
    Leurs corps tournoient entre deux âges, se perdent dans la pénombre, se jalousent de loin, s'attisent de plus près, mais on pressent qu'un drame va se produire. De cette rage de vivre, restera l'éclat persistant de quelques «étoiles filantes» à qui ce roman est dédié.

  • Je ne marchais plus droit, et j'avais la liberté qui me brûlait entre les jambes.
    La jeune femme qui habite intensément ce roman choisit de fuir Paris, sa ville d'adoption, pour rejoindre la forêt d'Inverness, au Québec. Elle s'installe incognito dans le chalet familial à l'abandon, peuplé d'absents, de cicatrices, de silences. Installée dans ce refuge provisoire, elle fait la connaissance d'André, un ancien comédien, et travestit son passé sous un prénom d'emprunt, Sophie. Au hasard de ses lectures, remonte à la surface le souvenir d'un intellectuel allemand d'extrême gauche, croisé à Montréal, puis disparu avant que Sophie n'ait pu approfondir ce qui l'attirait vers lui. Un troublant jeu de masques fait alors surgir entre ces êtres l'ambiguïté de la fiction.
    Dans une langue nerveuse, imprégnée de son expérience du déracinement, Hélène Frédérick retranscrit avec finesse l'intériorité fluctuante de l'héroïne, entre révolte à fleur de peau et reconquête de sa sensualité.

  • Munich, 1918. Hermine Moos, costumière de théâtre, reçoit du peintre Oskar Kokoschka une étrange commande : fabriquer une poupée grandeur nature à limage exacte d'Alma Malher, sa maîtresse perdue. Tandis que la marionnette prend corps, sa conceptrice note dans un cahier le trouble que lui inspire cette folle entreprise. D'autant que les exigences du "maître" ne semblent connaître aucune limite Mais au fil de ce journal intime, l'obsédante créature de chiffon ccde bientôt la place ´r lautoportrait dune artiste bohcme dans une société allemande entre débâcle et révolution. Et la jeune femme qui se dessine alors, modeste et iconoclaste, solitaire et émancipée, nous entraîne dans le libre dédale de ses désirs les plus insoupçonnés. S'inspirant dune histoire authentique, La poupée de Kokoschka réinvente sa version secrètement féminine au moyen dune langue émotive et concrète. Une fiction qui interroge, dans l'acte de création comme dans le pacte amoureux, la monstruosité de tout fantasme de possession.

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