Jérémie Peltier

  • "Au cours de ce confinement, nous n'avons assurément pas manqué d'imagination pour nous occuper intelligemment ; « lire et retrouver le sens des choses », avait même suggéré le président de la République. Mais inévitablement est arrivé le moment où nous avons tristement ressenti un manque : comment se divertir ? Il y a donc fort à parier que nous renouions après avec ce qui nous fait défaut aujourd'hui : l'intensité des échanges, de la vie réelle ; en un mot, le mouvement. Ce serait une heureuse perspective si elle ne se heurtait pas à une brutale réalité : face aux divertissements, la société demeure traversée de nombreuses inégalités.


    Présentation de la collection : Et après ? Notre monde post-coronavirus ne sera sans doute plus le même. Quel sera le rôle de l'État ? Doit-on remettre en cause la mondialisation ? Doit-on se méfier ou s'appuyer davantage sur les scientifiques ? Autant de questions, et bien d'autres, sur lesquelles il faudra se pencher.
    Les Éditions de l'Observatoire, depuis leur création, ont l'ambition d'anticiper et de créer les débats d'idées. Nous continuons donc notre mission dans cette période propre à la réflexion en publiant de courts livres numériques qui amorcent déjà les thèmes de ce « monde d'après ». Nos auteurs ont répondu présents, conscients de former au sein de leur maison d'édition une véritable communauté de pensée.
    Muriel Beyer
    Directrice des Éditions de l'Observatoire"

  • Chacun de nous a déjà perdu : un match, un jeu, une négociation, un emploi. Certains ont même parfois perdu une élection. Que reste-t-il de la défaite pour le reste de notre vie ? Comment vit-on avec cet échec qui ne correspond pas aux standards de notre société de la performance ? Y a-t-il de belles défaites et de mauvaises défaites ? Un petit livre pour montrer que nous avons le droit d'être mauvais, qu'échouer est intrinsèque à l'être humain, et qu'il est possible d'apprécier, parfois, la débâcle, la chute, le revers, le naufrage, simplement pour se sentir vivant.

    Laurent-David Samama est journaliste indépendant et réalisateur de documentaires. Il dialogue dans cet ouvrage avec Jérémie Peltier, directeur des études à la fondation Jean-Jaurès.

  • La mélancolie est-elle le mal du siècle ? Sujet atemporel, universel, on la trouve pourtant dès l'Antiquité, chez Hippocrate (« Une crainte ou un découragement de longue durée »). Parfois associé à la folie, à la splendeur, à la maladie, ce « sentiment habituel de notre imperfection » semble avoir le vent en poupe dans nos sociétés pleines de narcissisme, où la performance devient un culte absolu, où les réseaux sociaux font naître une « esthétique de la victoire permanente ». Comment s'en sortir ? Comment accepter que, parfois, nous sommes tout simplement des perdants ? Comment accepter nos propres faiblesses sans tomber dans le désarroi le plus profond ? Comment donc parvenir à s'extraire de soi, même de façon éphémère, pour parvenir à vivre autant que faire se peut par temps troubles ?

    Eva Bester est la productrice et présentatrice de l'émission "Remède à la mélancolie", tous les dimanches à 10 heures sur France Inter. Elle a auparavant oeuvré sur France Culture et Arte, et collaboré à de nombreuses revues. Auteure de Remèdes à la mélancolie : Films, chansons, livres... La consolation par les arts (Autrement, 2016).
    Elle répond dans cet ouvrage à Jérémie Peltier, directeur des Études à la Fondation Jean-Jaurès ; auteur de Laïcité, point ! (avec Marlène Schiappa, l'Aube, 2018).

  • Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, signe ce livre lapidaire sur la laïcité, un "combat politique" qu'elle entend bien mener. Elle en rappelle les grands principes et insiste sur le fait que la laïcité est l'indispensable instrument de l'émancipation féminine.
    "La laïcité, ce n'est pas l'oecuménisme. Ce n'est pas un gâteau que l'on partage entre les différentes religions, en distribuant un morceau aux non-croyants. (...) C'est la laïcité qui permet d'éviter la communautarisation de la société. C'est elle qui fait que nous sommes une nation unique, un peuple unique, et pas un millefeuilles, les "Village People" ou une addition de communautés."


    Marlène Schiappa se définit comme « militante laïque et féministe ». Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, elle a reçu en décembre 2017 le prix spécial de la laïcité du Grand Orient de France.

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