Jean Basile

  • Les héros de Jean Basile, dont on n'a pas oublié La Jument des Mongols, sont des êtres poétiques, qu'anime une certaine frénésie de vivre. On les retrouve ici, essayant de prolonger « un peu de leur jeunesse qui part ». Tandis que son ami Jérémie, son « grand Meaulnes », se marie, et quitte le petit groupe qu'ils formaient tous trois, avec la fantasque Judith, le narrateur poursuit son existence préservée. Légèrement accroché entre ciel et terre, comme un ludion dans son bocal, il joue le Grand Khan, « prince de sa steppe et de sa chambre ». Au petit royaume de l'amitié, il mène la comédie de la désinvolture, du désespoir et des bonheurs fous, tout en écrivant le livre qu'il porte en lui. Brillant et tendre, ce récit est une promenade, une randonnée et une éducation sentimentale ; les années d'apprentissage d'un jeune homme menacé de maturité. Dans Montréal aux couleurs du souvenir, Jean Basile nous conduit à la poursuite de moments heureux ou doux-amers, qui ont le charme du temps retrouvé, l'insolence du talent, l'élégance d'un style chatoyant et riche. Moqueur et grave aussi, sans insistance, il réussit à traduire, à ressusciter l'état de grâce des vingt ans, dans sa fraîcheur fragile, il s'impose désormais, singulier, émouvant, d'une attachante originalité, comme l'un des meilleurs romanciers de l'actuelle renaissance canadienne.

  • Dans une petite gare italienne, Michele collectionne les objets trouvés. Depuis trente ans, le jeune gardien n'a jamais quitté ce lieu où, enfant, il a vu sa mère disparaître en emportant comme seul souvenir son journal intime. Un jour, Elena, une jeune femme à la vitalité exubérante, déboule dans sa vie comme un tourbillon et vient briser sa solitude. Mais la peur d'un nouvel abandon paralyse Michele. Jusqu'à ce qu'il découvre, coincé entre deux sièges d'un wagon, le journal intime de son enfance...

    Petits miracles au bureau des objets trouvés raconte l'histoire de destins fêlés qui se croisent et reprennent ensemble goût à la vie.

  • Jésus n'est pas que le Fils de Dieu, il est aussi le plus grand humoriste de tous les temps. Ses paraboles et ses miracles sont autant de numéros hilarants. Il fallait Basile de Koch pour enfin comprendre combien l'Éternel blague avec nous. À mourir de rire !
    " Jésus a-t-il jamais ri ? " s'interrogent les exégètes et les théologiens depuis 2 000 ans. Que n'ont-ils pas compris ? Que Jésus est en fait un homme d'esprit unique et le seul comique divin. Le plus grand de tous les temps. Que n'ont-ils pas deviné ? Que les prédications, paraboles et miracles de Jésus sont autant de numéros spirituellement hilarants. Les meilleurs depuis le commencement du monde et jusqu'à sa fin. Que vous reste-t-il à saisir ? Que si Jésus ne cesse de pratiquer la plaisanterie et la parodie, la caricature et la clownerie, le mot cocasse et le trait claquant, c'est pour nous sortir de notre absurde mélancolie.
    Il fallait Basile de Koch et Richard de Seze pour faire la drolatique démonstration que Dieu blague avec nous en vrai pince-sansrire, car son humour est l'autre nom de son amour.
    Un livre à se tordre de rigoler, non pas comme un damné mais comme un sauvé.

  • Au bord du précipice, Loup hésite. Il doit choisir entre la Descente ou la Chute. Sauter pour sombrer dans la brume ou descendre de son perchoir et dégringoler les montagnes de décombres, de ferrailles enfouies et hostiles. Peut-être atteindre les profondeurs obscures où dorment les titans, ces géants corrompus au sommeil éternel... et tourmenté. Il lui faudra éviter les chuchotements vicieux de la brume, l'étreinte froide et violente des Oubliés, et la tentation troublante du vertige. Mais Loup le sent, il y a un secret en bas, une liberté que le ciel plombé des hauteurs lui refuse.

  • « Quel est le parcours type d'un garçon qui rêve de devenir footballeur ? Quelles sont les chances qu'il y parvienne ? Tous les fans de football ont en tête l'histoire de Zinédine Zidane, des rues de Marseille au centre de formation de Cannes, ou plus récemment de Kylian Mbappé, repéré à Bondy avant d'exploser à Monaco. Mais pour les quelques génies que nous connaissons, combien de sacrifiés ? Qu'est-ce qui peut bien faire la différence ? Le talent ? Le travail ? La chance ? Probablement un peu des trois. La France entretient un rapport particulier avec ses sportifs de haut niveau, les porte aux nues quand ils remportent la Coupe du monde, mais les envoie au bûcher quand ils ne chantent pas La Marseillaise. Et si le début de la réconciliation consistait à s'intéresser à leur histoire, à savoir d'où viennent ces gamins qui ont tout sacrifié pour réaliser leur rêve ? »
    En immersion au sein du Red Star, le mythique club de Saint-Ouen, Basile de Bure a suivi les parcours de Jhon, Nadir, Esaïe et Sean, 14 ans. Pendant un an, leurs joies, leurs déceptions, leur travail acharné, leur désir d'une autre vie s'échelonnent au fur et à mesure des matchs. Mais au-delà du foot, c'est aussi une histoire d'amitié qui se joue et le portrait d'une jeunesse émouvante qui se dessine.

  • Mirages

    Basile/Quaghebeur

    • Weyrich
    • 9 Avril 2021

    Du Portugal à la Hongrie, de la Suède au Canada, les protagonistes de ces nouvelles sont des femmes surprises dans des expériences décisives qui révèlent tout à coup un destin, à la manière d'épiphanies.
    Confiantes en la force du désir, soutenues par une même attente de rachat, ces vies se jouent des «?mirages?» du quotidien sur un mode léger et ironique, en suspens entre le rêve et la réalité. L'intensité dramatique s'atténue dans une prose incisive, épurée, qui n'est pas sans rappeler l'écriture de certains films de Truffaut.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Napolitaine, Elena Basile a vécu en Afrique, au Canada, au Portugal, en Hongrie et en Suède. Elle réside actuellement en Belgique, à Bruxelles. Elle a déjà publié plusieurs recueils de nouvelles et un roman, Una vita altrove (2014), qui figurait parmi les finalistes du Premio Roma. Elle a reçu deux prix littéraires.

  • L'histoire de France comme on n'ose plus l'enseigner à nos enfants !
    Redécouvrons ensemble notre histoire magnifique, maltraitée des décennies durant par une pédagogie criminelle. Dans les manuels officiels, siècles et personnages se confondent, au point qu'un bachelier d'aujourd'hui peinerait à situer le Moyen Age par rapport à la Révolution, voire Louis XIV par rapport à Macron.
    Reprenons enfin le fil de cette belle histoire vraie : celle du plus beau pays du monde !
    Regardons-les défiler, les héros de cette saga plurimillénaire. Regardons-les remonter ensemble les Champs-Elysées, voie sacrée de la mémoire française où Napoléon tend la main à Zidane.
    Vive la France ! Vive l'histoire ! Vive l'histoire de la France !

  • La figure du silence est un élément prépondérant chez les cinéastes japonais Ozu. Au contraire de la perception superficielle du silence en termes de manque ou d'absence, il faut le considérer ici comme "plein", saturé de sons, de sens et de possibles. On s'aperçoit alors que le cinéma d'Ozu en fait un usage unique, polyphonique, lui conférant une extrême densité et appelant la vigilance du spectateur.

  • Le souci de l'unité des chrétiens est une donnée fondamentale de la foi chrétienne. Les diverses Églises et communautés ecclésiales, en raison de leurs conceptions, en ont développé différentes représentations, lesquelles ne sont pas forcément compatibles entre elles. C'est ainsi qu'on en est souvent arrivé à des idées obscures et parfois même confuses sur ce qu'est l'oecuménisme et sur ce qu'il doit être. Malheureusement, ces malentendus sont trop souvent associé à l' enseignement du concile Vatican II ainsi qu'à la pratique recommandée par lui. Ils en viennent à un injuste refus de principe de ce que le concile a mis en place.Le Père Basile Valuet, dans une recherche soigneuse et savante, nous livre une investigation détaillée du développement du concept d'oecuménisme, de l'enseignement du concile et du magistère post-conciliaire. Son travail apporte des éclaircissements qui peuvent convaincre particulièrement ceux qui opposent au projet oecuménique une réserve sceptique ou même un refus.

  • Dans cette brève étude, l'auteur entend montrer que la pensée arabe a intérêt à reconsidérer l'apport positif de l'entreprise heideggerienne pour s'en inspirer dans sa propre quête historique. Basant en partie son ouvrage sur une analyse comparative des structures propres aux deux pensées, l'auteur n'en admet pas moins que de vastes abîmes séparent les deux univers. Aussi n'entend-il rien promettre, si ce n'est d'ouvrir la voie à une tentative de rapprochement des deux pensées heidegerienne et arabe.

  • Le présent ouvrage entend manifester l'actualité de la foi chrétienne dans le contexte interculturel actuel des sociétés arabes. Le christianisme arabe cherche à exprimer la foi chrétienne dans les catégories de l'ouverture à l'altérité musulmane, de la c

  • Conçu à dessein comme une recherche d'anthropologie comparée, le présent ouvrage entend dégager, en les croisant, les deux perceptions chrétienne et musulmane de l'homme. Le fils héritier dans le christianisme et le vicaire lieutenant dans l'islam dessinent la ligne de démarcation entre les deux conceptions du monde et régissent les différentes modalités d'insertion dans la cité humaine.

  • L'oeuvre, pensée comme une tentative de détermination d'un "fonds de sens" susceptible de réappropriations différentes, est le fruit d'une recherche approfondie des traditions orales africaines. Dans sa démarche, l'auteur traverse remarquablement le triple brouillage des codes culturels eux-mêmes, de l'acculturation coloniale, ainsi que du particularisme des études ethnologiques et philosophiques alors disponibles.

  • L'oeuvre de Paul Khoury se dessine sur une toile de fond résolument humaniste. Sa philosophie peut être qualifiée d'anthropologie critique ; elle se déploie sur deux terrains : le souci primordial de l'homme et le respect têtu de la finitude. Insérée dans le contexte socio-historique du monde arabe, elle s'évertue, malgré l'aveu de la finitude, à promouvoir une voie de salut qui consiste à moderniser la culture arabe.

  • L'approche anthropologique que l'auteur préconise dans cet ouvrage entend montrer que la culture arabe peut être saisie soit comme le produit de déterminations socio-historiques et socio-politiques qui la modelèrent tout au long de son histoire, soit comme le produit de conceptions religieuses d'obédience métaphysique. Deux anthropologies distinctes y cohabitent, celle notamment du vicaire lieutenant en islam et celle du fils héritier en christianisme. Dès lors, une forme atténuée, voire mitigée, de l'interculturalité arabe voit le jour grâce à la présence, certes minoritaire, mais indubitablement distinctive, de ces chrétiens arabes qui s'efforcent de transformer l'arabité en un lieu inédit d'interculturalité prometteuse. Mais comme ces chrétiens arabes appartiennent initialement à la terre arabe et s'en réclament à plus d'un titre, l'interculturalité qu'ils suscitent est une interculturalité interne, car elle se déploie sous l'égide de la même appartenance géopolitique et socioculturelle. Malgré le déni récurrent de l'arabisme idéologique, il se tisse donc au sein du monde arabe une réelle interculturalité interne qui place chrétiens et musulmans les uns en face des autres dans une dynamique d'échange et d'osmose, mais aussi de confrontation et de mutuelle provocation.

  • Contrairement à une idée répandue, la notion de consentement n'est pas le monopole du droit privé. Le droit administratif français lui fait également une large place. En plus des contrats, on le rencontre en droit hospitalier, en droit fiscal, dans le domaine des biens, des libertés publiques, des collectivités locales ou dans les procédures administratives. L'analyse des textes, de la jurisprudence et du discours doctrinal révèle l'omniprésence du consentement des administrés dans un droit pourtant imprégné d'unilatéralité. Ce consentement a trois fonctions : définir des notions, assurer l'exercice de libertés par les administrés, enfin, il légitime l'action administrative. La prise en compte par l'administration du consentement des administrés peut être un moyen supplémentaire au service de l'État.

  • La décolonisation du Cameroun a été notamment marquée par le mouvement nationaliste de l'Union des populations du Cameroun (UPC) qui s'opposa à la colonisation française. Les états-majors administratifs et militaires s'inquiétaient, à juste titre, de la poussée du « terrorisme » au Cameroun, particulièrement en Sanaga-Maritime. Pour mettre hors d'état de nuire les nationalistes de l'UPC, le colonat français créa le service des renseignements généraux et eut recours à des stratégies d'anéantissement de l'insurrection armée qui eurent d'importantes répercussions dans les domaines politique, économique et social de cette région.

  • Ce petit ouvrage offre des perspectives multiples afin de comprendre les enjeux de la crise libanaise au croisement du centenaire de la fondation de l'État du Grand Liban (1920-2020). Fruit d'une collaboration entre plusieurs universitaires et chercheurs, ce recueil nous aide, à partir d'une réflexion multidisciplinaire (histoire, philosophie politique, anthropologie théologique, sciences politiques, sociologie, ingénierie constitutionnelle, etc.), à comprendre la trame de ces crises enchevêtrées et leurs incidences sur l'avenir du pays dans un Moyen-Orient éclaté.

  • Des filles comme Fadimatou, il en existe très peu dans la partie septentrionale du Cameroun où la jeune fille, musulmane et Peule de surcroît, est conditionnée par les us et coutumes liés à son origine ! Or ces derniers ne sont pas toujours aisés à concilier avec certaines exigences de la vie moderne. Mais notre héroïne, avec l'aide de sa très politique tante Faouzia et de Mahmoudou l'instituteur, va réussir à déjouer tous les obstacles pour se frayer une place au soleil.

  • Attentisme et laxisme, les paramètres qui caractérisent la gestion des pouvoirs publics en RDC aujourd'hui, ont réussi à faire naître la culture du non-respect de la loi et le désamour pour les gouvernants. Pour y remédier et espérer revenir sur l'orbite qui désamorce la débandade dans laquelle se trouve la population, un seul remède : la gestion axée sur les résultats. Avec elle, nous pourrons radicalement changer le Congolais, en commençant bien entendu par ses élites politiques.

  • Les phénomènes paranormaux, pendant la période précoloniale, durant la colonisation ou depuis, c'est-à-dire à l'ère du néocolonialisme, ont toujours joué et jouent encore un rôle prépondérant ambivalent (positif et négatif) dans l'environnement sociopolitique du Cameroun. En effet, ils peuvent être positifs lorsqu'ils assument la protection, mais aussi négatifs, voire destructeurs, dès lors qu'ils privilégient la sorcellerie (« magie négative »), d'où l'ambiguïté des « pratiques magiques ».


  • "Je m'appelle Basile, j'ai 33 ans et je me suis fait larguer. Ça commence presque comme une réunion des Alcooliques Anonymes. Les détails de la rupture proprement dite n'ont pas beaucoup d'importance. La seule chose dont je n'arrivais pas à décolé

  • Les trois articles ici réunis s'organisent autour de la question du statut de la littérature orale négro-africaine. Est-il légitime de parler de littérature là où il n'y a pas de textes écrits ? Si oui, quelles sont les caractéristiques propres à l'oralité et en quoi réside la singularité du génie littéraire africain ? Les valeurs esthétiques de cette littérature peuvent-elles être encore, aujourd'hui, un ferment de créativité ?

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