Sciences humaines & sociales

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'année 2017 et ce début 2018 ont été marqués en Europe par un certain nombre d'événements, tant institutionnels qu'électoraux avec notamment des scrutins en France, en Italie, en Allemagne et en Autriche et leurs répercussions, le cas échéant, sur la politique de l'Union. Parmi ceux qui y ont entraîné des mouvements de fond, nous pouvons noter, en particulier, les deux référendums organisés l'un au Royaume-Uni et l'autre en Catalogne. Ces scrutins témoignent d'une évolution dans le rapport des citoyens à l'Union européenne. L'existence de celle-ci semble de plus en plus remise en cause par un mouvement de repli sur le national. C'est ce « retour » des nations que se propose d'analyser cet ouvrage.
    Les auteurs étudient successivement la question de l'intégration politique puis celle du droit, de la solidarité et d'une future coordination économique de l'Union.

  • Cet ouvrage confronte entre-autres les deux topiques de Freud : l'Inconscient, Préconscient, Conscient et Ca, Moi, Surmoi. Dans la deuxième topique, le Ca contient des pulsions à l'état brut et le refoulé, mais dans cette nouvelle répartition, une part du Moi est inconsciente. Ce dynamisme inconscient essentiel est étudié dans ses relations avec la pensée, notamment associative. Des cas cliniques sont décrits, y compris celui de la personne de Freud lui-même.

  • Notre système de protection sociale n'a pas échappé aux réformes engagées en Europe dans le contexte de crise. Il est perçu à la fois comme un rempart à la crise et comme un obstacle à une reprise économique. Les auteurs tentent donc de comprendre comment ces différentes idées pénètrent les réalités des solidarités publiques et privées.

  • La compréhension de la construction de l'expérience et son utilisation apparaissent aujourd'hui comme une voie majeure de développement de la formation et de la recherche sur la formation. Cet ouvrage porte significativement sur le travail de l'expérience. Le travail de l'expérience, obligatoirement situé dans l'histoire des sujets, consiste en une itération constante entre vécu, élaboration et communication de l'expérience.

  • Ce vocabulaire est destiné à tous les professionnels et chercheurs pour qui l'analyse des activités apparait comme une entrée stratégique. Son objectif est de mettre en objet les cadres habituels de pensée et de verbalisation de l'action. Forgé notamment à partir des champs de l'éducation et de la recherche, il a vocation à s'élargir à d'autres cadres de pensée et à d'autres champs d'activités de façon transverse. Il a le statut d'un essai. C'est un vocabulaire dynamique et évolutif visant à soumettre à la discussion d'une communauté professionnelle et scientifique élargie ce qui est souvent considéré comme des évidences dans le quotidien et l'ordinaire de l'action, aussi bien dans le langage social que dans le langage académique. Il s'efforce de contribuer au développement conjoint d'une « vie intellectuelle professionnelle » et d'une vie académique liant étroitement enjeux scientifiques, professionnels et sociaux.

  • L'évolution des sociétés occidentales tend aujourd'hui à rapprocher les nouvelles formes d'organisation du travail, les nouvelles formes de la formation et les nouvelles formes de la recherche.

  • L'amour de soi et l'amour d'autrui sont à la fois opposés et complémentaires. L'amour de soi est nécessaire à la construction des assises de la personnalité mais l'amour d'objet s'en différencie peu à peu et le premier objet est narcissique avant d'être vraiment objectal. La sexualité infantile proprement dite coexiste en proportions variables avec le narcissisme infantile. Les traumatismes précoces, voire précocissimes (foetaux), de cet infantile ont un effet important sur le destin de l'amour de soi. Enfin il ne faut pas oublier qu'il y a un conflit incessant entre l'amour de soi et la haine de soi.
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  • Pendant soixante-dix ans, Jean Paul Barbier-Mueller a aimé la poésie et les livres. En quarante ans, il a publié le catalogue de la plus importante collection de livres de poésie de la Renaissance jamais constituée, Ma bibliothèque poétique, dont le huitième volume (II-2, complément à Ronsard) a paru au printemps. Ce catalogue est devenu un usuel dans de très nombreuses bibliothèques. Aux descriptions bibliographiques précises, Jean Paul Barbier-Mueller a toujours ajouté des éléments biographiques et historiques à ses notices, et il a souhaité développer dans un dictionnaire une masse de renseignements tirés de documents rares, de pièces liminaires, d'épîtres dédicatoires... Avec le concours de Nicolas Ducimetière et de Marine Molins, il a donc rédigé un Dictionnaire des poètes français de la seconde moitié du XVIe siècle, qui comptera plus de cinq mille pages en sept ou huit volumes, à raison de deux parutions annuelles. Il a ainsi sorti de l'ombre un grand nombre de poètes peu connus du XVIe siècle, plus de cinq cents, tout en donnant une quarantaine de grandes notices sur des poètes majeurs. Sa contribution sur Louise Labé, remarquable, nourrie de toute la recherche contemporaine et livrant une interprétation personnelle, risque de s'imposer parmi les seiziémistes. Chaque auteur est replacé dans le contexte historique de sa vie d'adulte et de sa région (situation politique, guerres de religion, etc.). Des généalogies et des notes biographiques de personnages influents, français et étrangers, ou de chefs militaires, chantés par « ses » poètes, sont données. Il s'agit du complément naturel et indispensable à Ma bibliothèque poétique.

  • L'Europe sociale reste un thème mobilisateur, malgré la modestie des réalisations de solidarité à l'échelle européenne depuis le traité de Rome de 1957. Cela ne dépend pas d'une présence de la gauche ou de la droite au pouvoir, mais d'une question de rivalité entre des "modèles nationaux" construits depuis la fin du XIXe siècle sur une base nationale. Cette diversité est malheureusement minorée, autant par les politiques que par les économistes, et l'Europe sociale ne pourra s'approfondir qu'au prix de la création d'une véritable politique culturelle communautaire appuyée sur un réel échange culturel entre citoyens européens.

  • Ce pays somnole et dodeline. Les campagnes se sont vidées plus qu'ailleurs. Plus qu'ailleurs les villages en ruine marquent le pas des randonneurs. Mais la plus grave menace est le désert du dedans. La Provence alpine végète par manque de désir. Si elle perdait de sa réalité, où trouver ce qu'elle est seule à donner, ses heures violettes, ses pierres à mémoire, ses échanges de lumière et de nuit, ses hommes de nature, ses plateaux bleu mistral, ses collines de rouille, le mouvement de ses montagnes dans le réseau de leurs sentiers, le rythme des villages, tous ces grands riens faits par l'histoire, si peu spectaculaires et si loin de Venise ? Il faut réveiller cette Provence comme une belle au bois dormant.

  • Traditionnellement disjoints, les aspects cognitifs et affectifs de l'action humaine peuvent-ils faire l'objet d'un même mouvement d'analyse ? Cette approche s'intéresse aux pratiques contribuant à la construction du sujet humain et s'appuie sur les travaux de chercheurs relevant de différents champs disciplinaires.

  • Les éditions des Discours politiques, surtout des Discours en vers, foisonnent. Quand M. Barbier a commencé à s'intéresser aux problèmes bibliographiques qu'elles posaient (il voulait décrire les exemplaires de sa collection), il s'est aperçu que l'on soupçonnait l'existence de deux ou trois éditions, au plus, pour chaque plaquette. Beaucoup d'auteurs parlaient d'une "édition avec le titre renouvelé" quand il y avait des publications chez le même éditeur pendant plusieurs années de suite. En réalité, le seul Gabriel Buon, libraire attitré de Ronsard, a fait procéder à la réimpression successive de tous les Discours, au fur et à mesure de la vente. Si l'on admet que l'on tirait environ 300 exemplaires de chaque édition, c'est peut-être 2500 exemplaires du Discours des Misères qui ont été ainsi vendus en huit éditions ou états successifs, entre 1562 et 1563. Voilà qui justifie pleinement ces recherches bibliographiques.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ces histoires ne sont pas nées de l'imagination d'un romancier. Elle ont fait l'actualité - mais une actualité très discrète... jusqu'à ce que des journalistes braquent sur elles les projecteurs, révèlent les identités, les rôles, les buts cachés. On s'aperçoit alors que la réalité dépasse de loin la fiction. Depuis Kim Philby, le modèle de La Taupe de John Le Carré jusqu'à Shi Bejou, cet étrange agent chinois travesti en femme, en passant par Farewell et " la reine de Cuba "... une plongée en eau trouble, dans l'univers de faux-semblant des vrais espions.
    Au sommaire : John Le Carré parle de Philby - Ben Barka a-t-il renseigné Prague ? - Chasse à l'homme à la CIA - Les taupes de Fidel - Des nazis bons pour le service - L'empoisonnement de Litvinenko - Les écoutes de la NSA...
    Textes extraits des archives de L'Express.

  • Depuis soixante ans, Jean Paul Barbier-Mueller aime la poésie et les livres. Depuis quarante ans, il publie le catalogue de la plus importante collection de livres de poésie de la Renaissance jamais constituée, Ma bibliothèque poétique, dont le huitième volume (II-2, complément à Ronsard) paraîtra prochainement. Ce catalogue est devenu un usuel dans de très nombreuses bibliothèques. Aux descriptions bibliographiques précises, Jean Paul Barbier-Mueller a toujours ajouté des éléments biographiques et historiques à ses notices, et il a souhaité développer dans un dictionnaire une masse de renseignements tirés de documents rares, de pièces liminaires, d'épîtres dédicatoires... Il a donc rédigé un Dictionnaire des poètes français de la Renaissance, qui comptera plus de cinq mille pages en sept ou huit volumes, à raison de deux parutions annuelles. Il a ainsi sorti de l'ombre un grand nombre de poètes peu connus du XVIe siècle, plus de cinq cents, tout en donnant une quarantaine de grandes notices sur des poètes majeurs. Sa contribution sur Louise Labé, remarquable, nourrie de toute la recherche contemporaine et livrant une interprétation personnelle, risque de s'imposer parmi les seiziémistes. Chaque auteur est replacé dans le contexte historique de sa vie d'adulte et de sa région (situation politique, guerres de religion, etc.). Des généalogies et des notes biographiques de personnages influents, français et étrangers, ou de chefs militaires, chantés par "ses" poètes, sont données. Deux index, l'un des noms, l'autre des événements, sont ajoutés dans chaque volume, avant d'être repris et cumulés dans le dernier. Il s'agit du complément naturel et indispensable à Ma bibliothèque poétique.

  • En France, le sociologue est volontiers considéré comme un expert des problèmes sociaux, mais un regard critique porté sur les actions concrètes de protection sociale le qualifie aussitôt de " sociologue d'État ". Signe parmi d'autres de l'ambiguïté qui s'est installée dans le rapport entre expertise scientifique et décision politique, entre État social en action et science en devenir, et dont cet ouvrage collectif entend explorer la grande variété de manifestations.
    Les sociologues sont souvent vus comme des spécialistes des " problèmes sociaux " et les critiques qu'ils portent sur les institutions qui mettent en oeuvre la protection sociale les exposent à être considérés comme des " sociologues d'État ". L'expression est significative d'une manière française de poser la question de l'utilité des sciences sociales - contester ou servir - et porte l'empreinte de la double entreprise durkheimienne de fondation de la sociologie et de promotion d'une certaine conception de l'État social. Mais cette tradition et cette vision hexagonales sont loin d'être les seules qui colorent les relations ambivalentes entre chercheurs et décideurs politiques. Les débats autour de la neutralité axiologique, toujours renaissants, en témoignent.
    Quelles intelligences - effets de connaissance, d'intelligibilité ou de vérité - attendre de la confrontation de la science, définie par la cohérence, et de la politique, vouée au flou ? Cet ouvrage se veut une contribution à l'instruction de cette question. Après une introduction aux grands thèmes des rapports entre la recherche en sciences sociales et la politique dans leurs dynamiques contemporaines, onze études de cas offrent trois registres de réflexivité sur les configurations d'expertise.
    Comment les envisager, avec le recul temporel, comme des succès ponctuels pour les sciences sociales ? Quel recul critique appellent-elles quand elles s'adossent à un référentiel du savoir efficient ? Comment, dans le cours même de son enquête, le chercheur doit-il faire avec des attentes de visions expertes ? Autant d'angles pour saisir, dans le croisement de leurs ancrages, les incertitudes d'un État social en action et celles d'une science se faisant.

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