Littérature générale

  • « Citoyens !... » L'orateur Jaurès, debout face à l'assistance, marque une courte pause puis s'élance. Sa voix, capable d'emplir les plus vastes édifices, épouse chaque nuance de sa pensée. L'effet d'entraînement
    sur l'auditoire est immédiat : les témoignages abondent, qui décrivent son incomparable éloquence. Mais s'il fut un maître reconnu de la parole, l'élu de Carmaux, fondateur de la SFIO, demeure aussi et surtout, Léon Blum l'a souligné, l'« un des plus hauts penseurs et un des plus grands écrivains dont la France ait pu s'honorer ».
    Qu'il s'agisse de l'homme politique, farouche défenseur de la République et socialiste convaincu, du militant pacifiste, du philosophe ou du poète, ce recueil de discours et de conférences constitue la meilleure approche du « tribun extraordinaire ».

  • Edition enrichie (Présentation, notes, repères chronologiques, dossier, bibliographie)
    Lorsque Jean Jaurès prend place à la tribune de la Chambre des députés, au cours de la « discussion du projet de loi portant fixation du budget général de l'exercice 1910. Instruction publique », le débat a débuté déjà depuis plusieurs jours. Les échanges sont vifs. La représentation nationale, le monde politique, les correspondants de presse ont compris qu'une bataille est en train d'être livrée entre des ténors de la droite catholique et des figures de la démocratie républicaine. Le retentissement de sa parole est immédiat. Pour la laïque est sans conteste le testament de Jaurès sur l'école publique, la morale laïque et la pensée des religions.V. D.Cette édition, établie par Vincent Duclert, historien et spécialiste de Jaurès, permet d'éclairer un discours capital, toujours actuel. Elle propose également un dossier sur la laïcité en France, du vote de la loi de 1905 à nos jours.

  • Choix des textes et présentation par Jean-Numa Ducange.Étudié à l'université, considéré comme une référence par la classe politique dans son ensemble, Jean Jaurès demeure, un siècle après sa mort, encore très présent. Mais qui l'a véritablement lu, hors des historiens et des militants ? Tout au long de sa vie, Jaurès ne cessa d'écrire. Après sa thèse de philosophie, il se consacra notamment à l'écriture d'une grande histoire de la Révolution française, tout en conservant un engagement politique actif, dont témoignent ses centaines d'articles publiés dans les grands journaux de son temps. Ces écrits dessinent le portrait d'un homme aux multiples visages : grand penseur, homme politique, citoyen engagé et défenseur de la paix. À travers un choix de textes emblématiques remis dans leur contexte, cette anthologie permet de découvrir Jean Jaurès et son oeuvre.LA LETTRE ET LA PLUME, une collection qui marie littérature et histoire au travers d'écrits intimes (mémoires, correspondances, journaux, chroniques...) d'une grande qualité littéraire.

  • Le socialisme est-il compatible avec la République ? Que propose le parti face à la crise du monde paysan ? Réformisme ou « classe contre classe » ? Quel rôle les prolétaires ont-ils joué dans l'histoire de France ? Que penser de la laïcité ? Peut-on vraiment être pacifiste en 1914 ?
    Homme de valeurs, Jaurès est un acteur majeur des principaux enjeux pour la République française au tournant du siècle.
    Cet ouvrage rassemble ses discours les plus importants, notamment le discours des deux méthodes, le discours à la jeunesse et le discours de Vaise, prononcé la veille de son assassinat. Des textes fondamentaux pour penser les racines du socialisme.

    Couverture : création Studio J'ai lu

  • Jaurès philosophe n'est certes pas l'image la mieux connue du personnage. Les mineurs de Carmaux ne s'y intéressaient guère et la plupart des histoires de la philosophie parues au XXe siècle ignorent jusqu'à son nom : le militantisme socialiste fut longtemps de mauvais aloi aux yeux des milieux intellectuels.
    Ce volume est conçu pour mettre fin à cette injustice et pour souligner l'enracinement philosophique de l'action de Jaurès, sans préjuger ce que lui ont apporté plus tard la défense des travailleurs et la découverte des problèmes du XXe siècle. Les textes reproduits, introduits et annotés ici s'arrêtent en 1891-1892, année où il déposa et soutint ses thèses de doctorat, avant de se définir explicitement comme socialiste engagé dans les luttes politiques et sociales.
    La thèse principale, De la réalité du monde sensible, est, au sens propre du terme, une ontologie : l'être y est explicité comme la réalité concrète dans toute sa complexité et sa diversité. Jaurès y expose sa vision du monde en relation avec la tradition philosophique européenne, de Démocrite à Kant. Il dialogue avec son camarade de promotion, Bergson.
    Écrite en latin, la thèse complémentaire (donc la version française a été soigneusement revue) n'est pas une étude historique sur " Les origines du socialisme allemand ", comme l'a longtemps laissé croire une traduction maladroite du titre, mais un travail de philosophie qui prolonge la grande thèse en renvoyant aux traditions conceptuelles et politiques de la pensée allemande. À travers elle, l' " être en puissance " passe à l'être en acte du socialisme.
    La philosophie de Jaurès doit désormais intéresser non seulement les philosophes, mais les historiens et les hommes politiques, les acteurs de l'histoire à qui elle propose des fondements théoriques.

  • Table
    Comme un rêve
    Étude de nuages
    Le blé
    Le nuage et l’oiseau
    La couleur fille de la lumière
    Dans le bleu
    Sous les étoiles
    La musique éternelle
    Tambour et violoncelle
    La voix des choses
    L’âme de la terre
    Rêve étoilé
    Dans l’espace
    Le secret de l’univers
    Descente dans l’infini
    L’étonnement éternel
    Ivresses panthéistes
    L’âme et Dieu

  • Poèmes

    Jean Jaurès

    Jaurès, avant d'être homme politique, fut professeur de philosophie. Plus que de véritables poèmes, ce sont des rêveries philosophiques qui nous sont ici proposées. L'édition, posthume (1921), ne nous permet pas de connaître la période de composition. Jaurès est né en 1859 dans un département, le Tarn, encore très rural. Il en garde une sensibilité réelle à la nature: nuages, oiseaux, soleil, étoiles, jeux de lumières, ciel bleu, terre, rochers, nuit. La philosophie fait intervenir Pascal, Copernic, Kant, Bossuet... et apporte les notions d'infini, d'espace, d'âme, de Dieu... Pour autant, l'homme n'est pas oublié: c'est un homme prométhéen, acteur de son progrès, qui apparaît dans «le blé». Derrière le tribun socialiste, nous voyons apparaître un homme complexe et sensible.

  • L'amour de la littérature et celui des arts sont consubstantiels, on le savait depuis longtemps, à la culture, à la vie intime de Jaurès. Mais l'ampleur, la continuité, voire le professionnalisme de son oeuvre en ce domaine apparaîtront à beaucoup comme une révélation. Dans l'ordre intellectuel, Jaurès ne fut pas seulement philosophe et historien. Il fut aussi critique littéraire et critique d'art.
    Ce volume des Oeuvres le met en lumière en rompant avec l'ordre chronologique selon lequel est organisée cette édition. Les textes de Jaurès sont regroupés en quatre massifs.
    Au départ, des extraits du Cours de philosophie professé à Albi, en 1882-1883 : ils sont consacrés à l'esthétique. Puis un ensemble d'articles et d'études écrits entre 1887 et 1898 : ils sont centrés sur le rapport au politique. Vient alors l'événement : un corpus de 87 articles donnés à La Dépêche entre 1893 et 1898, sous la signature "Le Liseur". Cette "quinzaine littéraire", longtemps oubliée, lui permet de présenter, aux côtés d'écrivains méridionaux comme Armand Silvestre ou Eugène Le Roy, l'avant-garde parisienne de son temps, de Verlaine et Mallarmé à Léon Bloy et Huysmans : c'est la "jeunesse littéraire". Enfin on a réuni des conférences culturelles, prononcées de l'affaire Dreyfus à 1914 : l'art et le socialisme, Zola, Anatole France ; c'est le temps du "lutteur contemplatif", le temps aussi où Jaurès s'adresse aux instituteurs à travers la Revue de l'enseignement primaire et primaire supérieur.
    Michel Launay est professeur émérite de littérature à l'université de Nice. Camille Grousselas est docteur ès lettres. Françoise Laurent-Prigent est agrégée de lettres.
    L'édition des Oeuvres de Jean Jaurès est placée sous la responsabilité de la Société d'Etudes Jaurésiennes.

  • Les deux volumes consacrés aux Temps de l'affaire Dreyfus sont d'une ampleur exceptionnelle. L'Affaire y occupe une place primordiale : après Les Preuves, sont ici publiés deux ensembles de textes reproduits pour la première fois depuis leur parution dans la presse : les commentaires de Jaurès en avril-mai 1899 sur l'enquête de la Cour de cassation, sa chronique consacrée au procès de Rennes jusqu'à la nouvelle condamnation de Dreyfus et sa grâce. Mais Jaurès s'investit aussi pleinement dans la crise du bâtiment parisien et amorce sur la grève générale un long et mouvant dialogue avec la jeune CGT.
    Ce tome contient quelques-uns des grands classiques de l'oeuvre jaurésienne : certains ont été repris par Péguy pour son volume Action socialiste, d'autres ont été publiés dans Le Mouvement socialiste, la jeune revue fondée par Hubert Lagardelle, ou par La Revue de Paris de Lavisse et Herr, comme sa longue méditation sur « Socialisme et Liberté ».
    Confronté aux bouleversements du monde, de la crise de Fashoda au dépècement de la Chine, Jaurès est amené à réagir de manière originale et créatrice. Il aborde une nouvelle période politique avec l'arrivée au pouvoir de Waldeck-Rousseau, la « défense républicaine » et l'entrée de Millerand au gouvernement : ses choix sont ici explicités par les articles parus dans La Petite République, mais aussi dans La Dépêche de Toulouse. Beaucoup de ces textes sont repris dans la presse régionale.
    L'édition, la présentation et l'annotation de ces volumes sont dues à Eric Cahm, secrétaire de la Société internationale d'histoire de l'affaire Dreyfus, et à Madeleine Rebérioux, présidente de la Société d'études jaurésiennes.

  • Lettre aux instituteurs et institutrices Nouv.

    "Vous tenez en vos mains l'intelligence et l'âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie. Les enfants qui vous sont confiés n'auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d'une rue, à faire une addition et une multiplication. Ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu'est une démocratie libre, quels droits leur confère, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin ils seront hommes, et il faut qu'ils aient une idée de l'homme, il faut qu'ils sachent quelle est la racine de toutes nos misères : l'égoïsme aux formes multiples ; quel est le principe de notre grandeur : la fierté unie à la tendresse."

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