Littérature générale

  • Edition enrichie (Présentation, notes, repères chronologiques, dossier, bibliographie)
    Lorsque Jean Jaurès prend place à la tribune de la Chambre des députés, au cours de la « discussion du projet de loi portant fixation du budget général de l'exercice 1910. Instruction publique », le débat a débuté déjà depuis plusieurs jours. Les échanges sont vifs. La représentation nationale, le monde politique, les correspondants de presse ont compris qu'une bataille est en train d'être livrée entre des ténors de la droite catholique et des figures de la démocratie républicaine. Le retentissement de sa parole est immédiat. Pour la laïque est sans conteste le testament de Jaurès sur l'école publique, la morale laïque et la pensée des religions.V. D.Cette édition, établie par Vincent Duclert, historien et spécialiste de Jaurès, permet d'éclairer un discours capital, toujours actuel. Elle propose également un dossier sur la laïcité en France, du vote de la loi de 1905 à nos jours.

  • Choix des textes et présentation par Jean-Numa Ducange.Étudié à l'université, considéré comme une référence par la classe politique dans son ensemble, Jean Jaurès demeure, un siècle après sa mort, encore très présent. Mais qui l'a véritablement lu, hors des historiens et des militants ? Tout au long de sa vie, Jaurès ne cessa d'écrire. Après sa thèse de philosophie, il se consacra notamment à l'écriture d'une grande histoire de la Révolution française, tout en conservant un engagement politique actif, dont témoignent ses centaines d'articles publiés dans les grands journaux de son temps. Ces écrits dessinent le portrait d'un homme aux multiples visages : grand penseur, homme politique, citoyen engagé et défenseur de la paix. À travers un choix de textes emblématiques remis dans leur contexte, cette anthologie permet de découvrir Jean Jaurès et son oeuvre.LA LETTRE ET LA PLUME, une collection qui marie littérature et histoire au travers d'écrits intimes (mémoires, correspondances, journaux, chroniques...) d'une grande qualité littéraire.

  • L'amour de la littérature et celui des arts sont consubstantiels, on le savait depuis longtemps, à la culture, à la vie intime de Jaurès. Mais l'ampleur, la continuité, voire le professionnalisme de son oeuvre en ce domaine apparaîtront à beaucoup comme une révélation. Dans l'ordre intellectuel, Jaurès ne fut pas seulement philosophe et historien. Il fut aussi critique littéraire et critique d'art.
    Ce volume des Oeuvres le met en lumière en rompant avec l'ordre chronologique selon lequel est organisée cette édition. Les textes de Jaurès sont regroupés en quatre massifs.
    Au départ, des extraits du Cours de philosophie professé à Albi, en 1882-1883 : ils sont consacrés à l'esthétique. Puis un ensemble d'articles et d'études écrits entre 1887 et 1898 : ils sont centrés sur le rapport au politique. Vient alors l'événement : un corpus de 87 articles donnés à La Dépêche entre 1893 et 1898, sous la signature "Le Liseur". Cette "quinzaine littéraire", longtemps oubliée, lui permet de présenter, aux côtés d'écrivains méridionaux comme Armand Silvestre ou Eugène Le Roy, l'avant-garde parisienne de son temps, de Verlaine et Mallarmé à Léon Bloy et Huysmans : c'est la "jeunesse littéraire". Enfin on a réuni des conférences culturelles, prononcées de l'affaire Dreyfus à 1914 : l'art et le socialisme, Zola, Anatole France ; c'est le temps du "lutteur contemplatif", le temps aussi où Jaurès s'adresse aux instituteurs à travers la Revue de l'enseignement primaire et primaire supérieur.
    Michel Launay est professeur émérite de littérature à l'université de Nice. Camille Grousselas est docteur ès lettres. Françoise Laurent-Prigent est agrégée de lettres.
    L'édition des Oeuvres de Jean Jaurès est placée sous la responsabilité de la Société d'Etudes Jaurésiennes.

  • Les deux volumes consacrés aux Temps de l'affaire Dreyfus sont d'une ampleur exceptionnelle. L'Affaire y occupe une place primordiale : après Les Preuves, sont ici publiés deux ensembles de textes reproduits pour la première fois depuis leur parution dans la presse : les commentaires de Jaurès en avril-mai 1899 sur l'enquête de la Cour de cassation, sa chronique consacrée au procès de Rennes jusqu'à la nouvelle condamnation de Dreyfus et sa grâce. Mais Jaurès s'investit aussi pleinement dans la crise du bâtiment parisien et amorce sur la grève générale un long et mouvant dialogue avec la jeune CGT.
    Ce tome contient quelques-uns des grands classiques de l'oeuvre jaurésienne : certains ont été repris par Péguy pour son volume Action socialiste, d'autres ont été publiés dans Le Mouvement socialiste, la jeune revue fondée par Hubert Lagardelle, ou par La Revue de Paris de Lavisse et Herr, comme sa longue méditation sur « Socialisme et Liberté ».
    Confronté aux bouleversements du monde, de la crise de Fashoda au dépècement de la Chine, Jaurès est amené à réagir de manière originale et créatrice. Il aborde une nouvelle période politique avec l'arrivée au pouvoir de Waldeck-Rousseau, la « défense républicaine » et l'entrée de Millerand au gouvernement : ses choix sont ici explicités par les articles parus dans La Petite République, mais aussi dans La Dépêche de Toulouse. Beaucoup de ces textes sont repris dans la presse régionale.
    L'édition, la présentation et l'annotation de ces volumes sont dues à Eric Cahm, secrétaire de la Société internationale d'histoire de l'affaire Dreyfus, et à Madeleine Rebérioux, présidente de la Société d'études jaurésiennes.

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