Jean Morin

  • Ces souvenirs ne sont pas venus selon un ordre chronologique comme le sont habituellement les Mémoires. Ils sont venus à ma rencontre selon l'inspiration, les circonstances. S'interpellant les uns les autres, certains en ont fait émerger d'autres de l'oubli.
    Ils témoignent que j'ai pu admirer inconditionnellement des hommes ou femmes qui furent à la fois mes héros et mes amis.
    Ils témoignent des dérives et des dégradations, mais aussi des grandeurs et des noblesses que les violents remous de l'Histoire ont entraînées chez tant de proches.
    Ils témoignent des illuminations qui m'ont révélé mes vérités  ; de mes émotions, de mes ferveurs, de mes douleurs, de mes bonheurs.
    Ils témoignent que je suis devenu tout ce que j'ai rencontré.
    Ils témoignent que le fils unique, orphelin de mère que j'étais, a trouvé dans sa vie des frères et des soeurs.
    Ils témoignent de mes résistances : sous l'Occupation, puis au cours des guerres d'Algérie, de Yougoslavie, du Moyen-Orient, et contre la montée de deux barbaries, l'une venue du fond des âges, de la haine, du mépris, du fanatisme, l'autre froide, voire glacée, du calcul et du profit, toutes deux désormais sans freins.
    Ces souvenirs témoignent enfin d'une extrême diversité de curiosités et d'intérêts, mais aussi d'une obsession essentielle, celle qu'exprimait Kant et qui n'a cessé de m'animer : Que puis-je savoir ? Que puis-je croire ? Que puis-je espérer ? Inséparable de la triple question : qu'est-ce que l'homme, la vie, l'univers ?
    Cette interrogation, je me suis donné le droit de la poursuivre toute ma vie.
     
      Edgar Morin
     
    Né en 1921, ancien résistant, sociologue et philosophe, penseur transdisciplinaire et indiscipliné, Edgar Morin a conçu la «  pensée complexe  » dans son oeuvre maîtresse, La Méthode. Il est l'un des derniers intellectuels à avoir observé et vécu une grande partie du XXe siècle et les premières décennies du XXIe. Il est docteur honoris causa de trente-quatre universités à travers le monde.

  • Introduction à la pensée complexe
    Nous demandons à la pensée qu'elle dissipe les brouillards et les obscurités, qu'elle mette de l'ordre et de la clarté dans le réel, qu'elle révèle les lois qui le gouvernent. Le mot de complexité, lui, ne peut qu'exprimer notre embarras, notre confusion, notre incapacité à définir de façon simple, à nommer de façon claire, à ordonner nos idées. Sa définition première ne peut fournir aucune élucidation : est complexe ce qui ne peut se résumer en un maître mot, ce qui ne peut se ramener à une loi ni se réduire à une idée simple. La complexité est un mot problème et non un mot solution.
    Edgar Morin propose ici un mode de pensée pour affronter la complexité du monde qui nous entoure.
    Edgar Morin
    Philosophe et sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, docteur honoris causa de vingt-sept universités à travers le monde, il est l'auteur d'une œuvre transdisciplinaire abondamment commentée et traduite, dont l'ambitieuse Méthode, en six tomes, publiée au Seuil.

  • Pour réveiller la femme libre, sacrée et puissante en soi, en se reconnectant à son corps et à la nature.Le cahier des femmes libres et... sauvages ! Après le féminin sacré qui consiste à identifier la beauté et la force du féminin, le féminin sauvage tire sa puissance de la connexion avec son corps, et au-delà, avec la nature. Bref, un féminin brut et instinctif ! Autorisation d'être naturelle, à l'écoute de son corps, de son intuition, de ses perceptions, bref, de ses envies profondes.
    Objectif : être en phase avec son corps et ses rythmes, le rythme des saisons et du monde !
    Au programme : - Les rituels pour célébrer chaque composante de son corps de femme (seins, utérus, bassin...), avec des méditations, des visualisations, des massages pour se réconcilier sa féminité et être fière de son corps.
    - La méthode pour suivre son cycle, se synchroniser avec son rythme intérieur et oser incarner les différentes facettes de sa féminité. Pour chaque phase : ce qu'il se passe dans le corps (hormones, syndromes physiques), les émotions, la figure féminine correspondante (sorcière, jeune femme, mère, enchanteresse), l'animal totem qui aide à incarner l'énergie de cette phase, le minéral et les huiles essentielles qui accompagnent.
    - La connexion avec la nature, pour être en harmonie avec le monde, car la femme est caisse de résonnance de la nature ! Des rituels pour se connecter à chaque saison, grâce à un végétal totem, un esprit de la nature, un élément, basés sur la roue de médecine amérindienne.

  • « Qui augmente sa connaissance augmente son ignorance » disait Friedrich Schlegel.
     
    « Je vis de plus en plus avec la conscience et le sentiment de la présence de l'inconnu dans le connu, de l'énigme dans le banal, du mystère en toute chose et, notamment, des avancées d'une nouvelle ignorance dans chaque avancée de la connaissance » nous dit Edgar Morin.
     
    Ainsi a-t-il entrepris dans ce livre de patrouiller dans les territoires nouveaux de la connaissance, où se révèle un trio inséparable : connaissance ignorance mystère.
     
    A ses yeux, le mystère ne dévalue nullement la connaissance qui  y conduit. Il nous rend conscient des puissances occultes qui nous commandent et nous possèdent, tels des Daimon intérieurs et extérieurs à nous. Mais, surtout, il stimule et  fortifie le sentiment poétique de l'existence.

  • Une rumeur étrange (la disparition de jeunes filles dans les salons d'essayage de commerçants juifs) s'est répandue, sans qu'il y ait la moindre disparition, dans la ville dont le nom symbolise la mesure et l'équilibre : Orléans. Edgar Morin et une équipe de chercheurs ont mené l'enquête sur place. Pourquoi Orléans ? Pourquoi des Juifs ? Pourquoi et comment se propage une rumeur ? Cette rumeur véhicule-t-elle un mythe ? Quel est ce mythe et que nous dit-il sur notre culture et sur nous-mêmes ?
    Des questions se posent : un antisémitisme jusqu'alors latent s'est-il à nouveau éveillé ? N'y a-t-il pas, dans nos cités modernes, un nouveau Moyen Age qui ne demande qu'à surgir à tout moment ?

  • Si les erreurs et les illusions ont pu s'imposer comme vérités au cours de l'histoire humaine, si notre connaissance porte en elle le risque permanent d'erreur et d'illusion, alors elle doit chercher se connaître.
    Or, la connaissance est l'objet le plus incertain de la connaissance philosophique et l'objet le moins connu de la connaissance scientifique. Bien que quelques-unes des " sciences cognitives " commencent à se regrouper, les savoirs portant sur la connaissance demeurent dispersés et disjoints dans de multiples compartiments des sciences physiques, biologiques et humaines. Les connaissances portant sur le cerveau et celles portant sur l'esprit ne peuvent communiquer alors qu'elles portent sur une même réalité.
    Ce livre de la Connaissance de la Connaissance examine les conditions, possibilités et limites de la connaissance humaine, conçue dans sa nature à la fois cérébrale, spirituelle et culturelle.
    Il aborde les paradoxes clés : qu'est-ce qu'un cerveau qui peut produire un esprit qui le conçoit ? Qu'est-ce qu'un esprit qui peut concevoir un cerveau qui le produit ? Qu'est-ce qu'une connaissance qui, bien qu'étant construction et traduction, aspire à refléter la nature des choses ?

  • Les stars
    Comment, dans quelles conditions, pourquoi sont apparus ces êtres fabuleux que nous nommons " stars " ? Ce sont des marchandises et ce sont des idoles. Elles sont divines et elles sont mortelles. Que nous disent-elles sur notre civilisation ? notre société ? notre temps ? Que nous disent-elles sur nous-mêmes ?
    Le phénomène des stars est ici étudié dans ses dimensions économiques, sociales, culturelles, esthétiques, et aussi mythiques.
    Le " star-system " qui a fait la gloire d'Hollywood est mort. Mais les stars du passé ressuscitent : Louise Brooks, Garbo, Marlène, Marylin ont acquis cette survie que nous appelons immortalité. Elles vont traverser les années-Lumière...
    Et notre temps ne cesse de susciter de nouvelles stars, pour une nouvelle gloire...
    Edgar Morin
    Philosophe et sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS et docteur honoris causa de vingt-sept universités étrangères, Edgar Morin est l'auteur d'une œuvre transdisciplinaire abondamment commentée et traduite.

  • La « révolution biologique ouverte par la découverte de l'ADN n'est pas encore devenue la révolution conceptuelle qui, éclairant ses propres découvertes, permette d'élucider l'autonomie et la dépendance de l'organisation vivante par rapport à son environnement, l'autonomie et la dépendance mutuelle entre l'individu et l'espèce, et, pour un très grand nombre d'animaux, la société.D'où un problème capital de la MÉTHODE. Il est d'autant plus nécessaire de penser la vie que la biologie concerne non seulement la connaissance de nous-mêmes, mais aussi, de plus en plus, le destin de nos vies. Elle a ouvert l'ère des manipulations génétiques et cérébrales, l'ère de la biologisation et de l'industrialisation de la vie. Faut-il que, là encore, nous soyons incapables de contrôler elle-même et que contrôlent désormais les moins contrôlés des contrôleurs, les puissances économiques vouées au profit ?E. M.

  • Nous avons besoin de ce qui nous aide à penser par nous-mêmes : une méthode. Nous avons besoin d'une méthode de connaissance qui traduise la complexité du réel, reconnaissance l'existence des êtres, approche le mystère des choses.La méthode de la complexité qui s'élabore dans ce premier volume demande :-de concevoir la relation entre ordre/désordre/organisation et d'approfondir la nature de l'organisation ;-de ne pas réduire un objet à ses éléments constitutifs ni l'isoler de son environnement ;-de ne pas dissocier la problème de la connaissance de la nature de celui de la nature de la connaissance. Tout objet doit être conçu dans sa relation avec un sujet connaissant, lui-même enraciné dans une culture, une société, une histoire.

  • Un ouvrage pour s'amuser avec les copains ou en famille !  Plus de 90 jeux sont proposés  aux enfants : seul ou à deux, pour une pyjama party, lors d'un anniversaire ou à la récré...  Des idées pour s'amuser en intérieur comme à l'extérieur : des jeux de ballon, de stratégie, de dés, de cartes, de lettres et de chiffres, etc.

  • L'homme et la mort
    La mort est ce qui identifie l'homme à l'animal et ce qui l'en différencie. Comme tout être vivant, l'homme la subit. À la différence de tout être vivant, il la nie dans ses croyances en un au-delà.
    Edgar Morin dégage les attitudes fondamentales des hommes et des cultures à l'égard de la mort. Il examine l'horreur qu'elle suscite, le risque qu'elle représente, le meurtre et les deux grands mythes originaires qui la mettent en scène : celui de la survie et celui de la renaissance. Il analyse les croyances qu'elle inspire dans les grandes civilisations historiques pour en arriver à la crise contemporaine qu'elle connaît et aux nouvelles conceptions biologiques sur les relations entre vie et mort.
    Edgar Morin
    Philosophe et sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, docteur honoris causa de vingt-sept universités à travers le monde, il est l'auteur d'une œuvre transdisciplinaire abondamment commentée et traduite, dont l'ambitieuse Méthode, en six tomes, publiée au Seuil.

  • Avec respect, beaucoup de points d'accord mais aussi des divergences, Edgar Morin et Jean-Michel Blanquer dessinent dans ce livre les contours de l'école dont ils rêvent pour demain.

    Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, et le philosophe et sociologue Edgar Morin ont noué un dialogue autour de l'école et son avenir.

    Tous deux partagent un même idéal : celui de " l'école de la vie ".

    Mais qu'est-ce que cela veut dire ? L'école doit-elle préparer les enfants à affronter les épreuves de la vie ? À choisir une profession qui leurs convienne ? Doit-elle former des citoyens ? L'école peut-elle permettre de s'émanciper ou de s'épanouir par le savoir ?

    De ces grands idéaux découlent des questions plus concrètes : quels apprentissages fondamentaux doivent acquérir les élèves ? Quelle est la place respective des humanités (l'enseignement de l'histoire, de la littérature, des langues anciennes), des sciences, des arts ou encore de la pratique, dans le parcours des élèves ?

    Ces interrogations débouchent enfin sur un enjeu plus concret : comment transformer l'école ? Par le haut ou par le bas ? Par les initiatives locales et l'autonomie, ou par la loi et les grandes réformes ? Quelle place les familles, les enseignants, les chefs d'établissements ont-ils dans les transformations de l'école ? Quel est l'apport des neurosciences, ou des pédagogies actives, dans l'élaboration des programmes ? Etc., etc..

    Avec respect, beaucoup de points d'accord mais aussi des divergences, le savant et le politique dessinent dans ce livre les contours de l'école dont ils rêvent pour demain.

  • Edgar Morin s'interroge sur ces trois évidences – l'amour, la poésie, la sagesse – qui illuminent nos vies tout en cachant leur énigme et leur complexité. L'amour ne vit, soutient-il, que dans l'état d'un " innamoramento " se régénérant de lui-même. La poésie, en deçà et au-delà de son mode d'expression littéraire, est cet " état second " qui nous envahit dans la ferveur, l'émerveillement, la communion, l'exaltation, et bien sûr l'amour ; elle nous fait habiter, non seulement prosaïquement, mais aussi poétiquement la terre. Quant à la sagesse, elle était dans le monde antique synonyme de philosophie. La question posée ici est : peut-il y avoir une sagesse moderne ? Et l'on verra de quelle façon amour, poésie et sagesse ont partie liée.

  • Leur habitat, leur vie, leurs mœurs, leur organisation.
    Les idées sont-elles soumises totalement aux déterminismes culturels, sociaux et historiques ? Peuvent-elles s'en affranchir ? Les esprits sont-ils totalement soumis aux idées établies ? Comment alors peut apparaître et se propager une idée nouvelle ? Comment une culture permet-elle le développement d'une idée qui la ruiner ?
    Les idées ont-elles une vie propre ? Quelle vie ? Comment se nourrissent-elles, se reproduisent-elles, s'accouplent-elles ? Comment se défendent-elles et attaquent-elles ? Quelle est leur organisation qui nécessite langage et logique ? Quels sont les principes secrets qui commandent et contrôlent cette organisation ? Qu'est-ce qu'une idée rationnelle quand on sait que la Raison peut devenir un mythe ?
    Comme toute parole, je (l'individu), on (la collectivité), ça (la machine sociale) parlent en même temps à travers les idées. Quelles sont nos relations avec les idées ? Ne sommes nous pas possédés par les idées que nous possédons ? Ne sommes-nous pas capables de vivre, tuer ou mourir pour une idée ?
    Nous ne devons pas nous laisser asservir par les idées, mais nous ne pouvons résister aux idées qu'avec des idées. Une part de notre vie est dans la vie des idées. Une part de notre humanité est faite d'idées. Mais nous sommes encore dans l'ère barbare des idées, et nous devrions pouvoir établir des relations civilisées avec elles. D'où vient l'idée de complexité.
    Ce quatrième tome de La Méthode est la suite de La Connaissance de la Connaissance qui avait examiné l'idée du point de vue de l'esprit/cerveau humain (anthropologie de la connaissance). Il considère l'idée d'abord du point de vue culturel et social (écologie des idées) puis du point de vue de l'autonomie/dépendance du monde des idées (noosphère) et de l'organisation des idées (noologie).
    Edgar Morin

  • Cet ouvrage a pour objectif de présenter au lecteur un outil novateur, extrêmement créatif et puissant dans la résolution des conflits et des situations générant tensions et malaises. Le Processwork, qui s'est imposé très rapidement sur les cinq continents depuis sa mise au point par Arnold Mindell, décode les conflits, les crises et les situations problématiques de telle façon qu'il permet de dégager les informations cruciales qui ouvrent la voie à des résolutions réelles et durables, suscitant l'adhésion de tous. Il assainit les mécanismes relationnels et organisationnels.  En donnant un nouvel élan et remettant en mouvement, il rend le changement possible.

  • Nous sommes au cinquième siècle de l'ère planétaire. Il y a déferlement mondial des forces aveugles et barbares, mais il y a aussi mondialisation de la demande vivre et de mieux vivre. Les symptômes de mort et de naissance se confondent. Cette situation agonique ne vient pas seulement de l'addition aux conflits traditionnels de crises nouvelles. C'est un tout qui se nourrit des ingrédients conflictuels, critiques, problématiques et qui porte en lui le problème des problèmes : l'impuissance de l'humanité à devenir l'humanité.
    Il est proposé ici une réforme de pensée qui nous permette de concevoir toutes choses dans leur contexte et dans le tout planétaire, une définition de nos finalités terrestres. Il n'y a plus de salut garanti mais on peut énoncer un évangile de la perdition.
    Nous voici sur la minuscule pellicule de vie entourant la minuscule planète perdue dans le gigantisme univers. Cette planète est pourtant un monde, le nôtre. Nous découvrons les secrets de notre arbre généalogique et de notre carte d'identité terrienne, qui nous font reconnaître notre matrie terrestre au moment où les sociétés éparses sur le globe sont devenues interdépendantes et où se joue collectivement le destin de l'humanité.
    La prise de conscience de la communauté de destin terrestre doit être l'événement clé de la fin du millénaire. Nous sommes solidaires dans et de cette planète. C'est notre Terre-Patrie.

  • Sociologie

    Edgar Morin

    C'est à la sociologie qu'Edgar Morin consacre ici la réflexion entreprise dans Science avec conscience sur la possibilité d'une connaissance qui ne soit ni mutilée ni arbitraire. La sociologie doit-elle prendre pour modèle les sciences de la nature? Comment peut-elle fonder scientifiquement les notions d'acteur, de sujet, d'autonomie, de liberté, d'invention? Comment concevoir la société sur le modèle de l'auto-éco-organisation et y intégrer la part de mythe qui est dans sa nature même?
    Edgar Morin pousse la réflexion de la sociologie sur elle-même jusqu'à une sociologie de la sociologie. Le sociologue, en effet, ne passe pas impunément de l'individu au groupe, de la classe à l'Etat-nation. Autant de points de vue qui le contraignent à intégrer la dimension historique, à interroger l'événement imprévu. Tel est le propre des diagnostics sociologiques du temps présent auxquels se livre Edgar Morin à propos de l'automobile, du cinéma, de la mode, de l'écologie ou de la crise étudiante. Avec toujours l'aller et retour du micro-social au macro-planétaire qui brise les isolements réducteurs et restitue l'unité complexe.
    Minutieuse anthologie des démarches plurielles de la sociologie, ce livre est la Somme sociologique d'Edgar Morin.

  • Invité fin 1969 au Salk Institute for Biological Studies à San Diego, E. Morin plonge dans la Californie, " terre en transes ", " tête chercheuse du vaisseau spatial terre ". L'originalité de ce journal est dans e tourbillon qui active et fait communiquer, à un pôle la Californie et les Etats-Unis à un moment crucial de leur histoire, à un troisième pôle les problèmes fondamentaux de la connaissance de l'homme et de la vie. C'est ce mouvement même qui constitue le Journal de Californie.

  • Une histoire à écrire. Un monde vierge comme page blanche.Cléo se réveille, amnésique, dans un monde désolé qu'elle ne connait pas. Quel est cet endroit et comment est-elle arrivée ici ? Elle n'en a aucune idée. Alors qu'elle explore les lieux, elle tombe sur une route, une infinie ligne droite sur laquelle transhume une caravane de jeunes gens de son âge. Comme elle, ils ne se souviennent de rien. Ils savent juste que ce monde porte le nom de Céphéide, et qu'il est peuplé de « monstres » qui sortent la nuit pour capturer certains d'entre eux... Alors que Cléo s'adapte peu à peu à ce nouvel environnement, elle est désignée assistante de Moonsun, la chasseuse du groupe, aussi peu commode que redoutable. Leur but : protéger la communauté des monstres pour l'aider à éventuellement trouver la sortie, quelque part au bout du chemin.Entre fantastique, post-apocalyptique et road trip initiatique sur l'adolescence, Céphéide est un récit troublant qui bouscule les codes pour mieux favoriser l'immersion et nous attacher aux personnages. Aussi étrange que fascinant, le monde qu'il nous décrit questionne avec force notre perception de la réalité et notre rapport aux autres.

  • Mon Paris, ma mémoire

    Edgar Morin

    « Je suis né à Paris, le 8 juillet 1921, rue Mayran, dans le IXe arrondissement, au pied de la butte Montmartre... »C'est à l'occasion de la remise par Bertrand Delanoë, maire de la capitale, de la médaille d'honneur de la Ville de Paris, que, prononçant son discours de remerciement, l'auteur de La Voie, bon pied , bon oeil, a eu l'idée de ce récit de sa vie en évoquant ses tribulations dans les différents quartiers de la capitale. A chaque déménagement, à chaque compagne ou conquête amoureuse correspondent aussi des étapes de la vie intellectuelle et des engagements politiques de l'inventeur de la « pensée complexe », co-auteur avec Stéphane Hessel du Chemin de l'espérance. Un récit pétillant d'humour et d'intelligence par le plus non-conformiste des jeunes nonagénaires, traduit et célébré dans le monde entier.

  • Stéphane Hessel, 94 ans, a dit Indignez-vous ! et Engagez-vous ! Ses appels ont touché près de deux millions de Français et été traduits partout en Europe. Edgar Morin, 90 ans, a indiqué La Voie (70 000 ex.) pour exposer en tous domaines de la vie sociale et politique la meilleure façon, selon lui, de « changer le changement », en cessant de ressasser les solutions éculées, partisanes ou en trompe-l'oeil. Grand résistant, Hessel a salué à maintes reprises en Morin son frère de lutte et le metteur en forme du soulèvement des consciences et de l'engagement qu'il préconise. Tous deux ont marié leur ardeur et leur réflexion dans ce manifeste appelant à l'imagination et à l'exigence citoyenne pour redonner un horizon à ce siècle, un avenir à cette planète, une espérance à tous ceux à qui elle est ici et maintenant refusée.

  • Voici le chemin d'un homme
    Voici la pensée qui s'est formée au cours de ce cheminement et qui a produit une oeuvre majeure.
    Ce parcours fut continu, accompli dans une curiosité
    jamais assouvie, un questionnement permanent, un lien
    inséparable entre la vie et l'oeuvre, une lente gestation de la pensée complexe, mais il fut discontinu dans les recommencements et les renaissances qui ont scandé sa vie tous les dix ans.
    Ce livre d'entretiens accordés par Edgar Morin à
    Djénane Kareh Tager montre l'unité d'une oeuvre à travers
    sa diversité, l'unité d'une vie à travers ses vicissitudes.
    Dans Mon chemin, c'est l'homme qui parle, sans dissimuler ses émotions ni ses passions. Il nous dit sa propre expérience de la vie, de l'amour , de la poésie, de la vieillesse, de la mort.
    Edgar Morin est né à Paris en 1921, d'une famille de nationalité italienne, d'ascendance judéo-espagnole. Son adolescence est marquée par la montée en puissance du nazisme, les procès
    staliniens de Moscou, la marche somnanbulique vers la guerre.
    A 20 ans, sous l'Occupation, il entre à la fois au parti communiste et dans la résistance gaulliste. Après la guerre, c'est une vie qui
    se poursuit dans la résistance au stalinisme, à la guerre d'Algérie, à toutes les barbaries.
    Djénane Kareh Tager est journaliste.

  • Entré simultanément, à vingt ans, en Résistance et en communisme, Edgar Morin a connu le doute à l'égard du second dès la Libération puis, de déchirements en désillusions, au moment des procès et des purges de la " deuxième glaciation " stalinienne, le rejet réciproque en 1951. Son appartenance au Parti avait duré dix ans, au cours desquels il avait vu comment l'Appareil pouvait transformer un brave en lâche, un héros en monstre, un martyr en bourreau. Ce livre, publié pour la première fois en 1959, plusieurs fois réédité et augmenté ici d'une nouvelle préface, est le récit sincère d'une aventure spirituelle.
    Dans ce détournement de l'exercice tristement célèbre de confession publique que le pouvoir soviétique exigeait de ceux dont il entendait se débarrasser, Edgar Morin ne se contente toutefois pas de dénoncer le dévoiement d'une idéologie. Il restitue le communisme dans sa dimension humaine en montrant comment celui-ci a pu tout à la fois porter et trahir les plus grands idéaux. En élucidant le cheminement personnel qui l'avait conduit à se convertir à la grande religion terrestre du XXe siècle, il se délivre à jamais d'une façon de penser, juger, condamner, qui est celle de tous les dogmatismes et de tous les fanatismes.
    Ce témoignage, qui est celui d'une génération, est aussi une leçon actuelle dans notre époque menacée par de nouveaux obscurantismes.
    Philosophe et sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS et docteur honoris causa de vingt-sept universités étrangères, Edgar Morin est l'auteur d'une œuvre transdisciplinaire abondamment commentée et traduite, dont l'ambitieuse Méthode, en six tomes, publiée au Seuil.

  • Commune en France ou la métamorphose de Plodémet (Fayard) a été, dès 1967, l'un des premiers livres qui analysait, à travers ce microcosme breton, la Révolution française de l'après-guerre : la fin des paysans, la révolte des jeunes, l'émancipation des femmes, l'entrée du village dans la civilisation planétaire. Plodémet était le pseudonyme transparent de Plozévet, ce village du sud-Finistère sur lequel la D.G.R.S.T. a conduit dans les années 1960 une grande enquête réunissant toutes les sciences sociales, dont l'ouvrage d'Edgar Morin constituait le versant sociologique. Il s'est vite imposé comme un modèle, à la fois méthodologique (une enquête conduite à partir d'entretiens approfondis) et scientifique (une monographie permettant la description minutieuse de transformations beaucoup plus amples), qui en firent d'emblée un classique. Dans une préface inédite, Edgar Morin revient, à l'occasion de cette réédition, sur la percée que fut alors la publication de cet ouvrage.

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