Presses Universitaires de France

  • Cette réflexion porte sur une préoccupation de l'analyste : le lien structurel entre le processus analytique et l'ensemble complexe de ses conditions « instrumentales ». La relation est de complémentarité entre le pouvoir que le cadre adjoint à l'interprétation et la légitimation qu'elle lui confère en retour. Ainsi s'instaure à partir de l'investissement transférentiel du site une situation « analysante ».

  • L'humour est-il un antidote à la honte ? Sans doute, mais la question est trop simple et fait bon marché du rôle complexe du Surmoi. Héritier du passé indélébile de l'enfance et de l'espèce, le Surmoi écrase de son ombre aliénante, menaçante ou protectrice, le Moi qui poursuit indéfiniment son travail d'appropriation de ce qui lui est légué. Pour Freud, « il représente le meilleur de ce que nous sommes devenus, mais il est aussi la source d'une grande part des maux dont nous souffrons. C'est du conflit entre le Surmoi et le Moi que naissent la honte et la culpabilité, l'humour et le sens de l'Idéal ».
    Après Le divan bien tempéré et La situation analysante, J.-L. Donnet donne ici une série d'études cliniques et théoriques qui parcourent les chemins de la honte et de l'humour, tous hantés par le spectre du Surmoi, cette instance que Freud laisse en chantier mais qui constitue la clef de voûte de sa métapsychologie.

  • Poursuivant les perspectives ouvertes dans son livre précédent Le divan bien tempéré, l'auteur montre la fécondité de la méthode psychanalytique et que l'écart entre la règle et le jeu anime le "site analytique" et soutient la dynamique conflictuelle du transfert pour constituer une "situation analysante".

  • L'auteur s'attache à restituer le processus théorisant de Freud. A travers le parcours de son chantier, le surmoi révèle l'ambiguïté de ses fonctions et son essentielle paradoxalité. Le travail sur la règle fondamentale constitue une illustration de la

empty