Jean-Olivier Roy

  • Depuis des années, le débat sur l'identité chrétienne de l'Europe va bon train. Olivier Roy prend la question de front : l'Europe est-elle chrétienne aujourd'hui, et comment ? Peut-elle le rester en adoptant des postures nostalgiques, autoritaires, identitaires ? De quel christianisme parlent donc ceux qui opposent, parfois de façon vindicative, les " valeurs chrétiennes " à deux vagues perçues comme également puissantes et menaçantes : une société très sécularisée et un islam conquérant, signes tangibles de l'effondrement en cours ? Quel sens, quels liens, quelle logique se repèrent dans la sarabande éclatée des réalités de l'héritage européen : christianisme, sécularisation, identité, culture, valeurs, normes, droit(s)... Au-delà du constat sans concession, le premier mérite de ce livre est d'éclairer notre condition d'Européens orphelins de leur passé chrétien. Lequel ne sera pas ranimé par des législations, mais, peut-être, par des prophètes.
    Olivier Roy, auteur de nombreux essais sur l'islam politique, prolonge ici la réflexion entamée avec La Sainte Ignorance. Le temps de la religion sans culture (2008 et " Points Essais ", 2012). Il enseigne à l'Institut universitaire européen (IUE) de Florence.

  • Le djihad et la mort

    Olivier Roy

    De Khaled Kelkal en 1995 à l'attentat de Nice en 2016, pratiquement tous les terroristes se font exploser eux-mêmes ou tuer par la police, sans vraiment chercher à fuir et sans que leur mort soit nécessaire à la réalisation de leur action. Mohammed Merah reprendra la phrase attribuée à Oussama ben Laden et systématiquement reprise avec des variantes : " Nous aimons la mort, vous aimez la vie. " La mort du terroriste n'est pas une possibilité ou une conséquence malheureuse de son action, elle est au coeur de son projet. L'on retrouve cette même fascination pour la mort chez le djihadiste qui rejoint Daech : l'attentat-suicide est la finalité par excellence de son engagement. Et si c'était cela, le vrai danger ? Non pas les dégâts infligés, mais l'effet de terreur. Car la force de Daech est de jouer sur nos peurs. Et cette peur, c'est la peur de l'islam. Le seul impact stratégique des attentats est leur effet psychologique : ils ne touchent pas la capacité militaire des Occidentaux ; ils ne touchent l'économie qu'à la marge ; ils ne mettent en danger les institutions que dans la mesure où nous les remettons nous-mêmes en cause, avec le sempiternel débat sur le conflit entre sécurité et État de droit. La peur, c'est celle de l'implosion de nos propres sociétés. Olivier Roy, directeur de recherche au CNRS, enseigne à l'Institut universitaire européen de Florence. Il a notamment publié, au Seuil, L'Islam mondialisé (2002), La Sainte Ignorance. Le temps de la religion sans culture (2008) et En quête de l'Orient perdu (2014).

  • Olivier Roy s'est imposé comme un spécialiste mondial de l'islam politique. Mais l'acuité de son point de vue est-elle simplement due au savant travail d'un universitaire méditant les bouleversements géopolitiques dans la solitude de son cabinet ? Non : ce livre d'entretiens montre au contraire ce que ses analyses doivent à l'épreuve du terrain. De ses engagements étudiants pendant les « années de poudre » aux voyages répétés en Afghanistan avant et pendant la guerre des années 1980, en passant par la Turquie, l'Iran, le Pakistan ou le Yémen, jusqu'à ses fonctions « officielles » en Asie centrale et sa consécration scientifique, il revient sur un parcours surprenant, voire iconoclaste, conté avec talent et liberté.Mais au-delà d'un récit vivant et coloré, les événements deviennent prétextes à de multiples réflexions, inédites et stimulantes pour l'intelligence de notre situation actuelle. Le livre prolonge en effet la réflexion originale d'Olivier Roy sur ses objets de prédilection : l'islam politique bien sûr, mais aussi l'« invention des nations » postsoviétiques, le rapport du chercheur aux États qui le consultent et, plus largement, le devenir des cultures, des religions et de la laïcité dans les soubresauts de la mondialisation.Préface d'Olivier Mongin et Jean-Louis SchlegelOlivier Roy, directeur de recherche au CNRS, enseigne aujourd'hui à l'Institut universitaire européen de Florence. Il a notamment publié, au Seuil, L'Islam mondialisé (2002 ; « Points Essais », 2004) et La Sainte Ignorance. Le temps de la religion sans culture (2008 ; « Points Essais », 2012).

  • Les cinq républiques d'Asie centrale qui sont devenues indépendantes en 1991, lors de la dissolution de l'URSS, sont des créations du système soviétique. Pourtant, bien qu'elles aient surgi entre 1924 et 1936 d'une volonté de rupture, et malgré les vicissitudes internes souvent dramatiques qui ont ponctué leur histoire, ces républiques ont réussi à perdurer et à se créer une légitimité.
    Quelles références identitaires font aujourd'hui des républiques d'Asie centrale un ensemble homogène ? En analysant les origines du nationalisme qui constitue leur soubassement idéologique, cet ouvrage donne au lecteur la clef des enjeux géopolitiques majeurs dans cette région du monde.

  • La première édition de cet ouvrage a paru au Seuil, en 2002 dans la collection « La Couleur des idées ». La présente édition est augmentée d'une postface.
    Les grands mouvements islamistes des années 80 et 90 se sont nationalisés et banalisés, mais la réislamisation des sociétés et des individus n'a pas cessé pour autant. Elle touche surtout des populations et des individus qui sont en rupture par rapport au modèle de l'État-nation, des Talibans en passant par Ben Laden et certains jeunes de banlieues.
    Olivier Roy étudie les formes que prend cette recomposition des religiosités islamiques : les militants reconstruisent la communauté de croyants sur un modèle de secte qui peut fonctionner dans tous les espaces et toutes les sociétés.
    Le constat de l'auteur est que loin d'exprimer un « choc des cultures », les conflits et les tensions liées aujourd'hui à l'islam sont le syndrome de son occidentalisation : l'Occident se trouve ainsi au coeur de la radicalisation islamique contemporaine.

  • « Du 11 septembre 2001 au 11 janvier 2015, Olivier Roy a scruté les ressorts politiques et sociologiques de "l'islam mondialisé". À travers les tribunes et les entretiens percutants qu'il a donnés au Monde, le politologue éclaire d'un jour nouveau la "peur de l'islam" qui gagne les sociétés occidentales - récusant tout aussi bien les arguments droitiers et dominants de l'essentialisme (les musulmans seraient, par essence, inassimilables) que le plaidoyer gauchiste du multiculturalisme (c'est l'islamophobie qui, seule, provoquerait la radicalisation d'une partie d'entre eux). Des printemps arabes au nihilisme générationnel des jeunes paumés de la mondialisation, de l'échec de l'islam politique à l'engagement de la France contre l'État islamique, Olivier Roy donne des clefs pour comprendre la question musulmane. Et lance des raisons d'espérer en une France capable d'accorder ses idéaux à la pluralité des mondes.

  • Ce récit raconte une tentative de modernisation profonde d'un monastère bénédictin dans le sillage de Vatican 2. Cet épisode des années 1965 à 1972 est resitué dans l'histoire mouvementée du monastère de Maredsous. La vie de quelques moines remarquables est évoquée, mais le narrateur est le jeune abbé qui, élu à 37 ans, a conduit ces changements jusqu'à son éviction. Il avait décrit ce projet et ses débuts de mise en oeuvre dans Moines aujourd'hui (éd. de l'Épi) en 1972. Le présent livre complète ce récit et en retrace l'épilogue.

  • Ya-t-il un avant et un après 11 septembre comme on le prétend depuis maintenant un an ? Les attentats de New York et Washington ont-ils véritablement ouvert un nouvel espace stratégique en même temps qu'ils mettaient fin au monde ancien ? Rien n'est moins sûr. Une analyse plus fine des relations entre les Etats-Unis et le monde islamique montre que beaucoup des évolutions qui ont surgi à la conscience collective ces derniers mois étaient déjà à l'oeuvre avant le 11 septembre. L'événement a surtout permis de les reformuler dans un langage inédit - celui de la "guerre contre le terrorisme" et de l'"axe du mal" -, d'accélérer certaines décisions politiques et de pointer plus explicitement les enjeux et la complexité des relations entre Etats-Unis, Islam et Europe au seuil du nouveau siècle.

  • Les musulmans français sont-ils en pleine régression par rapport à la promesse d'un " islam français " bien intégré qui s'annonçait dans les années 70 ? N'avons-nous plus que des " quartiers perdus de la République " ? Un grand connaisseur de l'islam politique dans le monde interroge une praticienne de terrain de confession musulmane, en colère contre les dérives et les travers de la politique de la ville. Naïma M'Faddel aborde sans tabou la réalité sociale, culturelle, urbaine et se prononce fermement pour une autre politique - une politique " républicaine " de la nation France ¿ dans les quartiers difficiles. Olivier Roy, dont la recherche sur l'islam mondialisé n'a jamais affaibli l'intérêt porté à l'islam vécu en France, est plus sensible aux pas déjà faits vers l'intégration, aux Français musulmans en voie de créer une vraie classe moyenne. L'arbre de l'islamisme et désormais celui des attentats sanglants cacheraient-ils la forêt des réussites ? Autour de ces questions s'engage un dialogue direct et franc, porté par la conviction ou l'espoir communs que " tout ça devrait faire d'excellents Français ". Naïma M'Faddel a effectué, dans le cadre de la politique de la ville, des missions d'animation socioculturelle et de développement social dans des villes emblématiques comme Dreux, Trappes et Mantes-la-Jolie. Olivier Roy est un spécialiste mondial de l'islam politique (dernier livre publié au Seuil : Le Djihad et la Mort, 2016). Avant-propos de Jean-Louis Schlegel

  • En 1991, lors du coup d'Etat néo-communiste contre Mikhaïl Gorbatchev et sa perestroïka, la plupart des dirigeants des républiques soviétiques musulmanes approuvent les putschistes. Quelques jours plus tard, les mêmes proclament l'indépendance de leur pays. Aussitôt apparaissent de nouveaux drapeaux et de nouveaux slogans louant la patrie, l'indépendance et la nation. On lance des concours pour l'hymne national et le dessin des armoiries de l'Etat. Les partis communistes se transforment en partis du président. La langue nationale devient l'idiome officiel, même si on l'écorche. Les dirigeants, tous issus de la nomenklatura soviétique et encore à la solde de Moscou quelques mois auparavant, tiennent des discours nationalistes. Comment donc se sont fabriquées ces nations ? Comment ont-elles pu surgir sans être portées par un nationalisme ancien et durable ? En réalité, comme le montre Olivier Roy, l'Union soviétique a été "une formidable machine à fabriquer des nations". L'ouvrage reconstruit cette création improbable de nouvelles nations musulmanes en Asie centrale - Turkménistan, Ouzbékistan, Kirghizstan, Tadjikistan, Kazakhstan et Azerbaïdjan - après le communisme. Un livre majeur, par les informations qu'il fournit et la réflexion qu'il propose sur une région géostratégique sensible entre toutes.

  • Le croissant et le chaos

    Olivier Roy

    • Fayard
    • 13 Juin 2013

    Le Moyen-Orient n´est pas le théâtresimpliste du choc des civilisations. On nepeut vouloir faire en même temps la guerreà al-Qaida, aux talibans, au Hezbollah,au Hamas, à la Syrie et à l´Iran en pensantqu´il s´agit du même ennemi.

  • Changer

    Olivier Du Roy

    Cet ouvrage est consacré à la pratique du changement dans les entreprises à travers les méthodes que l'auteur a développé et pratiqué pendant près de quarante ans dans les entreprises industrielles. L'auteur livre ici l'essentiel de ses expériences et pratiques : autour de la conduite de projets, de l'accompagnement du changement, de la transformation des organisations, des métiers et des compétences du management et enfin de la prospective.

  • Ce livre tente de montrer que la « crise des religions », visible à travers la poussée fondamentaliste, vient d'une disjonction croissante entre religion et culture(s). Le religieux demeure pour ainsi dire isolé, sorti des cultures traditionnelles où il est né, écarté des nouvelles cultures où il est censé s'intégrer. De cette schizophrénie naissent, selon O. Roy, la plupart des phénomènes religieux « déviants » qu'on peut observer aujourd'hui.
    Il en résulte une approche très neuve du phénomène religieux, avec des questions essentielles reposées par notre actualité : quel rapport entre religion et culture, religion et civilisation ? Mais d'abord : qu'est-ce qu'une culture, une civilisation ? La culture doit-elle être en opposition ou en accord avec le fait religieux ? Que fait-on de la culture de celui qu'on veut convertir ? Que devient la religion de celui qui est déraciné de sa culture d'origine ? Comment la culture mondialisée transforme-t-elle le religieux ? De nombreux exemples, pris dans l'islam et le christianisme contemporain, illustrent une réflexion qui explique la conjoncture religieuse étrange de notre temps.

  • L'humour coïncide d'ordinaire avec les champs de significations de la gaieté, du divertissement, de la liberté et de la cohésion sociale. Sous ce vernis candide et conciliateur, l'humour est pourtant loin d'être une activité humaine dénuée de violence. Alors que certaines productions humoristiques (plaisanteries quotidiennes, stand-up, films, etc.) portent avec elles une violence aisément (re)connaissable, d'autres en couvent une qui se révèle être beaucoup plus subtile, qu'on peine à discerner. À plus forte raison, cette subtilité s'accompagne souvent d'une banalisation des grands systèmes de domination symbolique comme le racisme, l'homophobie, le sexisme, la transphobie, le capacitisme et plus largement le dédain pour les classes populaires. L'imperceptibilité de cette violence liée aux systèmes de domination est parfois telle qu'elle (pré)dispose certains groupes à en user, (re)produisant par cela les conditions de leur propre marginalisation et/ou minorisation. Ce phénomène, Pierre Bourdieu l'a nommé « violence symbolique ». En adoptant cette notion comme outil de travail, et en la revisitant, ce collectif examine les parts sombres de l'humour, sans pour autant négliger sa puissance critique. Composé de réflexions théoriques et d'études de cas, cet ouvrage a pour but de rendre plus perceptibles ces liens qui unissent humour et violence qu'on peine encore aujourd'hui à discerner.
    Julie Dufort enseigne la science politique au collège André-Grasset et à l'École nationale de l'humour.
    Professeur au département de science politique de l'UQAM, Lawrence Olivier enseigne la méthodologie et la pensée politique.
    Martin Roy est candidat au doctorat en cotutelle internationale de thèse à l'Université d'Ottawa et à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris.

  • Il ne s'agit pas ici de l'islam éternel et intemporel, jugé à l'aune de sa capacité à « penser le politique », à s'intégrer dans les systèmes politiques modernes, à accepter la démocratie. Ce sont les mouvements islamistes contemporains qui sont en cause, et ce qu'ils disent, eux, de l'islam censé légitimer leur action.Comment justifient-ils leur activisme politique ? Quelles ruptures et quelles continuités par rapport à la tradition de l'islam politique peut-on lire dans leurs textes théoriques et leurs discours politiques multiples ? Comment fonctionnent effectivement les « modèles islamiques » déjà proposés (républiques « islamiques », Iran, Afghanistan...) ? Quelles sont les raisons sociales de leur succès apparent ? Par rapport aux systèmes politiques modernes, ils prétendent à une « supériorité » : y a-t-il là plus qu'une rhétorique fondamentaliste ?En réalité, on ne saurait se dissimuler l'échec de l'islam politique - échec déjà inscrit dans les faits ou échec annoncé par la faiblesse intellectuelle de son projet, réfléchi et mis en oeuvre par les intellectuels eux-mêmes en situation d'échec. Ce la ne signifia pas que des partis islamistes comme le FIS algérien ne peuvent accéder au pouvoir, mais que ces partis n'inventeront aucune société nouvelle. « Ce sera l'ordre moral après la révolution. Le modèle islamique est pour les riches l'Arabie Saoudite : la rente plus la chariat ; et pour les pauvres le Pakistan, le Soudan, et l'Algérie demain : le chômage plus la chariat. »

  • Olivier Roy, world-renowned authority on Islam and politics, finds in the modern disconnection between faith communities and socio-cultural identities a fertile space for fundamentalism to grow. Instead of freeing the world from religion, secularization has encouraged a kind of holy ignorance to take root, an anti-intellectualism that promises immediate, emotional access to the sacred and positions itself in direct opposition to contemporary pagan culture. The secularization of society was supposed to free people from religion, yet individuals are converting en masse to fundamentalist faiths, such as Protestant evangelicalism, Islamic Salafism, and Haredi Judaism. These religions either reconnect adherents to their culture through casual referents, like halal fast food, or maintain their momentum through purification rituals, such as speaking in tongues, a practice that allows believers to utter a language that is entirely their own. Instead of a return to traditional religious worship, we are now witnessing the individualisation of faith and the disassociation of faith communities from ethnic and national identities. Roy explores the options now available to powers that hope to integrate or control these groups; and whether marginalisation or homogenisation will further divide believers from their culture.

  • Olivier Roy, world-renowned authority on Islam and politics, finds in the modern disconnection between faith communities and socio-cultural identities a fertile space for fundamentalism to grow. Instead of freeing the world from religion, secularization has encouraged a kind of holy ignorance to take root, an anti-intellectualism that promises immediate, emotional access to the sacred and positions itself in direct opposition to contemporary pagan culture. The secularization of society was supposed to free people from religion, yet individuals are converting en masse to fundamentalist faiths, such as Protestant evangelicalism, Islamic Salafism, and Haredi Judaism. These religions either reconnect adherents to their culture through casual referents, like halal fast food, or maintain their momentum through purification rituals, such as speaking in tongues, a practice that allows believers to utter a language that is entirely their own. Instead of a return to traditional religious worship, we are now witnessing the individualisation of faith and the disassociation of faith communities from ethnic and national identities. Roy explores the options now available to powers that hope to integrate or control these groups; and whether marginalisation or homogenisation will further divide believers from their culture.

  • Un reportage photographique qui ne recherche pas les effets faciles mais s'efforce au contraire de nous confronter à la vie quotidienne d'un peuple qui résiste.

  • This book examines how prisons meet challenges of religious diversity, in an era of increasing multiculturalism and globalization. Social scientists studying corrections have noted the important role that religious or spiritual practice can have on rehabilitation, particularly for inmates with coping with stress, mental health and substance abuse issues. In the past, the historical figure of the prison chaplain operated primarily in a Christian context, following primarily a Christian model. Increasingly, prison populations (inmates as well as employees) display diversity in their ethnic, cultural, religious and geographic backgrounds. As public institutions, prisons are compelled to uphold the human rights of their inmates, including religious freedom. Prisons face challenges in approaching religious plurality and secularism, and maintaining prisoners' legal rights to religious freedom. The contributions to this work present case studies that examine how prisons throughout Europe have approached challenges of religious diversity. Featuring contributions from the UK, France, Italy, Germany, Switzerland, The Netherlands, Belgium and Spain, this interdisciplinary volume includes contributions from social and political scientists, religion scholars and philosophers examining the role of religion and religious diversity in prison rehabilitation.  It will be of interest to researchers in Criminology and Criminal Justice, Social and Political Science, Human Rights, Public Policy, and  Religious Studies.

  • This volume is a collation of original contributions from the key actors of a new trend in the contemporary theory of knowledge and belief, that we call "dynamic epistemology". It brings the works of these researchers under a single umbrella by highlighting the coherence of their current themes, and by establishing connections between topics that, up until now, have been investigated independently. It also illustrates how the new analytical toolbox unveils questions about the theory of knowledge, belief, preference, action, and rationality, in a number of central axes in dynamic epistemology: temporal, social, probabilistic and even deontic dynamics.

  • Au train où vont les choses, les « modèles » sont déclassés avant même d'être patentés. Les repères « naturels » de la morale s'effondrent. Dans ce changement des moeurs, où trouver une ligne de conduite rigoureuse ? Comment analyser les situations neuves que nous avons à vivre ? L'auteur propose des fondements nouveaux pour une morale humaine, au-delà de la loi et des modèles vertueux. Il mène cette démarche jusqu'à la conversion qu'exige la critique de toute morale par l'Évangile et suggère enfin comment la liberté évangélique mène à la pleine responsabilité humaine.

  • This book shifts analytical focus from macro-politicization and securitization of Islam to Muslims' choices, practices and public expressions of faith. An empirically rich analysis, the book provides rich cross-country evidence on the emergence of autonomous faith communities as well as the evolution of Islam in the broader European context.

  • Dans son édition hivernale, Continuité s'intéresse à l'avenir du patrimoine bâti. Alors que la Loi sur le patrimoine culturel fête son cinquième anniversaire et que le gouvernement travaille au renouvellement de sa politique culturelle, la Table de concertation des acteurs nationaux en patrimoine bâti du Québec a organisé un grand sommet cet automne. Son objectif ? Réunir les forces vives du milieu afin de partager des expériences, de dresser un état des lieux, d'identifier les enjeux actuels du domaine et de proposer des actions pour l'avenir. Continuité profite de l'occasion pour rendre hommage à ces organismes et explorer avec eux le contexte dans lequel ils oeuvrent à la sauvegarde et à la mise en valeur de notre héritage bâti. Également au sommaire, une chronique sur la sauvegarde par la Société d'histoire de Charlevoix de la forge Riverin à La Malbaie, et une enquête sur le patrimoine immatériel de la MRC des Basques.

  • Ce livre rassemble des textes de chercheurs et chercheuses de plusieurs disciplines et des entretiens avec des leaders des Premières Nations travaillant à l'élargissement des espaces autochtones. Ces voix diverses donnent accès à des analyses de première main concernant les processus historiques et contemporains dans lesquels s'ancrent les relations entre les peuples autochtones, l'État et la société québécoise. Ces processus se font largement au détriment des premiers, comme la sphère publique québécoise commence à peine à le reconnaître dans la foulée de différents rapports produits pour les gouvernements fédéral et québécois. Ces rapports soulignent, du même souffle, les processus de résistance des peuples autochtones, de même que les trop lentes transformations sociopolitiques en cours.

    Peuples autochtones et politique au Québec : identités, citoyennetés et autodétermination apporte un éclairage novateur qui saura profiter tant aux spécialistes des questions relatives aux peuples autochtones qu'aux personnes soucieuses de mieux comprendre les dynamiques politiques qui marquent les communautés autochtones ainsi que la société québécoise dans son ensemble. Il présente des données de recherche inédites et des réflexions susceptibles de contribuer aux grands débats - concernant, par exemple, le racisme systémique, la violence contre les femmes autochtones et le partage du territoire ­- qui interpellent le Québec et le forcent à faire face à ses défis politiques.

    Stéphane Guimont Marceau est professeure adjointe au centre Urbanisation Culture Société de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) à Montréal. En tant que géographe, elle s'intéresse aux processus et géographies de colonisation et d'exclusion et à la construction des citoyennetés, à travers, entre autres, la relation entre Autochtones et non-Autochtones, les Autochtones en milieu urbain, ainsi que les espaces sociaux des jeunes et des femmes, particulièrement au Québec et en Amérique latine.

    Jean-Olivier Roy possède un doctorat en science politique de l'Université Laval (2015), et fut chercheur postdoctoral au sein du Groupe de recherche sur les sociétés plurinationales (GRSP, 2015-2016) et à l'École des affaires publiques et communautaires de l'Université Concordia (2016-2018). Il est spécialisé dans divers domaines : la pensée politique, la politique québécoise et canadienne, et les questions autochtones dans les contextes québécois et canadien. Ses recherches actuelles portent sur les thématiques autochtones, notamment l'autodétermination, le postcolonialisme, le nationalisme, les identités, les politiques publiques ainsi que les enjeux de citoyenneté et de démocratie.

    Daniel Salée est professeur de science politique et directeur de la School of Community and Public Affairs à l'Université Concordia. Il est titulaire de la Chaire d'études québécoises du Collège universitaire de Glendon (2003-2004) et directeur de la section Concordia, Chaire Concordia/UQAM en études ethniques (2002-2005). Ses domaines d'intérêt portent sur la citoyenneté et la politique identitaire, les relations interethniques, le nationalisme, la question autochtone, et la relation entre l'État et la société civile. Il est cochercheur au Centre de recherche sur l'immigration, l'ethnicité et la citoyenneté (CRIEC).

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