Jean-Paul Guichard

  • Le modèle mercantiliste imposé à la Chine par son "Etat-parti" fait les affaires des firmes multinationales. Fondé sur la répression du monde du travail et sur des pratiques protectionnistes, il permet aux profits et aux exportations d'atteindre un niveau record. Plus les salaires sont bas et le yuan sous-évalué, plus ces profits sont élevés : telle est la base de cette inquiétante alliance entre l'oligarchie chinoise et celle des dirigeants des multinationales, dont la conséquence est la désindustrialisation des pays développés.

  • L'émergence de l'Empire russe est le premier opus d'un ensemble de trois ouvrages présentant l'histoire et la géopolitique de l'Europe byzantine du cinquième siècle à aujourd'hui. Le divorce religieux entre Rome et Constantinople est un élément essentiel de la coupure de l'Europe, entre l'Occident et l'Orient dont le substrat religieux est orthodoxe. Avec la chute de Constantinople et alors que les Balkans passent sous domination ottomane, Moscou s'affirme comme la Troisième Rome, la Russie étant la principale héritière du monde byzantin. Débarrassée de la domination turco-mongole, elle devient, au dix-huitième siècle, un empire puissant ouvert sur l'Europe et le monde.

  • La Grande Guerre et la révolution du printemps 1917 ont permis aux Bolcheviks, groupe très minoritaire mais bien organisé, de réussir un coup d'État débouchant sur l'imposition d'un régime totalitaire. Pour industrialiser à n'importe quel prix, fût-ce en provoquant des famines, les Bolcheviks font appel à des entreprises américaines ou allemandes : le capitalisme franco-russe d'avant-guerre a vécu. L'autre partie de l'Europe orthodoxe - les Balkans -, bénéficiant de l'effondrement austro-hongrois, sort renforcée de la guerre et échappe, pour peu de temps, à l'emprise d'un système totalitaire. Cet ouvrage est le troisième opus de la tétralogie L'Europe byzantine, cette deuxième Europe dont le substrat religieux est l'orthodoxie.



  • La suppression des protections douanières, lancée avec un dogmatisme absolu et maintenue en dépit de l'énorme sous-évaluation du yuan, a produit un déséquilibre extrême des échanges internationaux. La Chine refusant de réévaluer le yuan, les déficits commerciaux occidentaux ne se résorbent pas, la crise se prolonge. La Chine mène une stratégie conquérante pour ravir l'hégémonie mondiale aux Etats-Unis. Face à l'agression de la Chine, les pays développés doivent se mobiliser et se tenir prêts, s'il le faut à quitter l'OMC pour fonder une OMC bis avec les pays qui rejettent l'attitude de la Chine.

  • L'Union européenne est fortement secouée par la crise ; les pays de la Méditerranée et des Balkans aussi. La Russie, avec ses matières premières, semble épargnée pour le moment. Cet ouvrage montre la diversité des modalités d'adaptation de ces différents pays face à la crise.

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