Jean-Philippe Feldman

  • La France est-elle un pays libéral ? Elle se plaint de l'être trop mais, selon Jean-Philippe Feldman, elle ne l'est pas et ne l'a jamais été. Capitalisme, libéralisme, économie de marché, profit et libre entreprise y sont voués aux gémonies comme si la puissance publique était faible, alors que l'État est omniprésent. En réalité, elle est le seul pays développé à cumuler autant de manifestations d'antilibéralisme. Elle constitue, à ce titre, « une - malheureuse - exception unique au monde ». Pour appuyer cette thèse, cet ouvrage retrace la genèse de l'étatisme français. Partant des origines et de la constitution de l'État, il se livre à un examen minutieux de son évolution. Seule l'histoire du temps long - 1 200 ans de Charlemagne à Emmanuel Macron - permet de comprendre pourquoi les Français, à la différence des Anglo-Saxons, sont amoureux de l'autorité plutôt que de la liberté, champions des prélèvements obligatoires, égalitaristes, nantis d'un État providence, d'une fonction publique pléthorique, rétifs au libre-échange et à la mondialisation. Seule, elle permet de comprendre pourquoi la France est une société bloquée. De cette enquête sans concession, mêlant avec acuité références théoriques et précision factuelle, il ressort un tableau peu reluisant de l'État : centralisé, interventionniste, protectionniste, mal géré et fiscalement oppressif, rivé à la fonction publique, profondément ancré dans l'étatisme. Richement nourri de sources historiques, d'analyses juridiques, économiques et sociologiques, le livre cherche à éclairer le présent en le replaçant dans une perspective élargie. Plaidoyer en défense du libéralisme, il apporte une contribution remarquable à un débat très vif : la France peut-elle être réformée ou transformée ? Jean-Philippe Feldman est spécialiste de l'histoire des idées politiques. Il est professeur agrégé de droit, maître de conférences à Sciences Po et avocat à la Cour de Paris. 

  • Le marché est-il responsable de la faim dans le monde ? La malnutrition croît-elle sans cesse ? La politique agricole commune doit-elle être sauvegardée ? Faut-il étendre le protectionnisme ? Les produits agricoles sont-ils des marchandises comme les autres ? Leurs prix vont-ils inévitablement augmenter ? Le principe de précaution est-il incontournable ? Faut-il interdire les OGM ? Avons-nous droit à l'eau et à l'alimentation ? La « malbouffe » américaine menace-t-elle la France ? L'agriculture doit-elle être biologique ? La décroissance rend-elle plus heureux ? 
    C'est à ces questions et à quelques autres que cet ouvrage est consacré. Au-delà des lieux communs, l'auteur établit que la Liberté, comme la confiance dans l'homme et le progrès, ne sont pas les causes de la famine, de la malnutrition et des problèmes environnementaux, mais leur solution. Alors que la Terre devrait comprendre plus de 2 milliards d'habitants supplémentaires à l'horizon 2050, il démontre que la France doit gagner le pari de la compétitivité et de la croissance verte. 
    Chaque chapitre reprend une idée reçue rappelée entre guillemets (« Malthus avait raison ! », « Vive la décroissance», « A bas la bouffe américaine ! »...) Chaque tête de chapitre commence par « Le chiffre qui tue », ou par « Le fait qu'on oublie». Chaque fois, l'argumentation commence par un sondage ou un chiffre sur l'idée reçue traitée. Le livre s'achève sur une réponse à... José Bové. 
    A la fin de l'ouvrage, une bibliographie précise et commentée permet d'aller plus loin.

  • Cet ouvrage analyse pour la première fois en langue française, la pensée juridique de John C. Calhoun (1782-1850), homme politique de premier plan, plusieurs fois ministre et vice-président des Etats-Unis, l'un des plus brillants constitutionnalistes de l'histoire américaine.

  • Depuis plus de cinquante ans, les pays africains végètent dans des régimes présidentiels qui donnent le pouvoir absolu à un homme : l'hyper-président de la République. La démocratie se limite à un bulletin dans l'urne et la société civile n'a ensuite aucun moyen de contrôle de l'action des dirigeants. Le régime parlementaire est un moyen d'encadrer ce pouvoir, freinant ainsi les dérives. Les conditions de réussite d'un tel régime sont analysées dans cet ouvrage.

  • Une enquête inédite puisant dans plus de mille ans d'histoire sur les racines du mal français pour mieux le dépasser.
    Décennie après décennie, la France paraît toujours plus bloquée. Elle semble aux prises avec une terrible fatalité. Ce constat, chacun l'a éprouvé, nourrissant le pessimisme, la nostalgie et, pour certains, la tentation de l'extrême. Les auteurs, ne pouvant s'y résoudre, ont entrepris une enquête inédite, puisant dans plus de mille ans d'histoire, dans ce qui fait la psychologie de la France et des Français, dans leur génie comme dans leurs dénis. Parce qu'il fallait dépasser les explications simplistes, sortir du temps court pour faire reparler le temps long, ils ont mobilisé, avec pédagogie, rigueur et enthousiasme, des connaissances multi-disciplinaires : l'histoire, bien sûr, mais aussi la littérature, la philosophie, la sociologie, l'évolution de nos institutions, notre rapport à l'économie, aux religions, aux autres, au monde. En décryptant ainsi notre ADN, on découvre combien l'exceptionnalité de l'Etat à la française remonte aux origine de notre pays, au rôle fondateur des capétiens, unissant par le haut une France bigarrée devenue un Etat avant même d'être une nation. En croisant nos " grands hommes ", Saint Louis, Louis XIV, Napoléon, de Gaulle, la perpétuation d'un rapport particulier à la réforme et au pouvoir central se fait jour. L'idée n'est pourtant pas de sombrer dans le fatalisme. Bien au contraire, au-delà de l'intérêt propre de mieux nous connaître collectivement, cette plongée passionnante dans la concordance des temps nous offre les clés du sursaut français.

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