Jean-Philippe Martel

  • Comme des sentinelles Nouv.

    Chargé de cours en littérature, Vincent Sylvestre rêve d'un ailleurs et de nouvelles perspectives. En attendant une vie meilleure, il s'oublie dans l'alcool, la cocaïne et la violence à la sortie des bars de Sherbrooke. Un soir, pour tenter de se reprendre en mains, il décide sans conviction de se joindre aux Narcomanes Anonymes.

    Là, il rencontre non pas le salut ou la guérison, mais Robert Thompson, un homme qui vit à la lisière du crime et de la frontière américaine. L'amitié improbable qui se développera entre eux entraînera Vincent dans un monde interlope fait de chasse au gros gibier, de virées en pick-up et de danseuses nues. Un ailleurs différent de celui qu'il imaginait, mais un ailleurs qui lui permettra quand même de se regarder en face.

    Sélectionné pour le Prix des libraires 2013, Comme des sentinelles dresse le portrait sans concessions d'un homme au bord de l'abîme, hanté par son passé et ses échecs. Il dessine aussi en filigrane la trajectoire incandescente d'une famille - les Sylvestre - et d'une génération « fin de siècle » que Jean-Philippe Martel déploiera de plus belle dans Chez les Sublimés (Boréal, 2021).

    À travers la figure d'un intellectuel désabusé et sans repères, ce premier roman au ton mordant nous montre que la littérature, si elle n'a rien de salvateur, a au moins le mérite de nous offrir un peu de paix et de lucidité. Et c'est déjà beaucoup.

  • Le plus récent numéro de L'Inconvénient se penche sur « L'amitié au temps de Facebook » avec un dossier réunissant des essais d'Éric Dupont, de Jean-Philippe Martel, d'Étienne Savignac et d'Ugo Gilbert Tremblay. Cette édition comprend aussi un extrait du roman à paraître en avril de Nancy Huston et des poèmes inédits de Thomas Mainguy et d'Hélène Dorion. Côté peinture, Marie-Anne Letarte présente l'artiste Louis-Philippe Côté et côté critique, Michel Biron offre une fine analyse du roman L'année la plus longue de Daniel Grenier, Marie-Andrée Lamontagne recense la traduction française de The Infinite Jest de David Foster Wallace et David Dorais se penche sur le roman 2084 de Boualem Sansal. Les chroniques de Serge Bouchard, Geneviève Letarte, Olivier Maillart, Patrick Nicol, Georges Privet et Martin Winckler sont aussi au rendez-vous et, pour clore ce numéro en beauté, Mathieu Bélisle signe un billet amusant intitulé "Désolé pour les inconvénients".

  • Après le début du mouvement #Moiaussi (#MeToo), assistons-nous à une deuxième révolution sexuelle ? Peut-être est-ce le cas. La revue L'Inconvénient plonge et pose cette question dans son numéro d'automne où un dossier est consacré à ce que cette prise de conscience et de parole change (ou pas). Précarité du mouvement, plaidoyer pour la nuance des stéréotypes de genre, malaise, les collaborateurs et collaboratrices multiplient les angles d'approche afin d'approfondir la réflexion sur ces enjeux nécessaires. Ensuite, dans la rubrique « Peinture », découvrez le travail de Manuel Mathieu. Puis, David Dorais aborde Entrez dans la danse dans la rubrique « Ces livres dont on dit du bien ». Georges Privet, lui, s'attarde à ce que la série de films The Purge dit de l'évolution de l'Amérique dans la dernière décennie. Enfin, lisez également la deuxième partie de l'essai de Stanley Péan sur le jazz et la condition noire.

  • Un numéro de revue ne se construit pas uniquement autour d'un thème, mais aussi à partir d'un ton ou d'une tonalité: d'une clé, comme disent les musiciens. Les textes rassemblés dans cette édition font entendre une certaine hauteur de notes où l'on ressent à la fois une sourde inquiétude, et une ironie grinçante, qui peut aller jusqu'au rire le plus lucide, le plus libérateur. Le portfolio de Christine Palmiéri côtoie ici la prose et les vers de Jean Daive, Alain Farah, Émile Martel, Patrick Chatelier, Normand de Bellefeuille, Marie-Pascale Huglo, Philippe Beck, Nicole Caligaris, Guy Beausoleil, Serge Lamothe, Kim Doré, Patrick Nicol, Jean-François Poupart, François Charron, François Rochon, Cristina Montescu, Jean Royer et Jacques Rancourt.

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