Sciences humaines & sociales

  • Voici un nécessaire tour d'horizon d'un champ de recherche resté trop longtemps marginal au Québec. Les auteurs, qui comptent parmi les meilleurs spécialistes de la question, présentent une série de tableaux qui donne une idée de l'ampleur du territoire couvert par l'histoire des sexualités. Ils se penchent ainsi sur des sujets aussi divers que l'éducation, le corps, les communautés religieuses, la censure, l'armée, la pornographie, la sexologie, la contreculture, la science, les mouvements des gais et lesbiennes, le culturisme, ou encore le "cinéma de fesses". De cette lecture, on sort convaincu que la sexualité est bien non seulement une question de moeurs - comme on le disait autrefois -, mais aussi une affaire hautement politique qui participe de la dynamique profonde des sociétés. Avec les texte de : Denyse Baillargeon, Caroline D'Amours, Michèle Garneau, Patrizia Gentile, Christine Hudon, Jeff Keshen, Marc Lafrance, Nicole Laurin, Tamara Myers, Viviane Namaste, Isabelle Perreault, Jeffery Vacante et Jean-Philippe Warren.

  • La mémoire des « années 1968 » (1967-1970) évoque, pour l'ensemble du mouvement étudiant québécois, un moment de profonde dérive anarchiste. À en croire les témoignages actuels, il semble que l'on n'ait jamais autant rêvé et déliré que pendant cette décennie où les jeunes découvraient en masse les plaisirs du triptyque « sex, drugs and rock & roll ». Qu'en est-il vraiment ? Que s'est-il passé à la fin des années soixante, entre la disparition des collèges classiques et la crise d'Octobre ? Les années soixante furent-elles si douces et si belles pour les acteurs de cette époque parce qu'ils avaient alors vingt ans, et qu'ils sont portés aujourd'hui à idéaliser le temps passé à l'université ou au collège, ou faut-il les croire quand ils nous parlent d'une décennie où l'on avait le courage de se donner corps et âme à la révolution ? C'est afin de cerner la portée et le sens des utopies véhiculées par la jeunesse de l'époque que Jean-Philippe Warren a entrepris l'analyse des chahuts étudiants dans la deuxième moitié de la décennie soixante. En revenant sur l'histoire turbulente des mouvements les plus radicaux, l'auteur nous oblige à réévaluer la place de ces années mythiques dans la création du Québec contemporain et l'héritage qu'elles nous ont légué.

  • Dans cette étude, Jean-Philippe Warren cnosidère dans la longue durée le traitement réservé aux nationalistes québécois incarcérés pour les crimes politiques violents. Depuis les rébellions des Patriotes de 1837-1838 jusqu'au procès du FLQ, en passant par les actions terroristes de la " Bande tragique " et les émeutes anticonscriptionnistes de Québec de 1918, l'ouvrage éclaire la confrontation brutale entre la violence politique et la violence d'État. Le rôle passablement trouble du judiciaire comme défenseur de l'ordre établi ressort aussi de cette analyse fine et implacable.

  • En abordant la révolution sexuelle, la découverte des drogues, la création des coopératives d'alimentation naturelle ou la fondation des communes, Jean-Philippe Warren et Andrée Fortin offrent un panorama de la dynamique sociale sur laquelle repose la contestation des années 1960 et 1970 au Québec. Ils cherchent également à comprendre en quoi nous sommes en partie les héritiers de la contreculture. Du vacarme des spectacles rock au silence des séances de méditation et des rêves de voyages interstellaires aux retours à la terre, la contreculture ne cesse, encore aujourd'hui, de surprendre.
    Jean-Philippe Warren est professeur titulaire de sociologie à l'Université Concordia. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur les mouvements sociaux et l'histoire des idées au Québec.
    Andrée Fortin est professeure émérite de sociologie à l'Université Laval. Elle a écrit plusieurs ouvrages sur le Québec, notamment sur ses réseaux, sa culture et sa ville.

  • Nulle discipline n´était mieux faite que la sociologie pour accompagner activement la formation de la société québécoise au cours du XXe siècle, ce siècle de modernisation, de recentrage identitaire et de transformation des modes d´action sur la société.
    Sociologie et valeurs regroupe des textes de sociologues qui se sont penchés, tout au long du siècle, sur le statut épistémologique de leur entreprise commune pour tenter de dépasser une opposition théorique que leur pratique démentait à chaque jour, celle des faits et des valeurs. Cet effort a pris diverses formes : celles d´un plaidoyer pour la vulgarisation de la sociologie, d´une réflexion sur le rôle de l´université dans sa transmission, d´une critique de son usage par les pouvoirs ou encore d´une discussion des mérites de ses différentes approches théoriques. Gilles Gagné et Jean-Philippe Warren font ressortir dans chaque cas le rôle de l´auteur dans l´évolution de la sociologie et la signification de sa pensée dans la société de son temps. Chaque texte clé, reproduit en règle générale dans son intégralité, est accompagné d´une présentation de l´auteur, d´une introduction à son oeuvre, d´un résumé du texte présenté et enfin d´une bibliographie succincte de l´auteur. L´ensemble forme un guide indispensable qui permet de mieux comprendre l´évolution de la pensée sociologique au Québec.
    Textes de : Léon Gérin, Édouard Montpetit, Arthur Robert, Esdras Minville, Georges-Henri Lévesque, Jean-Charles Falardeau, Guy Rocher, Fernand Dumont, Jean-Jaques Simard, Marcel Rioux, Céline Saint-Pierre, Nicole Laurin, Michel Freitag, Marc Renaud.
    Gilles Gagné est sociologue et professeur au Département de sociologie de l´Université Laval. Il a publié des travaux sur l´éducation, l´État et la sociologie politique.
    Jean-Philippe Warren est sociologue et professeur au Département d´anthropologie et de sociologie de l´Université Concordia. Il a publié des travaux de sociologie de la connaissance portant sur l´histoire des idées et des intellectuels au Québec.

  • On s'imagine d'ordinaire que le Noël qui fait désormais partie de notre culture nord-américaine est de création récente. C'est pourtant dans le dernier quart du XIXe siècle qu'a été progressivement moulé, dans les officines commerciales, le nouvel esprit

  • « Nous serons polémistes à dire les choses telles que nous le concevons : le laïcisme et l´anticléricalisme farouches de la Révolution tranquille voilent l´essentiel, à savoir que celle-ci consacre, pour une large part, une sortie religieuse de la religion. [...] la religion catholique, que l´on perçoit généralement comme un empêchement de la Révolution tranquille, comme ce dont il fallait s´arracher pour se sortir enfin de la grande noirceur et rejoindre les avancées du monde moderne, n´a-t-elle pas joué également ici le rôle d´une force révolutionnaire ? »

  • Revenant sur les événements du printemps dernier, Liberté se demande : comment est-il possible pour les citoyens de dialoguer avec le pouvoir ?
    À travers les textes de poètes, de dramaturges, d'un sociologue et d'un activiste, Liberté donne ici à lire la diversité, la richesse et la complexité des discours et des événements du conflit étudiant. À cela s'ajoute une rencontre imprévue, celle de deux acteurs de la vie publique que tout semble opposer : André Pratte (La Presse) et Amir Khadir (Québec Solidaire) se sont en effet rendus dans les bureaux de Liberté afin d'y discuter de désobéissance civile.
    Avec des textes de Dominic Champagne, de Jean-Philippe Warren, de Raymond Bock, de Maxime Catellier et Shawn Cotton, d'Evelyne de la Chenelière de même que de l'activiste américain Mark Rudd (ancien membre des Weathermen).
    Ce dossier est issu du No 298 de la revue Liberté.

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