Jimmie Leblanc

  • Luigi Nono (1924-1990), compositeur vénitien et l'une des figures les plus marquantes de la musique du vingtième siècle, continue d'alimenter non seulement la réflexion sur la pratique musicale, mais aussi sur le rapport entre l'Art et l'Humanité. Cette analyse de "No hay caminos Hay que caminar... Tarkovskij" s'appuie sur l'idée que l'oeuvre actualise non seulement la pensée du compositeur au plan des méthodes de composition, mais qu'elle en constitue également une application au plan de la perception.

  • Ce numéro est une exploration de genres ou de formations instrumentales qui persistent jusqu'à l'époque actuelle, malgré toutes les critiques qu'une certaine esthétique moderniste a pu diriger à leur encontre. Le point de départ de ce numéro : commémorer les 25 ans du Nouvel ensemble moderne (NEM), dirigé par Lorraine Vaillancourt. Circuit offre ainsi à ses lecteurs une entrevue avec la directrice, une visite guidée dans les archives de l'ensemble ainsi qu'une discographie commentée. À lire aussi, des articles portant sur le concerto (John Rea) et le quatuor à corde (Clemens Merkel), ainsi qu'une enquête sondant l'opinion de sept acteurs du milieu musical montréalais sur leur rapport aux géométries durables.

  • Consacrer un numéro à John Rea n'est pas chose aisée : si les collaborateurs de Circuit ont l'habitude de traduire en mots les sons inouïs d'oeuvres de création, le musicien qu'est Rea est tout sauf silencieux quant aux couches de significations que recouvrent ses oeuvres. Parmi les articles de ce numéro, nous découvrons un portrait intellectuel de ce « musicien-pensif » de façon hautement originale, soit en parcourant la bibliothèque du compositeur. Dans l'enquête préparée par Maxime McKinley, divers acteurs de la scène canadienne de musique contemporaine partagent leurs souvenirs de leur ami, mentor, collègue et/ou collaborateur. Mais la charpente du numéro siège au creux de deux articles signés par John Rea lui-même : deux entretiens avec le musicologue renommé Ferdinand Larven Niemantz, prolongeant de la sorte un premier dialogue publié dans le vol. 9, no 2 (1998) de la revue. Les illustrations de Nicholas Voeikoff-Erens complètent le dossier thématique par un jeu sur une mise en abyme des numéros de Circuit : quel meilleur hommage est-il possible de concevoir pour ce compositeur porteur de masques?

  • Le numéro hivernal de la revue Circuit présente un trio de quatuors, soit les deux quatuors à cordes Bozzini et Molinari et le quatuor de saxophones Quasar. Tous trois sont montréalais, actifs depuis au moins vingt ans et se consacrent aux musiques de création contemporaines. Ces groupes chambristes ont l'avantage d'être des organisations plus petites, donc plus agiles, plus flexibles, souvent moins lourdes sur le plan logistique et moins coûteuses financièrement, ce qui n'est pas sans présenter de sérieux avantages dans certaines situations, par exemple lorsque vient le temps d'expérimenter étroitement et longuement avec des compositeurs, de faire des tournées, d'investir des lieux qui diffèrent de la salle de concert traditionnelle, ou encore d'enregistrer des disques. Ce numéro comprend aussi dans la rubrique Actualités plusieurs articles sur Katia Makdissi-Warren, compositrice en vedette de la 7e édition de la Série Hommage de la SMCQ

  • Circuit consacre son numéro d'automne au cinquantième anniversaire de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) qui en 1966 était le seul organisme voué à la musique contemporaine au Québec et est aujourd'hui l'un des plus anciens. Quatre auteurs refont l'histoire de l'organisme et des oeuvres qu'elle a créées et commandées. Si à l'origine il s'agissait d'une poignée de pionniers cherchant à imposer leurs convictions, aujourd'hui l'organisme s'est consciemment institutionnalisé. En 2017, la SMCQ n'est pas spécialement la voie (ni la voix) de la jeunesse branchée et de l'underground, et le milieu des musiques de création s'est considérablement diversifié. (Maxime Mckinley) Toutefois, des deux grandes périodes artistiques de la SMCQ : celle du cofondateur Serge Garant (1966-1986) et celle de son successeur Walter Boudreau (depuis 1988) se dégagent des constantes. Parmi celles-ci : le désir de présenter, dans le grand concert du répertoire international, la musique des compositeurs d'ici.

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