République des Lettres

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Johann Wolfgang von Goethe. Traduit de l'allemand et commenté par Oswald Wirth, préface d'Albert Lantoine. Publié dans la revue "Die Horen" (Les Heures) de Friedrich Schiller pour conclure le cycle des "Entretiens d'émigrés allemands", "Le Serpent vert" est un conte de fées philosophique, poétique, symbolique, allégorique et initiatique, d'une inspiration pleine de légèreté, de merveilleux et de fantaisie. Les personnages sont des feux follets, un couple de vieillards, un serpent couleur d'émeraude, un géant sans aucune force, une jeune fille dont le contact est mortel et un prince ensorcelé. Les deux jeunes gens ne peuvent se rencontrer à cause d'un maléfice et un fleuve infranchissable sépare leurs deux mondes. Mais les feux-follets parviennent à les libérer de leurs enchantements et le serpent se sacrifie pour créer un pont de pierreries entre les deux rives du fleuve. Le prince et la jeune fille sont alors conduits dans une grotte où ils rencontrent un roi d'or (la sagesse), un roi d'argent (l'apparence) et un roi de bronze (la puissance) qui les couronnent et leur redonnent la vie avec l'amour. Ce jeu romantique énigmatique, d'une valeur symbolique absolue, se déroule dans une sorte de rêve, sur un rythme de danse. "Le Serpent vert" est suivi dans cette édition d'une biographie de Goethe et d'un commentaire du célèbre occultiste Oswald Wirth, également traducteur, interprétant et décryptant les énigmes du conte.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Johann Wolfgang Von Goethe. L'"Essai sur la métamorphose des plantes" est un traité naturaliste qui tente de démontrer l'unité de la matière, d'en révéler l'origine à la suite de mutations continues, et de prouver que la variété des espèces végétales découle d'une structure originelle très simple. En cent vingt-trois paragraphes groupés en dix-huit chapitres précédés d'une introduction, Goethe explique l'évolution de la vie organique des plantes, analysant notamment leur processus de reproduction à travers la croissance, le bourgeonnement et la floraison. C'est pendant son voyage en Italie de 1786 qu'il commence à préciser ses idées sur le sujet. Le futur auteur des "Affinités électives" poursuivait alors l'idée utopique d'une "plante originelle type", idée qui lui était venue dans le Jardin botanique de Padoue et qu'il crut voir réalisée devant ses yeux en Sicile en 1787. A partir de ces prémisses, il arrive à la découverte et à la notion d'"organe primaire". Selon lui, "La plante primaire sera la créature la plus merveilleuse du monde et la nature même me l'enviera. Avec ce modèle clé, on pourra inventer des modèles à l'infini." Sa conception est à l'époque absolument nouvelle: il rompt avec toutes les théories scientifiques du XVIIIe siècle suivant lesquelles la plante est tout entière contenue dans le germe. Il se détache également de la conception théologique de la nature, en se rapprochant de Kant, qu'il ignore toutefois. Sa doctrine d'évolution naturaliste n'est d'ailleurs reliée à aucune théorie, mais elle est l'une des expressions les plus typiques de sa position à l'égard de la nature. Son intuition est aujourd'hui confirmée par les recherches scientifiques sur les gènes homéotiques des plantes.


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