Olivier (L')

  • Et si les enfants ne naissaient que pour corriger les erreurs de leurs parents ? Nos vies familiales ressembleraient alors à des copies surchargées de ratures et de remarques – " faux ", " mal dit ", " à revoir " –, ponctuées de points d'exclamation ou d'interrogation.
    Dans le livre de Jonathan Franzen, la famille s'appelle Lambert, mais c'est de l'Amérique qu'il s'agit, de sa manière de vivre, de ses idéaux : un continent entier en train de sombrer doucement dans la folie.
    Alfred, Enid, et leur trois enfants – Gary, Chip et Denise – sont les cinq héros de ce roman-fleuve où défilent toutes nos contradictions : le besoin d'aimer et le la guerre conjugale, le sens de la justice et l'obsession des stock-options, le goût du bonheur et l'abus des médicaments, le patriarcat et la révolte des fils, la libération des femmes et la culpabilité de tous.
    C'est cela, Les Corrections : une " tragédie américaine " dont la puissance balaye tout sur son passage. Mais aussi une comédie irrésistible, un humour qui s'autorise à rire de tout, une férocité sans limites.
    Et le sens aigu de notre appartenance à la communauté humaine.
    Dès sa parution aux États-Unis, en septembre 2001, Les Corrections est salué unanimement par la critique comme un des livres phares de ce début de siècle. Il s'est vendu à un million d'exemplaires, après avoir occupé pendant sept mois consécutifs la liste des meilleurs ventes du New York Times.
    C'est la première fois qu'un écrivain qui se réclame d'auteurs " littéraires " comme Thomas Pynchon, William Gaddis ou Don DeLillo obtient un tel succès populaire.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Rémy Lambrechts.

  • Patty Berglund est-elle la femme idéale ? Pour Walter, son mari, la réponse ne fait aucun doute : c'est oui. Épouse aimante, mère parfaite, Patty a tout bon. Mais qu'en pense-t-elle ? En renonçant à Walter, ce " bad boy " dont elle était amoureuse – et qui se trouve être le meilleur ami de Walter –, Patty a peut-être commis l'erreur de sa vie. Freedom raconte l'histoire de ce trio et capture le climat émotionnel, moral et politique des États-Unis entre 1970 et 2010 avec une incroyable virtuosité.
    Anatomie d'un mariage et d'une famille – les Berglund –, ce livre analyse les illusions, les déceptions et les compromis d'une génération de baby-boomers qui avaient rêvé un jour de changer le monde. Mais c'est aussi un acte d'accusation implacable à l'égard d'une nation qui a cessé depuis longtemps d'incarner ses propres valeurs. Qu'avons-nous fait de notre liberté ? se demandent les personnages de Jonathan Franzen. Et quel monde laisserons-nous à nos enfants, qui nous ressemblent si peu ? Pendant ce temps, les États-Unis livrent en Afghanistan et en Irak leurs propres guerres napoléoniennes, tentant d'imposer cette même liberté par la force.

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Olivier Deparis.
    Purity, alias Pip, est une jeune Américaine qui vit dans un squat à Oakland, en Californie. Elle ignore qui est son père. Comme beaucoup de filles de son âge, elle se demande ce qu'elle va bien pouvoir faire de son existence. Et elle n'a pas un sou. Est-ce un hasard si quelqu'un la met en rapport avec Andreas Wolf, un hacker réfugié en Bolivie qui lui propose un job dans son O.N.G., le Sunlight Project ?
    Tandis qu'ils se rapprochent l'un de l'autre et que leur relation devient de plus en plus troublante, Andreas avoue à Pip son secret. Mais dit-il toute la vérité ?
    Dans un récit époustouflant de virtuosité, Jonathan Franzen plonge dans le passé d'Andreas Wolf – l'Allemagne de l'Est des années 80 – et jette ses personnages dans les courants violents de l'Histoire.
    Purity est un livre dans lequel tout le monde ment, pour cacher ses erreurs, ses fautes, et – parfois – ses crimes. C'est un thriller qui n'épargne aucun pouvoir, encore moins ceux qui en abusent. Et une histoire d'amour où le sexe et les sentiments se combattent plus qu'ils ne s'accordent.On l'aura compris : jamais Jonathan Franzen n'aura été aussi audacieux, aussi imprévisible que dans ce roman à la fois profond et formidablement divertissant.

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Olivier Deparis
    Louis Holland, jeune homme passionné par l'univers de la radio, vient de s'installer dans la région de Boston. Sa vie suit un cours normal, entre petits boulots et relations familiales compliquées, jusqu'au jour où séisme vient tout remettre en cause de manière inattendue. La seule victime n'est autre que l'excentrique grand-mère par alliance de Louis Holland, laquelle laisse derrière elle une fortune estimée à 22 millions de dollars, provoquant déchirures et affrontements dans le clan Holland...
    Mais ce qui n'était qu'une comédie familiale se transforme rapidement en un roman politique quand on découvre l'origine du séisme...
    Publié à l'origine en 1992, ce roman de Jonathan Franzen est aussi drôle et grinçant que Les Corrections, aussi addictif que Freedom et Purity. On y retrouve le talent polymorphe d'un grand écrivain et sa maîtrise impeccable de l'intrigue.

  • « Vous pouvez continuer d'espérer que la catastrophe est évitable, et éprouver toujours plus de frustration et de colère face à l'inaction du monde. Ou vous pouvez accepter que le désastre est pour demain, et commencer à reconsidérer ce que cela veut dire d'espérer. »

    Romancier célébré, Jonathan Franzen est également un brillant essayiste et le prouve dans ce recueil composé de textes écrits entre 2001 et 2019. À travers des récits personnels et des réflexions plus vastes sur l'Amérique, le réchauffement climatique, la littérature ou les nouvelles technologies, Franzen nous pousse à interroger notre rôle dans la marche du monde.

    Aujourd'hui, ses mots résonnent d'un écho particulier. Comment réagir face à l'inéluctable ? Jonathan Franzen décrit la lutte qui se joue en chacun de nous entre l'optimisme béat, le déni et le pessimisme, proposant une voie médiane : celle du pragmatisme combatif.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Olivier Deparis.

  • " Au début du mois de juin, William O'Connell, chef de la police de St. Louis, annonça son départ à la retraite et les membres du Conseil de la Police municipale, dédaignant les candidats soutenus par l'establishment politique, la communauté noire, la presse, l'Amicale des Agents et le gouverneur du Missouri, choisirent une femme anciennement attachée à la police de Bombay, en Inde, pour entamer un mandat de cinq ans à ce poste. Toute la ville fut atterrée, mais cette femme – une certaine S. Jammu – entra en fonctions avant que quiconque ait pu l'en empêcher. "
    St. Louis (Missouri), dans les années 80. Autrefois prospère, la cité décline, au point d'être passée du rang de quatrième ville des États-Unis à celui de vingt-septième. L'élection inattendue de S. Jammu à la tête de sa police pourrait enrayer ce lent processus. Cette jeune femme charismatique et mystérieuse, qui doit à ses actions musclées une immense popularité, vient à peine d'installer son pouvoir lorsque la rumeur d'une sordide affaire de corruption déstabilise le Conseil municipal...
    La Vingt-Septième Ville est le premier roman de Jonathan Franzen. Lorsqu'il paraît aux États-Unis, en 1988, ce livre marque d'emblée la volonté de l'auteur des Corrections de prendre ses distances avec l'autobiographie. Et son désir de se colleter avec la société américaine, dans toutes ses dimensions, publiques et privées. En recourant à la métaphore du complot politique, Franzen analyse magistralement la fin du rêve américain sous la forme d'une comédie noire.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean-François Ménard.

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