Septentrion

  • Préface de Jacques Beauchamp

    Les fractures sociales et politiques qui divisent les États-Unis trouvent leurs origines dans des évènements qui se sont déroulés bien avant l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. Karine Prémont revient sur les abus de pouvoir et les affaires de corruption qui ont contribué à la méfiance des citoyens américains et qui ont ouvert la porte à la polarisation partisane.

    L'assassinat de John F. Kennedy
    L'assassinat de Robert F. Kennedy
    Les Pentagon Papers
    L'affaire du Watergate
    La crise des otages en Iran
    Le scandale Iran-Contra
    Anita Hill et la cause du harcèlement sexuel aux États-Unis
    Monica Lewinsky et Bill Clinton

    Karine Prémont est professeure à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke et directrice adjointe de l'Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand de l'UQAM.

  • Le 6 novembre 2012, les Américains devront se choisir un nouveau président. Alors que les États-Unis sont à un tournant économique, politique et stratégique, les électeurs feront face à une décision difficile. Quel candidat pourra rassurer l'électorat ? Ramener le pays vers la croissance ? Redonner l'espoir ? Faire croire au changement ?

    Barack Obama, seul représentant du parti démocrate, charismatique orateur galvanisant les foules en 2008, a vu son aura ternie par la lente agonie de l'économie américaine. Les Républicains auront à lui opposer un adversaire dont l'identité ne sera connue qu'à l'issue d'une longue saison de primaires.

    Les enjeux sont considérables : la situation économique des États-Unis est désastreuse, la réforme de la santé et les politiques migratoires sont contestées en Cour suprême, la politique étrangère américaine bat de l'aile et les restrictions budgétaires condamnent l'empire américain au repli.

    Pendant ce temps, l'argent afflue dans la campagne : l'abolition des règles de financement permet aux entreprises et aux gros donateurs de plonger ouvertement dans l'arène politique. Alors que l'on prédit un cycle électoral milliardaire, l'argent achètera-t-il la Maison-Blanche ?

    Ce guide répond aux questions que l'on se pose sur la mécanique et les enjeux de cette élection présidentielle mais également sur le comportement électoral des Américains.

  • 2003. Les États-Unis envahissent l'Irak, à la recherche d'armes de destruction massive et au nom de la lutte contre le terrorisme. C'est sans l'accord de la communauté internationale, sans véritable plan de reconstruction et sur le fondement d'informations erronées que les GIs partent à l'assaut de l'État baassiste le 20 mars 2003. À peine trois semaines plus tard, le président américain annonce la fin des opérations militaires.
    Mais l'épopée glorieuse se transforme très vite en occupation ratée. Aux pillages spectaculaires des premiers jours succèdent l'épuration, la désolation, les attentats, les massacres et les guérillas interconfessionnelles.
    Comment expliquer cette guerre qu'a déclenchée la Maison-Blanche il y a maintenant cinq ans ? Quels intérêts le président Bush a-t-il servis en occupant un État que son père avait délibérément refusé d'envahir plus d'une décennie auparavant ? L'erreur qu'ont commise les décideurs en s'enlisant dans les sables de Mésopotamie est si désarmante qu'il est aujourd'hui difficile de croire véritablement au complot. L'explication est beaucoup plus simple, elle reflète les contradictions et la cacophonie du système décisionnel américain.

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