Koren Shadmi

  • En perpétuel mouvement, le voyageur parcourt en auto-stop l'immensité des États-Unis en quête de l'origine de son mal, étrange et apparemment incurable : l'immortalité. Au gré de ses rencontres, progressant d'un siècle à l'autre, il observe les changements du monde qui l'entoure et qui court, selon toute vraisemblance, inexorablement à sa perte.

  • Victor, adolescent gentil et timide, essaie désespérément d'attirer
    l'attention de Patricia, sans grand succès. Mais celle-ci est victime
    d'un grave accident. à son retour au lycée, Patricia est
    métamorphosée : elle est désormais mi-femme, mi-robot. Mais Victor va
    rapidement constater que c'est bien plus que l'apparence de sa
    camarade qui a changé...

  • Au sortir d'une rupture douloureuse, K. est poussé par son meilleur ami à rejoindre «Lovebug», un site de rencontres en vogue. Il s'embarque donc à la recherche d'un nouvel amour. Mais très vite, sa quête se transforme en frénésie sexuelle, faite de frissons bon marché et de stimulation incessante. Perdu au milieu d'un océan de chair numérique, K. se découvre vite totalement dépendant de ces rencontres éclairs. Comme un enfant dans un magasin de friandises, il ne sait plus s'arrêter, tandis que Lovebug lui offre une sélection sans fin de compagnes éventuelles. Peu à peu, K. va perdre son intégrité, ses amis, et même ses chances de rencontrer un amour véritable, tant l'addiction est devenue puissante...A l'ère des rencontres numériques, se connecter et rencontrer une personne qui nous est totalement étrangère est devenu aussi facile que de commander des sushis. Les règles du jeu de l'amour ont changé - désormais déterminées par des photos de profil, des statistiques, des logiciels. Où s'en est donc allé le romantisme dans tout ça ? Comment la toile Internet a-t-elle affecté notre façon d'aimer ? Entre espoirs amoureux et intoxication numérique, Koren Shadmi nous donne ici, au fil des rencontres, quelques réponses, pleines d'humour, de sincérité et parfois, aussi, de cynisme.

  • Un jeune homme élégant vient visiter une chambre à louer dans un appartement. L'appartement est immense, classieux ; la chambre est libre, l'affaire est vite conclue avec les autres locataires. Mais voilà que bien vite, le nouvel arrivé découvre qu'il ne peut plus sortir... pas davantage que les autres occupants. La porte par laquelle il est entré semble condamnée, comme le sont les fenêtres, et toute autre issue. Ainsi commence Abaddon, roman graphique de Koren Shadmi, jeune New-Yorkais d'origine israélienne. Ainsi commence un cauchemar polymorphe, où l'auteur, dans un graphisme très personnel et fascinant, alterne le quotidien emmuré des cinq protagonistes et les cauchemars du héros, hanté par des images de guerre. Immédiatement, le lecteur est pris au piège, happé par l'angoisse, et l'on n'aura de cesse de tenter de trouver une explication à cet enfermement. Le héros est-il victime d'une machination infernale, ou bien en proie à la folie ? Quel est le lien entre ses récurrentes visions guerrières et sanglantes et ses quatre très étran-ges colocataires, dont aucun ne semble vouloir regagner le monde extérieur ? Ce bijou noir n'est pas sans évoquer Le Locataire chimérique de Topor, où drame et comique se côtoient avec talent. On le lit d'une traite, partagé entre fascination et curiosité...

  • A l'issue du premier volume d'Abaddon, son héros, Ter, était finalement parvenu à s'extraire de l'appartement où il semblait devoir passer le restant de ses jours. Pourtant, la dernière page laissait présager que cette sortie ne serait pas aussi simple qu'espérée. L'adieu à ses quatre colocataires en était-il vraiment un ? Sur quoi les cauchemars et visions de guerre terrifiants qui hantaient Ter vont-ils finalement déboucher ? Enfin, le mystérieux Abaddon trouvera-t-il explication rationnelle ?Dans ce second volume, Koren Shadmi continue de développer son univers intrigant et fascinant, avec une maîtrise de la narration toujours aussi remarquable.Comme pour le premier opus, impossible de lâcher celui-ci avant la fin, le lecteur est happé : autant par l'intrigue dérangeante, qui semble être le creuset de toutes les obsessions et sentiments humains engendrés par nos relations aux autres, conflictuelles, torturées, aliénantes, que par le graphisme, au découpage fluide et efficace, porté par les mêmes rouge et vert déconcertants.Si l'intrigue s'épaissit, une chose est certaine : avec Abaddon, Koren Shadmi aura réussi à imposer un style très personnel, et tiré de toutes les influences déjà évoquées à son sujet - de Kafka à Sartre en passant par Topor - une oeuvre puissante et d'une originalité rare.

  • Mike's Place est l'un des rares endroits à Tel Aviv où juifs, chrétiens et musulmans pouvaient sortir paisiblement, entourés par les expatriés et les touristes qui remplissaient le bar tous les soirs. Dans ce cocon de paix cosmopolite, l'amour est la grande affaire de chacun et le blues une passion commune. Au printemps de 2003, Jack Baxter décide de réaliser un documentaire sur le phénomène Mike's Place. Mais le 30 avril, la frivolité fait place à la tragédie : le bar est la cible d'un attentat suicide qui fait trois morts et une cinquantaine de blessés, dont Jack et Josh, son cameraman. Mike's Place retrace l'histoire vraie de l'équipe du bar et de ses clients, avant, pendant et après l'attentat.

empty