Léon Tolstoï

  • Lors d'un voyage en train qui durera plusieurs jours, la conversation s'engage entre les passagers sur les relations entre les hommes et les femmes. Un homme austère, qui d'abord ne parlait pas, s'avère être Pozdnychev, cet homme qui a tué sa femme, par jalousie et par incompréhension. Il décide de raconter son histoire. Entre culpabilité et révolte, il fait comprendre combien les hommes et les femmes sont démunis, ne se recontrent jamais réellement, et ne sortent pas de ce que la société a fait d'eux. La Sonate à Kreutzer de Tolstoï a été publié en 1889.

  • Écrit en 1886, La Mort d'Ivan Ilitch est un récit emblématique de l'oeuvre de Léon Tolstoï. Un magistrat, très satisfait de lui-même, apprend qu'il est malade, condamné à mourir dans de grandes souffrances. De cette peur primitive et essentielle qu'il éprouve, va émaner en lui une nouvelle conscience du monde et de lui-même. La lucidité va surgir de la douleur et entraîner avec elle l'abandon des vanités humaines.

  • Par un rigoureux après-midi d'hiver, le riche marchand Brekhounov décide d'aller négocier l'achat d'une forêt chez un hobereau du voisinage. Nikita, son valet de ferme, et son cheval bai Belle-Face l'accompagnent. En cours de voyage, ils sont surpris par une violente tempête de neige. Ne pouvant laisser passer une bonne affaire, Brekhounov s'acharne à vouloir continuer sa route. Cette décision sera une grave erreur car le temps est désastreux, le cheval se fatigue et ils se perdent...
    La voix profonde et grave, teintée d'un accent slave, de Andrzej Seweryn, nous guide au coeur de l'expédition en traîneau entreprise par le riche marchand Brekhounov. Cette lecture, pleine d'élégance et de charme, rend au texte de Tolstoï toute sa force et sa beauté.

  • "La mort d'Ivan Illitch est une des oeuvres de la littérature russe qui a le plus frappé les lecteurs français".
    Romain Rolland
    "Publié pour la première fois en 1886, La mort d'Ivan Illitch s'est d'emblée placée parmi les textes majeurs de la littérature. D'emblée aussi tous les lecteurs ont souligné que ce récit prenait, par sa simplicité, sa nudité presque, les aspects d'une parabole. C'est une histoire simple, universelle, d'une grande émotion, mais sobre.
    Le premier abord est presque agaçant. On s'attendrait à plus d'émotion. Puis on avance. On est toujours agacé, mais à la réflexion de quoi ? De la vaine agitation, des intrigues et de veuleries que Tolstoï nous rend palpables. Puis l'intimité s'installe. Et le récit monte, avec toute sa force, sa simplicité, sa douleur... Sa grandeur aussi.
    Un récit qui, à l'instar des bourgeois nivernais rencontrés par Romain Rolland "qui jusque-là ne s'intéressaient guère à l'art et n'avaient rien lu" suscite mille émotions."

  • Nouvelles russes

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    lu par Dominique Blanc; Jean-Claude Carrière

    Quatre univers de la littérature russe magnifiquement et subtilement retranscrits par deux très grands comédiens. Tout en douceur et en sensibilité, Dominique Blanc interprète La Dame de pique et Une âme simple. Avec une voix grave et une présence "terrienne", Jean-Claude Carrière lit Le Nez et Zinotchka.

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