Lynda Dion

  • Grosse

    Lynda Dion

    On dit qu'une image vaut mille mots. Huit dessins émergent du passé de la narratrice pour lui rappeler le drame jamais résolu de son corps tenu à la pointe d'un couteau. Trente ans plus tard, la ronde des régimes n'a rien changé à sa situation de femme aux prises avec l'obsession du corps parfait. Résultat: elle est devenue plus grosse que jamais. L'urgence de ne pas mourir la pousse dans ses derniers retranchements. Le corps est disséqué, dépecé, exposé sans pudeur, avec des mots qui dévoilent une vérité pas toujours belle à regarder. À cause de la honte qui étrangle. L'enfance, l'adolescence, le début de l'âge adulte. Les premières expériences sexuelles. Elle revisite son passé sans jamais détourner les yeux. Affronte le miroir déformant du regard des autres pour se donner le droit d'exister. Dans un duel ultime avec la mort.

    Lynda Dion écrit des livres sans pudeur dans lesquels elle aborde des sujets qui poussent au dévoilement. Sa vie est partagée entre l'écriture, l'enseignement et l'étude de l'objet littéraire. En plus de Grosse, elle a fait paraître chez Hamac La Dévorante, La Maîtresse et Monstera deliciosa.

  • Monstera deliciosa

    Lynda Dion

    Lynda Dion a fait une entrée remarquée dans le monde des lettres par la publication de deux romans au rythme très effréné et au « je » très assumé. Avec Monstera deliciosa, elle délaisse la narration à la première personne au profit de la troisième dans un style tout en retenue où chaque mot participe à la dissection d'un couple, d'une erreur de parcours. Si au départ la proposition peut surprendre, le lecteur se rend vite compte que ça marche. Ça marche parce que Lynda Dion ne sait pas faire autrement que d'être entièrement dans une vérité où il n'y a pas de place pour la concession. Et c'est ce qu'on aime de son écriture.
    Lynda Dion a un parcours atypique. Enseignante de français et de création littéraire au secondaire, sa passion pour l'écriture la pousse à fonder Sors de ta bulle !, un concours qui permet à de jeunes écrivains de voir leur première oeuvre littéraire publiée. Depuis quelques années, elle reprend « le temps perdu » en se consacrant à l'écriture de romans. En quatre ans, elle a fait paraître chez Hamac La Dévorante (2011), La Maîtresse (2013) et Monstera deliciosa (2015).

  • «le courage qu'il faut à la Maîtresse pour ne pas pleurer pour ne pas montrer qu'elle a peur rester calme en contrôle de la situation malgré la paralysie intérieure qui la gagne surtout ne rien laisser paraître
    les gestes la réplique tout de suite répondre avec aplomb avant d'être complètement démolie une larve une merde une enseignante dont la réputation fera dire aux élèves celle-là on peut faire ce qu'on veut avec»
    La Maîtresse, qui porte avant tout un regard lucide sur la profession d'enseignante, est aussi l'histoire d'un livre qui refuse de s'écrire. Peut-on tout dire, tout montrer, même le monstre en soi? Mère, enseignante, amante, la narratrice confond les rôles, ne sait plus qui elle est dans ce parcours labyrinthique.
    La Dévorante avait révélé sa voix unique. La Maîtresse la confirme. Il n'y a maintenant plus de doute: Lynda Dion construit une oeuvre littéraire solide.
    À l'adolescence, Lynda Dion achète son premier carnet après avoir lu le Journal d'Anne Frank. À l'université, elle s'inscrit en littérature française et empile les manuscrits pendant des années. Enseignante de français au secondaire, elle fonde le concours littéraire Sors de ta bulle! qui permet aux jeunes lauréats du secondaire de publier une première oeuvre. Elle rêvait d'écrire, mais elle a enseigné. Maintenant, elle fait les deux avec passion.

  • La dévorante

    Lynda Dion

    • Hamac
    • 29 Août 2011

    «j'ai la peau des mains qui fripe qui s'amincit le dedans des cuisses tendre comme du boeuf haché le dos qui coince quand je garde trop longtemps la même position je lis je réfléchis j'écris je médite devant la tête des arbres je ne bouge pas assez j'habite un corps de sédentaire qui n'a pas baisé depuis belle lurette ce qui me semble est pire encore»
    Depuis la mort de sa mère, un an plus tôt, et le départ de sa fille, la narratrice se sent plus seule que jamais. Ni le chambreur avec qui elle partage son quotidien dans l'appartement de la rue de Vimy ni les hommes qui la courtisent sur les sites de rencontres ne parviennent à calmer sa faim. Jusqu'où ira-t-elle pour trouver l'amour et alléger ce coeur qui pèse dangereusement dans la balance ?
    Présenté sous forme de fragments, La Dévorante explore sans pudeur les thèmes du célibat et du rapport au corps. L'écriture de Lynda Dion est à la fois fluide, tranchante et ­viscérale.
    Lynda Dion est née à Québec avec la Révolution tranquille. Elle habite les Cantons-de-l'Est, où elle enseigne le français. Elle a fondé le concours littéraire Sors de ta bulle ! qui, chaque année, permet à de jeunes lauréats du secondaire de publier une première oeuvre. C'est une adepte de Rainer Maria Rilke, à qui elle doit la patience d'écrire. La Dévorante est son premier roman.

  • On les adule, on les exècre : les chats règnent en maître dans le numéro d'automne d'XYZ. La revue de la nouvelle. Piloté par Camille Deslauriers, en collaboration avec Christiane Lahaie, ce numéro donne tantôt la parole au félin (Raphaël Bédard-Chartrand, Suzanne Myre), tantôt lui accorde le statut de subtil passeur (Emmanuelle Cornu, Valérie Provost, Joanie Lemieux, Odile Tremblay). Le chat est proie (Jean Pierre Girard), prédateur (Marie-Pier Poulin) ou encore l'objet de touchantes biographies (Claude La Charité, Lynda Dion). Cette édition est aussi l'occasion d'introduire une nouvelle rubrique, «Revenance» visant à réinvestir, par une nouvelle traduction ou une réécriture, une nouvelle canonique. Hélène Rioux propose ainsi une nouvelle traduction de «Black Cat» d'Edgar Allan Poe. Enfin, lisez la nouvelle de la lauréate du 29e concours de nouvelles : Marie-Pier Lafontaine. «Quarante-huit heures» vous plonge dans le trouble enchâssement de deux possibilités inconciliables et s'inspire, beau hasard, du «chat de Schrdinger», une expérience de pensée en physique quantique.

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