Marie Saint-Dizier

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Salomé, Victor, Mésange et Felipe n'en croient pas leurs yeux : à la sortie de la ville, une montagne de détritus trône au beau milieu de la campagne ! Bidons, boîtes de conserve, papiers, pneus, bouteilles en plastique jonchent le sol. Des rats ont déjà envahi la décharge sauvage ! Les quatre membres de Planète Verte sont bien décidés à réagir et vite... avant que la nature ne se transforme en une vaste poubelle...

  • Comment le sexe est-il déterminé ? Comment se déclenche la puberté ? Quel dialogue l'embryon établit-il avec l'organisme maternel ? Comment le comportement maternel se met-il en place ? Par quels subterfuges le foetus échappe-t-il au système immunitaire de sa mère ? Quelles stratégies les oiseaux et les poissons utilisent-ils pour se reproduire ?
    Ensemble des processus par lesquels les espèces se perpétuent et évoluent en fonction de leur environnement, la reproduction a fait l'objet de nombreuses recherches et s'est enrichie de nouveaux outils d'exploration du vivant qui ont bouleversé nos connaissances des mécanismes et renouvelé les concepts. La façon dont l'embryon puis le foetus intègrent leur environnement, l'influence du métabolisme sur la reproduction, sa régulation centrale, ont été, par exemple, largement revisitées. La maîtrise des cycles sexuels et les biotechnologies de la reproduction ont également bénéficié d'importants progrès, tant chez l'homme pour la contraception et l'assistance médicale à la procréation, que chez les animaux où elles facilitent l'élevage et permettent la sauvegarde d'espèces menacées et de génotypes d'intérêt.
    Plus de cent spécialistes français et étrangers de renom ont contribué à cet ouvrage de référence qui synthétise les connaissances actuelles sur la reproduction et leurs applications chez l'animal et l'homme. Il s'adresse à un large public : étudiants, enseignants, chercheurs, ingénieurs et médecins au sein des universités, écoles agronomiques et vétérinaires, instituts de recherche et entreprises travaillant dans le domaine de la reproduction, et à toute personne souhaitant se familiariser avec les mécanismes passionnants qui sont à l'origine de la vie.

  • Extrait
    Détection du poulinage
    La durée de la gestation chez la jument varie de 320 à 365 jours, avec 90 % des poulinages survenant la nuit. À l’approche du terme, des signes comportementaux et physiologiques (développement mammaire, allongement de la vulve, relâchement des ligaments) indiquent l’imminence de la mise-bas. On observe malgré tout une certaine variabilité individuelle de la durée de la gestation, pouvant être liée à la présence de jumeaux, à la saison de poulinage (gestations plus courtes lorsque le poulinage a lieu entre mai et août, comparées à février-avril), ou au sexe du foetus (gestations plus longues pour un foetus mâle) [11.2].
    La surveillance s’effectue généralement lorsqu’au moins un signe comportemental ou physiologique est observé, et de façon systématique lorsque la jument a dépassé sa date de terme (11 mois après le constat de l’ovulation). La présence de cire à l’extrémité des mamelles est observée dans 95 % des cas entre 6 et 48 heures avant la mise-bas [11.2]. Le suivi individuel quotidien à l’aide de bandelettes mesurant le taux de calcium ou le pH dans le précolostrum permet de programmer la nécessité de veiller la jument la nuit suivante [11.3, 11.4].
    La première phase du poulinage comprend un changement de comportement de la jument : activité locomotrice accentuée, volonté de se coucher et de se rouler (coliques), sudation, relâchement du ligament sacro-sciatique au niveau de la croupe. Néanmoins, cette phase (d’une durée d’une heure environ) est réversible : la mise-bas peut en définitive n’intervenir que quelques jours plus tard. Ensuite, la seconde phase, de la rupture de la première poche des eaux à l’expulsion totale du poulain, dure moins d’une demi-heure, ce qui est très court par rapport à d’autres espèces. Les dystocies (anomalies de position, de présentation du poulain ou anomalies d’origine maternelle) représentent 1 à 4 % des poulinages [11.5]. La mortalité des poulains de 0 à 3 mois s’élève à 12 %, et dans 14 % des cas, cette mortalité est liée aux conditions de naissance [11.3].
    La surveillance des juments est donc indispensable et, dans certains cas, seule l’intervention humaine immédiate permet de sauver le poulain ou d’avertir à temps le vétérinaire.
    Des outils de surveillance sont disponibles et sont particulièrement utilisés lorsque la jumenterie devient importante (plus de 10 juments). Ils sont aussi prisés des éleveurs amateurs qui ne disposent pas de main-d’oeuvre pour exercer la surveillance. Le choix du type de matériel est fonction du nombre de juments à surveiller. Plusieurs outils peuvent également être associés.



empty