Martin Winckler

  • «Le Centre hospitalier holistique de Tourmens est un hôpital public. On y reçoit et on y soigne tout le monde, sans discrimination et avec bienveillance. Mais les préjugés envers son approche féministe et inclusive des soins et de l'enseignement sont tenaces.
    Depuis sa création, en 2024, les hommes qui s'enrôlent à l'École des soignantes du CHHT n'ont jamais été nombreux : l'année où j'ai commencé ma formation, j'étais l'un des rares inscrits. J'espère que nous ne serons pas les derniers.
    Je m'appelle Hannah Mitzvah. Aujourd'hui, 12 janvier 2039, je commence ma résidence. L'officiante de l'unité à laquelle je suis affecté se nomme Jean ("Djinn") Atwood. C'est une figure légendaire de la santé des femmes.
    Je me demande ce qu'elle fait chez les folles.»

  • «Je m'appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m'oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de «Médecine de La Femme», dirigée par un barbu mal dégrossi qui n'est même pas gynécologue, mais généraliste! S'il s'imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu'est-ce qu'il croit? Qu'il va m'enseigner mon métier? J'ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas - et je ne veux pas - perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu'elles pourraient m'apprendre.»

  • La pilule peut-elle rendre stérile ?
    Comment soigne-t-on l'endométriose ?
    Quels types de soins est-on en droit de refuser...
    De la puberté à la ménopause, Martin Winckler répond à toutes les questions que se posent les femmes.
    Il aborde tous les sujets, sans tabou, des cystites aux maladies mentales, des vaccins aux violences obstétricales. Les explications sont détaillées et claires, accompagnées de conseils, pour comprendre ce qu'il se passe dans notre corps et savoir réagir face aux médecins.
    Ce livre s'adresse à toutes les femmes, quel que soit leur âge, leur orientation sexuelle, leur désir ou non de maternité. Et à celles et ceux qui les accompagnent et les soignent.
    Médecin généraliste dans un centre de planification et d'IVG pendant 25 ans, Martin Winckler a consacré sa vie à la santé des femmes. Chaque mois, il continue de recevoir des centaines de questions qui lui ont donné l'envie d'écrire ce livre. Ses romans (La Maladie de Sachs ; Le Choeur des femmes ; L'École des soignantes) comme ses essais (Les Brutes en blanc) ont été d'immenses succès critiques et publics. Son oeuvre est traduite dans une dizaine de langues.

  • La maladie de Sachs

    Martin Winckler

    Dans la salle d'attente du docteur Bruno Sachs, les patients souffrent en silence. Dans le cabinet du docteur Sachs, les plaintes se dévident, les douleurs se répandent. Sur des feuilles et des cahiers, Bruno Sachs déverse le trop-plaint de ceux qu'il soigne. Mais qui soigne la maladie de Sachs?

  • Tilliers, petite ville de France, à la fin des années soixante.Dans la famille Farkas, Claire (la mère) soutient et transmet, Luciane (la fille) se révolte et s'émancipe ; Abraham (le père) écoute et soigne ; Franz (le fils) observe et (s') écrit.Ensemble et séparément, ils vivent et racontent les séquelles de la guerre d'Algérie et les conséquences de mai 68 ; la cause des femmes et les silences des hommes ; l'acné juvénile et les cicatrices du colonialisme ; les mélodies des Beatles et les maladies d'amour.

  • Abraham et fils

    Martin Winckler

    Printemps 1963. Sur la Grand-Place de Tilliers-en-Beauce, une Dauphine jaune se gare à l'ombre du monument aux morts. Ses passagers reviennent de loin. Abraham est médecin et il cherche du travail. Son fils Franz n'a pas dix ans et aucun souvenir de leur vie passée. Bientôt, ils emménagent dans une maison trop grande pour eux. Ensemble et séparément, ils vont découvrir la France du Général, de la télévision d'État, du Canard Enchaîné, des commémorations et des secrets empoussiérés.

  • Beaucoup d'écrivantes - et vous en faites partie - rencontrent, au cours de leurs projets, obstacles et chausse-trapes. Ces deux ateliers ont pour but de vous aider à les contourner ou à les franchir plus vite que si vous deviez le faire seule.
    Dans l''atelier de poche', je propose une dizaine d'exercices d'écriture accompagnés de suggestions, précisions et conseils, réflexions et titres d'ouvrages qui vous aideront à 'construire le labyrinthe' - une nouvelle, une autofiction, un roman - que vous désirez écrire.
    Dans l''atelier en solo', je partage des textes courts : contes, nouvelles, projets ou amorces de livres écrits ou en écriture. J'espère que vous trouverez dans ces deux ateliers de quoi concevoir et fabriquer vos propres outils et vos propres textes.

  • Un médecin, ça n'a pas toujours été médecin. Il a bien fallu qu'il le devienne. Bruno Sachs, le personnage déjà rencontré dans La Vacation (1989) et La Maladie de Sachs (1998), n'échappe pas à la règle. S'il est devenu le médecin qu'il est devenu, c'est grâce, malgré ou à cause des longues années de formation qu'il a passées à la faculté de médecine de Tourmens, dans les années soixante-dix. Raconter ces sept années de faculté, c'était montrer que devenir médecin c'est vivre plusieurs romans à la fois : un roman de... formation médicale, bien sûr ; mais aussi un roman d'amour ; un roman qui parle de pouvoir et de politique ; un roman sur l'amitié ; un roman où l'on vit, où l'on se bat et ou l'on meurt - bref, un roman d'aventures.

  • Ça se déroulait toujours de la même manière. Une voix appelait sur mon cellulaire, tard le soir ou tôt le matin. Elle demandait à me rencontrer en tête-à-tête. Et donnait la phrase rituelle : En souvenir d'André. Je me rendais à l'adresse indiquée et là, je rencontrais un homme, parfois seul, parfois avec une autre personne, de son âge ou plus jeune. On ne faisait pas de présentations. Ils connaissaient mon nom, ils m'avaient donné leur prénom. Lorsque le malade souffrait trop, l'autre personne était là pour m'expliquer. Je l'arrêtais très vite. Je vais d'abord m'occuper de la douleur.

  • La vacation

    Martin Winckler

    Gestes à accomplir. Bruits de machine. Doigts caoutchoutés. Et ces femmes qui viennent vers le médecin Bruno Sachs, angoissées, confiantes, meurtries... Bruno Sachs accomplit une fois par semaine à l'hôpital une vacation, c'est-à-dire qu'il pratique des avortements dans le cadre de la loi sur l'interruption de grossesse. Comment faire coïncider la banalité du geste et la blessure qu'il inflige à la chair mais aussi à l'imaginaire? Comment supporter ce double poids et que peut-on en faire? Un livre, par exemple. Dans une clandestinité choisie et durant toute une journée, qui sera comme un contrepoint à sa journée de vacation, Bruno Sachs recompose ces instants de vie, de mort ; il raconte, il décrit, il énumère, il rêve, il lui arrive aussi de jouer avec les mots par défi, par plaisir, on pense à Perec bien sûr, à Queneau...

  • Plumes d'Ange

    Martin Winckler

    «Ange m'a beaucoup parlé, et j'ai cru qu'il était naturel pour un père de parler à son enfant avant de comprendre que ça ne l'était pas pour tout le monde... L'attention qu'il me portait m'a gratifié ; sa parole m'a protégé et m'a aidé à grandir ; son amour m'a rendu fort. C'était un parent - et un soignant - exemplaire. Je sais que l'écriture me vient de lui : s'il ne m'en a pas transmis le gène (je ne crois pas plus au gène de l'écriture qu'au gène de la médecine ou à celui du crime...), il l'a, je ne sais comment, mise en oeuvre. Mais écrire, c'est se constituer en secret. Un jour, bien après la mort d'Ange, j'ai découvert dans l'écriture autre chose que ce que je croyais y mettre.»

  • On attend d'un médecin qu'il écoute, rassure, explique et s'efforce de « Guérir parfois. Soulager souvent. Consoler toujours ». On attend d'un médecin qu'il soigne.En France, la réalité est autre : de la violence verbale aux jugements de valeurs, de la discrimination au refus de prescription, des épisiotomies arbitraires à la chimiothérapie imposée, bon nombre de médecins brutalisent les patients, à commencer par les femmes.Ces brutes en blanc trahissent la déontologie et enfreignent les lois.Ce n'est pas un hasard : la caste hospitalière, profondément sexiste, ne se consacre pas aux soins, mais à ses luttes de pouvoir ; dans les facultés, la formation éthique et psychologique est absente, le savoir sous la coupe de mandarins aux valeurs archaïques et l'esprit scientifique parasité par les industriels. Comment s'étonner, alors, que tant de médecins se comportent en aristocrates hautains, et non en professionnels au service du public ?Le temps est venu de dire non à cette maltraitance d'un autre âge.La santé des citoyens vaut bien une révolte. Ou une révolution.

  • Martin Winckler raconte avec humour et tendresse les nourritures qui, après avoir bercé son enfance algérienne, rythment sa trépidante vie familiale, les dîners et casse-croûte marqués par sa passion pour les séries télévisées d'outre-Atlantique et les saveurs de l'Amérique de son adolescence.

  • Legendes

    Martin Winckler

    Les fictions qui nous accompagnent, qui nous aident à grandir et nous ouvrent sur le monde, ne sont pas seulement les livres que nous avons lus, les films que nous avons vus, ou, plus généralement, les histoires qui nous ont été racontées. Pour ne pas se dissoudre dans l'écoulement du temps, chaque homme, chaque femme, élabore également ses fictions personnelles à mensonges, fantasmes, faux-semblants, espoirs insensés, conquêtes irrésistibles, vengeances et crimes parfaits. Mais la mémoire est un monde sous-marin : aussi vivant que le corail, l'imaginaire y recouvre lentement l'épave de chaque événement, réel ou rêvé, vécu ou inventé ; peu à peu, le souvenir des fictions se mêle indissolublement à la fiction des souvenirs.



  • Martin Winckler s'en explique dans le préambule : dès l'adolescence, il est un lecteur passionné de science-fiction et de nouvelles. Et l'année qu'il passe aux USA juste après son bac l'ancre encore plus dans cette idée : la nouvelle, c'est l'atelier de l'écrivain.


    « Les nouvelles y sont indispensables à l'écrivain de fiction, tout comme les formes courtes pour le compositeur, et les petits formats pour le peintre. Ne pas en écrire (et ne pas en lire) n'est pas seulement une faute de goût, c'est quasiment une faute professionnelle... » nous prévient-il.


    C'est ce plaisir, y compris dans sa dimension virtuose, qu'on ressent chez Winckler nouvelliste. La même complexité, le même regard, la même force à se saisir de son prochain par le corps et l'âme, que dans ses romans - qu'on repense à l'âpre « Vacation » des débuts, ou à cette magnifique épopée du médecin généraliste qu'est « La maladie de Sachs ».


    Pour Martin Winckler, l'écriture de la nouvelle c'est se jeter dans un genre, ceux qui vous secouent ou vous attirent le plus en tant que lecteur, la science-fiction, les vieux Conan Doyle. Mais c'est une manière aussi d'ouvrir les pans secrets de la biographie : « Les recettes d'Auschwitz » sont explicitement dédiées à une tante qui y a disparu, et avec « Le cahier de transmissions » qui donne son titre au livre, on retrouve en transparence le portrait du père, le secret des livres, des premières écritures, et de la bibliothèque.


    Maintenant, y a-t-il un Winckler médecin et romancier, et un Winckler nouvelliste qui prend distance ? Les cinq récits présentés ici sont liés en profondeur à la veine la plus centrale de son engagement. L'euthanasie : alors imaginons qu'Holmes demande à Watson de lui donner la mort. L'avortement : et si on reprenait le thème du Petit Poucet, l'enfant volontairement perdu, mais dans les rudes labyrinthes urbains du présent. La médecine et la vie : résonnera longtemps, pour celui qui l'a accompli, la vie qu'on suspend au bout d'un coma, quand c'est au proche qu'on demande de « débrancher ».


    En même temps que paraît aux éditions POL, ce mois d'octobre 2012, « En souvenir d'André », l'invitation de Martin Winckler à visiter son atelier d'écrivain, médecin, raconteur.


    FB

  • "- Maman, il vaut mieux que tu fermes la ceinture de ta robe de chambre car là où nous allons il fait un peu froid. - Où va-t-on ? - Dans ma forteresse de solitude au Pôle Nord ! dit Paul. Et déplaçant une brique de bois, il s'avance suivi par ses parents, dans la neige, la glace et le blizzard. Wooossshhhh !"
    Émouvants ou drôles, ces contes inédits, écrits par Martin Winckler pour ses enfants, mêlent un univers féerique et poétique à un quotidien familier dans lequel les enfants se reconnaîtront.

  • Revenu à Tourmens après avoir connu le succès à Hollywood, Jack Cutter, jeune et brillant scénariste, est contacté par un producteur de télévision : La Trilogie Twain, série romanesque et télévisée à succès dont Un pour deux et L'Un ou l'Autre constituaient les deux premières saisons, est en panne. Les extraordinaires aventures de René et Renée, les jumeaux parfaits, ont été interrompues par l'explosion du Centre multimédiatique Michel-Houellebecq. Les deux héros ont-ils survécu à la catastrophe ? Qu'est-il advenu de leurs adversaires : le fourbe maire Esterhazy, la venimeuse Anastacia Volkanova et la diabolique Bénédicte/Bunny, P-DG de WOPharma ? 
    Le public de La Trilogie Twain attend impatiemment la troisième et dernière saison de sa série culte. Mais son auteur, le mystérieux Raphaël Marker, reclus et invisible, ne parvient pas à l'écrire. Jack Cutter doit relever un triple défi : convaincre le scénariste de terminer son oeuvre, raconter avec lui l'affrontement final entre René/e et l'abominable Bunny et, pour couronner le tout, élucider le « mystère Marker ».

  • Charly Lhombre, médecin légiste en congé sabbatique, arrive au Québec pour occuper un poste à l'université de Montréal. Alors qu'il pensait vivre une année d'étude tranquille dans le monde policé des professeurs d'université, les choses prennent une tournure particulière à la suite d'événements violents, échos d'un sombre passé. Conflits de pouvoir, réapparition d'anciens secrets que certains avaient cru pouvoir enterrer, et agression de plusieurs SDF sans défense. Ces histoires ont-elles un rapport et sont-elles liées au meurtre non élucidé de la belle Kathleen Cheechoo, épouse du fondateur du centre de Recherches pour lequel travaille Charly ?
    La complicité de la surprenante Réjane Lalumière, collègue - et plus encore - de Charly, ainsi qu'une initiation à la culture des Indiens Cris ne seront pas de trop pour aider ce dernier à élucider le triple mystère.

  •                 Comme tant de grandes villes françaises, Tourmens peut s'enorgueillir de sa magnifique cathédrale médiévale, de sa rivière pittoresque, de ses quartiers difficiles, de son hôpital public sinistré et... de son maire tout-puissant, Francis Esterhazy. Ancien policier, nouveau riche et futur député, le maire de Tourmens braque sur ses administrés une batterie de caméras vidéo et... attire sur lui l'attention des paparazzi depuis qu'il a épousé Clara Massima, l'ancien mannequin vedette. Alors que plusieurs top models viennent de mettre mystérieusement fin à leur carrière, Clara Massima, qui se sent menacée, fait appel à « Twain Peeks », petite agence assurant la protection de célébrités et autres people. 
    L'un taciturne et réservé, l'autre extravertie et séduisante, Renée et René Twain, les jumeaux propriétaires de l'agence, ne se doutent pas que l'affaire Massima, en apparence très simple, va les mêler à plusieurs assassinats, leur révéler un sinistre complot médico-chirurgical et menacer l'incroyable secret qui les lie, tous deux, depuis leur naissance...Roman choral, dont la forme évoque Manhattan Transfer de Dos Passos et Tous à Zanzibar de John Brunner, Un pour deux - premier opus de la trilogie Twain - est non seulement un hommage chaleureux aux séries télé et aux comédies policières, mais aussi une réflexion personnelle sur l'amour fraternel, la différence des sexes et les mystères de l'identité.

  • - L'Un ou l'Autre... Qu'est-ce que c'est ? 
    - Vous n'avez pas entendu parler de la Trilogie Twain ? 
    - Euh, non... 
    Les jolis yeux de la libraire pétillent. 
    - C'est une série policière à l'américaine. René et Renée Twain, des jumeaux un peu... spéciaux, vivent à Tourmens, une ville complètement fliquée par un maire mégalomane, Francis Esterhazy. Pendant la première saison, Un pour deux, ils déjouent un complot abominable. Au début de la deuxième, l'horrible Esterhazy leur demande d'enquêter pour lui. Et comme il connaît leur secret... Non, je ne vais pas vous le révéler, ça serait un crime... Il faut que vous regardiez ! 
    - Dites-moi, j'ignorais que vous vendiez des séries télévisées... 
    - Seulement quand ce sont de bons romans, répond la libraire avec un sourire charmant.Après Un pour deux¸ ce deuxième volet de la Trilogie Twain (qui se conclura avec Deux pour tous, à paraître dans quelques semaines) se joue des codes de la narration pour raconter les aventures d'un frère et d'une soeur hors du commun, en quête de leurs origines et du plus vieux rêve de l'humanité.

  • Médecin, écrivain, spécialiste des séries télévisées, il n'en fallait pas plus pour que Martin Winckler, le romancier de La Maladie de Sachs, se penche sur le cas du Dr House qui, à l'étonnement ou à l'effarement de téléspectateurs scotchés à leurs petits écrans durant huit saisons, a pratiqué au service (selon le jargon du métier) des « moutons à cinq pattes », chez les patients au diagnostic difficile. Mal rasé, boîteux, cynique, inspiré et désemparant, ce personnage est livré à l'examen analytique, éthique et spirituel du Dr Winckler qui, tout écrivain qu'il est, envisage et situe son sujet d'étude dans la lignée des héros (un Sherlock Holmes, par exemple) que la fiction offre à nos passions de lecteurs.

  • Histoires en l'air

    Martin Winckler

    «Deux fois par mois, pendant deux ans, j'ai écrit des textes courts - nouvelles, contes, saynètes, récits, chansons - ou esquissé sur quelques pages le synopsis de romans, de films, de séries télévisées, de comédies musicales qui ne verront peut-être jamais le jour. Deux fois par mois, pendant deux ans, j'ai lu à haute voix ces fictions, ces récits, ces projets en germe aux auditeurs d'arteradio.com. La plupart de ces rêves éveillés resteront, vraisemblablement, des histoires en l'air... mais j'avais envie de les partager, de les murmurer sur le vent d'une webradio, dans un espace de parole où tout est possible. Puis de les rassembler dans un livre.»

  • À quoi sert la douleur ? Pourquoi notre corps nous fait-il mal - parfois sans raison intelligible ? Pourquoi peut-il être si difficile de faire entendre qu'on souffre ? Sans toujours parvenir à être soulagé.
    Ces questions, tout le monde se les pose. Mais aujourd'hui, en France, il
    n'est pas toujours possible d'y trouver réponse.
    La douleur est un domaine immense et complexe : ses mécanismes varient selon qu'il s'agit d'une douleur utile, passagère, ou chronique et invalidante. Il en va de même pour ses nombreux traitements (médicamenteux et autres) : il est parfois difficile de distinguer leurs effets, leurs limites, et les mythes qui les entourent. Enfin, la douleur est intime et propre à chaque individu. D'où l'importance de faire le point sur la douleur, ses fonctions, ses remèdes, mais aussi sur ce qu'on n'aborde jamais ou presque : les préjugés, les inégalités, les insuffisances, les brutalités.
    Rédigé par deux médecins formés à l'écoute des patient·e·s, ce livre plaide pour une prise en compte de la douleur dans toutes ses dimensions : physique, psychique, sociale, familiale et intime. Il a été écrit pour les personnes qui souffrent, celles qui les entourent et celles qui les soignent - car comprendre la douleur est le premier pas pour s'en libérer.

  • Été 2015. L'histoire d'une jeune Américaine, Rebecca Townsend, dix-sept ans, fait le tour du monde via le Web, puis la presse. À la suite de son décès accidentel, un incroyable mouvement de don et de solidarité voit le jour. Novembre 2015. Gaëlle rencontre Julien, qui semble bien pâle. Assis à la même table, ils se font rire, se sourient. Pourquoi sont-ils là ? Quel terrible événement a bouleversé leur existence ? Janvier 2051. Rachel, soixante-dix ans, donne son sang pour la dernière fois. Elle passe le flambeau à sa petite-nièce. Mais elle ne lui transmet pas seulement le désir de donner un peu d'elle-même ; avec ces années au centre de transfusion, ce sont aussi des dizaines d'histoires qu'elle confie à la jeune femme.

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