Maurice Attia

  • Le rouge et le brun Nouv.

    Le rouge et le brun

    Maurice Attia

    • Jigal
    • 22 Septembre 2021

    Quand un policier retraité découvre un corps flottant dans un vieux lavoir, sa dépendance à l'action et l'adrénaline refait soudainement surface...
    1978. Pour échapper à la routine, Paco Martinez, ancien flic, désormais chroniqueur judiciaire et critique de cinéma au Provençal, parvient à convaincre sa rédaction de l'envoyer à Rome pour couvrir l'enlèvement d'Aldo Moro par les Brigades rouges. Tout en rédigeant des articles sur cette tragédie politique, il y rencontre Léa Trotski, journaliste politique à la Repubblica, qui va être victime d'un étrange accident de la circulation. Autre drame sur lequel il va devoir enquêter. Simultanément, Irène, sa flamboyante compagne, va enquêter sur l'histoire de son père, après avoir découvert dans le grenier familial orléanais un manuscrit, rédigé par lui. Il y narre un épisode oublié de 1899, le siège du grand Occident de France, dirigé par Jules Guérin, patron de l'Antijuif, hebdomadaire vendu à 200 000 exemplaires, et accusé de sédition. Dans un chassé-croisé à distance, scandé par les commentaires d'Aldo Moro durant sa captivité et ceux d'Irène sur son père, l'auteur propose une réflexion sur les violences des extrêmes et la résurgence d'idéologies nauséabondes.
    Plongez dans un filet d'enquêtes politiques et personnelles poignantes qui vous guideront dans ce roman à l'atmosphère noire et tragique.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    "Un formidable roman, un polar historique comme on en rencontre trop peu." -L'atelier de Litote, Amazon"Une trame faite d'événements réels captivante" -Cassiopée, Amazon
    "C'est un roman addictif, que l'on ne lâche pas facilement." -bibliothèquedebracieux, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après La Blanche Caraïbe, Maurice Attia nous revient ici avec Le Rouge et le Brun, un étrange roman très engagé dans lequel nous retrouvons avec plaisir les aventures de Paco et d'Irène dans un tout autre univers. Paco, toujours journaliste, part en Italie pour un reportage sur les traces d'Aldo Moro et nous fait revivre avec beaucoup de recul et de lucidité ses derniers instants... Irène, elle, traque les souvenirs d'une autre période douloureuse, à Paris cette fois. Entre Irène et Paco, s'engage alors une sorte de duel dramatique en lien avec ces deux tragédies. 

  • Décembre 1967, la France est en surchauffe, la jeunesse gronde, Mai 68 n'est plus très loin. A Marseille, sur fond de guerre entre mafias, l'assassinat d'un militant gauchiste et la disparition d'une liste de noms peuvent laisser penser que le service d'Action civique prépare un coup.

  • La blanche Caraïbe

    Maurice Attia

    • Jigal
    • 15 Novembre 2017

    Une enquête qui mêle meurtre, trafic de drogue et corruption au coeur des paradisiaques Caraïbes...
    En 76, Paco a renoncé à sa carrière de flic, il est devenu chroniqueur judiciaire et critique cinéma au journal Le Provençal. Irène, elle, poursuit avec succès son activité de modiste. C'est un coup de fil de son ex-coéquipier qui va bousculer cette vie tranquille. Un véritable appel au secours que Paco ne peut ignorer. En effet, huit ans auparavant, après leur avoir sauvé la vie, Khoupi avait dû fuir précipitamment aux Antilles avec sa compagne Eva... Aujourd'hui, il a sombré dans l'alcool et semble au coeur d'une sale affaire mêlant univers néocolonial, corruption, magouilles immobilières et trafics en tous genres. Tous les ingrédients sont là : notables assassinés, meurtres inexpliqués, hommes de l'ombre, réseaux, femmes ambitieuses... Le tout à grand renfort de rhum, de drogue, de sexe et de quelques sorcelleries... Alors qu'une éruption volcanique gronde et menace de purifier l'île aux abois, Paco et Irène réussiront-ils à tirer Khoupi de cet enfer ?
    Un polar noir et incisif sous le soleil des tropiques !
    EXTRAIT
    En réalité, tout le monde trafiquait à des degrés divers. Les insulaires avaient développé une vraie économie parallèle. À commencer par le rhum. Insidieusement Eva nous avait entraînés à multiplier les transgressions. « Comme tout le monde », disait-elle en riant. Nous achetions le rhum à la citerne. Comme tout le monde et au « noir », sans mauvais jeu de mots. Par jerricanes de vingt litres. Quatre fois moins cher qu'en bouteille au lolo* du coin. Notre premier achat en contrebande avait été l'occasion de visiter la distillerie en compagnie de Danièle. Un voyage dans le temps. Le XIXe siècle industriel. Toutes les machines étaient d'origine. La balance à canne était le clou du spectacle: une plateforme métallique sur laquelle montaient les boeufs et la charrette chargée de canne, la pesée, puis la décharge, une nouvelle pesée à vide, une soustraction et le tour était joué.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Avec La blanche Caraïbe, aux éditions Jigal, Maurice Attia signe son grand retour dans le petit monde du polar pour notre plus grand plaisir. Il nous enchante avec le début de cette nouvelle trilogie. A lire cet été, avec un mojito bien frais. - Dan Actu
    Mensonges, trahisons, blanchiment d'argent, tout y passe. L'intrigue savamment orchestrée va être soutenue, complexe... Un véritable puzzle, multipliant les entrées et les fausses pistes... Une histoire sombre, dure, sur une île bouleversée, loin de la France... - Un Polar
    Beau, cruel et désenchanté à la fois. Un polar incisif, instructif, sombre dont on se réjouit que Maurice Attia ait prévu de lui donner une suite. Jack is Back Again
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Maurice Attia est né en 1949 à Alger dans la Casbah où son père est alors cordonnier. Il va à l'école primaire dans le quartier essentiellement européen de Bab El-Oued. L'enfant joue au foot dans les ruelles quand ont lieu les fusillades avec l'armée française en mars 1962. Sa famille, comme tant d'autres à ce moment-là, décide de s'exiler à Marseille. L'adolescent grandit dans cette ville d'accueil, y fait des études de médecine, devient psychiatre et plus tard psychanalyste. Maurice Attia est l'auteur de plusieurs romans noirs dont une trilogie - Alger la Noire, Pointe Rouge et Paris Blues - parus chez Actes Sud qui relate les aventures policières et politiques de Paco Martinez entre 1962 et 1970.

  • Le lecteur trouvera dans cet ouvrage un fidèle reflet de ce qui se passe dans une thérapie familiale. Six récits cliniques, six récits systémiques, en miroir. Des histoires de familles, des drames, où l'adolescent joue les héros morbides, s'offre, pour signifier à son groupe d'origine que ça ne tourne pas rond, parce que ça tourne en rond, oblige sa famille, parfois en payant le prix fort, à venir s'exposer, se soigner. L'auteur a choisi de prendre le lecteur à témoin de ces drames en séance, pour tenter de lui faire toucher du doigt et de l'oeil ce qui se joue entre thérapeutes et familles. Mais, justement, parfois, pour que cela parle, surtout quand il s'agit de suicide, de violence, d'inceste, de délire, d'abandon, de toxicomanie et d'anorexie, il faut laisser parler les protagonistes plutôt que de les expliciter, laisser parler l'émotion, plutôt que de la commenter. Ceci nécessitait un style limpide, des dialogues authentiques qu'on pourrait croire théâtraux, des séances qu'on pourrait croire fictions et le moins possible de connotations théoriques. Cet ouvrage est destiné à tous ceux qui se préoccupent d'atténuer la souffrance infanto-juvénile, mais aussi à tous ceux qui se demandent comment se vivent des séances de thérapie familiale.

  • Alger, fin janvier 1962. Sur l'une des plages de la ville, on retrouve les cadavres nus de deux jeunes gens enlacés. Elle est européenne, lui arabe. Il est émasculé et son dos arbore, gravées au couteau, les trois lettres « OAS ». Exécution presque ordinaire au titre du nettoyage ethnique, comme on pourrait le penser en ces temps plus que troublés ? Ou bien l'assassinat de Mouloud et d'Estelle cache-t-il autre chose ? S'échappant de la terne routine de son commissariat de Bab El Oued, l'inspecteur Paco Martinez mène l'enquête flanqué de l'irascible Choukroun, le vieux flic juif qui lui sert de mentor. Rythmées par les plasticages et les règlements de compte, qui ne cessent d'empoisonner un peu plus une atmosphère déjà irrespirable, leurs investigations les conduiront dans les coulisses et les arrières cours bien peu reluisantes de la grande ville, entre passions politiques, affairisme, banditisme, moeurs dissolues et violence omniprésente. Oui, décidément, Alger la blanche pourrait tout aussi bien s'appeler Alger la noire... Trois ans après avoir mis un point final à ses Carnets d'Orient, Jacques Ferrandez renoue avec sa passion pour Alger à l'orée des sixties, dans un grand polar bien sombre inspiré du roman de Maurice Attia.

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