Michèle Lessard

  • Une amitié explosive met en scène deux personnages rigolos, Pyro, un jeune dragon peu débrouillard, et Glucosine, une rondelette apprentie sorcière qui préfère les bonbons à l'apprentissage de son métier. Pyro est un petit dragon qui manque d'assurance et qui compte sur son amie pour lui venir en aide. Mais Glucosine, une mini sorcière inexpérimentée, est encore bien jeune pour jouer ce rôle. En dépit de son tempérament décidé, elle n'a pas les qualités nécessaires pour faire quoi que ce soit avec justesse. 

  • Que VLB adore fréquenter les habitués des sommets, la preuve en est établie. Nietzsche faisait antichambre en attendant son tour. Laurent Laplante nous livre ses commentaires de lecture sur ce « non-livre » de près de 1400 pages dans lequel VLB déploie une liberté créatrice quasi-totale, fusionnant fiction et réalité, abolissant l'autobiographie connue pour retoucher le récit de son parcours et usant d'un humour qui ne doit rien à Zarathoustra. Le dossier de cette édition porte sur les romans et les essais témoignant des grands conflits de l'Histoire, de la Première Guerre mondiale à la guerre au terrorisme et au djihadisme, en passant par le nazisme. Ailleurs dans la revue, la chronique consacrée aux écrivains franco-canadiens dresse le portrait du franco-manitobain J.R. Léveillé, auteur d'une trentaine d'oeuvres diversifiées et exigeantes, et Diane Vincent nous parle de Dante, son écrivain jamais lu.

  • À la une du numéro d'hiver de la revue Nuit blanche, retrouvez Dominique Fortier, autrice et traductrice dont les écrits, maintes fois primés, naviguent entre le roman et l'essai. Michèle Bernard l'a rencontrée. Découvrez ensuite la réédition du Canadien français et son double (2018 [1972]) de Jean Bouthillette, un essai dépeignant l'aliénation d'un peuple vers sa reconquête, la vie littéraire de l'auteure prolifique et éclectique Aline Apostolska et deux récentes parutions du Cheval d'août : Créatures du hasard de Lula Carballo et Les fins heureuses de Simon Brousseau, toutes deux imprégnées d'une poétique du prosaïsme. Puis, Gérald Baril retrace les critiques adressées au marxisme pour mettre au jour la dimension écologiste du programme émancipateur élaboré par Marx. Enfin, retrouvez plusieurs critiques d'ouvrages récemment parus, un article sur Le dernier chalet d'Yvon Rivard par Jean-Paul Beaumier, ainsi que « Pourquoi a-t-on décerné le prix Nobel à Bob Dylan ? » par Yves Laberge.

  • Fridolin, l'homme de paille

    Dans un grand potager, Fridolin vient d'élire domicile. Il n'a pas choisi de vivre ici, c'est monsieur Pigeon, le jardinier, qui lui a imposé ce lieu de résidence. Fridolin a reçu la mission de faire peur aux oiseaux. Monsieur Pigeon l'a fabriqué avec le manche à balai de sa femme, du foin, du fil de fer et de vieux vêtements. Mais malheureusement, l'homme ne lui a fait qu'une jambe. Comment pourra-t-il courir après les corneilles ? Planté au bout de son champ, Fridolin s'ennuie et subit les chauds rayons du soleil, puis la tempête le malmène et lui arrache la moitié de ses habits. Monsieur Pigeon doit absolument le réparer, mais cette fois, il écoute et lui façonne deux pattes solides. Et pour que l'épouvantail ne trouve le temps trop long, il lui donne une gentille compagne.



    Rutina, l'ânesse

    Tous les jours, le jeune Diego aide son père à travailler dans les montagnes du Mexique. C'est lui qui est responsable de charger Rutina de feuilles de maïs séchées et de la suivre sur le sentier rempli de cactus. Mais Diego traîne en chemin et laisse la petite ânesse continuer sa route jusque chez le señor Domingez qui fait le commerce du maïs. La journée terminée, Diego attache Rutina au milieu d'un champ. Rien à manger, rien à boire, la pauvre bête subit les chauds rayons du soleil et pleure pour qu'on lui apporte un peu d'eau. Son nouvel ami, Anatolo, imagine pour elle un pré où le vent frais fait danser les fleurs entremêlées à l'herbe verte et tendre. Au lieu de se plaindre de ce qui ne va pas, Anatolo enseigne à Rutina comment rêver et réinventer sa vie.

  • LES PETITS SOULIERS ROSES

    Tous les matins, une petite indigène, prénommée Tomassa, quitte ses montagnes pour vendre des poupées au marché de la ville. Du matin jusqu'au soir, la fillette insiste auprès des touristes qui l'ignorent tant ils ont peur d'être volés. Tomassa refuse également qu'on la prenne en photo, ce qui équivaudrait à prendre son âme. La fillette ne récolte que l'insuccès, lorsqu'une grand-mère québécoise lui achète ses poupées. Par le biais de ses petits personnages, Tomassa aura une amie au pays du grand froid.

    Quelques mots simples en espagnol sont utilisés dans ce conte mexicain.





    LA CHATTE DE JEANNE

    Grand-mère Jeanne possède une magnifique chatte siamoise qui ne sort jamais. Assise sur le bord de la fenêtre, elle se contente de regarder jouer les autres chats durant qu'elle fait sa toilette. Puis un jour, après que ses compagnons lui eurent chanté la sérénade, elle décide de se joindre à eux. Les quatre chats marchent jusqu'à la glissade du voisin. Mais la petite chatte a froid, grelotte et gèle sur place. Un de ses camarades l'aide à glisser en la poussant. Malheur, la chatte aussi raide qu'une barre s'assomme et git inerte sur la glace. Vite, les amis vont avertir grand-mère qui ramène sa chatte au bercail et la dorlote. Les autres chats auront-ils droit à une récompense ?

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