Michel Lacroix

  • D´où vient cette impulsion qui nous pousse à vouloir nous réaliser ? En quoi consiste ce potentiel que nous sommes censés développer ? Sommes-nous tous porteurs de ce potentiel ? Cette volonté de se réaliser ne nous enferme-t-elle pas dans un souci de soi purement égoïste ? Pour l´auteur, il est important de pouvoir répondre à ces questions car la réalisation de soi, loin d´être une simple mode, est un moteur de changement de notre société au même titre que la Révolution ou la notion de Progrès autrefois. C´est donc la qualité de notre avenir qui est ici en jeu.0300La réalisation de soi est l'une des grandes idées-forces de notre temps. Mais, pour se ressourcer, il n'y a pas que le bouddhisme, le zen ou le yoga. Michel Lacroix, écrivain et philosophe, nous invite ici à revisiter les penseurs occidentaux comme support de notre « coaching personnel ». À quel processus obéit la réalisation de soi ? D'où vient cette impulsion qui nous pousse à vouloir nous réaliser ? En quoi consiste ce potentiel que nous sommes censés développer ? L'auteur suit l'individu dans l'aventure de sa réalisation personnelle, un chemin à parcourir où il rencontrera une série de bifurcations (impliquant des choix) et une série de pièges. Loin des méthodes ordinaires de développement personnel, ce livre est un véritable guide philosophique.

  • Méfiez-vous des faux prophètes ! Ils sont parmi nous, annonçant le New Age, ou Ere du Verseau, étonnant mélange de religiosité, d'ésotérisme, de philosophie orientale, de pseudo-science, d'écologie, de diététique, de psychologie, de thérapie. A l'heure où les églises sont désertées et où nos sociétés s'enlisent dans le matérialisme, les prophètes du New Age séduisent nos contemporains, car ils osent leur parler de spiritualité. En réalité, ce New Age au visage aimable est habité par un démon totalitaire, dont les sectes sont un signe avant-coureur. Sous couvert de spiritualité et de « développement personnel », le New Age prépare l'engloutissement de l'individu et du citoyen dans un nombrilisme stérile et dans les sables mouvants du fusionnel. Ce faisant, il s'attaque aux racines mêmes de la civilisation gréco-romaine et judéo-chrétienne. Car ces faux prophètes sont les ennemis déclarés de l'Occident. En plein coeur de l'Europe, ils donnent un rendez-vous planétaire à toutes les civilisations extra-européennes pour traîner le Vieux Continent au banc des accusés. Face à ce péril, ce livre se veut un appel à la lucidité et à la résistance. Contre le raz de marée du New Age, protégeons l'idéal européen de l'homme libre, rationnel et fraternel. Sauvons notre identité.

  • Y eut-il, entre 1919 et 1939, un fascisme proprement français ? Oui, contrairement à ce qu'affirme depuis longtemps l'historiographie française. La base de ce fascisme était-elle idéologique ? Non, affirme Michel Lacroix : elle était d'abord esthétique.
    Son ouvrage vise à montrer que tout du fascisme naît de l'esthétique ou y aboutit. Les discours, les pratiques symboliques et les textes littéraires ne cessent de le répéter : « Qui dit fascisme dit avant tout beauté » (Benito Mussolini).
    Qu'est-ce qu'un chef ou un héros pour les artistes fascistes ? Quelles valeurs cherchent-ils à promouvoir chez les jeunes en Allemagne, en Italie et en France ? À quel spectacle politique consacrent-ils leurs efforts ? Voilà les trois principales questions auxquelles répond Michel Lacroix.
    Pour y arriver, il est allé relire Drieu la Rochelle et Céline, mais il s'est aussi intéressé au scoutisme et à l'olympisme, à la sculpture comme au cinéma. C'est ce qui lui a permis de comprendre les rapports troubles du pathos, de l'exhibition, du sublime, de la violence et de la mort dans le fascisme français de l'entre-deux-guerres.
    Michel Lacroix est professeur au Département de français de l´Université du Québec à Trois-Rivières. Il a publié des articles sur Louis-Ferdinand Céline, Drieu La Rochelle, Jean Paulhan, Robert Brasillach, les sociabilités intellectuelles au Québec et en France. De la beauté comme violence est son premier livre.
    O Finaliste, Grand Prix France-Québec Jean-Hamelin, 2004 o Prix de l'Association des professeurs de français des universités et collèges du Canada, 2005 o Prix Raymond-Klibansky de la Fédération canadienne des sciences humaines (2004-2005)

  • Faut-il avoir un idéal pour être heureux ?
    Pour répondre à cette question, n´hésitons pas à affronter nos ambivalences. D´un côté, nous envions ceux qui vivent pour leur idéal et n´ont crainte de proclamer qu´ils ont trouvé un sens à l´existence ; de l´autre, nous sommes assez soulagés de voir que notre propre vie n´est pas envahie par cet encombrant compagnon. Et pour cause : la notion d´idéal suppose un engagement total qui a de quoi intimider. Et nous ne pouvons oublier non plus qu´en son nom ont prospéré les pires totalitarismes du XXe siècle...
    Pourtant, l´idéal est décisif pour la vie psychique. Il vient du plus profond de notre nature, il nous pousse à nous dépasser et, plus encore que l´émotion ou la capacité de communiquer, il signe notre humanité. D´où vient alors qu´il puisse être si destructeur ? Est-ce un bon ange ou un démon ?C´est à visiter cette notion controversée sur les plans psychologique et philosophique que s´attache ce livre, mais aussi à proposer pour aujourd´hui une autre manière d´être idéaliste, moins toxique, plus sage que par le passé. À l´issue de cette exploration, il se pourrait bien que nous soyons mieux à même de réconcilier en nous ces deux frères ennemis que sont l´aspiration à l´idéal et la nécessaire implication dans la réalité.

    Michel Lacroix, agrégé de philosophie, est maître de conférences des universités. Collaborateur régulier de Psychologies magazine, il est l´auteur, chez Flammarion, du Culte de l´émotion et du Courage réinventé.

  • Ce livre est une profession de foi philosophique. Michel Lacroix, inlassable défenseur de la " réalisation de soi ", nous fait partager les valeurs qui ont orienté sa vie : la confiance dans la raison, l'exigence de liberté, la passion de l'éducation, le souci de l'esprit. À l'opposé de ceux qui s'acharnent à dénigrer notre héritage occidental, il proclame son attachement à la civilisation qui a forgé l'idéal, universellement valable, de la personne éclairée et autonome, c'est-à-dire libre de ses jugements et de ses actes.
    Aujourd'hui, cet idéal d'émancipation est menacé par des obscurantismes, des aliénations, des fanatismes nouveaux. La notion même d'universalisme est remise en question.
    En nous exposant sa " philosophie de l'homme ", Michel Lacroix ne nous offre pas seulement un témoignage sur ses convictions personnelles, il nous donne aussi des repères pour affronter le périlleux XXIe siècle.

  • Un livre personnel et engagé qui rend à la philosophie son rôle le plus essentiel : nous aider à vivre mieux.Dans Se réaliser, Michel Lacroix avait utilisé les richesses de la philosophie et de la littérature occidentales pour définir le concept de réalisation de soi et trouver les moyens de s´épanouir. Avec ce nouvel ouvrage, il prolonge et élargit sa réflexion, et partage ses convictions intimes sur cette question fondamentale...

    Pour le philosophe, l´un des premiers à s´être intéressés au phénomène du développement personnel venu des États-Unis dans les années 1960, l´individu se réalise en avançant sur le chemin de la vie. Ce chemin n´est pas unique, il n´y a pas une seule voie dans la réalisation de soi, mais une pluralité de voies. L´homme libre, tout au long de sa vie, devra choisir la sienne : il sera tout d´abord confronté à l´alternative entre contemplation et action ; puis entre autoréalisation et épanouissement. Ces choix faits, il lui faudra se confronter à autrui - car il est impossible de s´épanouir sans l´estime de ses semblables, leur compréhension et leurs encouragements -, puis à la communauté. Loin d´être une affaire strictement personnelle, le projet de réalisation de soi recèle donc une dimension sociopolitique. Ou comment transformer les communautés d´appartenance en communautés de choix.

    Par son approche originale et personnelle, Michel Lacroix nous montre comment une philosophie de la réalisation de soi n´a de sens que si elle est une émancipation pour l´individu.

  • Être français, c´est accepter de dire : "Ma particularité bretonne, vendéenne, lorraine, corse, africaine, maghrébine, asiatique, turque, roumaine, a, malgré tout l´attachement que je lui porte, moins d´importance que ma particularité nationale. Ma fierté, mon sentiment d´appartenance, mon sentiment identitaire, je les ferai dépendre non seulement de ma communauté provinciale, ethnoculturelle, religieuse, mais aussi, et surtout, de ma patrie."À l´heure où la France multiculturelle subit les pressions des communautés ethnoculturelles et religieuses qui s´isolent et se dressent les unes contre les autres, il est urgent de repenser et mettre en oeuvre ce qui fait la cohésion nationale sans dénier pour autant le droit de chacun à rester fidèle à ses racines. Pour le philosophe Michel Lacroix, l´antidote au communautarisme est le patriotisme ; dans ce qu´il a de particulier et d´universel, car la seule défense d´une patrie charnelle, position adoptée par les nationalistes qui nient la dimension universelle, peut aboutir elle aussi à l´éclatement de la nation.
    Se replier sur nous-mêmes serait trahir notre tradition française. La particularité de notre patrie doit être préservée non comme une fin en soi mais comme un terreau dont se nourrit l´universalisme. Faire son devoir de patriote aujourd´hui, ce n´est plus surveiller la frontière et repousser on ne sait quel ennemi, c´est assurer la transmission culturelle, autrement dit ne pas oublier son histoire, ni négliger sa langue et la faire partager aux autres, notamment aux plus jeunes. Chaque génération est héritière de celles qui l´ont précédées. Et c´est bien la vie de la nation qui est en jeu dans cette incessante transmission, au-delà des doutes qui la traversent en ce moment. Le sentiment patriotique peut alors devenir une des conditions de la réussite de l´intégration.
    Mieux, la France doit continuer de faire entendre ses principes universels au niveau de la gouvernance mondiale en renouvelant le contenu de son message : elle doit s´affirmer comme une force de proposition, un « lanceur d´idées » dans les domaines suivants : la régulation de la finance mondiale ; l´écologie et le développement durable ; la lutte contre la faim ; l´aide aux pays pauvres ; la gestion des ressources rares (matières minérales, énergies fossiles, eau) ; la limitation des armements ; la lutte contre le terrorisme ; le dialogue entre les civilisations. Une voix qui, certes, ne sera pas celle de la nation la plus puissante, mais qui, venant d´un peuple qui jouit encore d´un certain crédit intellectuel et moral, a plus de chances d´être écoutée.

  • « De mon voyage au pays des mots et des phrases, je compte extraire une morale. Une morale qui dira comment il faut parler. Une morale du langage. Une éthique de la parole. »0300 Traditionnellement la morale du langage s´organisait autour de la véracité ou du mensonge. L´auteur, lui, choisit d´élaborer une « éthique de la parole » en fonction du bien-être ressenti par l´individu. S´appuyant sur les courants qui ont mis en lumière l´impact psychologique de la communication comme l´école de Palo Alto, la philosophie de la politesse et la pragmatique linguistique, le philosophe propose une charte de la bonne communication construite autour d´une parole polie, attentionnée, partagée, positive, respectueuse des absents, tolérante, responsable et messagère de vérité subjective et objective.
    /> Cette éthique de la parole valorisée et mise en place dès le plus jeune âge est, pour le philosophe, nécessaire pour freiner les dérives déshumanisantes du travail, pour endiguer la dégradation des relations sociales et pallier les carences graves qui subsistent dans la sphère familiale et éducative. Sans chercher à donner de « recettes miracles », il propose un art martial du langage qui permet de se comporter de façon éthique et efficace face à un interlocuteur dont le comportement verbal serait justement non éthique.

  • Les nouvelles technologies vont profondément modifier la manière de soigner et d'envisager la santé. Le transhumanisme, l'uberisation de la médecine, la GPA, autant de mutations importantes qui viennent modifier les pratiques médicales. L'auteur s'interroge sur les réponses des médecins face à ces changements pour préserver leurs intérêts et ceux de leurs patients, sur la possibilité de conserver une relation médecin-malade harmonieuse sans être contraint de suivre les normes de ceux qui veulent profiter du marché de la santé.

  • Au cours de ses deux premiers voyages en 1534 et 1535-1536, Jacques Cartier pénètre dans le golfe du Saint-Laurent. Missionné par François Ier pour trouver un passage vers l'Asie et découvrir ses richesses, l'explorateur prend possession du « Canada » au nom du roi de France. Après avoir fondé Québec en 1608, Samuel de Champlain permet l`établissement de la « Nouvelle-France » mais la présence française est très vite concurrencée par les colons britanniques et, au terme de la guerre de Sept Ans, la France cède le Canada à l'Angleterre par le traité de Paris, en 1763. Un siècle plus tard, la création de la Confédération consacre la naissance du Canada moderne en 1867. Alors que ses liens se distendent avec la Grande-Bretagne, cette terre d'Amérique du Nord noue une relation d'interdépendance avec son monumental voisin, les États-Unis. Le Canada doit désormais définir sa place dans un monde en voie d'américanisation. Tout en insistant sur l'importance des facteurs géographiques qui conditionnent les mouvements de population et sur les tentatives pour créer une unité nationale, Jean-Michel Lacroix dresse une histoire totale du Canada. Deuxième pays au monde par sa superficie - même si l'espace habité ne représente que 11 % de la superficie totale -, dixième puissance économique, le Canada affiche clairement son ambition : apparaître comme une démocratie libérale et une puissance internationale.

  • L'océan est un immense réservoir d'énergies renouvelables : vents, courants, marées, vagues, biomasse marine, énergie thermique, pression osmotique... Comme d´autres nations maritimes en Europe, la France dispose d'un potentiel important de développement de ces énergies, notamment outre-mer. Le président de l'Ifremer a lancé en mars 2007 un travail de réflexion prospective à l'horizon 2030 sur ces formes d'énergies. Appuyés par le bureau d'étude Futuribles, une vingtaine de partenaires français représentant les principaux acteurs du secteur ont réalisé ce travail. Leurs objectifs étaient d'identifier les technologies, préciser les conditions socio-économiques de leur émergence et leur compétitivité et d'estimer leurs impacts respectifs sur les énergies et sur l'environnement. Les enseignements de cette étude valent bien au-delà de la France au moment où prend corps la stratégie maritime européenne.

  • Le "syndrome du Vietnam" a été tel que le Président Bush n'a pu engager la nation américaine dans la guerre du Golfe qu'après avoir rejeté dans son discours officiel - comme pour l'exorciser - le souvenir obsédant de l'enlisement au Vietnam. Quels que soient les sentiments que l'on puisse avoir sur les fondements idéologiques des notions de leadership, de nouvel ordre international, de juste cause, la nation américaine est caractérisée par sa phobie des conflits irréductibles et ce sont bien la lassitude et la déception qui l'ont emporté dans la "crise de conscience" de l'"Amérique impériale". Ce livre projette une image radioscopique de la mentalité et des comportements des Américains à l'époque de la contestation des années soixante.

  • Au moment où s'estompent au Canada la notion des « peuples fondateurs » et aux États-Unis celle de « melting pot » travaillées parfois jusqu'à l'érosion par les progrès civiques, il nous est paru urgent de penser les configurations identitaires à venir. Le multiculturalisme, l'interculture, le métissage, le « salad bowl », la transculture apparaissent alors comme autant de métamorphoses de l'utopie originelle : celle que les colons européens ont cherché à fonder en la déniant parfois aux peuples autochtones. Ainsi se pose à nouveau, au-delà des inévitables tentations communautaires, le rapport au politique, à la culture et enfin à l'État.

  • Les trois rubriques introduites dans ce recueil tentent de refléter les divers champs d'investigation qui s'entrelacent. Sans doute l'interaction entre "les mots et la peinture" (il y a bien discours sur le tableau et/ou tableau dans le discours) donne lieu à un ensemble de communications très homogène tout en faisant appel à un corpus d'oeuvres très large. La section "l'image-récit" touche, en fait, à plusieurs types de discours : le discours photographique y est certainement privilégié, puis apparaissent le discours filmique et enfin le discours figuratif de la bande dessinée. Il a paru important de regrouper dans la dernière partie ce que nous avons appelé "l'image-métaphore". Peinture et écriture, image et parole (que la peinture soit enrichissement du langage ou que le texte soit illusion féconde) posent le problème de la représentation de l'indicible ou de l'invisible et visent à transcender le réel. Tous ces textes s'interrogent en fin de compte sur la présentation de deux modes d'expression différents qui semblent impuissants séparément à rendre la perception du réel dans sa complétude et sa totalité mais dont le croisement permet d'atteindre le but impossible, la limite toujours repoussée qui, désormais, n'échappent plus au créateur.

  • Ce recueil rassemble des textes sur The Handmaid's Tale, le roman de Margaret Atwood inscrit aux programmes 1999 du CAPES et de l'Agrégation d'anglais, sous la plume des meilleurs spécialistes de la littérature canadienne d'expression anglaise, qu'ils soient en Angleterre, en Australie, au Canada ou en France. Le fil rouge de cet ouvrage est d'analyser les jeux de pouvoir, qu'il s'agisse du pouvoir politique des oppresseurs dans des régimes totalitaires, des théocraties ou des dictatures, ou du pouvoir machiste dans un monde dominé par les hommes et où le corps féminin est aussi enjeu de pouvoir. Certes l'exploitation de la femme, sa démarche de libération, l'écriture du corps tiennent une place centrale dans le roman. Mais c'est plutôt des stratégies narratives et du pouvoir subversif de l'écriture dont nous avons voulu parler. Ainsi les liens entre narratrice et lecteur/lectrice, entre réalité et fiction ont pour principale valeur d'être stratégie de libération. Le jeu des affirmations déconstruites, niées puis reconstruites exprime le combat pour la survie, contre le désarroi et l'oppression. Le seul parcours établi par le texte est bien celui de la démarche de résistance et de libération dans le jeu du pouvoir grâce à la puissance du verbe. La lutte pour le pouvoir a pour corollaires obligés la lutte contre la violence et le combat pour la liberté.

  • L'intégration économique entre le Canada et les États-Unis remonte à la guerre de 1939-1945 alors que les deux gouvernements ont conclu des arrangements pour gérer au mieux les effets du conflit mondial sur leurs économies. Depuis quelques années maintenant, on s'interroge sur l'avenir de l'intégration nord-américaine. Dans le domaine de la sécurité, par ailleurs, on observe aussi une tendance historique à la coordination des politiques entre les deux pays. L'évolution récente de la dynamique nord-américaine en général et le nouveau contexte des relations Canada - États-Unis en particulier influencent naturellement les politiques des deux pays et leurs relations avec l'extérieur. Ils offrent ainsi une occasion unique de reprendre l'analyse comparée de politique étrangère afin d'en établir le degré plus ou moins grand de convergence. On trouvera dans cet ouvrage une étude comparée de la politique étrangère du Canada et des États-Unis par rapport à quatre thèmes principaux : la dynamique internationale, les relations avec les Amériques, l'intégration économique nord-américaine et enfin la sécurité de l'Amérique du Nord. Venant de pays et d'horizons disciplinaires différents, les contributeurs à ce volume proposent un regard croisé de l'objet d'étude, riche en nuances et nourri par des observations diversifiées.

  • Cette nouvelle parution de Voix et images nous propose un réexamen de « La révolution littéraire des années 1940 au Québec ». Voulant éclairer autrement le récit officiel, ce dossier cherche à déterminer les interactions qui existent entre le centre et la marge, entre les oeuvres reconnues et les discours trop souvent délaissés par la critique. En tenant compte des productions populaires et médiatiques, les articles réunis ici proposent une saisie inédite des bouleversements de la décennie 1940, marquée par la Seconde Guerre mondiale, le déploiement des grands journaux et de la presse spécialisée, l'essor de la radio, etc. En somme, ce dossier souhaite faire voir la complexité du choc qui provoque l'exceptionnelle ébullition des années 1940 et qui offre l'occasion de saisir la façon dont le littéraire fait sens de l'ensemble de la société de l'époque, où à la fois le pôle littéraire, le pôle médiatique, le marché, la critique savante et les institutions acquièrent d'un coup une maturité sans précédent.

  • Études françaises a cinquante ans. La revue a traversé cette période en conservant son titre et, je crois, sa volonté d'être « au centre de gravité » des cultures de langue française tout en s'affirmant comme « un lieu où la littérature se fait ». Cela ne va pas de soi quand on pense que le département auquel elle est associée depuis sa création a, lui, cru nécessaire de changer de nom. Ce Département d'études françaises, fondé en 1962 à l'Université de Montréal, est devenu en 2003 le Département des littératures de langue française. Cette mutation reflète bien les questions que soulève l'adjectif « français », renvoyant aussi bien à une langue qu'à une nation, l'une étant constitutive de l'identité du Québec, l'autre lui étant au moins partiellement étrangère, au mieux associée au Canada dans un composé dont l'histoire épouse les transformations qui se sont opérées dans nos rapports à la langue et à la France.

  • Le dossier de ce numéro d'automne est le premier d'une série de deux consacrée à l'essayiste André Belleau, cofondateur de la revue Liberté et professeur à l'UQAM. Cet incontournable de la vie savante québécoise des années 1960 à 1980 s'est enflammé sur des sujets aussi importants que le nationalisme, la recherche en littérature ou le rôle particulier de l'intellectuel dans la société. Ce premier volume porte précisément sur l'écriture de l'essayiste, pour découvrir « comment ses énoncés de savoir se collent à une subjectivité, à une manière, à un style ». Une dizaine d'auteurs s'attaquent, avec une surprenante méthode critique, à l'héritage de celui que l'on a parfois nommé le Barthes québécois. Évaluation esthétique de l'oeuvre, essais autoréférentiels, traque ludique de l'« essayiste fictif », culture et classes sociales, autant de thèmes abordés dans ce numéro de la revue Voix et images : « Tout le problème serait peut-être qu'André Belleau s'avoua toujours intellectuel, et ne put jamais vraiment, jamais totalement, être écrivain ».

  • Comment comparer le Canada avec les États-Unis aujourd'hui ? C'est la question centrale de cet ouvrage qui met en dialogue 13 contributions écrites par des américanistes et des canadianistes, dans une perspective interdisciplinaire. Les domaines d'investigation, regroupés en trois grands pôles de réflexion - politique, espace, et migration - se situent pour la plupart à la croisée de plusieurs champs : économie, politique, droit, anthropologie, sociologie, histoire des idées, histoire de l'immigration, de l'urbanisme, et littérature. Il s'agit de cerner à nouveau, dans le contexte actuel de la mondialisation, les lignes de fond qui soustendent les intérêts parfois disparates des comparatistes qui rapprochent deux pays dont la relation est inégale.

  • L'océan est un immense réservoir d'énergies renouvelables : vents, courants, marées, vagues, biomasse marine, énergie thermique, pression osmotique... Comme d´autres nations maritimes en Europe, la France dispose d'un potentiel important de développement de ces énergies, notamment outre-mer. Le président de l'Ifremer a lancé en mars 2007 un travail de réflexion prospective à l'horizon 2030 sur ces formes d'énergies. Appuyés par le bureau d'étude Futuribles, une vingtaine de partenaires français représentant les principaux acteurs du secteur ont réalisé ce travail. Leurs objectifs étaient d'identifier les technologies, préciser les conditions socio-économiques de leur émergence et leur compétitivité et d'estimer leurs impacts respectifs sur les énergies et sur l'environnement. Les enseignements de cette étude valent bien au-delà de la France au moment où prend corps la stratégie maritime européenne.

  • De quoi souffrirons-nous demain ? Après l'épidémie de grippe H1N1, faut-il craindre la menace d'une pandémie de "médiapathie" ? Dans les années à venir, où et comment serons-nous soignés ? Par qui ? Des paramédicaux ou des médecins ? Les malades et les médecins vont-il pouvoir conserver des relations basées sur des principes humanitaires, alors que la notion de profit envahit le domaine de la santé ?

  • Le Patient anglais, le film d'Anthony Minghella sorti sur les écrans en mars 1997 et mettant en vedette Ralph Fiennes, Willem Dafoe, Kristin Scott-Thomas et Juliette Binoche a certainement fait découvrir au public français le dernier roman de Michael Ondaatje publié en 1992. Né au Sri Lanka, éduqué en Angleterre, Ondaatje s'est imposé comme l'un des plus grands auteurs canadiens depuis qu'il a émigré au Canada en 1962. L'apport culturel des immigrés a enrichi considérablement la littérature canadienne d'expression anglaise. Inclassable à cause de sa transgression des genres l'oeuvre ondaatjienne est forte car instable dans son mélange foisonnant et ironique. Ondaatje tisse un grand texte à partir de fils épars multicolores et relate la quête d'un homme déchiré par son désir de transcender son état. Seule la mort donne l'éternité. Ce livre évoque les jeux de masques d'une écriture qui emprunte tous les tons et saisit la richesse d'une diversité volontairement déconstruite dans la bonne tradition de la littérature post-coloniale et post-moderne.

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