Michel Rocard

  • Faire la paix est sans doute l'un des tout derniers textes inédits de Michel Rocard. Sa devise "Penser clair, parler vrai, agir juste" y est ici parfaitement illustrée.
    L'ancien Premier ministre y revient sur sa gestion de la crise néocalédonienne après l'épisode sanglant de la grotte d'Ouvéa, en 1988, et sur la signature des accords de Matignon qui ont permis de préserver la paix sur l'archipel océanien.
    D'une façon plus large, Michel Rocard s'y fait aussi théoricien de l'art et la manière d'instaurer la paix - des préceptes qui rendent ce texte profondément original et singulièrement moderne, susceptibles de s'appliquer à de nombreux types de conflits.
    Propos recueillis par Odile Conseil.

  • Au cours d'une vie publique où il a toujours pris soin de conjuguer action et réflexion, engagement politique et travail idéologique, Michel Rocard a eu l'occasion d'analyser avec acuité les évolutions de la société occidentale. Et, au-delà, du mode de vivre et de penser de l'humanité.
    Aujourd'hui, son constat est sans appel : notre société est en train de se suicider.
    La spéculation et la cupidité ont asphyxié l'économie. La marchandisation étouffe l'humanité et le ravage de la niche écologique menace la vie. Le précipice a beau s'approcher dangereusement, nous continuons allègrement notre marche vers l'effondrement.
    Pourtant, au milieu de ce marasme, des options permettent de corriger les erreurs commises. Ni le système économique ni les structures sociales ne sauraient être des facteurs d'inhibition : c'est donc à nous qu'il revient d'oeuvrer collectivement et intelligemment pour saisir les opportunités de changer de chemin, recréer les conditions d'une société apaisée, d'une nature respectée et d'une humanité retrouvée.

  • Pays des Lumières, la France se cantonne aujourd'hui aux profondeurs des classements internationaux concernant l'enseignement supérieur. Parce qu'elle s'interdit de sélectionner, l'université française est inadaptée aux forts comme aux faibles. Pourquoi cette situation ? Quelles évolutions faut-il concevoir pour trouver une dynamique nouvelle ?

    Michel Rocard fait le point sur les causes historiques de cette situation et raconte l'aventure du grand emprunt, avec la formidable impulsion donnée aux transformations de l'enseignement supérieur. Cette analyse est suivie de la présentation d'une dizaine de projets, élaborés dans le cadre du grand emprunt et financés par le Programme des investissements d'avenir, parmi lesquels l'ambitieuse université Paris-Saclay, mais aussi l'institut Jules-Verne à Nantes ou encore l'IHU en maladies tropicales et infectieuses à Marseille.
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    Couverture : Portrait de Michel Rocard par Pascal Ito
    © Flammarion
    © E.J.L., 2014

  • La perspective de l'entrée de la Turquie dans l'Europe ne cesse de susciter des oppositions. Répondant à celles-ci, Michel Rocard souligne les atouts économiques du pays, et rappelle que cette perspective ne se présentera concrètement au plus tôt que vers 2020. Il fait valoir que d'ores et déjà, la Turquie a opéré des changements considérables en matière de démocratie et de respect des droits de l'homme, tout en lui rappelant la nécessité d'avancer sur certains dossiers pour parvenir aux standards européens (Chypre, la reconnaissance du génocide arménien, la minorité kurde). En réalité, nombre des préventions contre l'entrée de la Turquie dans l'Europe reposent sur des préjugés culturalistes : on ferme la porte de l'Europe, club chrétien, à un pays majoritairement musulman. Dans ce petit livre clair et incisif, Michel Rocard montre combien au contraire la seule Europe que nous pouvons désormais construire est une Europe qui intègre la Turquie, pour des raisons économiques, mais aussi géostratégiques et culturelles : d'être un grand pays musulman en fait plutôt de ce point de vue un argument pour l'adhésion de la Turquie. En outre, les blocages européens actuels, et en particulier le blocage français, après avoir profondément dérouté et humilié les élites turques, risquent de laisser place à un face à face entre nationalistes autoritaires, et islamistes, et conduirait la Turquie à se détourner de l'Europe pour nouer d'autres alliances (Iran, Russie). Il faut saisir le moment privilégié que représente la présidence française de l'Union pour changer d'attitude sur cette question, décisive pour notre avenir à tous.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le socialisme est l'espérance collective la plus puissante qui ait jamais remué notre planète. C'est aussi la référence dont se recommandent des régimes politiques qui gouvernent 1 300 000 000 d'hommes et des partis qui en représentent quelques dizaines de millions d'autres. Quel rapport y a-t-il entre ces institutions et cette espérance ? L'État et le mouvement socialiste tels qu'ils existent pratiquement, tels qu'on peut les connaître à la lumière de leurs expériences du pouvoir, correspondent-ils à ce que peut-être aujourd'hui le projet socialiste dans un pays développé comme le nôtre, un de ces pays d'Occident jusque-là rétifs ?

  • Parler vrai ne suffit pas. Il faut, quand viennent les épreuves, agir en conséquence. Ce que ces textes, j'espère, rendront perceptible, ce n'est pas seulement la continuité que j'invoque, les idées que j'évoque, c'est aussi, c'est peut-être surtout, la méthode qui les sous-tend. Le thème de la rupture a vécu. L'enjeu du combat est de substituer une politique à une autre, et non une société à une autre. C'est la victoire de l'alternance sur l'alternative. Y a-t-il cohérence, dans la pensée et la démarche, entre le militant de toujours, le ministre d'hier, le responsable d'aujourd'hui ? Le lecteur trouvera ici le moyen d'en juger. Moi, je n'en rougis pas.

  • Michel Rocard : un homme neuf parmi les grands de la politique française, mais aussi un long passé de militant socialiste. Les textes, récents mais aussi plus anciens, présentés ici - notamment sur l'Europe, les 35 heures, le chômage, les questions monétaires, les rapports de l'État et de la société civile, l'alliance avec le parti communiste - témoignent de la continuité d'une action et d'une recherche au service du socialisme autogestionnaire. Un appel à la rigueur et à l'imagination.

  • La gauche existe-t-elle encore ? Quelles sont ses grandes idées, ses valeurs, ses méthodes ? Qu'est-ce qui fonde l'originalité et la pertinence de ses propositions ? Michel Rocard renouvelle ici tous les grands thèmes qui ont illustré la tradition du socialisme démocratique. Sur la plupart des sujets d'importance et d'urgence que la vie nationale et internationale assigne aux politiques - de " la fin du travail " au désarmement nucléaire, de l'immigration à l'environnement-, il nous livre ses préconisations, toujours actuelles et toujours fécondes, pour aujourd'hui comme pour demain. Michel Rocard, ancien Premier ministre, est député européen.

  • La réflexion et l'action politique ne sont rien si elles ne répondent à une exigence éthique. Le Coeur à l'ouvrage, c'est à la fois l'évocation de l'itinéraire hors du commun d'un intellectuel engagé chez qui le réalisme politique n'a jamais étouffé l'élan de la générosité, c'est aussi l'analyse fouillée des questions économiques, sociales, culturelles qui se posent à la France d'aujourd'hui, c'est enfin un ensemble de propositions en vue de définir les nouvelles règles du jeu politique. 


  • Fresque politique, autobiographie, roman intime... Ce livre n'est pas un ouvrage politique de plus, mais une saga.

    Michel Rocard, l'homme du "parler vrai", se livre pour la première fois. Celui qui, durant trente ans, fut un mythe dans le pays, l'espérance rénovatrice à gauche, avant de devenir le "battu" de Mitterrand, a décidé de tenir parole.
    Pour cet entretien, Michel Rocard a choisi un singulier interlocuteur: Georges-Marc Benamou, qui fut le dernier confident de François Mitterrand, mais aussi un journaliste très critique à l'égard du rocardisme. Dans un dialogue sans fard ni tabou, parfois drôle, toujours vif, Michel Rocard évoque avec lui sa famille, son éducation politique et sentimentale, ses amis et ses ennemis, Mai 68, Mendès France, Mitterrand...

  • « "Si ça vous amuse" : cette phrase est celle que François Mitterrand me disait lorsque, Premier ministre, j'osais aborder un sujet qu'il considérait de son domaine réservé, ou lui soumettais une idée à ses yeux incongrue.

    "Si ça vous amuse" : comme si être à Matignon, moderniser et faire progresser un pays, améliorer la vie de ses habitants, multiplier les réformes nécessaires relevait de l'amusement. Pour autant, ce "Si ça vous amuse" résume aussi, d'une certaine façon, mon propre parcours, tant j'ai eu plaisir à mener cette existence faite de combats, d'engagements et - surtout - d'actions.
    C'est cette trajectoire, passée par le scoutisme, imprégnée de la figure d'un père hors du commun, bouleversée par la découverte des rescapés des camps de la mort, engagée dans la lutte contre la guerre d'Algérie, que je raconte ici. C'est cette trajectoire, placée sous le sceau du réformisme - au PSU comme aux ministères du Plan, de l'Agriculture et évidemment à Matignon, mais encore comme député européen - que je décris dans ces pages.
    Mais comme je n'aime guère les Mémoires académiques qui compilent des petites phrases plutôt que de rendre honneur à la politique et au travail mené en son nom, qui versent dans un passé idéalisé plutôt que d'ouvrir des perspectives pour l'avenir, cet ouvrage va plus loin. De ce que j'ai réellement fait, les Français ne savent sans doute à peu près rien dans la mesure où, pour l'essentiel, cela n'a pas été raconté. Je me devais donc de réparer cette lacune à travers le récit d'une action personnelle et continue. Une manière d'extraire de mon long parcours ce qui, je l'espère, en restera. »

    M.R.

  • Du haut de ses 60 ans de vie politique, Michel Rocard, qui admet que jamais les défis pour les nouvelles générations n'ont été aussi complexes à relever, apporte des éléments de réflexion pour identifier les maux de notre société. Il raconte l'incapacité des responsables politiques et des intellectuels de sa génération à comprendre et à mesurer les changements profonds qui ont conduit au marasme actuel. Il regrette le refus de nombre d'intellectuels de miser sur l'interdisciplinarité et l'effondrement d'une discipline de l'esprit : l'Economie. Il accuse enfin avec vigueur, la prise de pouvoir des monétaristes durant les années 1970, qui ont fait disparaître la notion de l'humain et du collectif, au profit du quantifiable. Il affirme aussi sa foi en l'intelligence humaine pour changer la donne et sa conviction que cela ne pourra se réaliser que par une volonté de réapprendre à vivre ensemble. Le pouvoir devra notamment passer outre l'opinion des grands médias, remettre en question le système monétaire européen, et penser à long terme.

  • Un dialogue entre Alain Juppé et Michel Rocard, mené par le journaliste et écrivain Bernard Guetta. Un vent d'air frais sur la politique.
     
    « C'est la politique comme on n'en rêvait plus. Pas de petites phrases, pas d'effet com, ni basses polémiques ni arguments faciles, mais un vrai dialogue, une véritable écoute, entre deux hommes d'Etat, et anciens Premiers ministres tous les deux. L'un de gauche, l'autre de droite. Ils se revendiquent de leurs camps respectifs et le disent. "Oui je suis de gauche", dit Michel Rocard à Alain Juppé qui renchérit : "Oui je suis de droite". 
    Ils n'en changeront pas, mais cette fidélité ne les aveugle pas sur les faiblesses et carences de leurs familles politiques. Ce n'est pas Michel Rocard mais Alain Juppé qui fustige la tentation ultralibérale de la droite, ses égoïsmes de classe et ses ambiguïtés sur l'Europe. Ce n'est pas Alain Juppé mais Michel Rocard qui tire à boulets rouges sur la gauche, sur son incapacité à assumer l'économie de marché, le réformisme et le compromis politique auxquels elle adhère, pourtant, dans les faits. 
    L'un est gaulliste, l'autre social-démocrate. Le premier est aussi éloigné de Nicolas Sarkozy que le second l'était de François Mitterrand. On découvre, là, une deuxième droite, pendant de la deuxième gauche. Il en souffle un vent d'air frais sur la politique, fait de profondes convergences et d'un commun amour de la France, de respect de l'autre et d'étonnants chaussés-croisés entre un nationaliste tombé amoureux de l'Europe et un internationaliste qui n'y croit plus guère. 
    C'est dense et clair, exigeant et chaleureux, le contraire de la chasse aux voix - la politique telle qu'elle meurt de ne pas être. »

  • Qui peut croire que la crise est finie ?
    Alors que le chômage et la précarité atteignent des niveaux jamais égalés, François Hollande et l'ensemble du PS misent essentiellement sur le retour de la croissance pour les faire baisser. Or, 2013 va sans doute être marquée par une très nette aggravation de la crise... La gauche au pouvoir est-elle condamnée à décevoir ?
    Le but de ce livre est de dire la vérité sur les dangers qui nous menacent mais aussi et surtout de proposer des solutions à la hauteur des enjeux. Nos systèmes sont de plus en plus interdépendants. Pour le pire mais aussi pour le meilleur : l'effet domino peut jouer aussi pour sortir de la crise.
    Michel Rocard et Pierre Larrouturou mettent la gauche française et européenne face à ses responsabilités et avancent des propositions très concrètes.

    Couverture : Pascal Ito © Flammarion

  • Michel Rocard par

    Laure Adler, Jacques Attali, Alain Bauer, Alain Bergounioux, Tony Blair, Jean-Marc Borello, Patrick Bruel, Monique Canto-Sperber, Mireille Delmas-Marty, Michael Doyle, Olivier Duhamel, Olivier Faure, Stéphane Fouks, François Hollande, Jean-Paul Huchon, Alain Juppé, Milan Kucan, Bernard Landry, Philippe Meyer, Edgar Morin, Anne Sinclair, Catherine Tasca, Alain Touraine, Manuel Valls, Patrick Viveret.

    Sous la direction de Jules Fournier.

    Michel Rocard avait une préoccupation, l'avenir du monde ; une ambition, la justice sociale ; une exigence, l'éthique en politique. C'est dans le dialogue qu'il s'est construit, lui qui aimait tant développer sa pensée en la confrontant avec celle des autres.
    Dans ce livre, ses proches, politiques, intellectuels et médiatiques, lui rendent hommage. Présidents de la République, Premiers ministres, artiste, professeurs, journalistes - français et internationaux : ils parlent de l'homme et de ses idées autant que de l'héritage politique et intellectuel immense qu'il nous a laissé.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Quels rôles pour l'État ?

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    lu par Michel Rocard; Brigitte Stern; Habib Ouane; Christian Stoffaës; Olivier Cayla; Françoise Champion

    SIX CONFÉRENCE DE L'UNIVERSITÉ DE TOUS LES SAVOIRS
    LE SERVICE PUBLIC ET SES MISSIONS Michel Rocard - Ancien Premier Ministre o LA SOUVERAINETÉ DE L'ÉTAT FACE À LA MONDIALISATION
    Brigitte Stern - Université Paris 1 o RÉGULATION ET RÔLE DES ÉTATS Habib Ouane - CNUCED o LA DÉRÉGLEMENTATION
    Christian Stoffaës - Université Paris 9 o LA RESPONSABILITÉ DE L'ÉTAT (civil, administratif et pénal)
    Olivier Cayla - EHESS o LE SENS DE LA LAÏCITÉ
    Françoise Champion - CNRS

    "'Quels rôles pour l'Etat' ? est un cycle de six conférences organisées par l'Université de Tous Les Savoirs (UTLS) du 9 au 14 juin 2000. Extraordinaire démarche culturelle que cette université qui pendant un an a présenté 366 conférences dans un esprit pluridisciplinaire permettant d'exposer pour les francophones un état des connaissances de l'humanité présenté par des acteurs incontournables du monde scientifique, intellectuel, culturel, ou économique. Ce pari de la mission 2000, lancé par les Ministères de la culture et de l'éducation nationale, dirigé et conçu par Yves Michaud (philosophe et historien d'art), n'est pas resté une université virtuelle car fréquenté par plus de 180000 personnes, ces conférences ont été mises à la disposition du public par Internet, sur France Culture, en édition livre chez Odile Jacob, et a inauguré depuis juillet 2001 une nouvelle saison de savoir avec des conférences quotidiennes. A un moment de notre histoire où les institutions sont remises en cause, ce coffret de 6 CD propose une réflexion sur les rôles de l'Etat, sa souveraineté face à la mondialisation, sa responsabilité civile, pénale et administrative, son action de régulation, son positionnement face à la déréglementation, et sa relation avec le sens de la laïcité. Michel Rocard (ancien Premier ministre) commence ce cycle avec une analyse du service public et de ses missions. Oeuvrant pour la défense de l'oralité comme véhicule de transmission des savoirs et de l'émotion, Frémeaux & Associés se devait de présenter ces conférences, avec toute la richesse dialectique que la présence de la voix est apte à délivrer."
    Patrick FREMEAUX

  • Avec une grande liberté de parole, au travers d'anecdotes révélatrices et de confidences inédites, ces entretiens entre Michel Rocard et Claude Imbert retracent la vie d'une figure majeure de la gauche, qui a marqué le XXème siècle, et dévoilent les coulisses de notre histoire politique. Enfant de résistant durant la Seconde Guerre, engagé de la première heure contre la guerre d'Algérie, membre fondateur du PSU, organisateur de Mai 68, Ministre de l'Agriculture puis, Premier Ministre sous François Mitterrand, le parcours de Michel Rocard illustre les événements majeurs du siècle. Il nous livre avec honnêteté et clairvoyance les leçons tirées de 80 ans d'une vie active et productive au service des valeurs de gauche qu'il a souhaitées défendre. Lola CAUL-FUTY FRÉMEAUX

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