Michel Peyramaure

  • Rien ne prédestinait Louise Labé à devenir la plus grande poétesse de la Renaissance, hormis son talent et sa liberté de penser.
    Très tôt, elle apprend le maniement des armes auprès de son frère et l'accompagne, travestie en homme, dans une campagne militaire.
    Intelligente et intrépide, la Belle Cordière ne tarde pas à devenir célèbre dans le milieu littéraire lyonnais et le cercle de la Pléiade où elle déchaîne les passions et collectionne les amants. Nombre d'entre eux lui dédieront des vers enflammés : Jean de Vauzelles, Clément Marot, Pontus de Tyard, Olivier de Magny, Pierre Woeriot...
    Parfois accusée de sorcellerie, souvent traitée de catin, Louise a surtout vécu libre... Comme nombre de femmes de son époque. Sa véritable faute a été de l'écrire, de donner une voix au désir féminin dans des vers à la sensualité assumée et de revendiquer pour ses soeurs la liberté qu'elle s'est elle-même octroyée.


  • Marignan : 1515. Pavie : 1525.

    Une grande victoire suivie d'une terrible défaite ; deux dates qui ont marqué d'un sceau indélébile les débuts du règne de François Ier, à l'aube de la Renaissance.
    Pour tous, François Ier incarne la figure lumineuse du roi-chevalier et du poète cultivant l'art de la galanterie. Mais qui a façonné le grand homme ? Autour de lui, toujours, des femmes : Louise de Savoie et sa soeur Marguerite de Navarre ont construit l'image d'un souverain aimé du peuple, d'un diplomate subtil et d'un homme de guerre appelé à tenir tête jusqu'à sa mort à l'empereur Charles Quint. Et puis il y a aussi les favorites, celles que l'on nomme " les Salamandres ". À l'instar de ce petit lézard légendaire qui résisterait au feu, les meilleures d'entre elles ont le pouvoir de vaincre l'adversité. Et c'est aussi peut-être grâce à elles que le grand homme est devenu un roi accompli.
    Parmi ces Salamandres, deux femmes se sont livré un duel impitoyable à la cour et dans les somptueuses résidences des bords de Loire : la comtesse Françoise de Châteaubriant et Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes. L'une est brune et piquante, mais elle vieillit ; l'autre est blonde, discrète et diaphane, et son ambition est grande...


  • Le récit épique de la vie de Joachim Murat, fils d'aubergiste devenu roi de Naples.

    Destin exceptionnel que celui de Joachim Murat (1767- 1815), dernier-né des onze enfants d'un aubergiste du Quercy qui, destiné à une carrière ecclésiastique, entra dans l'armée en tant que simple soldat et finit maréchal d'Empire et roi de Naples.
    Raconter la vie de Murat, c'est ranimer le souvenir de la geste napoléonienne tant ses exploits épousent l'histoire de la Révolution, du Consulat et de l'Empire. Première campagne d'Italie, campagne d'Égypte, Marengo, Austerlitz, Iéna, la Moskowa... : Murat est de toutes les expéditions et se distingue par son courage et son intrépidité sur tous les champs de bataille. Charismatique et flamboyant, il faisait de l'ombre aux plus grands, y compris à son beau-frère, Napoléon Ier, qui reconnaissait pourtant en lui le meilleur " sabre de l'Empire ".
    C'est au personnage fictif de Jean, orphelin recueilli par la famille de Murat, que Michel Peyramaure fait endosser le rôle de biographe de ce héros des plus romanesques.

  • Le destin hors-norme de la première femme de lettres à avoir vécu de sa plume.
     
    Née en 1364 à Venise, Christine de Pizan n'a que quatre ans lorsqu'elle rejoint la cour de Charles V où son père, astrologue réputé, a été appelé. Mariée encore adolescente à un jeune savant picard, elle donne naissance à trois enfants avant que la maladie ne lui prenne son époux.
    Veuve à vingt-cinq ans, Christine se retrouve face à un dilemme  : se remarier pour assurer l'avenir de sa famille ou se battre pour demeurer indépendante. Contre les moeurs de son temps, elle décide de vivre de ses écrits. Jusqu'à sa mort, de sa plume féconde et de sa remarquable érudition naîtra une soixantaine d'oeuvres, en prose et en vers.
    Féministe, humaniste et pacifiste avant l'heure, elle sera la première à écorner les représentations misogynes dans l'art de son époque, à défendre l'amour courtois et à dénoncer les horreurs de la guerre.
    Sensible à la misère du peuple parisien, engagée dans son siècle, elle en a traversé toutes les tempêtes : la guerre de Cent Ans, la guerre civile opposant Armagnac et Bourguignons, la folie du roi Charles VI et les dévergondages de la reine Isabeau.
     
    Par son formidable talent de conteur, Michel Peyramaure nous fait partager l'intimité d'un des personnages féminins les plus fascinants du Moyen Âge, une héroïne d'une incroyable modernité dont la liberté de pensée et la détermination à vivre selon ses convictions ont encore de quoi nous inspirer aujourd'hui.

  • Depuis sa naissance, dans les années 1920, Émile Peyrissac habite un petit village sur les bords de la Dordogne. Il nous raconte la vie merveilleuse et simple que menaient les gens qui connaissaient les secrets de cette vallée sauvage, en ces temps bénis où la rivière regorgeait de saumons. Entre son grand-père qu´il adorait, ses parents rudes mais bons, son instituteur et son amie d´enfance, la jolie Gaby Croze, Émile connut un bonheur parfait... À l´âge où Gaby et Émile découvrent l´amour, les premiers drames font voler en éclats ce fragile édifice. La mère d´Émile meurt, laissant le père inconsolable, Gaby part à Tulle pour ses études secondaires, la construction d´un grand barrage sur la Dordogne va noyer plusieurs villages de la vallée et entraîner des expropriations massives. Puis la guerre arrive, les Allemands envahissent la France. La Résistance s´organise dans la région et Émile s´engage dans un mouvement très actif. Il quitte son père et doit trouver du travail au barrage. Devenue institutrice, Gaby épouse un homme de la ville... Elle révèle à Émile que son mari est un collaborateur et qu´elle désire rejoindre le maquis. Cette décision entraînera son arrestation et sa déportation. Après la Libération, la vie semble reprendre son cours... Émile retrouvera-t-il Gaby ? Au soir de sa vie, il contemplera la Dordogne au couchant avec un sentiment de plénitude et de sérénité, ce fleuve qui aura rythmé toute son existence...

  • Les tentes noires

    Michel Peyramaure

    L'été de l'année 1248, le roi Louis IX (Saint Louis) fait ses adieux  à sa mère, Blanche de Castille, et, accompagné de la reine Marguerite,  part en croisade pour arracher Jérusalem aux Musulmans.
      Pour le rejoindre, Foulque de Merle quitte à regret sa citadelle  dressée au milieu des forêts de sa Xaintrie natale, entre Auvergne  et Limousin. Connu pour son habileté dans le maniement des armes,  il n'a pu refuser le service du roi.
      De l'embarquement à Aigues-Mortes jusqu'à l'hivernage à Chypre  et à l'invasion de l'Égypte, Foulque est entraîné dans l'épopée de  la septième croisade. Il combattra contre les Mamelouks, sera fait  prisonnier avant d'être libéré contre rançon, séjournera au Krak  des chevaliers parmi les Bédouins, aux franges du désert.
      Il connaîtra la fascination de l'Orient, devra déjouer ses pièges et  sera soumis à ses tentations, au risque de la trahison...
      À travers l'odyssée de Foulque, baron de Merle, Michel Peyramaure,  magnifique metteur en scène de l'Histoire, nous livre une fresque  passionnante tout autant qu'une aventure humaine émouvante,  étonnamment riche d'échos dans le temps présent.

  • Napoléon Bonaparte lui-même ne s'y était pas trompé. S'il considéra longtemps, faute d'héritier, Eugène de Beauharnais, le fils de Joséphine, comme un successeur pour le trône, ce fut parce qu'il reconnut immédiatement en lui les plus grandes qualités.
    Le garçon de seize ans dont il fit son aide-de-camp s'illustrera sur tous les champs de bataille, depuis l'Italie et l'Égypte jusqu'à la campagne de France, démontrant lors de la retraite de Russie une intelligence stratégique qui le classera parmi ses plus brillants généraux. Non content d'être brave, le prince Eugène se révélera aussi un administrateur avisé, assumant sa fonction de vice-roi d'Italie en souverain attentif au bien-être de ses sujets, en diplomate habile, au point de gagner l'estime de toutes les cours d'Europe et de garder une place dans l'ordre qui s'instaurera après la chute de l'Aigle.
    C'est ce destin admirable que retrace pour nous Michel Peyramaure, prenant la plume au nom de cet homme affable, charmant, cultivé, qui suscitait instantanément l'amitié autant qu'il était capable d'affection dèle, comme celle qu'il porta aux femmes de sa vie : à sa mère, à sa soeur Hortense, à son épouse, la superbe princesse Augusta, lle du roi de Bavière.
    Tout en ravivant avec un incomparable brio le souvenir de la geste napoléonienne, ce magnifique récit nous fait pénétrer dans le secret d'une âme étonnamment « rafraîchissante », comme disait Goethe, et que l'on ne quitte qu'à regret.
     

  • Le tragique destin d´un empereur sacrifié. 1861. La République du Mexique, ruinée et affaiblie par les guerres civiles, est devenue un enjeu entre les grandes puissances. Napoléon III, en quête d´une tête couronnée à même d´y instaurer un régime à la solde de la France, choisit Maximilien de Habsbourg. Ce jeune prince, que l´accession au trône de son frère, François-Joseph, empereur d´Autriche, a privé de tout avenir, est un poète, un progressiste que rien ne prépare à l´exercice du pouvoir. Accompagné de sa belle épouse, Charlotte, il quitte son château de Miramar pour régner sur un pays dont il ne connaît rien. Persuadé qu´il répond à une aspiration du peuple mexicain, Maximilien déchante lorsqu´il apprend que ses sujets viennent grossir les rangs des rebelles à la solde de Benito Juárez, l´ancien président du Mexique. Au fur et à mesure que se poursuivent les combats entre impériaux et républicains, Maximilien se détourne de son empire pour se consacrer à ses maîtresses, tandis que sa courageuse femme gère les affaires de l´État. Quand Napoléon III annonce le retrait de ses troupes du Mexique, Maximilien relève la tête et décide enfin de se battre. Charlotte part en Europe afin de supplier l´empereur des Français de maintenir son soutien militaire. Une fois séparé, le malheur fondra sur le couple ; Charlotte perdra la raison, Maximilien la vie.

  • Étonnante période de notre histoire, où le faste et la licence s'opposent à la misère du peuple et aux ravages de la guerre: le roman de la Régence. De 1715 à 1723, la France a été gouvernée par Philippe d'Orléans, régent du jeune Louis

  • Le temps de l'exaltation est venu.
    L'oeuvre a jailli de terre et révélé ses structures. Les premiers murs, les premières colonnes ont surgi dans un printemps d'alléluias et de miracles. C'est le printemps des pierres. Il s'est installé partout en France. Dieu ne peut plus se perdre en ce pays : toutes ces églises, toutes ces cathédrales sont pour lui autant de repères. S'il était aveugle, il pourrait se guider en tâtant de ses grandes mains de nuage telle ou telle muraille qui sent encore le mortier frais, exhaussée au-dessus des toits des villes et des bourgs.
    Dieu est heureux ; il baigne dans ce printemps comme dans un lit de chaleur et de lumière et il écoute monter autour de lui ce silence des pierres qui n'est pas celui du désert, mais un tissu léger de cantiques. Ce temps exceptionnel où la France a pris son visage d'éternité, ces printemps ajoutés aux printemps où, en cette fin du XIIe siècle, la foi d'un peuple, et l'intelligence, et le savoir-faire de ses maîtres d'oeuvre, de ses carriers, maçons, charpentiers, imagiers, verriers donnaient forme à la prière, Michel Peyramaure les fait surgir devant nous tels qu'ils furent, tumultueux, violents, à travers l'aventure de quelques hommes et de quelques femmes qui les vécurent dans la joie, la passion et le sacrifice. Le printemps de pierres est un roman.
    On y voit créer, construire, lutter, s'aimer, déchirer des êtres de chair et de sang. Des humbles et des grands, des fous et des truands, des utopistes et des putains, des hommes de pouvoir et des hommes de foi : tout le peuple de Dieu. On y voit s'élever, pierre après pierre, au prix de mille périls et de mille difficultés, le choeur de Notre-Dame de Paris - il a fallut vingt ans, et il faudra un siècle encore avant que la cathédrale s'affirme dans toute sa grandeur. Maître Jean répétait à Vincent, son élève, que les passions souvent égaraient : " Seule compte l'oeuvre...
    La mort n'existe pas. Nous nous survivrons dans notre oeuvre. "

  • La « petite peste » de Napoléon   Bonaparte ne consentit qu´avec réticence au mariage de son fidèle Junot, qu´il venait de nommer général de division et gouverneur de Paris, avec la belle Laure Permon. Très lié à la famille de la jeune fille, originaire d´Ajaccio, il aurait préféré voir cette fière descendante des derniers empereurs byzantins épouser l´un de ses frères.
        Il se montra néanmoins magnanime avec celle qu´il appelait affectueusement « mamzelle Loulou ». Il la dota richement et la combla de ses faveurs. Mais il eut beaucoup à lui pardonner : sa prodigalité, ses extravagances, ses rébellions de femme libre, ses coups de foudre, sa liaison tumultueuse avec le comte de Metternich, ambassadeur d´Autriche à Paris. Cette « petite peste » de duchesse d´Abrantès ne cessa pas de l´irriter mais, charmante, spirituelle, irrésistible, l´empereur lui savait gré d´être l´un des plus beaux fleurons de sa cour.
        La chute de l´Empire aurait dû signer sa ruine. Il n´en fut rien. Elle rassemblera dans son salon les meilleurs esprits des temps nouveaux : Hugo, Musset, Dumas, Balzac qui fut son dernier amant...   

  •     Saragosse, 1809. La gloire napoléonienne dévore ses propres enfants. Loin du panache des charges de cavalerie, Barsac découvre le visage hideux de la guerre. Quelles chances a-t-il de revoir son Périgord natal ?    Alors que la frénésie révolutionnaire enflamme la France, le baron Antoine-Joseph de Barsac, gentilhomme paysan attaché à sa terre périgourdine, n´a d´autre choix que de s´engager dans l´armée, délaissant sa promise, la belle Héloïse. C´est le début d´une brillante carrière militaire au gré des guerres de la Révolution et de l´Empire qui le mèneront sous les murs de Saragosse lors de la funeste intervention en Espagne.    Le siège de la ville est l´un des épisodes les plus féroces et les plus sanglants de l´épopée napoléonienne. Il faudra que la ville soit ravagée par les bombardements et les incendies, la population décimée par les combats, la famine et les épidémies pour que cesse, dans les ruines, le combat...

  • Dans le Périgord, en ce temps-là, une multitude de forges étaient installées sur des rivières : l'Auvézère, la Lisonne, le Bandiat, l'Isle, la Ganne... C'est sur cette dernière que fonctionne la forge du Paradou : une vallée profonde encore hantée par les loups, au fond de laquelle bourdonnent le haut fourneau et les ateliers qui emploient des paysans-ouvriers, dominés par la silhouette austère du château occupé par le maître de forge Martin Laveyssade.
    Les temps sont durs, mais cette modeste industrie apporte au pays sinon la richesse, du moins une certaine aisance. Martin Laveyssade disparu, c'est à sa fille, Séverine, qu'incombe la charge de perpétuer la tradition familiale. Elle s'y attachera parce que cette forge est toute sa vie et parce qu'elle répugne à quitter cette terre où elle est intimement enracinée. Une femme maître de forge : la tâche est difficile, mais, grâce aux hommes qui l'aiment et à ceux qui se battent à ses côtés, Séverine sauvera le Paradou des crises et des révolutions, jusqu'à cette date fatidique : 1860, lorsque Napoléon III ouvre les frontières aux produits étrangers.
    Un jour de la fin du siècle, une vieille dame se penche sur son passé : Séverine, de retour au Paradou après des années d'absence, assise sur la murette qui domine la forge et la vallée, revit des décennies de batailles et d'amours. Une femme forte, Séverine ; une femme qui ne transige pas avec les sentiments : une femme de passion.
    Dans ce roman imprégné des odeurs du terroir périgourdin, Michel Peyramaure, qui connaît bien cette province, fait revivre une civilisation aujourd'hui éteinte mais pas oubliée : celle des temps où les hauts fourneaux crachaient leurs flammes et leurs fumées au fond des vallées perdues.

  • " Si l'on vivait cent vingt ans, on préférerait Titien à tout. " Delacroix. Raconter la vie de Tiziano Vecellio (v. 1488-1576), dit Titien, c'est faire revivre l'histoire d'un artiste aux dons exceptionnels, admiré de tous, qui s'est imposé comme l'une des figures majeures de la Renaissance, à l'égal de Michel-Ange et de Léonard de Vinci. Mais évoquer Titien, c'est aussi évoquer sa ville, Venise, à l'heure magique du Cinquecento. Venise dont il exalta la beauté et dont, tel un magicien, il parvint à révéler l'âme à travers la ferveur de ses tableaux religieux, l'expressivité de ses portraits ou la volupté de ses nus. C'est aux côtés de Vincenzo Bastiani, personnage fictif dont Michel Peyramaure fait à la fois le conseiller et le confi dent de Titien, que le lecteur est invité à naviguer dans les rues de la Sérénissime et à pénétrer dans l'atelier du Maître. Portrait d'un génie et de son temps, Couleurs Venise rend le plus beau des hommages à celui qui fut le prince des peintres et le peintre des princes.

  • Adrien mène une vie rangée avec sa femme et ses deux enfants. Mais lorsqu'il rejoint la Résistance, il commence à mener une double vie et tombe amoureux d'Hélène, elle aussi engagée dans le maquis.

  • En Corrèze dans l´entre-deux guerres. Dans un village perdu sur le plateau de Millevaches, une fille de petits  fermiers se découvre une passion pour les livres et la littérature.
    Devenue maîtresse d´école, elle reste fidèle à ses rêves littéraires. Le succès éclatant de son premier livre, publié chez un éditeur de la capitale, la place devant un terrible dilemme : pour faire une grande carrière, il faudrait qu´elle « monte à Paris », qu´elle quitte le Plateau, sa paix, son silence, sa nature, qu´elle renonce à ce qui constitue le terreau de son inspiration...

  • Quand l'un des plus grands spécialistes du roman historique s'empare de l'une des plus importantes figures de l'Histoire de France Charlemagne, par Michel Peyramaure.0300 Parcourir la vie de Charlemagne, c´est avant tout suivre le tracé des premiers contours de l´Europe sur des territoires en butte à la barbarie et au paganisme. Et s´imaginer voir converger, chaque été ou presque, vers des fleuves mythiques - l´Elbe et le Danube -, des armées levées en masse pour unifier le territoire et soumettre les peuplades rebelles. À leur tête : un chef de guerre adulé, redoutable et redouté, conduisant inlassablement l´arme à la main ses troupes à la bataille.
    Derrière cette représentation en partie légendaire apparaît cependant, en filigrane, un tout autre visage. Bien loin de l´image d´Épinal de l´« Empereur à la barbe fleurie », Charlemagne nous montre, à travers son quotidien, un vieil homme attendant la mort - un être blessé par les coups du destin qui atteignent, tour à tour, la plupart de ses proches. La plume inspirée de Michel Peyramaure ne manque pas de rendre grâce également au défenseur de la foi, des pauvres et de la culture qu´était ce personnage complexe, profondément attaché à son peuple et soucieux de son sort.

    0300Au crépuscule de sa longue existence, Charlemagne livre à son secrétaire et ami fidèle, Eginhard, le récit des riches heures de sa vie. Au long d´une confession impériale en forme d´examen de conscience, les deux hommes revisitent ensemble le destin extraordinaire du premier roi des Francs sacré empereur d´Occident. Sans détour, le souverain y évoque à la fois les moments glorieux et les périodes plus sombres de son règne. Bien loin de l´image de l´« empereur à la barbe fleurie », Charlemagne nous montre, à travers son quotidien, un être blessé par les coups du destin qui atteignent, tour à tour, la plupart de ses proches. La plume inspirée de Michel Peyramaure ne manque pas de rendre grâces également au défenseur de la foi, des pauvres et de la culture qu´était ce personnage complexe, profondément attaché à son peuple.0400SOMMAIRE 1. Des cabanes dans les arbres 2. Années d´apprentissage 3. La couronne de fer  1. L´Irminsul 2. Les larmes de Roncevaux 3. Batailles dans la forêt  1. Jours sans soleil, nuits sans sommeil 2. Les printemps d´Italie 3. Le pays des Neuf Cercles 4. Sang et soleil  1. Carolus Magnus 2. Les anges noirs

  • Combenègre peut-il mourir ? Dans ce fantôme de village perdu sur le haut plateau corrézien, ne passent plus que quelques chasseurs, bergers ou randonneurs égarés. Comment un homme sain d'esprit mais très âgé peut-il survivre dans une telle solitude ? Un jour, des gens de la télévision sont venus, et pour eux Martial Chabannes a joué son rôle d'ermite et de sauvage parlant patois, cherchant des champignons, pêchant la truite dans les eaux de la Vienne. Grâce à ses souvenirs, Martial, le " gardien des ruines ", fait revivre ce village si bruissant de vie autrefois, qu'il s'est juré de ne jamais abandonner.

  • Iconoclaste, émouvante et burlesque, cette histoire est une magnifique leçon de vie.


    1919, la paix est revenue. Pas les hommes, morts dans les tranchées et qui laissent derrière eux une armée de veuves et de filles "à marier". D'abord livrées à elles-

  • Le Siècle d'or de la France à travers le destin des grandes favorites de Louis XIV.0300À la grande fresque romanesque de l'Histoire de France qu´écrit Michel Peyramaure ? de Vercingétorix à Jeanne d'Arc, d´Henri IV à Napoléon, de la Révolution au début du XXe siècle ?, manquait le Grand Siècle. Aujourd´hui il fait revivre cette époque à travers les femmes que le Roi a aimées...Les hasards des rues de Paris mettent en relation Nicolas Chabert, jeune homme intelligent et secrètement ambitieux, et Paul Scarron, l'illustre auteur du «Roman comique», et donc avec Françoise d'Aubigné, son épouse. En s'attachant au destin de celle qui sera Mme de Maintenon, Chabert observe les intrigues et les passions de la cour ? toute cette tragicomédie d'ombres et de lumières qui se joue dans les coulisses et sur le théâtre de Versailles. Il voit passer les grandes favorites: Marie Mancini, Louise de Lavallière, Mme de Montespan, Mlle de Fontanges ? et disparaître selon la fantaisie du Roi. Seule, discrète et obstinée, Françoise d'Aubigné, devenue marquise de Maintenon, creuse son sillon dans cette folle société. Jusqu'à devenir l'épouse de Louis XIV...Un récit romanesque éclatant des lumières d'une fête perpétuelle.

  • Elle naît vers 1830 en Haute-Marne, bâtarde dans un modeste château dont le maître (peut-être son père) lui donne une excellente éducation. Elle se voulait poète et n´hésitait pas à envoyer ses vers (très mauvais) à Hugo, alors en exil. Foncièrement, c´était une institutrice. Venue à Paris, elle fonde plusieurs écoles à Montmartre, où elle s´efforce de nourrir et d´éduquer tous les enfants miséreux du quartier. Car Louise Michel était républicaine et elle n´eut jamais qu´une passion: le peuple. Elle s´agite dans les milieux d´opposition à l´Empire, s´attache des hommes qui ne l´abandonneront jamais: Clemenceau, Jules Vallès, Rochefort, Théophile Ferré (son seul amour, jamais réalisé). Tout ça, bien sûr, mènera à la Commune. La barricade qu´elle tient, place Blanche, est l´une des dernières à tomber. Elle manque être fusillée au camp de Satory, et c´est la déportation en Nouvelle-Calédonie. Toujours institutrice, toujours révoltée, de plus en plus anarchiste. Quand vient l´amnistie, en 1880, revenue à Paris, elle continue, toujours prêchant, inlassablement, partout en France et à Londres, devant des foules ou seulement quelques indifférents - car la révolution a vieilli, et elle aussi. Elle mourra à la tâche en 1905.Michel Peyramaure s´est épris de cette femme exceptionnelle. Par courtes scènes ou grands tableaux, il fait revivre ce destin furieux.

  • La vie à Paris devenant pour lui très difficile, Vidocq propose ses services à la police parisienne. Il devient un collaborateur si efficace qu´en 1810 le préfet le nomme à la tête d´une brigade dite de sûreté et composée de condamnés libérés à qui un séjour plus ou moins long dans les prisons avait fourni, comme à leur chef, l´occasion de connaître le personnel de malfaiteurs alors en exercice. Là, Vidocq ne se fait pas que des amis. Ses ennemis se trouvent dans la pègre, mais aussi au sein du pouvoir.
    En 1821, Vidocq démissionne définitivement de ses fonctions de chef de la Sûreté et fonde en 1833 la première agence française de détectives privés. Il mourra à Paris en 1857, âgé de quatre-vingt-deux ans.

    Michel Peyramaure ne pouvait se priver du plaisir de nous raconter la vie de ce personnage magnifique. Le portrait vigoureux et flamboyant qu´il nous offre est un véritable régal.

  • Mandrin a laissé dans l´imaginaire des Français l´image du contrebandier au grand coeur qui venge les fermiers des généraux avides et corrompus. Fils d´un maréchal-ferrant qui le laisse, à sa mort en 1742, chef d´une famille de neuf enfants, Louis Mandrin est compromis dans une rixe en 1753, et condamné à être roué vif.Il s´enrôle alors dans une bande dont il devient bientôt le chef. À la tête de trois cents hommes (soldats déserteurs, artisans, pauvres gens...), Mandrin organise un gigantesque trafic de contrebande entre la Savoie et la France. Cuirs, peaux, grain, fourrage, poudre et plomb, tabac, sel, tissus, produits coloniaux... Les bandes vendent leurs marchandises dans les foires et les marchés. Dans les villes brusquement investies, ils libèrent les prisonniers et s´adonnent à de larges dépenses ; ils disposent de relais et de la complicité populaire (voire générale, pour le tabac). Arrêté le 11 mai 1755, Mandrin est condamné à mort.Un sujet jubilatoire pour Michel Peyramaure qui brosse le portrait de cet attachant Robin des Bois français.0400 Tous habillés de blanc, À la mode des...
    Vous m´entendez ?
    Tous habillés de blanc À la mode des marchands.
    La première volerie Que je fis dans ma vie C´est d´avoir goupillé, La bourse d´un...
    Vous m´entendez ?
    C´est d´avoir goupillé La bourse d´un curé.
    J´entrai dedans sa chambre Mon Dieu, qu´elle était grande !
    J´y trouvai mille écus, Je mis la main...
    Vous m´entendez ?
    J´y trouvai mille écus, Je mis la main dessus.
    Ces messieurs de Grenoble Avec leurs longues robes, Et leurs bonnets carrés, M´eurent bientôt...
    Vous m´entendez ?
    Et leurs bonnets carrés M´eurent bientôt jugé.
    Ils m´ont jugé à pendre, Ah ! c´est dur à entendre !
    À pendre et étrangler, Sur la place du...
    Vous m´entendez ?
    À pendre et étrangler, Sur la place du Marché.
    Monté sur la potence Je regardai la France, J´y vis mes compagnons, À l´ombre d´un...
    Vous m'entendez ?
    J´y vis mes compagnons, À l´ombre d´un buisson.
    Compagnons de misère, Allez dire à ma mère, Qu´elle ne me r´verra plus, J´suis un enfant...
    Vous m´entendez ?
    Qu´elle ne me r´verra plus, J´suis un enfant perdu !

  • Une enfant dans le tumulte des guerres de Religion      En cette fin de XVIe siècle, les guerres de Religion font rage. Damien est intendant au château de L´Herm dans le Périgord noir, au coeur de la forêt Barade, sillonnée par les chefs de guerre huguenots et catholiques qui pillent, saccagent, massacrent pour s´assurer le contrôle de la province. Le maître du château lui-même est mortellement blessé lors des combats pour reprendre Sarlat aux protestants.   Son unique héritière testamentaire est sa fille, Marguerite, âgée d´à peine cinq ans. Lorsque sa mère se remarie à un puissant seigneur des environs, l´enfant est accordée au fils du nouvel époux, de quinze ans son aîné. Très vite, la petite Marguerite est laissée à la merci de son mari, un homme brutal, qui accumule les dettes de jeux et noue les fils d´une conspiration machiavélique pour s´emparer de ses biens. Une seule personne pourrait encore la sauver : Damien, le vieil intendant, qui l´aime comme sa propre fille...   Michel Peyramaure s´est inspiré d´événements historiques authentiques pour nous conter le tragique destin d´une enfant pleine de vie et de confiance.

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