Michel Wieviorka

  • Pourquoi les Juifs sont-ils l'objet d'une haine particulière ? Quand l'antisémitisme est-il apparu ? Est-ce une forme du racisme ?Qui sont les « Sages de Sion » ? Ont-ils existé et comploté ?Pourquoi Hitler détestait-il les Juifs ? Existe-t-il un "business de la Shoah" ?Pourquoi une partie des jeunes issus de l'immigration sont-ils séduits par des discours antisémites ? A-t-on le droit de critiquer Israël ? L'antisionisme, est-ce de l'antisémitisme ?Ce petit livre n'hésite pas à poser les questions les plus dérangeantes. Il démonte avec clarté et tranquillité les idées fausses, les pièges et les théories du complot. Pour comprendre les racines de l'antisémitisme, réfléchir à son actualité, en France et ailleurs, voici un guide indispensable.Sociologue de renommée internationale, Michel Wieviorka est directeur d'études à l'EHESS et administrateur de la Fondation Maison des sciences de l'homme. Il a publié de nombreux ouvrages sur le racisme et l'antisémitisme.

  • Cet ouvrage offre une réflexion sur les conditions qui permettraient de renforcer la démocratie, le vivre ensemble en réduisant la part du mensonge (et celle du secret) à ce qui serait un strict minimum

  • Sociétés et terrorisme

    Michel Wieviorka

    • Fayard
    • 19 Octobre 1988

    Sporadiquement, le terrorisme surgit de l'ombre, sous les feux de l'actualité.
    Il occupe la " une " des médias comme il frappe ses victimes : en flambée.
    L'effroi qu'il cause est directement proportionnel à notre ignorance de ses acteurs.

    Aussi la littérature foisonne-t-elle, multipliant à l'envi les explications. Le terrorisme serait une menace irrationnelle attaquant les valeurs et le tissu de nos sociétés, quand il n'est pas le produit de manipulations orchestrées depuis un lointain centre de pouvoir, ou encore le reflet de la crise ou du désordre affectant un pays. Tout ou presque a été dit et écrit. Pour autant connaît-on le terrorisme ?

    Le premier, Michel Wieviorka étudie les acteurs terroristes, leurs dérives politiques et intellectuelles, le rapport qu'ils entretiennent avec la réalité.
    Car le passage au terrorisme est d'abord un processus dont les terroristes ont l'initiative.

    Le recours organisé à une violence illimitée, sans retour en arrière, n'est pas la dernière ressource ou l'expression désespérée d'un mouvement faible - social, communautaire, ethnique - mais la substitution ultime d'acteurs isolés à un mouvement devenu fictif.

    Sentier Lumineux péruvien, Brigades Rouges, ASALA, ETA, groupes d'Abou Nidal ou de Waddi Haddad...: la violence, quand elle se déconnecte de l'expérience vécue de ceux qu'elle dit représenter, devient une logique d'action. Ainsi naît le terrorisme.

    Michel Wieviorka est maître de conférences à l'université de Paris-Dauphine et directeur adjoint du Centre d'Analyse et d'Intervention Sociologiques de l'EHESS.

  • Violence

    Michel Wieviorka

    "Violence is sadly central to social life and yet oddly marginal to social theory. It's there in the background, not least as Weber defines the state by its monopoly of legitimate violence. But as the example suggests, it's the control of violence that looms large. Michel Wieviorka does a considerable service by calling our attention to violence itself, and to the theories like those of Sorel and Fanon who took it seriously. Wieviorka addresses the state, the media, and social movements. But perhaps his most important contributions come in examination of the ways in which violence informs and is informed by different dimensions of subjectivity. Thoughtfully intertwining classical theory and contemporary observation this is an engaging book, and one that should spark much new thought and research."
    - Craig Calhoun, London School of Economics and Political Science
    Violence is an ever-present phenomenon - obstinately resistant to interpretation. This text offers new tools to understand and analyze violence, presenting a new approach based on the subjectivity of the actor, and on the relation between violence and meaning.
    The first section discusses violence and conflict, violence and the state, and violence and the media. This provides critical context for developing a new paradigm - in the second section - that gives more importance to the concept of the subject than more classical paradigms. The text distinguishes different possible relations between the meaning of action and violence and proposes a new typology of the subjects involved in violence. It gives particular emphasis to discussing cruelty, violence for violence sake, and 'pure' violence.

    The relationship between conflict and violence; the place of victims, and the role of the media all shape new forms of violence. This text is an engaged response to these new forms that presents a convincing interpretation and new tools that will be essential for researchers in the social sciences.

  • Au pays de l'enfance ; représentations et valeurs (F. de Singly, P. Dibie, M. Dagnaud, B. Remaury, S. Tisseron) ; Regards historiques et géographiques (D. Alexandre-Bidon, J. Bart, C. Delasselle, G. Gauthier, H. Le Bras) ; Le droit à l'enfance (D. Mehl, V. Stan, C. Brtisset, J. Chauvin, H. de Raincourt) ; L'enfant et la cité (B. Drfrance, G. Ferez, J.-P. Rosenczweig, A. Muxel, M. Miaille).

  • Sous la direction de Michel Wieviorka.
    L'enjeu de l'édition 2017 des Entretiens d'Auxerre : aborder dans toute sa complexité la notion de " famille ", en faisant appel à des compétences diversifiées, françaises et étrangères, et relevant de diverses disciplines comme la sociologie, la littérature, la philosophie, l'économie...

    réalité et dans les représentations, dans l'art, la littérature ou la philosophie. Peut-être même le concept de famille ne vaut-il que pour certaines sociétés, à certains moments de l'histoire. Il faut accepter l'idée que la famille est multiforme, et à bien des égards, ambivalente. Il serait simpliste d'affirmer que l'humanité est passée au fil d'une évolution identique pour tous et partout de la famille élargie et polygame à la famille nucléaire (le couple et ses enfants) pour aujourd'hui aboutir à une certaine diversité des types de famille.

    La famille constitue pour beaucoup une source de solidarité, de repères et de solidité, même si l'État développe des " politiques de la famille " qui méritent analyse critique. Elle peut alors accompagner le meilleur – le soutien aux plus fragiles – mais aussi le pire, des solidarités claniques ou communautaires, et dans les cas extrêmes, maffieuses.

    Le droit peut-il en proposer une définition stable et solide ? La famille est-elle encore, et jusqu'à quel point, couverte par le secret ? Jusqu'à quel point la famille assure-t-elle la reproduction sociale ? Les rôles de chacun des membres sont-ils redéfinis ?

    SOMMAIRE

    Michel WIEVIORKA, La famille.

    Noëlle CHATELET, La grand-maternité : Un voyage initiatique ?

    Martine SEGALEN, Ce qui se cache derrière " Papylouis " et " Mamitine ". Les nouveaux grands parents dans la famille aujourd'hui.

    Diversités de la famille

    François De SINGLY, Les deux pluriels de la famille : structure et style.

    Jean-Luc DOMENACH, La famille : Fondement de la société contemporaine chinoise.

    Denis PELLETIER, La " famille catholique " entre politiques du genre et mondialisation théologique (années 1970 – années 2010).

    La famille en images

    Jean-Marie BARBARO, La famille au cinéma.

    Martin DOUAIRE, La famille dans les séries TV : Quelles représentations ? Quelles histoires ?

    Aider les familles ou les individus ?

    Jean FAGNANI, Aider les familles et les individus : Contradictions et incohérences des politiques sociales actuelles.

    Philippe FREMEAUX, État des lieux.

    Daniel LENOIR, Participation au débat.

    Dilemmes et débats

    Hervé LE BRAS, Famille et travail : L'impossible dilemme des femmes et des (hommes).

    Séverine MATHIEU, La famille en mouvement ? Normes familiales et recours à l'assistance médicale à la procréation.

    Anne MUXEL, La politique au cœur de la famille.

    Transmissions familiales

    Jean-Michel BALIGAND, La notion de famille vue sous l'angle notarial : Solidarité intergénérationnelle et rôle essentiel du Notaire quant à la transmission du patrimoine. Aspects théoriques et applications pratiques.

    Nicolas DUVOUX, La philanthropie des familles en France.

    André MASSON, Très cher héritage : Les droits de succession ont-ils encore un avenir ?

    Portraits de famille

    Rachel LAUTHELIER-MOURIER, Présence absente : Le père de famille dans le portrait bourgeois.

    Tiphaine MARTIN, Retrouver sa famille : De Sans Famille à En Famille.

    Protéger les enfants – Protéger la famille

    Nicole BOYER, Familles et travailleurs sociaux.

    Fabienne BRUGERE, La famille moderne et l'invention du " prendre soin ".

    Jean-Pierre ROSENCZVEIG, Qui est responsable de l'enfant ?

    Famille et politique

    Michel FOUCHER, " Papa m'a dit ! " ou le rôle des dynasties familiales dans la politique internationale.

    Marcela IACUB, La famille contre la démocratie.

    Pascal PERRINEAU, Y'a-t-il des familles politiques ?

  • La recherche en sciences sociales n´est pas un long fleuve tranquille. Elle peut passer par des périodes de doute, de remise en cause, voire de crise, quand les modes d´approche disponibles s´avèrent usés, ou inadéquats, sans qu´en soient proposés d´autres, mieux adaptés. Elle doit en permanence s´interroger sur ses limites, sur ses relations avec d´autres champs du savoir, sur son rapport à la vie de la Cité ; elle est aussi sous tension du fait des diverses écoles qui y cohabitent, mais parfois aussi s´affrontent.

  • L'affaire Weinstein, plus qu'un simple épisode dans un mouvement d'ensemble allant vers

    l'égalité des hommes et des femmes, n'indique-t-elle pas une accélération formidable de

    la mutation profonde inaugurée à la fin des années 60, un changement de plus en plus net

    de type de société, le passage à une nouvelle culture et peut-être même une rupture anthropologique

    dans laquelle l'humanité elle-même se transforme ?

    Aujourd'hui, masculinité et féminité dessinent un système inédit : la sexualité, l'amour,

    la famille, la procréation, la place relative des hommes et des femmes dans l'emploi, dans

    le travail, les études. L'image d'un monde où n'existeraient que deux genres, ou deux

    sexes est mise en cause, on s'inquiète de la " confusion des sexes ", on demande :

    " Combien de sexes ?", on s'intéresse aux " queers ", à l'intersexualité, aux " trans ".

    La question n'est pas propre aux seules sociétés occidentales. Elle se pose dans l'art, dans

    le cinéma, dans la littérature, suggérant l'idée d'une tension dans la sexualité, entre nature

    et culture.

    Cette mutation relève de causes nombreuses : maîtrise médicale de la procréation, poussée

    de l'individualisme, qui a mis en cause l'autorité et dissout la légitimité de la domination

    masculine, changements dans les modes d'organisation du travail, etc. Surtout, elle doit

    beaucoup à des acteurs, et plutôt des actrices. Mais qu'est devenu le féminisme ?

    Le mouvement d'ensemble vers plus d'égalité n'exclut pas des oscillations, et ne doit pas

    masquer d'importantes différences et variations d'un pays, d'une époque, d'un secteur de

    la société à d'autres. Ainsi, on trouve proportionnellement peu de femmes dans l'univers

    économique du numérique, et il existe de fortes variations dans le monde entre hommes

    et femmes dans le choix de filières scientifiques ou littéraires pour les études.

    La mutation du rapport féminin/masculin suscite parfois un malaise dans la condition masculine

    et dans la virilité. Elle ne met pas fin, ou pas nécessairement, aux rôles sociaux,

    simplement, ceux-ci évoluent, par exemple dans ce qui touche à la vie et à la mort, à l'enfantement,

    à la procréation et à la sexualité. De même, les institutions évoluent - ainsi, le

    Grand Orient de France, jusque-là fermé aux femmes, a été ébranlé par le changement de

    sexe d'un de ses dirigeants devenu femme. La religion ne dicte plus comme par le passé

    ce que doit être le couple féminin/masculin, et, de là, ce que devrait être le bon fonctionnement

    de l'organisation sociale, mais là aussi, des tendances opposées peuvent contrecarrer

    l'évolution générale, on le voit notamment au sein de l'islam.

    Les préoccupations éthiques deviennent pressantes, le droit évolue, de grandes questions

    philosophiques sont posées, ou reposées à propos par exemple du principe de dualité des

    sexes, et de l'égalité : l'édition 2018 des Entretiens d'Auxerre examine ces enjeux avec,

    comme toujours, le souci de la rigueur et de l'ouverture d'esprit.


  • Comment penser " Les solidarités " face aux défis de l'individualisme et de la globalisation ?
    Un ensemble de spécialistes de tous horizons examine cette question cruciale, sous la direction du sociologue Michel Wieviorka.
    L'idée de solidarité est ancienne, elle a une histoire, ne serait-ce qu'en occident, chrétienne, souvent caritative, puis républicaine : la " fraternité " de notre devise républicaine vient l'exprimer, mais peut-être aussi la transformer. L'idée de solidarité est au cœur de bien des mobilisations collectives, auxquelles elle apporte le ciment et la condition même pour pouvoir résister à un adversaire, ou mettre en œuvre une action offensive. Mais elle est aussi partie prenante du corporatisme, et elle permet à des sociétés secrètes de se perpétuer voire se développer. C'est pourquoi toute approche un tant soit peu générale de la solidarité doit envisager son ambivalence.

    Où est la solidarité aujourd'hui ? Quand il n'y a pas d'emploi et donc de travail pour tous, peut-elle encore s'exercer à partir de l'entreprise, du bureau, de l'atelier et de l'action des travailleurs ? La nouvelle culture du partage, qui doit beaucoup à Internet et aux réseaux sociaux, à l'œuvre en particulier chez les plus jeunes, relève-t-elle de la solidarité ? Cette culture conjugue des formes d'entraide solidaire avec l'intérêt économique de ceux qui utilisent Airbnb ou BlaBlaCar. Cette évolution parfois qualifiée d' " uberisation " est peut-être plus la marque d'une métamorphose du capitalisme que celle de l'entrée dans une nouvelle ère de solidarité. En revanche, le reproche tombe lorsque l'on considère les théories et les pratiques du " care " qui promeut la sollicitude, l'attention réciproque entre ceux qui bénéficient d'une aide et ceux qui l'apportent, entre soignants et soignés par exemple. La solidarité devient ici interpersonnelle, tout en ayant besoin de conditions favorables, institutionnelles ou étatiques. Elle introduit sur un mode à la fois éthique et concret de la sollicitude en direction des plus fragiles dans diverses activités d'entraide, de soin, de travail social, etc.

    L'individualisme, d'une part, et la globalisation d'autre part, exercent de forts effets sur la solidarité. La solidarité peut-elle être, doit-elle être tout azimut, inconditionnelle ? La conscience de notre appartenance à un monde global suscite des formes de solidarité qui dépassent le cadre de l'Etat-nation. Les phénomènes migratoires aujourd'hui mettent en évidence les difficultés qu'il y a, en période de crise économique et d'inquiétudes liées notamment au terrorisme et à l'islamisme, à faire valoir un point de vue solidaire et humaniste face aux peurs et aux égoïsmes qui sont à la fois nationaux et sociaux. De même, précisément, le terrorisme a pour effet paradoxal d'encourager diverses formes de solidarité, et d'en récuser d'autres.

    La question des solidarités ne se pose pas seulement dans l'espace, à un moment donné, elle se pose également dans le temps. L'idée de développement durable implique de penser la solidarité entre générations, de la part de celles qui vivent aujourd'hui au profit de celles à venir.

  • Pourquoi les luttes ouvrières ont-elles été au centre de notre vie sociale pendant plus d'un siècle; pour quelles raisons et dans quelles conditions ont-elles produit le mouvement social de la société industrielle? Et, ce rôle central, le syndicalisme l'occupe-t-il encore; ou bien, s'il faut parler de déclin du mouvement ouvrier, quelles sont les nouvelles fonctions de l'action syndicale?

    Ce livre, fondé sur une intervention sociologique menée pendant deux ans avec des groupes de militants syndicalistes, apporte des réponses précises à ces deux interrogations. A ceux qui refusent l'idée d'un conflit central et évitent de parler de classes et de lutte de classes, il répond par une analyse précise de la conscience et de l'action de classe ouvrières. A la vieille tentation française de subordonner les mouvements sociaux aux partis et aux idéologies politiques, il oppose la réalité d'un mouvement proprement ouvrier, qui n'est ni la base ni l'instrument d'une force politique. A ceux qui remplacent des réalités historiques par l'image intemporelle d'une classe ouvrière sacralisée, il oppose l'étude des formes de passage du mouvement ouvrier aux politiques syndicales.

    La simplicité de son titre l'indique: ce livre, plus qu'aucun autre, présente l'ensemble des pratiques syndicales du point de vue de leur signification la plus élevée: la formation, le développement, puis la crise du mouvement ouvrier.

    Il ne parle pas seulement du passé et du présent, mais impose cette question décisive: dans la société post-industrielle qui se forme sous nos yeux, existe-t-il, peut-il exister un mouvement social capable d'occuper la place centrale que tenait le mouvement ouvrier dans la société industrielle?

  • La question des origines interroge les ressorts les plus profonds de l'être humain. Il faut s'avoir d'où l'on vient pour savoir qui l'on est. D'où le besoin individuel de s'ancrer dans une lignée ; d'où le besoin collectif de se créer un mythe fondateur ; et d'où le besoin universel d'expliquer l'origine du monde. Les réponses à ces questions de la psychologie, avec Sophie Marinopoulos (1re partie), de la sociologie, avec Michel Wieviorka (2e partie) et de la cosmologie, avec Étienne Klein (3e partie). En guise d'épilogue, tous trois confrontent leurs points de vue dans une dernière partie.

  • La prohibition des drogues en France est inefficace. Loin d'enrayer la dépendance et ses conséquences sur la santé, la répression l'aggrave. Nourrir le rêve d'un monde sans drogue est criminel. Il encourage le pire, met les jeunes en danger, favorise les actes de délinquance et nourrit les économies parallèles. Le laxisme ne réside pas dans la dépénalisation, mais dans la naïveté que nous avons de croire qu'un simple interdit pourrait mettre fin au marché des narcotiques. Avec la légalisation contrôlée, le combat ne fera que commencer. Médecins addictologues, Michel Hautefeuille et Emma Wieviorka plaident pour une légalisation, seule à même de faciliter l'accès à des soins et de freiner la consommation de stupéfiants. Cette question ne concerne pas uniquement la santé publique mais la société tout entière, sa sécurité, sa justice et son avenir. Michel Hautefeuille est psychiatre addictologue. Il exerce au Centre médical Marmottan à Paris. Emma Wieviorka est psychiatre à l'hôpital Maison-Blanche à Paris. 

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