Muriel Surdez

  • Le travail a-t-il un sens politique ? La conscience ou l'engagement politique se forgent-ils au travail ? Loin d'être anodines, ces questions méritent d'être réexaminées. Les travaux sur la socialisation politique se sont en effet déconnectés des recherches sur les transformations des conditions de travail. 
    D'où l'intérêt du présent ouvrage consacré aux sens politiques du travail, aux différentes formes de politisation dans des situations et des secteurs professionnels contrastés. Dans une perspective résolument internationale et par un dialogue constant entre la sociologie et la science politique, il montre, d'une part, comment le milieu professionnel modèle les rapports à la vie politique. Il présente, d'autre part, l'articulation des différentes dimensions du travail et du « hors travail ». Au final, l'ouvrage offre un regard plus fin sur ce qu'on considère trop rapidement comme des processus de dépolitisation, de volatilité ou d'individualisation croissante des opinions politiques. Le travail continue à configurer le sens que les individus donnent à la politique, voire à façonner des sociabilités porteuses d'action collective.
    Cet ouvrage a été dirigé par Yvan Sainsaulieu et Muriel Surdez de l'Université de Fribourg. 
    Avec les contributions de Amin Allal, Leyla Arslan, Marie-Christine Bureau, Florent Champy, Régis Cortesero, Christelle Didier, Youssef El Chazli, Isabelle Ferreras, Olivier Fillieule, Philippe Gottraux, Guy Groux, Francisca Gutiérrez Crocco, Antoine Kernen, Alexandre Lambelet, Stéphane Le Queux, Chantal Magnin, Lilian Mathieu, David Mélo, Julian Mischi, Cécile Péchu, Fabrice Plomb, Francesca Poglia Mileti, Arnaud Saint-Martin, Ariel Sevilla, Kristoff Talin, Éric Zufferey.

  • This book is an invitation to question conventional and often misleading visions of globalization. No problem is global by nature: issues are transformed by the action of claims-makers to become `problems' debated in supra-national forums, triggering policy choices and policy transformations.  Contributions highlight how health issues, environmental issues and/or political issues are framed as global by a set of stakeholders (scientific experts, bureaucrats, political parties or actors, social movements, social networks, firms). As the volume maps the social logic behind the globalization of problems, it also presents an opportunity for the very cross-disciplinary collaboration it calls for: researchers mobilizing the "agenda-setting" paradigm of issue globalization and those working within the "social constructionist" model are both represented here, providing a unique opportunity to examine the dynamics of globalization from the perspectives of (political, media, economic) sociology, international relations,  social movement studies, and beyond.

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