Naomi Oreskes

  • Depuis les années 1950, et plus particulièrement la fin des années 1980, une poignée de scientifiques américains, à la solde de lobbies industriels (tabac, énergie, pétrole), ont élaboré un savant travail de sape des vérités scientifiques. Une stratégie toute simple, qui a consisté à nier en bloc les preuves de la dangerosité du tabac, du DDT, de la réalité du trou de la couche d'ozone, des atteintes environnementales des pluies acides... Discréditer la science et les scientifiques, semer la confusion : grâce aux efforts d'un petit groupe d'« experts indépendants » et de médias naïfs ou complaisants, cette stratégie a fonctionné et fonctionne toujours. Il a fallu cinq ans à Naomi Oreskes et Erik M. Conway pour documenter et analyser les techniques de manipulation utilisées par ces marchands de doute, auxquels on doit une bonne part du climatoscepticisme contemporain. Cet ouvrage, qui ne relève en rien du pamphlet conspirationniste écrit à la légère, est aujourd'hui un classique, que chacun, scientifique ou citoyen, devrait lire.

  • Alors qu'une récente étude de la Nasa prévoit très sérieusement la fin de la civilisation, les deux chercheurs qui y ont participé s'interrogent : « Si rien n'est fait, qu'adviendrait-il de l'humanité et de la planète à l'aube du XXIIe siècle ? » À l'approche de la Cop21 qui se tiendra à Paris à la fin d'année, voici la version augmentée de leur ouvrage choc.

  • In the early twentieth century, American earth scientists were united in their opposition to the new--and highly radical--notion of continental drift, even going so far as to label the theory "unscientific." Some fifty years later, however, continental drift was heralded as a major scientific breakthrough and today it is accepted as scientific fact. Why did American geologists reject so adamantly an idea that is now considered a cornerstone of the discipline? And why were their European colleagues receptive to it so much earlier? This book, based on extensive archival research on three continents, provides important new answers while giving the first detailed account of the American geological community in the first half of the century. Challenging previous historical work on this episode, Naomi Oreskes shows that continental drift was not rejected for the lack of a causal mechanism, but because it seemed to conflict with the basic standards of practice in American geology. This account provides a compelling look at how scientific ideas are made and unmade.

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