Olivier Douville

  • Notre modernité est de plus en plus marquée par des phénomènes de déplacement, d´exil et d´exclusion de familles entières. Comment s´évader des certitudes identitaires afin de devenir des sujets de la multitude et du déplacement ?
    Cet enjeu importe tant à la psychanalyse qu´à l´anthropologie. Il déplace ces deux disciplines au-delà du culturalisme. Le dialogue est urgent entre cliniciens et anthropologues. L´anthropologie psychanalytique contenue chez Freud et même Lacan est-elle actuelle ? Les mythes psychanalytiques ont-ils une pertinence ? Le mythe freudien est-il universel ?
    Ce livre expose d´abord l´histoire des rencontres entre les deux disciplines, les filiations et les tensions qui ont marqué leurs échanges. Il situe les moments les plus vifs des débats qui explosèrent autour de l´enjeu très controversé que représente la création de dispositifs thérapeutiques spécialisés pour les dits « migrants ».
    C´est sur le projet d´une construction de l´anthropologie clinique que se termine ce livre. L´auteur illustre son propos par le témoignage de plusieurs fragments de cures menées avec des personnes et des familles provenant du Maghreb, des Antilles ou de l´Afrique de l´Ouest, que ce soit à Paris, au Sénégal ou au Mali.

  • Cet ouvrage est le premier à explorer les diverses facettes des effets subjectifs des exclusions et des précarisations de l´enfance à l´adolescence et à l´âge adulte, et à mettre l´accent sur les réponses institutionnelles et leurs possibles impasses. Ces contributions dans leur ensemble étudient également les fonctions psychiques que peuvent prendre pour certains sujets ces situations de marginalisations extrêmes et de préjudices. Les auteurs ont tous une expérience de terrain confirmée, que ce soit dans le domaine du soin, de la recherche, ou dans l´invention de dispositifs institutionnels ou de l´accompagnement d´équipe. Clinique psychanalytique de l´exclusion s´adresse aux acteurs de soin et d´accompagnement social, à l´heure où les réponses institutionnelles à la précarité tendent dans le domaine du soin à se multiplier au risque d´une certaine dispersion.

  • Guerres et traumas

    Olivier Douville

    • Dunod
    • 15 Juin 2016

    De la Première Guerre mondiale aux guerres d'indépendance, les conflits successifs du XXe siècle ont amené les psychanalystes à se pencher sur les soins à apporter aux patients traumatisés. Les réponses ont évolué depuis Freud et ses élèves, avec, entre autres, les travaux d'un Fanon qui repensa les conditions de la psychothérapie institutionnelle dans le contexte de la guerre d'indépendance algérienne, tout en proposant sa propre version des traumas de guerre là où le politique fait effraction dans l'intime. Les services de psychologie des armées proposent des modèles précis de prévention des risques psychiques et de prise en charge des traumas de guerre. Les conflits actuels - enfants-soldats en Afrique, guerre civile en Colombie, conflits au Moyen-Orient... jusqu'à la radicalisation des jeunes djihadistes - nécessitent des structures d'accueil et de soin psychique spécifiques. Cet ouvrage propose ainsi une exploration des incidences des nouvelles formes de conflits - guerre larvée, guerre civile, radicalisation armée - et des dispositifs cliniques mis en place à l'épreuve de ces guerres modernes sur les subjectivités.

  • Cet ouvrage présente et analyse les principales méthodes cliniques en psychologie, à savoir : l'observation, l'entretien, les groupes, les études de cas et les tests projectifs, à partir des problèmes spécifiques que chacune d'elles soulève.

  • Cet ouvrage présente 13 entretiens menés en psychologie clinique. Chaque entretien est organisé sur un même modèle : présentation de la situation clinique et de ses objectifs, exposé complet de l'entretien, discussion de cet entretien et explicitation des mouvements psychiques du patient et du psychologue, développement des concepts et notions concernant certaines particularités cliniques en fonction des problématiques rencontrées.Olivier Douville est Professeur en sciences de l'éducation à l'université Paris 10-Nanterre, il a publié chez Dunod le Traité des Sciences et techniques de la formation.Benjamin Jacobi est Maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université Paris 10-Nanterre, il a déjà publié chez Dunod Motivation et réussite scolaire (Psycho Sup, 2e éd., 2006) et La motivation (TOPOS, 2003).

  • Les auteurs veulent cerner ici la dimension de la santé mentale, dans une perspective culturelle et interculturelle,. Est alors mis l'accent sur les rencontres des cultures et sur les niveaux d'implication de sujets dans leurs « cultures » au plan de la représentation de la santé mentale. Voici les grands axes développés dans cette recherche :
    - La compréhension de la santé mentale dans des contextes culturels et sociaux variés, - La compétence des intervenants et leurs modèles d'intervention, - L'insertion avec ses différents modèles.

  • En clinique, comme dans toute discipline élaborée, les faits ne se présentent pas à nous spontanément. Ils sont tributaires du discours qui les décrit, même et surtout lorsqu'on prétend les décrire indépendamment de toute théorie et de tout point de vue. Pas de faits cliniques sans cliniciens, donc. Et pas de cliniciens désengagés des liens transférentiels, ignorants de la fonction subjective, ou dissociés des situations cliniques dont ils sont responsables. Les textes ici rassemblés témoignent, chacun à sa manière, des nécessités et de la responsabilité dont le clinicien a la charge.

  • La littérature a été pour la psychanalyse, au même titre que la mythologie et le folklore, l'objet d'une démarche d'application, créditant alors le poète ou le dramaturge de discerner les fantasmes et les conflits inconscient avec un temps d'avance sur le clinicien. Au delà de la question du texte, c'est bien la dimension de l'écrit qui interroge la clinique. Que la clinique soit lecture est ce que les responsables de ce numéro ont tenté d'illustrer.

  • Les Antilles françaises sont constituées de sociétés récentes issues d'une histoire particulière dont leur moindre caractéristique est leur constitution composite à partir des populations orginelles, diffréntes si ce n'est antagonistes. Ces composantes proviennent des quatre coins de la planète et elles furent sauvagement hierarchisées. L'intention vise ici à étudier les dynamiques, les dynamismes et les fragilités, les points de rupture et d'ancrage, les compensations et sublimations des inévitables conflits, voire les zones d'ombre propices à l'apparition de réorganisations, de restructurations, de resociabilisation.

  • Il s'agit ici de traiter de l'acte de penser, de dire son rêve de créer. Il s'agit avant tout du travail de la parole. A écrire ainsi "Penser", "rêver", "créer", nous prenons le risque de figer une discontinuité entre ces trois formes de travail psychique. L'ensemble de ces articles tente d'explorer des zones de continuité et de contacts entre ces trois formes de travail du psychisme.

  • Pour tenter de répondre à cette question, les psychothérapies et le projet scientifique qui les soutient ont été pris comme paradigmes. Quelles idéologies, quelle conception de l'homme accompagnent-elles ? Comment situer et distinguer la psychanalyse des psychothérapies ? Que signifie l'opposition entre neurosciences et psychanalyse ? Quel usage peut être fait de l'imagerie médicale ? Y a-t-il des passerelles possibles entre neurosciences et psychanalyse ?

  • La recherche clinique atteste que toute recherche authentiquement psychopathologique provient de la clinique et ne saurait se réduire à des recherches sur la clinique. Cette recherche doit relever aujourd'hui deux défis : le premier concerne la nécessité devant laquelle elle se trouve de devoir réviser les conditions d'un travail psychanalytique en réponse à de nouvelles demandes sociales ou à des situations extrêmes éloignées du cadre traditionnel du dispositif de la cure ; et le deuxième défi concerne plus particulièrement la place de la psychanalyse et des psychanalystes à l'Université et dans la communauté scientifique.

  • Enseigner la psychopathologie clinique dans les universités de psychologie et de médecine peut sembler une évidence historique. Cela ne va plus de soi aujourd'hui. Ce dossier rend compte de l'exigence d'une clinique du cas qui ne se laisse pas réduire à une évaluation des troubles, de l'humeur ou des performances. Les mutations sociales et anthropologiques, les avancées scientifiques rendent nécessaire un tel projet. Ce dernier ne pourra se faire sans une rigueur épistémologique qui doit refuser toute naturalisation du fait psychique.

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