Olivier Wieviorka

  • Du débarquement en 1944 des troupes alliées en France, on semble tout connaître. Mais, si nombre d'analyses ont été consacrées au Jour J, aucune n'avait encore envisagé le problème dans sa globalité, des origines à la libération de Paris, en intégrant l'ensemble des points de vue, en envisageant la pluralité des aspects – économiques, militaires, diplomatiques, mais également politiques et sociaux.
    S'appuyant sur des sources inédites, pour l'essentiel américaines et anglaises, Olivier Wieviorka retrace cette longue épopée, des tout premiers projets à l'assaut final. Une histoire moins mythique que la légende complaisamment forgée par les dirigeants alliés : dissensions au sein du Haut Commandement, pénurie de bateaux, erreurs tactiques, effondrement psychique des combattants..., autant de réalités parfois tues qui pourtant pesèrent sur la préparation et le bon déroulement du D-Day.
    Loin d'adopter un regard strictement français, Olivier Wieviorka replace le débarquement dans le contexte d'une guerre mondiale. Au risque d'affronter des constats désenchantés : l'enthousiasme des Alliés à libérer la France fut pour le moins modéré, et, par-delà l'indéniable geste héroïque, émergeait un nouvel ordre mondial que les États-Unis et l'Union soviétique s'apprêtaient à régir.
    OLIVIER WIEVIORKA
    Professeur d'histoire contemporaine à l'École normale supérieure de Cachan, Olivier Wieviorka dirige la revue Vingtième Siècle. Il est notamment l'auteur au Seuil de Nous entrerons dans la carrière. De la Résistance à l'exercice du pouvoir (1994), Une certaine idée de la Résistance. " Défense de la France " (1940-1949) (1995), Les Orphelins de la République. Destinées des députés et sénateurs français (1940-1945) (2001), et, avec Christophe Prochasson, de La France du XXe siècle. Documents d'histoire (" Points Histoire ", 2004).

  • Pour la première fois, l'histoire de la Résistance décloisonnée des frontières nationales, par le plus grand historien du sujet.La résistance en Europe de l'Ouest a longtemps été considérée comme un phénomène national. Et elle a, de longues années durant, été analysée comme telle, les historiens privilégiant, pour l'étudier, le cadre de leur pays. Pourtant, si les facteurs internes jouèrent un rôle central dans sa naissance, la part des Anglo-Américains dans sa croissance fut éminente : en Norvège comme au Danemark, aux Pays-Bas comme en Belgique, en France et en Italie, l'armée des ombres n'aurait pu croître sans le soutien de Londres d'abord, de Washington ensuite. Il convenait dès lors de décloisonner les frontières et d'élargir les horizons pour offrir la première histoire transnationale de la résistance en Europe occidentale.
    Pour ce faire, Olivier Wieviorka a étudié l'organisation puis l'action des forces clandestines et des gouvernements en exil de six pays occupés entre 1940 et 1945. En scrutant le rôle de la propagande, du sabotage et de la guérilla dans cet espace ouest-européen, il invite à reconsidérer sans tabou l'action de la résistance, ainsi que ses relations, tantôt cordiales, tantôt conflictuelles, avec les Alliés et les pouvoirs installés à Londres. Tout en mesurant la singularité de chaque pays, ce prisme original lui permet de pointer la communauté de destin qui unit cet ensemble appelé à être libéré par les troupes anglo-américaines.
    L'auteur lève également le voile sur l'importance des finances, de la logistique et de la planification des grands Alliés dans le développement des forces clandestines, une donnée largement occultée lors des libérations. Il interroge,
    in fine, l'efficacité de l'armée des ombres, donc de la guerre subversive, dans la chute du IIIe Reich.

  • La première grande synthèse historique consacrée à la résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Parce qu'elle repose sur l'engagement et se construit sur le secret, la Résistance reste à la fois un mystère et un enjeu de polémiques partisanes. Amorcée dès juin 1940, elle parvint à s'unir à l'ombre de la croix de Lorraine, grâce aux patients efforts de Jean Moulin, tout en affirmant son indiscutable pluralisme. Elle resta néanmoins de bout en bout minoritaire, se préoccupa peu du sort des juifs et joua un rôle limité sur le plan militaire. Son apport politique fut en revanche immense : la Résistance évita à la France les affres de la guerre civile et favorisa, à la Libération, une transition pacifique du pouvoir au profit d'une Résistance regroupée derrière l'altière figure du général de Gaulle. Ce livre aborde sans tabous l'ensemble de ses enjeux, de la formation des premiers réseaux au couronnement de 1944. Il ne dissimule ni les conflits, ni les ambitions qui animèrent les promoteurs de l'armée des ombres, du rôle de la presse clandestine à l'efficacité des réseaux, de la répression allemande aux motifs de l'engagement, des idées politiques de la Résistance à sa mémoire dans la France contemporaine. Pour la première fois, un ouvrage à la fois complet et accessible, synthétique et vivant, offre une vision globale sur un phénomène majeur qui reste curieusement méconnu malgré le rôle que la Résistance a joué dans l'histoire et la mémoire nationales.Membre de l'Institut universitaire de France et professeur des Universités à l'Ecole normale supérieure de Cachan, Olivier Wieviorka est un spécialiste reconnu de la Résistance et de la Seconde Guerre mondiale, auxquelles il a consacré plusieurs livres dont une Histoire du Débarquement qui fait autorité et Une certaine idée de la Résistance. Défense de la France : 1940-1949.

  • Au cours de la journée dramatique du 10 juillet 1940, députés et sénateurs, réunis au Grand Casino de Vichy, votent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Seuls quatre-vingts parlementaires les refusent. Qu'est devenu ce camp du refus ? Et quels itinéraires ont suivi leurs collègues qui, à une écrasante majorité, ont contribué à ériger l'institution vichyste ?
    Grâce à des sources inédites – et principalement les dossiers du Jury d'honneur devant lequel ont comparu une grande partie des élus qui avaient voté oui en 1940 –, l'auteur retrace ces itinéraires complexes. Contre toute idée reçue, il montre que les approbateurs de Pétain en 1940 n'ont pas tous adhéré à la Révolution nationale, et que les hommes du refus n'ont pas nécessairement rejoint les rangs de la Résistance.
    Il dévoile ainsi les ressorts d'un épisode profondément traumatique de notre histoire nationale dont la mémoire ne cesse de nous hanter.
    Professeur à l'École normale supérieure de Cachan et membre senior de l'Institut universitaire de France, Olivier Wieviorka est spécialiste de la Seconde Guerre mondiale. Il a notamment publié au Seuil Histoire du débarquement en Normandie (2007 et 2014 dans une version illustrée) et La Mémoire désunie (2010, réédité en 2012).

  • L'expérience de la Seconde Guerre mondiale, contrairement à la Première, ne fut que marginalement celle d'un conflit armé : elle fut bien davantage marquée par l'Occupation, le joug du régime vichyste et les persécutions qui frappèrent juifs et opposants politiques. La mythologie gaulliste s'efforça de masquer ce lourd héritage en favorisant le récit d'une France militairement dressée contre l'Allemagne – son ennemi historique.
    Cette représentation unificatrice ne put cependant résister à la montée des divisions. À partir des années soixante-dix, les victimes prennent le pas sur les héros. Depuis longtemps déjà, la reconnaissance des différentes catégories de victimes avait posé problème à la puissance publique, qui s'efforça pourtant d'élaborer des statuts, d'imposer un calendrier commémoratif, de créer des musées... Mais c'est surtout la lente prise de conscience de ce qu'avaient été la France de Vichy et la Shoah qui modifia substantiellement la représentation des années sombres et rouvrit de profondes blessures. Loin de conduire à une lecture pacifiée de cette période, ce processus de désarmement de la mémoire contribua à la " balkaniser ", interdisant de considérer la mémoire de la Seconde Guerre mondiale comme l'armature civique d'une France régénérée et à jamais débarrassée d'un passé complexe et assurément pesant.
    Professeur des universités à l'École Normale Supérieure de Cachan, Olivier Wieviorka a notamment publié Une certaine idée de la Résistance. Défense de la France (1940-1949) (Seuil, 1995), LesOrphelins de la République. Itinéraire des députés et sénateurs français. 1940-1945 (Seuil, 2001), ainsi qu'une Histoire du Débarquement (Seuil, 2007, " Points-histoire ", 2010).

  • La Libération a-t-elle été " trahie " - comme nombre de résistants l'ont déploré ? Le dynamisme de la France libre et des maquis n'a-t-il pas été gâché en 1944 et dans les années suivantes ? Les combattants de l'armée des ombres rêvaient d'une transformation en profondeur de la société française, et la Ive République a paru continuer la IIIe.
    Pourtant, il serait trop simple de parler - à la manière de Péguy - d'une " mystique " de la Résistance qui se serait dégradée en " politique " de la Libération.
    Une quinzaine de grands témoins, représentant les grandes tendances de la République, de Michel Debré à François Mitterrand, de Georges Séguy à Pierre-Henri Teitgen, dressent ici un bilan, parfois contradictoire, souvent surprenant, de l'héritage dans la vie politique contemporaine.
    Avec la participation de Claude Bourdet, Jacques Chaban-Delmas, Michel Debré, André Dewavrin, Pierre Hervé, Daniel Mayer, Pierre Messmer, François Mitterrand, Christian Pineau, René Pleven, Gaston Plissonnier, Maurice Schumann, Georges Séguy, Pierre-Henri Teitgen.

  • La Résistance

    Olivier Wieviorka

    La Résistance constitue aujourd'hui encore une terre méconnue. Les Français furent-ils tous engagés ou tous "collabos" ? La vérité se situe sans doute à mi-chemin. L'engagement dans la Résistance ne fut pas facile à trouver, aucune institution n'appelait à la lutte en 1940.
    L'armée des ombres fut aussi traversée par des doutes et des conflits. Olivier Wieviorka revisite en historien dune génération nouvelle cette période sombre de notre histoire.

  • Sous l'Occupation, tous les Français n'ont pas basculé dans la collaboration ou attendu passivement leur libération. Dès l'"étrange défaite", quelques citoyens ont forgé un instrument de lutte original contre l'occupant : le mouvement de Résistance. Créé en 1940, "Défense de la France" présente les caractères classiques d'une organisation cherchant, par la diffusion d'un journal, la fabrication de faux papiers ou la création de maquis, à protéger et à mobiliser les Français contre le nazisme. Mais cette stratégie commune à tous les mouvements ne doit pas voiler l'originalité d'une formation tour à tour maréchaliste, giraudiste puis gaulliste qui, aux lendemains de la guerre, tente, en lançant France-Soir et en participant à la création d'un grand parti de la Résistance, d'inscrire dans la cité les idéaux défendus pendant la clandestinité.
    Loin de se cantonner à la stricte étude d'un mouvement, aussi honorable soit-il, l'ouvrage, résolument problématique, entend réfléchir sur l'histoire de la Résistance française. Comment s'engage-t-on? Quel type d'action devait-on mener? Quel avenir attendait à la Libération les combattants de l'ombre? Autant d'interrogations auxquelles l'étude consacrée à "Défense de la France" s'efforce de répondre - tout en essayant de comprendre les relations assurément passionnelles que développèrent Charles de Gaulle et la Résistance intérieure.
    Olivier Wieviorka est professeur d'histoire contemporaine à l'École normale supérieure de Cachan et dirige la revue Vingtième Siècle. Il est notamment l'auteur, au Seuil, de Nous entrerons dans la carrière. De la Résistance à l'exercice du pouvoir (1994), Les Orphelins de la République. Destinées des députés et sénateurs français (1940-1945) (2001), et de l' Histoire du débarquement en Normandie (" Points Histoire ", 2010), qui a rencontré un immense succès international.

  • 21 mythes de la Seconde Guerre mondiale expliqués et déconstruits par une équipe d'historien et la rédaction de Guerres et Histoire, dirigées par Jean Lopez et Olivier Wieviorka. "Une opération salutaire de désintox historique", selon L'Express. Les idées reçues sur la Seconde Guerre mondiale abondent. Mais desservant la cause de la connaissance, elles montrent surtout que la propagande de l'Axe comme celle des Alliés a durablement imprimé sa marque. Ce volume vise donc à rétablir quelques vérités en revenant, au crible de vingt-trois entrées, sur les grands mythes de cette guerre qui, tenus pour vérités d'Evangile, n'en restent pas moins erronés. Ainsi, par exemple, combien de Français persistent à croire que la défaite aux jours sombres de 1940 était inscrite dans les astres ou que Hitler n'a fait que devancer une attaque de Staline ? A ces questions essentielles, les meilleurs spécialistes apportent au fil de chapitres courts et enlevés des réponses souvent inattendues, parfois surprenantes et toujours passionnantes.
    " Une opération salutaire de désintox historique. "
    L'Express " Un ouvrage clair, sérieux, utile et accessible. "
    Le Point Dirigé par Jean Lopez, fondateur et directeur de la rédaction de
    Guerres & Histoire, et Olivier Wieviorka, professeur à l'ENS-Cachan.

  • Best sellers, les deux tomes des Mythes de la Seconde Guerre mondiale réunis en un seul volume.Si l'histoire de la Seconde Guerre mondiale nous semble bien connue, les mythes sur lesquels elle repose aux yeux du grand public ont encore la vie dure. Pour y remédier, Olivier Wieviorka et Jean Lopez ont réuni les meilleurs historiens français et étrangers de la période. Sur chaque sujet, ils cassent les clichés et les images toutes faites, dans un ouvrage aussi agréable à lire que novateur. Après l'immense succès des deux premiers opus, voici ici rassemblés en un unique volume trente-sept mythes déconstruits, trente-sept chapitres courts et enlevés qui livrent un nouveau regard sur ce moment décisif de l'histoire du monde.
    " Une opération salutaire de désintox historique. "
    L'Express " [Un] ouvrage très précieux en ces temps de fake news. "
    Le Figaro Magazine " Sans jugement partisan, ces [trente-sept] chapitres contribuent à éclairer un conflit qui déchaîne toujours les passions. "
    Geo Histoire Dirigé par Jean Lopez, fondateur et directeur de la rédaction de Guerres & Histoire, et Olivier Wieviorka, membre de l'Institut universitaire de France et professeur à l'ENS-Cachan.
    Les auteurs : Sébastien Albertelli, Nicolas Aubin, Vincent Bernard, Benoist Bihan, Bruno Birolli, François-Emmanuel Brézet, Christian Delporte, Christian Destremau, Patrick Facon, Pierre Grumberg, Hubert Heyriès, Eric Jennings, François Kersaudy, Julie Le Gac, Jean-Luc Leleu, Franck Liaigre, Jean Lopez, Claire Miot, Jean-François Muracciole, Jean-Christophe Noël, Lasha Otkhmezuri, Robert O. Paxton, Marc Perrenoud, Davide Rodogno, Régis Schlagdenhauffen, Georges-Henri Soutou, Pierre-François Souyri, Maurice Vaïsse, Bénédicte Vergez-Chaignon, Fabrice Virgili, Olivier Wieviorka.

  • Toute l'histoire militaire de la France des Mérovingiens à nos jours, en deux volumes.Que la guerre ait contribué à la construction institutionnelle et sociale de la France relève de l'évidence, d'autant que l'armée représente un élément fondateur de l'Etat-nation. Pour mieux comprendre la nature des liens unissant les Français à leur armée comme la guerre à l'Etat, il fallait rendre compte de 1 500 ans d'histoire. Dans sa globalité. Car le fait militaire dépasse les grands cadres d'organisation, le matériel ou les structures de l'armée ainsi que sa composition... Il oblige à penser le rapport au politique ainsi qu'à la société dans son ensemble et incite à revenir sur les engagements, en réfléchissant sur la stratégie et la doctrine d'emploi, en décrivant les grands conflits, en s'attardant, enfin, sur la réalité du combat, l'armement, la violence de guerre et son imposition aux civils.
    Ce second volume explore les années 1870 à nos jours. La guerre devient alors totale et globale. Elle engage des millions de soldats, en 1914 comme en 1939 ; elle implique les civils, désormais amenés à fournir au front les montagnes d'obus et les milliers de chars que les conflits réclament ; elle les frappe tout autant lors de bombardements. L'armée, par ailleurs, joue un rôle politique éminent. Une partie de ses cadres a soutenu, pendant la Seconde Guerre mondiale, les idéaux pétainistes. Plus tard, des généraux tentèrent de renverser Charles de Gaulle pour contrer sa politique algérienne. Ces positions, toutefois, ne firent pas l'unanimité et un insigne conflit opposa le Maréchal au Général.
    C'est dire si l'histoire militaire de la France de 1870 à nos jours ne saurait s'écrire dans les teintes monochromes du noir et du blanc. Alternant victoires et défaites, aveuglement et lucidité, grandeur et servitude, elle impose, durant ce très long siècle, de récuser simplisme et manichéisme.
    Les auteurs
    Xavier Boniface, François Cochet, Olivier Wieviorka, Pierre Journoud et Olivier Schmitt.
    RABAT 1 :
    Agrégé et docteur en histoire,
    Xavier Boniface est professeur d'histoire contemporaine à l'université Littoral Côte d'Opale. Il a notamment publié
    L'Armée, l'Eglise et la République (1879-1914), L'Aumônerie militaire française (1914-1962) et
    Histoire religieuse de la Grande Guerre. Agrégé et docteur en histoire,
    François Cochet est professeur émérite d'histoire contemporaine. Spécialiste de la Première Guerre mondiale et de l'expérience combattante du xixe siècle à nos jours, il est l'auteur de
    La Grande Guerre. Fin d'un monde, début d'un siècle, Les Français en guerres. De 1870 à nos jours et
    Armes en guerre (xixe-xxie siècle). Professeur à l'Ecole normale supérieure de Cachan, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale,
    Olivier Wieviorka est l'auteur d'une
    Histoire du Débarquement en Normandie et d'une
    Histoire de la résistance primée par l'Académie française et plébiscitée par le public. Il a également publié une
    Histoire de la résistance en Europe occidentale. Docteur,
    Pierre Journoud est professeur d'histoire contemporaine à l'université Paul-Valéry Montpellier. De 2010 à 2015, il fut chercheur à l'institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire (IRSEM). Il est l'auteur de
    De Gaulle et le Vietnam (1945-1969) et
    Dien Bien Phu. Le basculement d'un monde. Professeur de sciences politiques au centre d'études sur la guerre de l'université du Sud-Danemark,
    Olivier Schmitt a codirigé, avec Joseph Henrotin et Stéphane Taillat,
    Guerre et Stratégie. Approches, concepts. Il est également secrétaire général de l'association pour les études sur la guerre et la stratégie (AEGES).
    RABAT 2 :
    Couverture du premier volume.

  • Toute l'histoire militaire de la France des Mérovingiens à nos jours, en deux volumes. Que la guerre ait contribué à la construction institutionnelle et sociale de la France relève de l'évidence, d'autant que l'armée représente un élément fondateur de l'Etat-nation. Pour mieux comprendre la nature des liens unissant les Français à leur armée comme la guerre à l'Etat, il fallait rendre compte de 1 500 ans d'histoire. Dans sa globalité. Car le fait militaire dépasse les grands cadres d'organisation, le matériel ou les structures de l'armée ainsi que sa composition... Il oblige à penser le rapport au politique ainsi qu'à la société dans son ensemble et incite à revenir sur les engagements, en réfléchissant sur la stratégie et la tactique, en décrivant les grands conflits, en s'attardant, enfin, sur la réalité du combat, l'armement, la violence de guerre et son imposition aux civils.
    Ce premier tome s'ouvre avec les Mérovingiens pour se conclure sur la guerre franco-prussienne de 1870. Non que l'on puisse dès le ve siècle parler de la France en tant que telle, mais il est nécessaire d'insister sur une forte continuité, matérialisée par le titre de
    Rex Francorum, " roi des Francs ", porté par les souverains de trois dynasties sur plus de mille ans. A l'époque moderne, la figure du roi puise dans la guerre le fondement même de sa souveraineté, à l'image de François Ier recevant à Marignan son sacre militaire ou de Louis XIV, " roi de guerre " par excellence. La gloire du souverain mobilisa alors, avec une ampleur et une intensité inédites, les ressources du royaume et contribua ainsi à l'affirmation de la nation, qui se constitua en corps politique souverain avec la Révolution française.
    La formation d'une armée véritablement nationale se combina alors avec d'autres innovations, telles que le système divisionnaire, qui conférèrent aux armées une efficacité et une mobilité inédites, dont Napoléon sut exploiter tous les avantages, au point de se laisser griser par cette faculté de porter le danger au coeur des territoires ennemis. La défaite de Waterloo ne mit pas fin à l'ambition d'étendre la domination française à des territoires lointains, mais cette stratégie impériale quitta l'horizon européen pour investir les espaces coloniaux. Ainsi, des champs catalauniques aux contreforts des Aurès, l'histoire militaire de la France raconte la genèse d'une riche et passionnante relation entre la nation, l'Etat et le territoire.

  • Nouvelle histoire de la France contemporaine1. La Chute de la monarchie (1787 - 1792), M. Vovelle2. La République jacobine (10 août 1792-9 Thermidor an II), M. Bouloiseau3. La République bourgeoise (de Thermidor à Brumaire, 1799-1815), D. Woronoff4. L'Épisode napoléonien. Aspects intérieurs (1799-1815), L. Bergeron5. La France napoléonienne. Aspects extérieurs (1799-1815), R. Dufraisse et M. Kérautret6 et 7. La France des notables (1815-1848)1. L'évolution générale, A. Jardin et A.-J. Tudesq2. La vie de la nation, A. Jardin et A.-J. Tudesq8. 1848 ou l'Apprentissage de la République (1848-1852), M. Agulhon9. De la fête impériale au mur des fédérés (1852-1871), A. Plessis10. Les Débuts de la IIIe République (1871-1898), J.-M. Mayeur11. La République radicale ? (1898-1914), M. Rebérioux12. Victoire et Frustrations (1914-1929), J.-J. Becker et S. Berstein13. La Crise des années 30 (1929-1938), D. Borne et H. Dubief14. De Munich à la Libération (1938-1944), J.-P. Azéma15 et 16. La France de la IVe République (1944-19858)1. L'ardeur et la nécessité (1944-1952), J.-P Rioux2. L'expansion et l'impuissance (1952-1958), J.-P Rioux17 et 18. La France de l'expansion (1958-1974)1. La République gaullienne (1958-1969), S. Berstein2. L'apogée Pompidou (1969-1974), S. Berstein et J.-P Rioux19. Crises et alternances (1974-2000), J.-J. Becker avec la collaboration de P. Ory20. La France du XXe siècle. Documents d'histoire, présentés par O. Wieviorka et C. Prochasson

  • Cet ouvrage apporte à l'étudiant en histoire les méthodes pour aborder les diverses épreuves du cursus universitaire. Du brouillon à la réalisation d'un commentaire, il apprend à cerner un texte, ses idées et son plan. Le lecteur découvre comment interpréter justement et situer dans leur contexte des documents statistiques et des illustrations. De plus, il y trouvera les indications pour ordonner ses idées dans une dissertation ou lors d'un oral, et les méthodes pour utiliser ou constituer une bibliographie. La partie didactique s'accompagne d'exemples et d'exercices corrigés qui pourront servir de modèle. 
    La rigueur et la clarté de cet ouvrage en font un outil pédagogique indispensable. 
    Vincent Milliot est professeur en histoire moderne à l'université de Caen. 
    Olivier Wieviorka est professeur des Universités à l'ENS Cachan.

  • Heureux au travail ? Une enquête exceptionnelle dans le quotidien de l'entreprise. Le travail est-il un instrument d'aliénation ou de progrès ? Dans un contexte de crise permanente, dont les grands marqueurs sont le chômage de masse, la pénibilité et la perte de sens, le travail peut-il encore être une expérience heureuse ? Tandis que s'effacent les repères de l'ère industrielle (organisation " scientifique " de la production, poids politique de la classe ouvrière), Travailler au XXIe siècle donne la parole aux salariés et revisite le concept classique de reconnaissance. Comment le travail, au-delà de sa dimension lucrative, peut-il être source de prestige et de gratification personnelle ? Forts de trois ans d'enquête et d'entretiens avec des salariés, des syndicalistes et des cadres dirigeants, les auteurs explorent la réalité complexe du monde de l'entreprise aujourd'hui en France et montrent les vertus de la reconnaissance au travail.

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