Pascal Quignard

  • Il poussa la porte qui donnait sur la balustrade et le jardin de derrière et il vit soudain l'ombre de sa femme morte qui se tenait à ses côtés. Ils marchèrent sur la pelouse. Il se prit de nouveau à pleurer doucement. Ils allèrent jusqu'à la barque. L'ombre de Madame de Sainte Colombe monta dans la barque blanche tandis qu'il en retenait le bord et la maintenait près de la rive. Elle avait retroussé sa robe pour poser le pied sur le plancher humide de la barque. Il se redressa. Les larmes glissaient sur ses joues. Il murmura : Je ne sais comme dire : Douze ans ont passé mais les draps de notre lit ne sont pas encore froids.
    />

  • « Le tome VIII, Vie secrète, se consacrait à la question  "Qu'est-ce que l'amour ?" Le tome IX, Mourir de penser, était consacré à la question "Qu'est-ce que penser ?" Le tome X, L'Enfant d'Ingolstadt, posait la question "Qu'est-ce que la peinture ?"
    Le tome XI de Dernier royaume, L'homme aux trois lettres, c'est mon "Qu'est-ce que la littérature ?"
     
    C'est ainsi que Pascal Quignard présente ce nouveau tome de Dernier Royaume. Il se pose la question de l'art auquel il a consacré toute sa vie.
    Dans la forme « océanique » qui caractérise ces volumes, il explique le bonheur qu'il a retiré de cette passion qui ne s'est jamais démentie.
    «  Jaime les livres. J'aime leur monde. J'aime être dans la nuée que chacun d'eux forme, qui s'élève, qui s'étire. J'éprouve de l'excitation à en retrouver le poids léger et le volume à l'intérieur de la paume. J'aime vieillir dans le silence, dans la longue phrase qui passe sous les yeux ».
    Cette déclaration ouvre le nouveau merveilleux opus de Pascal Quignard, sans doute le plus autobiographique.

  • L'enfant d'Ingolstadt

    Pascal Quignard

    • Grasset
    • 12 Septembre 2018

    "Qu'est-ce que je cherche, tome après tome, dans Dernier Royaume ? Une autre façon de penser à la limite du rêve. Une façon de s'attacher au plus près de la lettre, à la fragmentation de la langue écrite, et d'avancer en décomposant les images des rêves, en désordonnant les formes verbales, en exhumant les textes sources. Quelle étrange falsification a lieu dans le rêve ? Dans le dessin qui naît sous les doigts ? Dans le langage qui gémit ? Dans la pensée qui hallucine ? Dans la musique même ? Quel est ce mystérieux fantôme ou appelant ?
    Ce dixième tome de Dernier royaume n'a qu'un sujet : le faux qui fait le fond de l'âme. Le fond de l'âme hallucine. Le langage dédouble ses fantômes. Tous les arts élèvent des mondes faux. Même la dépression est un rêve.
    L'art dès son origine témoigne activement d'un passé présent : d'un rêve actif qui passe les générations et remanie ce qu'il fait revenir. L'art de la préhistoire est une référence fondamentale pour toutes les populations humaines actuelles. C'est le véritable patrimoine. Ce sont peut-être même les seules traces d'un fond universel qui s'est dispersé avec la curiosité territoriale propre à l'espèce et l'éparpillement des langues qui sont impuissantes à offrir d'aussi saisissantes archives originaires au fond des mots dont elles usent."
    Pascal Quignard
     

  • Le révérend Simeon Pease Cheney est le premier compositeur moderne à avoir noté tous les chants des oiseaux qu'il avait entendus, au cours de son ministère, venir pépier dans le jardin de sa cure, au cours des années 1860-1880. Il nota jusqu'aux gouttes de l'arrivée d'eau mal fermée dans l'arrosoir sur le pavé de sa cour. Il transcrivit jusqu'au son particulier que faisait le portemanteau du corridor quand le vent s'engouffrait dans les trench-coats et les pèlerines l'hiver. J'ai été ensorcelé par cet étrange presbytère tout à coup devenu sonore, et je me suis mis à être heureux dans ce jardin obsédé par l'amour que cet homme portait à sa femme disparue.

  • Les larmes

    Pascal Quignard

    • Grasset
    • 28 Septembre 2016

    "Je n'ai jamais ressenti aucun sentiment de nation. Aucun sentiment de territoire. Seules les langues m'émerveillent. Rare l'instant où on voit sur les lèvres d'un enfant l'instant où le son devient un mot. Très rares les humains qui ont pu voir filmée, ou dessinée, ou enregistrée, ou narrée la scène exacte où ils ont pris origine juste avant l'instant x où ils sont conçus. Mais plus encore l'instant de bascule d'un système symbolique dans un autre: la date de naissance de leur langue, les circonstances, les lieux dans l'espace,le temps qu'il faisait dans le site, la rivière, les arbres, la neige.... C'est une chose extraordinaire que d'être resté en contact avec la contingence de l'origine. Le français a cette chance. Le 14 février 842, un vendredi, à la fin de la matinée, sur le bord de l'Ill, dans un froid terrible, sur les lèvres des soldats francs, quand ils ont à proclamer leurs serments, une étrange brume se lève. On a appelé cette brume le "français". Nithard, le premier a écrit le français. Je vais vous raconter l'histoire de Nithard et de son frère jumeau Hartnid."                                                                                                                       Pascal Quignard

  • «Il y a un âge où on ne rencontre plus la vie mais le temps. On cesse de voir la vie vivre. On voit le temps qui est en train de dévorer la vie toute crue. Alors le coeur se serre. On se tient à des morceaux de bois pour voir encore un peu le spectacle qui saigne d'un bout à l'autre du monde et pour ne pas y tomber.»

  • Mourir de penser

    Pascal Quignard

    • Grasset
    • 10 Septembre 2014

    Le neuvième tome de Dernier Royaume est consacré à la pensée. Ainsi Pascal Quignard arrive au coeur de sa quête. Livre après livre, Dernier Royaume cherche à éprouver une autre façon de penser. Un mode de penser qui n´a rien à voir avec la philosophie. Une façon de s´attacher à la lettre, à la fragmentation de la langue écrite, et d´avancer en décomposant les images des rêves, en désordonnant les formes verbales, en exhumant les textes sources. Ce livre explore trois choses. Comment la pensée et la mort se touchent. Comment la pensée est proche de la mélancolie. Comment la pensée s´abrite auprès du traumatisme. Celui qui pense « compense » un très vieil abandon. Ce qui fait le fond de la pensée c´est la mère manquante.
    De même que le rêve est un sens dont les images désordonnées, condensées, paradoxales, intuitionnent quelque chose qui a précédé le sommeil et qui fait retour en elles, de même la pensée est un sens qui use de mots écrits, retranscrits, retraduits, épluchés, étymologisés, néologisés, lesquels projettent des liens entre des silhouettes éparses, où on s´est jadis perdu.

  • " Quand la musique était rare, sa convocation était bouleversante comme sa séduction vertigineuse.
    Quand la convocation est incessante, la musique repousse.
    Le silence est devenu le vertige moderne.
    Son extase.
    J'interroge les liens qu'entretient la musique avec la souffrance sonore. "

  • Sur le jadis

    Pascal Quignard

    • Grasset
    • 28 Août 2002

    « Il y a vingt ans j'ai composé les huit tomes des Petits Traités. Ils sont parus aux éditions Maeght. Dernier royaume est un ensemble de volumes beaucoup plus étendu et étrange. Ni argumentation philosophique, ni petits essais érudits et épars, ni narration romanesque, en moi, peu à peu, tous les genres sont tombés. Enfant, durant toute mon enfance, chaque nuit, je tournais la tête du crépuscule jusqu'à l'aube. Cela me paraissait beaucoup plus intéressant que dormir. C'était peut-être un signe de carence mais cela m'excitait. C'est vraiment une tête qui tourne à toute allure que ces volumes. Un éclair de tête. Ce n'est pas un jugement sur le temps ou le monde ou la société ou l'évolution humaine : c'est le petit effort d'une pensée de tout. Une petite vision toute moderne du monde. Une vision toute laïque du monde. Une vision toute anormale du monde. » Pascal Quignard

  • Abîmes

    Pascal Quignard

    • Grasset
    • 28 Août 2002

    « Il y a vingt ans j'ai composé les huit tomes des Petits Traités. Ils sont parus aux éditions Maeght. Dernier royaume est un ensemble de volumes beaucoup plus étendu et étrange. Ni argumentation philosophique, ni petits essais érudits et épars, ni narration romanesque, en moi, peu à peu, tous les genres sont tombés. Enfant, durant toute mon enfance, chaque nuit, je tournais la tête du crépuscule jusqu'à l'aube. Cela me paraissait beaucoup plus intéressant que dormir. C'était peut-être un signe de carence mais cela m'excitait. C'est vraiment une tête qui tourne à toute allure que ces volumes. Un éclair de tête. Ce n'est pas un jugement sur le temps ou le monde ou la société ou l'évolution humaine : c'est le petit effort d'une pensée de tout. Une petite vision toute moderne du monde. Une vision toute laïque du monde. Une vision toute anormale du monde. » Pascal Quignard

  • Sordidissimes

    Pascal Quignard

    • Grasset
    • 5 Janvier 2005

    Le Livre: « Un diptyque Les deux volumes, Les Paradisiaques, Sordidissimes, forment un diptyque. D'un côté le lieu enchanté, de l'autre côté l'objet d'épouvante. Comme dans les contes, c'est l'objet sordide qui permet de s'introduire dans le lieu le plus doux. Il s'agit d'un couple indissociable. Face au monde utérin qu'on quitte dans la naissance, le monde souterrain où on entre dans la mort. Face au lieu perdu involontairement, l'objet qu'on perd activement en le plaçant auprès de la dépouille. Face au site introuvable où le corps se fabrique, la tombe qu'on cherche à signaler à la communauté avec des pierres qu'on amoncelle. Sordidissimes Sordidissimes - le tome V de Dernier royaume - est consacré à l'objet sale et sacré, originaire et voilé, malodorant et contagieux, indigne et précieux. A Rome on appelait « sordes » les habits de deuil, qu'on déchirait, qu'on ne lavait pas. Les Otomi appelaient « Vieux sac » la poche utérine qu'ils vénéraient comme une hotte merveilleuse. Anna Freud demanda à être enterrée dans le vieux manteau de son père qu'elle avait fait reprendre par une couturière dans ce dessein. L'objet sordide est le sexe masculin voilé qu'on dévoile au cours des mystères. Puis c'est l'objet qu'on sacrifie dans la tombe en le plaçant auprès du mort. C'est ce que Georges Bataille appelait la part maudite. C'est ce que Jacques Lacan appela « objet petit a ». C'est ce que les new-yorkais appelèrent junk. C'est ce que les anciens Japonais « blessés » par l'amour cherchaient à exhiber comme autant de « blessures » prestigieuses, petits doigts coupés, fourreaux de pénis découpés, cheveux tranchés, témoignages des bagarres, preuves intimes et rebutantes des sentiments intenses qu'ils portent à ceux ou celles qu'ils aiment. Sordidissimes rassemble toutes ces reliques, miroboles, jokers, gâteaux apéritifs, la fève des rois, la crête du coq, la bûche de Noël, la laisse de mer, les langues mortes, le nombril, tous les secrets, le silence. » Pascal Quignard

  • " J'appelle rhétorique spéculative la tradition lettrée antiphilosophique qui court sur toute l'histoire occidentale dès l'invention de la philosophie. J'en date l'avènement théorique, à Rome, en 139. Le théoricien en fut Fronton.L'expression courante : ôC'est un littéraireö n'est pas une insulte. Elle est dotée de sens. Elle renvoie à une tradition ancienne, marginale, récalcitrante, persécutée, pour laquelle la lettre du langage doit être prise à la littera.Cette tradition oubliée est la violence de la littérature. "

  • « Tout mythe explique une situation actuelle par le renversement d'une situation antérieure.
    Tout à coup quelque chose désarçonne l'âme dans le corps.
    Tout à coup un amour renverse le cours de notre vie.
    Tout à coup une mort imprévue fait basculer l'ordre du monde et surtout celui du passé car le temps est contnûment neuf. Le temps est de plus en plus neuf. Il afflue sans cesse directement de l'origine. Il faut retraverser la détresse originaire autant de fois qu'on veut revivre. »

  • Pour comprendre, pour lire Sacher-Masoch, il faut d'abord se débarrasser de l'équivoque du masochisme et des interprétations cliniques ou philosophiques qu'on en a données. Reste alors une parole, dont l'être n'est pas affirmation, nomination claire et consciente de soi, mais balbutiement. La recherche de l'être de Masoch devient alors une sorte d'enquête étymologique, qui recourt aussi bien à l'étude des racines grecques et latines qu'à des sortes de parenthèses - sur Heidegger ou le Roman de Renart - permettant d'approcher, comme des ruses de guerre de l'esprit, l'énigme masochienne. Ainsi Pascal Quignard développe-t-il un discours qui n'est ni psychanalytique ni structuraliste, ni historique ni marxiste, mais dévoilement d'une lecture indépendante, elle-même insérée dans le vaste discours des oeuvres littéraires, toujours contemporaines les unes des autres, toujours perdues les unes dans les autres, toujours en train de se lire.

  • « Il y a vingt ans j'ai composé les huit tomes des Petits Traités. Ils sont parus aux éditions Maeght. Dernier royaume est un ensemble de volumes beaucoup plus étendu et étrange. Ni argumentation philosophique, ni petits essais érudits et épars, ni narration romanesque, en moi, peu à peu, tous les genres sont tombés. Enfant, durant toute mon enfance, chaque nuit, je tournais la tête du crépuscule jusqu'à l'aube. Cela me paraissait beaucoup plus intéressant que dormir. C'était peut-être un signe de carence mais cela m'excitait. C'est vraiment une tête qui tourne à toute allure que ces volumes. Un éclair de tête. Ce n'est pas un jugement sur le temps ou le monde ou la société ou l'évolution humaine : c'est le petit effort d'une pensée de tout. Une petite vision toute moderne du monde. Une vision toute laïque du monde. Une vision toute anormale du monde. » Pascal Quignard

  • « Un diptyque Les deux volumes, Les Paradisiaques, Sordidissimes, forment un diptyque. D'un côté le lieu enchanté, de l'autre côté l'objet d'épouvante. Comme dans les contes, c'est l'objet sordide qui permet de s'introduire dans le lieu le plus doux. Il s'agit d'un couple indissociable. Face au monde utérin qu'on quitte dans la naissance, le monde souterrain où on entre dans la mort. Face au lieu perdu involontairement, l'objet qu'on perd activement en le plaçant auprès de la dépouille. Face au site introuvable où le corps se fabrique, la tombe qu'on cherche à signaler à la communauté avec des pierres qu'on amoncelle. Les paradisiaques Les trois premiers tomes de Dernier royaume étaient consacrés à un temps étrange, le jadis. Le jadis est un temps mystérieux qui s'oppose au passé. Inorienté, il travaille le présent comme la foudre le ciel, comme la lave le fond de la terre, comme le big bang le fond de l'univers, comme la pulsion inconsciente le fond de l'âme. Les Paradisiaques - le tome IV de Dernier royaume - est consacré à un espace étrange, le paradis. L'espace où le temps mystérieux du jadis jouit est le paradis. C'est le lieu sans faute, humide, doux, vert, perpétuellement printanier. C'est le lieu immobile, irradiant, où a lieu le coup de foudre de l'amour. Dans ce lieu on ignore tous ceux qu'on avait cru connaître. Dans ce lieu on reconnaît sur-le-champ celui ou celle qu'on ignore. C'est la définition du coup de foudre. « Frappé par la foudre » se disait en latin « fanatique ». Les amants sont les seuls vrais fanatiques. Les Paradisiaques contiennent 42 contes sur la reconnaissance impossible de ceux qui se sont aimés. Pascal Quignard

  • Découvrez le scénario du film Tous les matins du monde
    Sur la fin de sa vie, Marin Marais, prestigieux violiste, se remémore son apprentissage avec Monsieur de Sainte Colombe, grand maître de la viole de gambe et professeur austère et intransigeant...

  • Qu'est-ce qui anime l'écriture de Pascal Quignard ? Qu'est-ce qui fait de cette oeuvre l'une des références majeures de la littéraire française contemporaine ? Comment être à même de saisir toutes les données culturelles et intimes qu'elle brasse ? Telles sont, entre autres, les questions qui sont au coeur de ce numéro consacré à l'oeuvre de Pascal Quignard, envisagé sous l'angle de la traversée, c'est-à-dire du franchissement, du parcours d'une extrémité à l'autre de l'oeuvre. Il s'agit, comme le dit l'origine latine du mot, transversare, de « remuer en travers », de prendre les chemins de traverse de l'oeuvre, afin d'en saisir tous les échos. C'est tout autant se frayer un passage à travers un ensemble que s'ouvrir à ce qui passe par l'esprit.

  • La collection « Connaître une oeuvre » vous offre la possibilité de tout savoir de Tous les matins du monde de Pascal Quignard grâce à une fiche de lecture aussi complète que détaillée.

    La rédaction, claire et accessible, a été confiée à un spécialiste universitaire.

    Cette fiche de lecture répond à une charte qualité mise en place par une équipe d'enseignants.

    Ce livre numérique contient un sommaire dynamique, la biographie de Pascal Quignard, la présentation de l'oeuvre, le résumé détaillé, les raisons du succès, les thèmes principaux et l'étude du mouvement littéraire de l'auteur.

    Notre travail éditorial vous offre un grand confort de lecture, spécialement développé pour la lecture numérique.

  • Venez découvrir Tous les matins du monde, le roman de Pascal Quignard, grâce à une analyse littéraire de référence.
    Écrite par un spécialiste universitaire, cette fiche de lecture est recommandée par de nombreux enseignants.
    Cet ouvrage contient plusieurs parties : la biographie de l'écrivain, le résumé détaillé, le mouvement littéraire, le contexte de publication du roman et l'analyse complète.
    Retrouvez tous nos titres sur : www.fichedelecture.fr.

  • Pascal Quignard écrit depuis plus de trente-cinq ans. Il a publié plus d'une quarantaine de livres. Déjà des romans comme Le salon du Wurtemberg (1986) ou Tous les matins du monde (1991) avaient connu un succès public et critique, mais la part la plus riche de l'oeuvre, à notre sens, celle qui est moins directement romanesque et par là moins accessible, demeurait méconnue. Depuis 2000, les prix littéraires successifs ont attiré l'attention sur l'ensemble quignardien ; c'est le cas en particulier du Goncourt de 2002, attribué pour un livre, Les ombres errantes, qui n'est pas un roman, pas un essai, qui n'est rien de familier et qui défie la catégorisation générique convenue.

    De plus, les quelques années qui viennent de s'écouler témoignent de l'attention que l'université porte désormais à Pascal Quignard, avec plusieurs colloques et plusieurs livres. L'étude de Bruno Blanckeman, Les récits indécidables (2000), dont une partie portait sur Quignard, les autres traitant de Jean Echenoz et Hervé Guibert, ouvrait la série des publications consacrées à l'écrivain. Elle fut suivie aussitôt de l'ouvrage dirigé par Adriano Marchetti, Pascal Quignard, la mise au silence (2000), qui présente les actes du colloque tenu à Bologne en 1998, et d'un numéro spécial de la Revue des sciences humaines (octobre-décembre 2000). En mars 2001 paraissait le livre de Philippe Bonnefis, Pascal Quignard en son nom seul, puis la remarquable étude de Chantal Lapeyre-Desmaison, Mémoires de l'origine (mai 2001), accompagnée du riche volume d'entretiens avec l'auteur, Pascal Quignard le solitaire. Un certain nombre de mémoires de maîtrise et de thèses sont actuellement en cours de rédaction, indiquant que l'écrivain bénéficie d'un intérêt critique de plus en plus soutenu.

  • La collection Fichebook vous offre la possibilité de tout savoir du roman Tous les matins du monde de Pascal Quignard grâce à une fiche de lecture aussi complète que détaillée.
    La rédaction, claire et accessible, a été confiée à un spécialiste universitaire.
    Notre travail éditorial vous offre un grand confort de lecture, spécialement développé pour la lecture numérique. Cette fiche de lecture répond à une charte qualité mise en place par une équipe d´enseignants.


    Cet eBook contient :

    - Une table des matières dynamique - La biographie de Pascal Quignard - La présentation de l´oeuvre - Le résumé détaillé (chapitre par chapitre) - Les raisons du succès - Les thèmes principaux - L'étude du mouvement littéraire de l´auteur

  • La collection Fichebook vous offre la possibilité de tout savoir du roman Tous les matins du monde de Pascal Quignard grâce à une fiche de lecture aussi complète que détaillée.
    La rédaction, claire et accessible, a été confiée à un spécialiste universitaire.
    Notre travail éditorial vous offre un grand confort de lecture, spécialement développé pour la lecture numérique. Cette fiche de lecture répond à une charte qualité mise en place par une équipe d´enseignants.


    Cet eBook contient :

    - Une table des matières dynamique - La biographie de Pascal Quignard - La présentation de l´oeuvre - Le résumé détaillé (chapitre par chapitre) - Les raisons du succès - Les thèmes principaux - L'étude du mouvement littéraire de l´auteur

  • En 1966 paraissait le premier volume des Problèmes de linguistique générale d'Émile Benveniste, mettant sous le coup des projecteurs les longs, patients et si riches travaux d'un des plus grands savants du XXe siècle. En 1976 s'éteignait, dans la discrétion, après sept années d'aphasie et d'immobilité, un auteur et professeur dont la recherche inépuisable dans le domaine du langage avait été l'unique projection de sa vie. La publication, en 2012, des Dernières leçons. Collège de France 1968, 1969 est venue bousculer nos savoirs établis sur l'écriture. Le présent ouvrage offre une réflexion multipolaire sur un domaine dont l'emprise sur toutes les activités humaines n'est plus à décrire. Deux textes inédits d'Émile Benveniste ouvrent le livre qui réunit, sous la direction d'Irène Fenoglio, les contributions de Jean-Claude Coquet, Julia Kristeva, Charles Malamoud, Pascal Quignard. Chacun d'entre eux s'interroge, en lecteur et admirateur d'Émile Benveniste, sur l'histoire profonde, les fondements, les représentations et les pratiques de l'écriture. A partir de leur domaine de connaissance (sémiotique, linguistique, psychanalyse, anthropologie, littérature) ils évoquent ce que fut pour eux et pour des générations entières cet homme de grande retenue au savoir immense et lumineux. Pour accompagner leurs réflexions, de nombreux documents inédits et fac-similés sont ici reproduits.

empty