Patrice Desbiens

  • Ici

    un coin de table
    et

    le grand bleu
    du firmament
    couché sur ses
    hanches sur
    ma page blanche
    c'est

    tout ce dont
    j'ai

    besoin

    Bleus comme le ciel ou gris comme la neige, les mots du poète se déposent à la surface des jours et en dévoilent le grain, la lumière, la pulsation. Desbiens évoque avec simplicité les rencontres et rituels qui rythment sa vie montréalaise dans ce nouveau recueil, une oeuvre de maturité qui pose un regard à la fois serein et lucide sur un monde qui ne s'arrête jamais pour souffler.

    «Le quotidien du poète» marque le retour de Desbiens chez Prise de parole, maison avec laquelle il est fortement associé.

  • JE RÊVE AU POÈME

    Je rêve au poème
    qui rêve à moi

    et quand
    je me réveille
    le lit est vide
    et

    encore chaud

    Dans son nouveau recueil «Sous un ciel couleur cayenne», le poète Patrice Desbiens poursuit son exploration, avec la concision qui caractérise son oeuvre de maturité, des tonalités que revêtent les grands et petits moments de l'existence.

  • Trois recueils donnent toute la mesure du grand Desbiens qui continue d'articuler sa vision déroutante et décapante de notre fin de siècle. Trois recueils où le passé et le présent, l'Ontario natal et le Québec adoptif se heurtent, se répercutent dans une poésie où la tendresse se cherche un abri. C'est un hommage émouvant à la mère, un regard porté sur elle qui chavire. Avec « Un pépin de pomme sur un poêle à bois », Patrice Desbiens a remporté le prix Champlain en 1997.

  • Cet ouvrage de Patrice Desbiens comprend une réédition de « L'espace qui reste » (1979), « Sudbury » (1983) et « Dans l'après-midi cardiaque » (1985). Ces recueils épuisés retrouvent enfin leur vie éditoriale en un petit format poche. Le lecteur renouera avec cette voix unique qui, au fil d'une quinzaine de recueils, traduit l'errance urbaine des coeurs écorchés.

    Ces poèmes initient ce que l'on pourrait appeler la « période sudburoise » de Desbiens où se lit toute son appartenance à la communauté franco-ontarienne, ce qui ne l'empêchera pas d'être rapidement reconnu comme un des poètes majeurs de l'Amérique française.

    La passionnante préface signée Robert Dickson, raconte l'émergence d'une culture franco-ontarienne qui, dans ces années-là, de 1979 à 1985, fait germer une formidable créativité d'où pointeront, entre autres, les talents aujourd'hui acclamés des Jean Marc Dalpé et Brigitte Haentjens, tous unis alors au sein d'un joyeux groupe de créateurs de mots et de musique. « L'écriture de la décennie sudburoise, écrit Dickson, fera découvrir de plus en plus le poète du désir, pas toujours comblé, le poète de l'amour, souvent malheureux. »

  • Réédition en un volume de trois oeuvres de Patrice Desbiens : «Poèmes anglais», «Le pays de personne» et «La fissure de la fiction».

    Ces trois titres marquants retracent l'évolution du poète au tournant décisif des années 80 et 90.

    «Poème anglais», paru en 1988, marque la fin de la période où Desbiens vivait et écrivait à Sudbury. Ce recueil marque un point de rupture dans sa relation aigre-douce avec le milieu où s'étaient définitivement révélées sa vocation et sa problématique de poète. Il y intériorise on ne peut plus profondément la condition du francophone minoritaire et la solitude de poète dans une société banalement marchande qui n'a que faire de lui.

    «Le pays de personne», paru en 1995, a été écrit à Québec, où Desbiens a vécu de 1988 à 1991 et aussi au début des années 70. Parue à l'origine dans Un pépin de pomme sur un poêle à bois (où elle côtoyait ce dernier recueil ainsi que Grosse guitare rouge), cette oeuvre est celle où son malaise personnel rejoint le malaise collectif québécois tout aussi étroitement que le malaise franco-ontarien. L'amour, l'espoir, la poésie n'y ont pas plus facilement droit de cité.

    «La fissure de la fiction», parue en 1997, peut être considérée comme la première grande oeuvre de sa période montréalaise. Sa voix devient plus narrative pour relater une aliénation toujours aussi terriblement familière, incarnée dans le réalisme hallucinatoire d'une quotidienneté cauchemardesque. Le poète aspire au roman, mais se heurte contre l'inéluctabilité de la poésie qui le voue à la solitude, sans pays, sans amour, sans amarre.

    L'ouvrage est précédé d'une préface de Jean Marc Larivière, cinéaste et ami de l'auteur, qui fournit une synthèse fort adroite de l'ensemble de son parcours et de ses publications. Riche en balises interprétatives, cette préface est une excellente introduction à l'oeuvre de Desbiens. En postface, on trouvera des extraits de la critique et une biobibliographie détaillée.

  • Toujours fidèle à sa manière bien à lui et à ses préoccupations thématiques, Patrice Desbiens offre, dans «Décalage», des regards rétrospectifs sur son passé partagé entre le Québec et l'Ontario français. La première partie est inspirée par la grande rencontre internationale Jack Kérouac tenue à Québec en 1987 et évoque des lieux de cette ville. La deuxième est un court mémento tandis que la troisième renoue avec le passé de Desbiens. Le recueil réunit des poèmes qui ont été publiés dans les revues Estuaire, Lettres québécoises et Steak haché. Avis aux collectionneurs qui veulent posséder le « tout Desbiens ».

  • La version ePub contient la totalité de la piste audio.

    « [...] grosse guitare rouge [est] un brillant exercice érotico-poétique, dans le sens où son érotisme devient poésie et vice versa : au-delà de l'homme et de la femme, du «je» et du «tu», ces deux langues entrelacées deviennent des protagonistes d'un huis clos parallèle, mais non moins fascinant. » Dominique Denis, «Liaison»

  • «Hennissements» marque les 25 ans d'écriture du poète et sa fidélité à son éditeur. En 1977 paraissait «les Conséquences de la vie», un recueil de poèmes de jeunesse de Patrice Desbiens publié aux éditions Prise de parole. En 2002, l'auteur propose une série de poèmes qui présentent une étonnante parenté de regard avec ceux d'il y a 25 ans. Les deux manuscrits ont été fusionnés de manière purement aléatoire. Les poèmes du recueil « Les conséquences de la vie » s'offrent en alternance avec ceux de « Hennissements », 25 ans plus tard. / « Hennissements », ce sont des textes drôles, dépouillés, épurés au possible, qui décapent le réel. En quelques lignes goguenardes, le poète pose un regard acide-lucide sur l'amour, le quotidien, la femme... Une galerie de personnages qui fourmillent d'une étrange vitalité. Le poète invente de petits tableaux narratifs sans aucune morale, mais débordants de facétie.

  • « Désâmé », c'est du Desbiens typique et classique. Un lecteur familier y retrouvera des effets vus ailleurs, assonances, comparaisons, constructions syntaxiques en parallèle, mots fétiches même.

    L'originalité de ce recueil réside dans la nuance nouvelle des thèmes et images obsédants. Une originalité troublante de vérité. Mine de rien, parmi d'autres thèmes, celui de la mort qui s'y profile, et la sienne entrevue de bien plus près qu'avant. À ce thème s'allie, un peu plus appuyée, sa pratique de la poésie : rapports entre le poète et la poésie, entre le poème et la gangue de vie dont il s'extrait.

    « Ce titre, Désâmé, indique en tous cas assez clairement que l'expérience de désenchantement et de désoeuvrement (de déréliction ?) qui suscite le poème touche aux fibres de l'être. Peut-être davantage, ici, que dans ses précédents opus, cette expérience en est une d'écriture, Desbiens élaborant dans la première partie de son livre, judicieusement intitulée « Italiques », un art poétique aussi humble que malicieux, aussi désarmé que désarmant :

    J'écris à la main
    j'écris sur du pain
    sans savoir
    de quelle encre
    le beurrer.

    Je ne sais pas
    de quel poème
    vient le poème. »

    « Voix et Images », no.7

  • Les poèmes épurés de «Rouleaux de printemps» fouillent l'épaisseur du quotidien pour témoigner du sentiment de dépossession des êtres devant le réel et le temps qui passe.

    Étrangement, si une profonde mélancolie traverse l'ensemble du recueil, l'amour et la tendresse, et même parfois une pointe de légèreté, ne sont jamais très loin. C'est que le poète navigue continuellement entre l'éphémère et l'éternité, entre la laideur du vivant et des choses et leur inexplicable beauté...

    Rien n'échappe à celui qui vit sur la corde raide.

  • Le recueil réunit deux oeuvres de Patrice Desbiens : «L'Homme invisible / The Invisible Man», un récit - a story raconté dans les deux langues de l'auteur et qui, dès sa parution en 1981, a consacré Patrice Desbiens comme l'une des voix majeures de l'Ontario français; et «Les Cascadeurs de l'amour». Dans cette nouvelle édition dans la Bibliothèque canadienne française seront inclus une préface de Johanne Melançon, spécialiste en littérature franco-ontarienne, une biobibliographie de l'auteur, ainsi que des choix de jugements et une bibliographie de la recension portant sur les deux oeuvres.

  • Dans « Bleu comme un feu », Patrice Desbiens nous offre uniquement de petites pièces, chacune finement ciselée et étincelante comme un vitrail. Avec une économie verbale inversement proportionnelle à l'immensité de sa quête, le poète esquisse les silhouettes fluides d'une femme qu'on épie à travers le kaléidoscope du désir.

  • Créée par le théâtre Il va sans dire, Tout ça m'assassine a été représentée au théâtre Outremont en mars 2012 puis à la Cinquième salle de la Place des arts en octobre de la même année. Acclamé par le public et consacré « Production de l'Année 2011 » par la critique (La Presse), l'oeuvre s'est méritée un retentissant succès!

  • Voix et Images consacre son numéro printemps-été au poète francophone d'origine ontarienne Patrice Desbiens. Actif depuis les années 70, établi au Québec depuis 1988, Patrice Desbiens est l'auteur d'une oeuvre abondante « qui réussit la prouesse de faire et dire beaucoup en peu de mots. » Ce dossier se veut surtout un premier effort collectif de sonder une oeuvre, qui malgré l'engouement qu'elle suscite, n'a encore fait l'objet d'aucune publication d'envergure, monographie, dossier thématique ou volume issu d'un colloque. Comprenant cinq études, le numéro propose d'examiner les « postures vocales » du poète (Marc André Brouillette), les manifestations et effets de « décalage » (Thierry Bissonnette), les dimensions narratives de ses textes (Frédéric Rondeau), la mise de l'avant d'expériences partagées dans un contexte capitaliste (François Paré) et une réflexion sur sa consécration (Lucie Hotte).

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