Patrick Artus

  • « L'austérité salariale, depuis quarante ans, façonne nos économies. Au point de départ, il y a eu l'idéologie libérale et la volonté d'accroître les revenus du capital. Mais, aujourd'hui, l'enjeu est beaucoup plus vaste : depuis la crise de 2008, l'austérité salariale a favorisé des politiques économiques fortement expansionnistes, avec une inflation faible et des taux d'intérêt bas, qui maintiennent la solvabilité des États malgré un endettement public très élevé. Or, aux États-Unis, en France, en Italie, partout en Europe, les partis populistes ont fait campagne précisément sur la sortie de l'austérité salariale et la hausse du pouvoir d'achat. » P. A. Il faut se rendre à l'évidence : l'austérité salariale est une menace pour les démocraties. Mais comment en sortir alors qu'elle est devenue une pièce centrale de l'équilibre économique ? Patrick Artus analyse ici les conséquences de ce qu'il appelle la « aponisation » des économies, explore les conditions de sortie de l'austérité salariale et prend position dans le débat qui fait rage outre-Atlantique sur les taux d'intérêt bas et la nécessité ou non de les remonter. Un débat dont l'issue dessinera les vingt prochaines années... Patrick Artus est professeur associé à l'École d'économie de Paris et chef économiste de Natixis. 

  • L'accroissement du poids de la finance par rapport à l'économie réelle change profondément le fonctionnement des économies et accroît fortement le risque de crise. Alors que, dans le passé, c'étaient les chocs de l'économie réelle qui influençaient la sphère financière, ce sont aujourd'hui les chocs financiers qui conduisent au dérèglement de l'économie réelle et du système monétaire international. Si la menace d'une nouvelle crise de très grande ampleur se précise, elle n'est pourtant pas inéluctable. Ce livre propose des solutions concrètes pour discipliner la finance, éviter la répétition des crises et favoriser le passage à une véritable finance de long terme. Patrick Artus est professeur associé à l'École d'économie de Paris et chef économiste de Natixis. 

  • La Chine est-elle dangereuse ? La très forte croissance de la Chine, supérieure à celle annoncée officiellement, a évidemment des conséquences favorables sur l'économie mondiale en favorisant certaines exportations et en contribuant à l'accélération de la croissance mondiale. Mais ce Cahier montre aussi les effets négatifs des politiques chinoises sur l'équilibre commercial et financier, les transferts de technologies, les résultats des sociétés étrangères implantées en Chine, la "profitabilité" et l'emploi, le coût des matières premières et enfin l'environnement.

  • Le récent phénomène de « déglobalisation » de l'économie réelle représente une terrible menace pour les États-Unis et l'Europe. Il implique une prise de conscience rapide et impérative de nos économies pour éviter de plonger encore davanatge dans la crise pour plusieurs décennies0500 Et si les pays émergents préfèrent investir leur épargne chez eux plutôt que de la prêter pour financer les déficits des pays riches, ces derniers - dont la France - peuvent être pris dans un engrenage ravageur. C'est celui du « syndrome japonais » : la crise économique ouverte en 1989 au Japon - dont il n'est jamais sorti depuis - était en effet très similaire à celle qui a frappé depuis 2007 les économies américaine et européennes. Et le risque est aujourd'hui élevé de voir s'y enclencher une spirale tout aussi mortifère.
    À partir de ce constat, Patrick Artus et Marie-Paule Virard décortiquent les faiblesses des politiques économiques mises en oeuvre, en France et ailleurs, pour faire face aux effets de la crise. Et surtout, ils expliquent pourquoi le seul moyen d'éviter en Europe le « syndrome japonais », avec son cortège de chômage et de précarité, serait de promouvoir un nouveau partage des revenus au bénéfice de l'immense majorité des salariés.0300Depuis le début de la crise économique de 2007-2008, on observe une évolution déci-sive pour l´avenir de l´économie mondiale : la substitution rapide, dans les pays émergents (comme la Chine, l´Inde ou le Brésil), de la production intérieure aux importations. D´où une « déglobalisation » de l´économie réelle, qui représente une terrible menace pour les États-Unis et l´Europe, car leurs exportations vers les émergents ne repartent pas après la crise. Pour faire tourner la machine économique et maintenir leur niveau de vie, les pays riches sont donc condamnés à ne compter que sur leur demande intérieure. Or, celle-ci risque de rester durablement faible. Et si la « déglobalisation » des échanges débouche sur la « déglobalisation » financière, les pays émergents préférant investir leur épargne chez eux plutôt que de la prêter pour financer les déficits des pays riches, ces derniers ? dont la France ? peuvent être pris dans un engrenage ravageur. C´est celui du « syndrome japonais » : la crise économique ouverte en 1989 au Japon ? dont il n´est jamais sorti depuis ? était en effet très similaire à celle qui a frappé depuis 2007 les économies américaine et européennes. Et le risque est aujourd´hui élevé de voir s´y enclencher une spirale tout aussi mortifère. Tel est le tableau que brossent dans ce livre, avec leur talent pédagogique largement reconnu, Patrick Artus et Marie-Paule Virard. Surtout, ils y décortiquent les faiblesses des politiques économiques mises en oeuvre, en France et ailleurs, pour faire face aux effets de la crise. Et ils expliquent pourquoi le seul moyen d´éviter en Europe le « syndrome japonais », avec son cortège de chômage et de précarité, serait de promouvoir un nouveau partage des revenus au bénéfice de l´immense majorité des salariés.0300Depuis le début de la crise économique de 2007-2008, on observe une évolution décisive pour l´avenir de l´économie mondiale : la substitution rapide, dans les pays émergents de la production intérieure aux importations. D´où une « déglobalisation » de l´économie réelle menaçante pour les États-Unis et l´Europe à l'image de l'engrenage japonais de 1989. Le seul moyen de l'éviter en Europe serait de promouvoir un nouveau partage des revenus au bénéfice des salariés.0400 1. La « déglobalisation » et ses effets Les pays émergents n´ont plus besoin de nous  La montée en gamme des produitsMade in China 2009, l´année du décrochage Mauvaises nouvelles pour les économies des pays de l´OCDE 2. Le risque de la « déglobalisation » financière L´épargne des pays riches migre vers les pays émergents L´épargne des émergents va aux émergents L´Europe première victime de la « déglobalisation » 3. Le spectre de la « maladie japonaise » Deux décennies de « plans de relance » sans effet Le choc déflationniste, un poison mortel  Au commencement était la baiss

  • Le monde économique a changé. Les risques aussi: délocalisations, excès de liquidités mondiales, variation forte du prix des actifs, voire déflation.
    Pourtant les banques centrales restent obnubilées par le retour éventuel de l'inflation. Comme si leurs modes de pensée, leurs organisations institutionnelles en étaient toujours restés aux années 80-90 et aux chocs pétroliers.
    Tolérer ce déphasage, parfois combiné avec une absence de transparence et de responsabilité, c'est croire qu'on peut se contenter de beaux discours quand un incendie planétaire risque d'éclater à tout moment.
    Patrick Artus, professeur à la Sorbonne et à Polytechnique, membre du Cercle des économistes et du Conseil d'analyse économique, est directeur des études économiques de Natixis. Ses livres - notamment Comment nous avons ruiné nos enfants - lui attirent un public nombreux et fidèle parce qu'il est un des rares experts qui sache combiner analyse savante et pédagogie.

    Prix Turgot 2008 du meilleur livre d'économie financière Presse:

    "[...] un ouvrage très critique sur les banques centrales, en particulier la banque centrale européenne et son équivalente européenne, la Réserve fédérale. Ce livre-événement, qui tombe à point nommé, sera publié le 13 septembre..." Pierre-Henri de Menthon, Challenges, 30 Août 07 "Les banques centrales sont-elles complétement à côté de la plaque? C'est la thèse, à charge et solidement documentée, que défend l'économiste et professeur Patrick Artus dans un petit livre. [...] En 160 denses, Artus convit qu'il est temps de changer d'époque et, pourquoi pas,de s'inspirer du passé, pour s'inventer le pilotage économique de demain." Christophe Alix, Libération, 07 Septembre 07 " Il est rare que l'évenement suive d'aussi près l'avertissement qui l'annonce: l'"incendie" financier évoqué par le titre de ce livre s'est déclaré cet été, précisement entre l'écriture de l'ouvrage et sa publication. Les incendiaires que dénonce Patrick Artus, directeur des études économiques de Natixis, ce sont les banques centrales. Mais le procès qui leur est intenté ne porte pas seulement sur leur responsabilité dans l'éclatement des crises: c'est la mise en cause radicale de leur rôle et de leur doctrine." Gérard Moatti, Les Echos, 13 Septembre 07 "[...] Patrick Artus possède le don rare d'apporter des réponses claires à des questions que l'homme de la rue a des difficultés à formuler[...] Le livre, qui n'est pas tendre avec la Fed, mais aussi avec la BCE et son président, ravira tous ceux qui en France font de la gestion de l'euro le bouc émissaire de nos difficultés. Son propos est toutefois bien plus ambitieux que les récriminations communément adressées en France à la BCE, qui se caractérisent trop souvent par un provincialisme étroit et une mauvaise foi confondante." Jean-Pierre Robin, Le Figaro, 26 Septembre 07 "Lorsqu'il a commencé à rédiger son essai, Patrick Artus n'imaginait pas que celui-ci serait publié en plaine tourmente financière. et c'est d'abord ce qui fait la qualité de ce texte: il tombe à pic [...] L'autre mérite du livre, c'est de ne pas être un simple brûlot..." Romain Gubert, Le Point, 11 Octobre 07 " Jamais le rôle et l'efficacité des banques centrales n'ont été aussi contestées. L'économiste de Natixis alimente le débat. Avec férocité." Jean-Louis Chambon, Président du prix Turgot, La Tribune, 12/13 Octobre 07

  • Quelle place, quelles nouvelles régulations pour le système bancaire dans l'économie d'après-crise ? Répondre à ces questions implique de faire le point sur le rôle qu'ont joué les banques et la finance au sens large ces dernières années. On trouvera donc dans ce Cahier une analyse approfondie des nombreuses défaillances qui ont engendré une crise systémique de liquidité et de confiance, puis une crise économique mondiale qui n'est pas comparable à celles qui l'ont précédée. Les défis auxquels sont confrontés aujourd'hui les banques, les assurances et les marchés financiers posent des questions plus difficiles et plus controversées. Un consensus se dégage cependant autour de quelques principes : nécessité pour les banques de réapprendre leur métier de base qui consiste à transformer des ressources à court terme en emplois à long terme ; mieux évaluer les risques sans aggraver les difficultés des entreprises les plus fragiles ; introduire de nouvelles réglementations sans tomber dans la surrégulation ; mieux maîtriser, dans la perspective ouverte par le G20, les sources d'instabilité financière au niveau mondial.

  • Le modèle de croissance endogène montre que le taux de croissance à long terme des économies est contrôlable : il varie avec les comportements, les politiques économiques, l'organisation des marchés...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Après la crise des pays émergents d'Asie, 1997-1998, l'analyse des causes de cette crise a mis en avant plusieurs mécanismes : les rôles des politiques de change et de désinflation, des ruptures dans les anticipations et autres ; les analyses sont présentées sous formes de notices explicatives conformes à quelques modèles pédagogiques dans l'économie actuelle asiatique.

  • Regroupe des articles théoriques et appliqués sur la question des facteurs déterminant l'investissement des entreprises, articles publiés par les auteurs au cours des dix dernières années.

  • Penser l'après-Covid est vital. Deux scénarios sont envisageables. Le premier est celui d'une aggravation de la crise sanitaire, économique et sociale, faute de réponses adaptées. Le scénario alternatif est celui de la maîtrise, même imparfaite, de la pandémie et d'une refondation de l'économie mondiale sur des bases plus saines et durables.
    Pour définir où se fixera le curseur entre ces deux scénarios, tout dépendra des politiques économiques et sanitaires mises en oeuvre - de l'entreprise à l'économie mondiale en passant par un nouveau paradigme du travail et de l'emploi.  Première solution : le repli sur soi, le protectionnisme et la guerre des monnaies, terreau de tous les populismes. Seconde solution : la prise de conscience que la coopération et la solidarité sont les seuls piliers d'une sortie de crise par le haut.
    La politique à mettre en oeuvre ne peut pas être réformiste. Il faut des ruptures. Ce livre court et incisif en propose huit (revenu universel de base, transition énergétique, décentralisation, syndicalisme...). Il dessine ainsi le « chemin de crête » étroit qu'il est possible de suivre pour sortir de cette crise historique de manière équitable et pérenne.
    Chef économiste de Natixis, Patrick Artus est professeur associé à l'École d'Économie de Paris. Olivier Pastré est professeur d'économie à l'université Paris-VIII et président d'IMB Bank (Tunis). Ils sont tous deux membres du Cercle des économistes et ont publié ensemble Sorties de crise (Perrin, 2009).

  • Au tournant du siècle, l'Occident se rêvait sur les chemins de la croissance et du progrès, porté par la mondialisation et la révolution technologique. Il aura fallu moins de deux décennies pour que le rêve vole en éclats. Chômage, précarisation de l'emploi, baisse du niveau de vie, creusement des inégalités, poussée de la pauvreté, déclassement des classes moyennes... Les salariés sont exaspérés. Non seulement ils sont les grands perdants des bouleversements qui secouent la planète, mais ils redoutent aussi d'être bientôt «  débranchés  » par un robot... Et s'ils finissaient par se révolter  ?
    Les auteurs analysent les mutations profondes qui sont à l'oeuvre dans l'économie mondiale et fondent aujourd'hui la colère des classes moyennes et populaires. Ils proposent des pratiques nouvelles afin que la belle formule de capitalisme «  inclusif  », qui fait les délices des think tanks et autres cénacles, trouve enfin sa traduction concrète. Les Européens peuvent et doivent ouvrir la voie d'un nouvel âge du capitalisme, loin des excès et dérives du système actionnarial anglo-saxon qui mène et désormais menace le monde.

  • Depuis des mois, « la » question s'invite dans le débat : la création de l'euro ne fut-elle pas une tragique erreur et ne faudrait-il pas « en sortir » au plus vite ? Après le Brexit, le Frexit ? À Paris comme à Londres ou à Rome, le divorce semble consommé entre l'Europe et des citoyens qui ne croient plus que l'Union européenne soit capable de leur garantir prospérité et emploi, et encore moins de relever les défis des années à venir. La belle idée de fraternité européenne a cédé la place à un euroscepticisme vengeur, fondé sur les déceptions accumulées depuis la création de l'euro et le rejet des classes dirigeantes. Malfaçons originelles, dérives de la gouvernance... Les auteurs analysent comment l'Europe est arrivée au bord de la dislocation mais surtout pourquoi une « sortie » de l'euro serait une véritable folie qui pénaliserait d'abord les plus fragiles. Ils formulent aussi des propositions à la fois économiques et institutionnelles pour sauver l'euro et faire de l'Europe un pôle de prospérité et de stabilité dans un monde de plus en plus imprévisible. Chef économiste de Natixis, Patrick Artus est Professeur à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Marie-Paule Virard est journaliste économique. Elle a notamment publié avec Patrick Artus La France sans ses usines, Croissance zéro, comment éviter le chaos ? et La Folie des banques centrales.

  • Cessons de nous voiler la face : les prévisions de croissance retrouvée que nous égrènent, depuis 2009, les gouvernements successifs sont une vaste plaisanterie. 2 % de croissance en 2016 : même pas en rêve ! Pas plus qu´en 2017, en 2018 ou en 2023... La croissance qu´a connue la France à la fin du xxe siècle, fondée sur les gains de productivité et le progrès technique, n´était pas la règle d´un monde nouveau mais l´exception d´une histoire têtue.
    Ce livre démontre, au travers de brefs détours théoriques et de multiples anecdotes, que les rêves de croissance de nos gouvernants sont de funestes chimères. Faut-il pour autant se décourager ? Bien sûr que non. La France ne tombe pas. Elle est au seuil d´un nouveau modèle de développement. Soit elle refuse d´affronter cette réalité et Billancourt, désespéré, pourrait bien basculer dans la violence la plus légitime. Soit elle change de logiciel, elle s´adapte à son nouvel environnement et elle s´ouvre de nouvelles pistes de création de bien-être.Ces nouvelles pistes peuvent permettre à notre pays, non pas de raser gratis dès demain, mais d´offrir à sa jeunesse des perspectives qui lui ôtent toute envie de s´enliser dans le triangle des Bermudes que délimitent aujourd´hui le repli sur soi, l´expatriation et la violence.  Chef économiste de Natixis, professeur à l´université Paris-I Panthéon-Sorbonne, Patrick Artus est membre correspondant du Conseil d´analyse économique auprès du Premier ministre. Marie-Paule Virard est journaliste économique. Elle a notamment publié avec Patrick Artus Le capitalisme est en train de s´autodétruire, La France sans ses usines et Les Apprentis sorciers.

  • Et si la monnaie était une chose trop sérieuse pour être confiée à nos banquiers centraux ?Mario Draghi (zone euro), Janet Yellen (États-Unis) et quelques autres, encore inconnus hier, sont devenus les nouveaux maîtres du monde et jouissent désormais d'un pouvoir fou.En 2008, ils ont voulu éviter un désastre encore plus grave que celui de 1929 en injectant des milliers de milliards de dollars ou d'euros dans l'économie. Aujourd'hui, on compte sur eux pour faire repartir la croissance, combattre la déflation, résoudre les problèmes d'endettement des États ou empêcher l'éclatement de l'euro.Mais nos banquiers centraux ont échoué à faire redémarrer la machine. Pis encore, en nous inondant de liquidités, ils jouent un jeu dangereux. Par leur inconséquence, ils nous ont installés dans l'ère de la crise financière permanente, où chaque secousse sera suivie de répliques encore plus courtes et dévastatrices.Les auteurs décortiquent l'engrenage infernal dans lequel les banques centrales nous entraînent et expliquent à quoi pourrait ressembler une « bonne » politique monétaire, créatrice de prospérité, de richesses et d'emplois. Chef économiste de Natixis, Patrick Artus est professeur à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Marie-Paule Virard est journaliste économique. Elle a notamment publié avec Patrick Artus Le capitalisme est en train de s'autodétruire, La France sans ses usines et Croissance zéro, comment éviter le chaos ?

  • La crise de la zone euro a provoqué une chute sans précédent de l´activité et de l´emploi dans beaucoup de pays : Espagne, Portugal, Grèce, Irlande ; elle menace désormais l´Italie et la France. Elle implique les États, les banques, les entreprises et les ménages, les investisseurs institutionnels. Elle inquiète les États- Unis, la Chine. Comment en sommes-nous arrivés là ? Et quelles solutions durables peut-on envisager ?  La crise - et cela est mal connu - est avant tout une crise des déficits extérieurs et des dettes extérieures liées à l´hétérogénéité croissante de la zone euro. Certains pays, qui se sont fortement désindustrialisés, n´ont plus la capacité d´équilibrer leurs comptes extérieurs et n´arrivent plus à se financer. Loin de corriger ces déséquilibres, les gouvernements et les autorités européennes ont commis des erreurs d´appréciation et adopté des remèdes inadaptés. L´obsession de la rigueur a conduit à de graves crises politiques et sociales. Pour sortir durablement de la crise, la zone euro a besoin de nouvelles institutions. Sans fédéralisme, l´hétérogénéité reste insupportable, car elle ne peut être corrigée que par un profond appauvrissement des pays en difficulté. Le retour inévitable des crises de liquidité nécessite aussi la création d´un mécanisme de soutien fondé sur la création monétaire.
    L´Europe est à un tournant de son histoire ; mais les débats présents montrent que ces évolutions institutionnelles ne sont pas acceptées de tous.  Patrick ARTUS est Directeur des études économiques et de la recherche de Natixis, Professeur associé à l´Université Paris 1 Panthéon - Sorbonne, membre du Conseil d´analyse économique auprès du Premier ministre et du Cercle des économistes. Il est l´auteur de nombreux livres, dont récemment La France sans ses usines (avec M.-P. Virard) aux éditions Fayard.  Isabelle GRAVET est Professeure de Sciences économiques et sociales à l´Institution des Chartreux à Lyon, chargée de cours à l´Université de Lyon II.

  • Les fermetures d´usines et les licenciements se multiplient. Le chômage est au plus haut, la croissance cale et 2013 s´annonce comme une nouvelle année de difficultés et d´inquiétudes pour les Français. Cette dégradation de la situation économique et sociale qui, aujourd´hui, semble irrésistible, vient de loin. La France paie quarante années de politique économique sans vision et les Français leur refus de s´adapter aux mutations qui emportent le monde dans un bouleversement sans précédent. Cette incapacité à affronter le réel, c´est la malédiction française.  Impossible pourtant d´espérer sortir de la crise sans comprendre d´abord l´enchaînement des événements, sans décrypter les erreurs de politique économique accumulées depuis le premier choc pétrolier.  De Valéry Giscard d´Estaing à François Hollande, les auteurs ont voulu refaire le parcours de nos apprentis sorciers nationaux pour mieux faire le tri entre les vraies pistes et les faux-semblants, les urgences et les illusions. Pour proposer aussi les réformes plus que jamais indispensables à la modernisation du modèle français.Directeur de la recherche et des études de Natixis, professeur à l´université Paris-I Panthéon-Sorbonne, Patrick Artus est membre correspondant du Conseil d´analyse économique auprès du Premier ministre. Marie-Paule Virard est journaliste économique. Elle a notamment publié avec Patrick Artus Le Capitalisme est en train de s´autodétruire et La France sans ses usines.

  • Analyser dans un cadre théorique unique les questions qui se posent quand il faut décider de l'organisation d'un système de retraite (choix entre capitalisation et répartition, liens avec la démographie, prise en compte des risques, des effets sur les comportements d'activité...), tel est l'objet de cet ouvrage.

  • La désindustrialisation française, dont le pays connaît très mal l´ampleur et les conséquences, a de multiples origines : coût du travail et nature de la fiscalité, inadaptation du système éducatif, la forte aversion pour le risque des petites entreprises, etc. Un cocktail qui condamne trop souvent l'industrie française à un positionnement de milieu de gamme et l'expose à la concurrence avec les pays émergents à coûts salariaux faibles, et qui n'incite guère aussi les entrepreneurs à... entreprendre dans la durée. Pendant longtemps, on a voulu croire que le modèle économique idéal pour les pays les plus riches était d'abandonner l'industrie aux pays émergents et de se spécialiser dans les services et dans les nouvelles technologies. Or, ce modèle fait disparaître les emplois intermédiaires, tandis que la désindustrialisation aboutit à une baisse du niveau des emplois et des salaires, avec la substitution d'emplois de service peu sophistiqués aux emplois de l'industrie. Par ailleurs, il contribue à fragiliser l'équilibre économique du pays puisqu'un pays désindustrialisé ne peut équilibrer son commerce extérieur : il doit donc s'endetter perpétuellement auprès du reste du monde, d'où nécessairement à terme une crise d'insolvabilité, comme celles que l'on observe aujourd'hui en Grèce, au Portugal ou en Irlande. Comment sortir la France de cette impasse ? Peut-on renverser la tendance et réindustrialiser ? Oui, à condition de mettre en place une montagne de réformes structurelles ; une situation que nous exposent avec clarté Patrick Artus et Marie-Paule Virard, afin de préparer un meilleur avenir pour nos enfants.

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