Paul Thibaud

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • The edited volume explores the topic of experiential walks, which is the practice of multi- or mono-sensory and in-motion immersion into an urban or natural environment. The act of walking is hence intended as a process of (re-)discovering, reflecting and learning through an embodied experience. Specific attention is devoted to the investigation of the ambiance of places and its dynamic atmospheric perception that contribute to generating the social experience. This topic is gaining increasing attention and has been studied in several forms in different disciplines to investigate the particular spatial, social, sensory and atmospheric character of places. The book contains chapters by experts in the field and covers both the theory and the practice of innovative methods, techniques, and technologies. It examines experiential walks in the perspective of an interdisciplinary approach to environmental and sensory urban design by organising the contributions according to three specific interrelated focuses, namely the exploration and investigation of the multisensory dimension of public spaces, the different ways to grasp and communicate the in-motion experience through traditional and novel forms of representation, and the application of the approach to urban participatory planning and higher education. Shedding new light on the topic, the book offers both a reference guide for those engaged in applied research, and a toolkit for professionals and students.

  • Après plusieurs décennies de réformes scolaires, le scepticisme règne : même leurs promoteurs reconnaissent qu'elles ont échoué. La démocratisation n'a pas eu lieu et les nouvelles pédagogies sont impopulaires auprès des pédagogues. Mais ces autocritiques n'ébranlent pas les vieilles croyances : tronc commun, décentralisation, augmentation du nombre des diplômés. Ce qui change, ce sont les comportements des usagers de l'école : sous leur pression se forment, et se renforcent, des bastions protégés - grands lycées ou universités sélectionnistes, grandes écoles. Personne n'ose contester l'enseignement de masse, mais chacun s'efforce de lui échapper. Cette contradiction n'a rien de spécifiquement français : la coexistence d'un enseignement pour tous, aux critères de plus en plus incertains, et d'établissements élitistes, est presque la règle universelle. Le problème est plutôt de savoir si la France pourra faire exception, en préservant une école qui ne demeurera un instrument d'unité civique, qu'en maintenant ses exigences propres. Le présent essai met en lumière ce qui a fait l'originalité du modèle français, analyse la dynamique réformatrice qui a conduit aux difficultés actuelles, et explore les possibilités de sortir de l'ornière. Il montre que la démocratisation de l'école est une illusion, et un échec, quand on la poursuit sans égards aux conditions de survie de l'enseignement lui-même. Chacun admet aujourd'hui que la justice sociale n'est pas possible sans l'efficacité économique. De la même manière, la démocratisation culturelle doit être attentive aux conditions de survie de la culture. Cette vérité simple est encore à faire admettre.

  • « À travers la confusion velléitaire de l'élection présidentielle, s'est annoncé, sinon comme un fait du moins comme une possibilité, le retour d'une politique qui cesserait d'être la mise en musique des nécessités techno-économiques et retrouverait des fondements qui lui soient propres. Certes nous n'en sommes pas au renouveau. Le scepticisme de l'opinion, le fait que le changement de discours des principaux candidats à la suite de Jacques Chirac n'ait pas réduit l'emprise des candidats de protestation, tout cela montre que la décomposition a de l'avance sur la recomposition. Il ne s'agit donc pas, pour quelqu'un qui a mal vécu civiquement l'autodestruction de la gauche et l'autodévaluation de la France, de chanter victoire mais de comprendre cet épisode, d'en analyser les composantes et d'identifier les possibilités qu'il fait entrevoir afin que cette chance ne soit pas bientôt recouverte par l'habitude, le conformisme, la résignation. » Longtemps directeur de la revue Esprit, Paul Thibaud représente aujourd'hui, dans le débat public, une voix dont l'indépendance d'esprit s'est exprimée à plusieurs occasions, notamment au moment du référendum sur le traité de Maastricht. Il a publié Discussion sur l'Europe (avec Jean Marc Ferry), en 1992, et La Fin de l'école républicaine (avec Philippe Raynaud), en 1990.

empty