Philippe Alexandre

  • Quand il a été baptisé en 1941, à l'âge de neuf ans, Philippe Alexandre n'avait jamais entendu parler de Dieu. Et encore moins des chrétiens et des juifs. Il ignorait aussi qu'avec trois grands-parents " israélites ", comme on disait alors, il était promis à un voyage vers la mort. Trois quarts de siècle plus tard, il a voulu savoir d'où et de qui il venait puisque personne n'a jamais cru bon de l'éclairer.
    Tout est parti d'un village près de Francfort et d'un marchand de chevaux juif et allemand. Au lendemain de la Révolution, cet aïeul a été pris d'un amour absolu, inconditionnel, pour la France, seul pays d'Europe qui avait donné à ceux de son peuple le privilège d'être des citoyens de plein droit, bénéfi ciant de la Liberté, de l'Égalité, de la Fraternité. Il a légué à toute sa lignée cette superbe passion française qui perdure depuis deux siècles, à travers tant d'événements cruels ou éblouissants. Pour prix de cette glorieuse identité, il a fallu renoncer à une religion, des souvenirs, des traditions, une langue, une histoire.
    Au fil des générations, personne, dans cette famille, n'a refusé ces sacrifices, nul n'a voulu revenir en arrière. Tous ont adopté une loi appelée tour à tour " intégration " ou " assimilation ". Ils ont voulu, chacun avec ses talents, être des Français exemplaires. Rien que français, plus que français.
    Philippe Alexandre rend ici à la mémoire des siens un hommage aussi émouvant qu'éclairant.

  • « Ah ! vous aimez la politique ? » Et l´on vous foudroie du regard. Si l´on en croit experts et sondages, entre les Français et la politique, ce serait le grand désamour. Mais à la première péripétie, à la première réplique, sans parler des grandes batailles que sont les élections présidentielles, la passion reprend le dessus, s´empare des cafés et des repas de famille. Depuis la Révolution, le peuple français vibre et s´enflamme pour la politique, pour ses beaux gestes et ses grands discours comme pour ses écarts et ses turpitudes. Dans un dictionnaire de la politique, si amoureux soit-il, il y a les enveloppes et les prébendes, mais aussi la vérité, la confiance et ce beau mot d´« ambition » qui résume tout.Ce livre prouve qu´on peut aimer la politique sans fermer les yeux sur ses égarements ni oublier qu´elle a sacrifié tant de vies et d´illusions au long de notre histoire.Philippe Alexandre est entré en journalisme à dix-neuf ans en publiant ses premiers articles dansCombat. Il a collaboré ensuite à une dizaine de journaux, duFigaro LittéraireàParis Match. Il a été pendant vingt-huit ans éditorialiste à RTL, est aujourd´hui chroniqueur àLire, auBien Publicet au Journal de Saône-et-Loire. Il est l´auteur d´une vingtaine de livres, la plupart consacrés à la politique.Dessins d´Alain Bouldouyre

  • "Une campagne électorale est une pathétique et inénarrable comédie. Dès que retentissent les trois coups, je note avec fièvre des épisodes grandioses ou minuscules dont je ne doute pas que, mis bout à bout, ils constitueront une épopée. Mais le soir venu, de peur de blesser les militants, de choquer les courtisans ou de vexer les futurs présidents, une indulgence en forme d'autocensure me fait jeter mon maudit carnet dans un placard. Le délai de décence étant passé, en voici, à l'état brut, des extraits : scènes, portraits, mots, esquisses et impressions qui dessinent le paysage de la France à l'heure de ses clochers électoraux. On y trouvera de ces vérités vues et entendues qui d'habitude ne sont pas bonnes à dire. Mais les vainqueurs tout à leur bonheur ne vont pas se plaindre. Et les vaincus seront trop occupés à soigner leurs plaies pour protester. Dans cette histoire, la morale est sauve. Car si prodigieuses que soient la malice et la maîtrise des candidats, à la fin, c'est le peuple, plus malin, qui gagne." Ph. A.

  • Il y a cent ans, la reine Victoria mourait et entrait dans la légende comme une petite dame obèse et impérieuse. Son nom symbolise un siècle d´hypocrisie, d´austérité sourcilleuse, de chasteté puritaine. Le moment est venu de corriger le mythe d´une Victoria «victorienne». La reine du plus grand empire depuis la Rome antique, la grand-mère de l´Europe, la souveraine de la révolution industrielle était une femme sensuelle qui aimait les hommes beaux, les soldats en uniforme, les Écossais en kilt, les Indiens en turban. Meilleure danseuse du royaume, elle raffolait des bals qui se terminaient à l´aube, elle ajoutait du whisky à son thé, apprenait l´Italien en chantant du bel canto. Séduite par les couleurs de la Méditerranée, elle lança la Côte d´Azur.Aux lords, elle préférait ses serviteurs simples et bons. Son peuple l´appelait «la reine républicaine». Mais à quarante-deux ans, devenue veuve, elle respecta aveuglément les principes luthériens d´Albert, son prince allemand, qu´elle avait aimé jusqu´à la folie.C´est une Victoria ardente et violente que fait revivre cette biographie sans révérence.

  • Sur le théâtre en feu de mai 68, des barricades et des cortèges, des idées et des chimères, des slogans et des refrains, de la fureur et de la fête. Mais en coulisses, loin des regards, se joue une tragi-comédie non moins intense.
    Philippe Alexandre la raconte à travers les témoignages de ses cent-soixante acteurs. Trois épisodes mystérieux sont ici éclairés : les négociations clandestines avec la CGT d'un inconnu nommé Chirac, la fuite à Baden du général de Gaulle et sa rupture avec Pompidou. Une folle sarabande autour d'un pouvoir qui était à prendre. Ou à ramasser. Philippe Alexandre est journaliste à Lire et au Bien Public. Chez Fayard, il a publié des entretiens avec François Rebsamen, De François à Ségolène, en 2007. L'Elysée en péril, paru pour la première fois en 1969, fait ici l'objet d'une édition revue, corrigée et augmentée d'une préface.

  • Les Français, par un don du ciel, raffolent de la cuisine, de toutes les cuisines, bourgeoise, au beurre, berrichonne, même chinoise ou marocaine. Et politique. La vie de nos compatriotes est jalonnée de souvenirs culinaires, et leurs conversations oscillent avec tendresse entre la cuisine politique, dont ils ne se rassasient jamais bien qu'ils feignent parfois d'être écoeurés, et celle de leur grand-mère. Bizarrement, nos chefs politiques font comme la Clémentine de ma grand-mère : rien à faire pour leur arracher les secrets de leur cuisine. C'est sans doute leur façon à eux de combattre les critiques dont ils sont l'objet, critiques d'autant moins justifiées que la politique, dans tous ses états et ses séances, fait les délices de nos compatriotes : sans elle, les Français périraient d'ennui à leurs déjeuners de famille et leurs dîners en ville. C'est cette lacune que je m'apprête à combler. Je ne prétends pas faire le tour encyclopédique de la question. Spectateur, et non professionnel ni professeur de cuisine politique, je me contente d'en révéler, ici, les rudiments.

  • La nouvelle donne politique française ne pouvait qu'inspirer à nouveau Philippe Alexandre : d'un côté, un président de la République et son premier ministre qui n'ont guère goûté ni même bénéficié du fameux "état de grâce" post-présidentiel ; de l'autre, une opposition toujours incapable, quatre ans après, de se relever, comme d'oublier son passé mitterrandien. Jusqu'à cette dissolution qui tombe à point : tous les acteurs politiques, des stars aux intermittents, sont en scène pour le meilleur et le pire des spectacles. Philippe Alexandre, carnet de croquis et stylo-scalpel en main, convie ainsi le lecteur aux premières loges. Il nous donne des portraits sans fard d'hommes et de femmes dont ni les mesquineries ni les bassesses ne sont cachées. Portraits de moeurs dont la courtisanerie n'a d'égale, il convient de la souligner, que l'intégrité elle aussi présente dans ces paysages tourmentés. Un ouvrage dont personne ne sort indemne...

  • Ses fidèles collaborateurs Wood, Ward et Hood, victimes respectueuses de ses caprices et de ses colères, croyaient simplement que Monsieur Le exerçait le pouvoir grâce à son cerveau électronique, à son psychanalyste et à son aptitude à envoûter les téléspectateurs par de la musique ou des fables. Mais lorsque Son Excellence rentra d'Afrique avec la première de ses favorites noires dans ses bagages, ils devinèrent que ce n'était pas un mortel ordinaire. Ils ignoraient pourtant qu'il écrivait des poèmes à ses belles, qu'il leur donnait à contempler sa verge couverte d'or et qu'il lui arrivait même, dans son palais peuplé d'animaux exotiques, de verser des larmes sur sa solitude. Pour gouverner ainsi un peuple pendant une quarantaine d'années, en déjouant complots, révoltes et catastrophes, il faut être un artiste de génie. En somme, un monstre. Le héros de ce roman, Monsieur Le, existe : on observe ses outrances bouffonnes chez les hommes qui, sous nos yeux, exercent le pouvoir. Mais qui est le plus fou ? Celui qui prétend imposer à ses semblables ses rêves ou ses fantasmes ? Ou ceux qui subissent sans s'étonner sa dérisoire volonté de puissance ? Cette "Vie secrète", dont les prodigieux épisodes ne sont pas si imaginaires qu'on pourrait le croire, pose la question à tous les gouvernants et à tous les gouvernés de la terre.

  • " Philippe Alexandre aura été un pionnier du poil à gratter radiophonique et du trait à la pointe sèche.
    Il salait toutes les plaies de l'actualité parlementaire, ministérielle et présidentielle, de droite comme de gauche. "
    Serge July Philippe.
    Alexandre n'a jamais caché la fascination qu'exerçait sur lui François Mitterrand, souverain à la fois donjuanesque et romanesque, qui s'imposait avant tout par l'éclat et l'habileté de son verbe. Pendant quatorze ans, il n'a cessé de l'observer et de commenter son action, sans complaisance mais avec le sentiment constant de vivre un grand moment de la dramaturgie nationale. Il a porté le même regard lucide et souvent ironique sur les différents épisodes, les espoirs déçus, les jeux subtils, les retournements de situation, les drames et les " affaires " qui ont jalonné ses deux septennats.
    Au fil d'un journal ponctué de réactions épidermiques, de coups de sang, d'éclats de rire et parfois de moments de tendresse, Philippe Alexandre fait revivre toute une époque, à travers la personnalité du chef de l'État, comme de celle des grands leaders du moment, de Jacques Chirac et Édouard Balladur à Michel Rocard, Laurent Fabius ou encore Martine Aubry.
    Brossées à chaud et sur le vif avec un talent inimitable, ce sont autant de scènes d'une vie politique qui tient tour à tour du drame cornélien, du vaudeville ou de la fable et dont chaque péripétie doit beaucoup à l'art de gouverner d'un manipulateur hors pair.

  • Quand, le 22 juin 1969, Jacques Chaban-Delmas forme le premier gouvernement du septennat de Georges Pompidou, tout laisse prévoir que le "contrat" du nouveau Premier ministre durera jusqu'en 1973 ; et pourtant, le 5 juillet 1972, le plus populaire des hommes politiques gaullistes est remercié. Ce sont les grandes et les petites péripéties de cette spectaculaire disgrâce qui servent de trame au livre de Philippe Alexandre.

  • "Entre ces deux hommes, le silence n'est pas vide. Pendant des années, ils ont partagé les chagrins et les espérances du pouvoir. Admiration de Pompidou, bienveillance du Général : au total une espèce d'amitié, ou d'affection. Avec, naturellement, des arrière-pensées, des accrocs, des dépits - les vicissitudes de la complicité. Que s'est-il passé?"

  • Véritable outil pour vivre ensemble, ce guide de culture générale vous invite tout au long de l'année à découvrir et à comprendre les fêtes des différentes religions. De janvier à décembre, chacune est décryptée par un spécialiste en fonction de son origine, de sa signification et de sa pratique.

    Un calendrier vous permettra de les repérer au quotidien.

    Vous trouverez au total plus de 50 fêtes, chacune présentée ainsi :


    date et signification ;

    citation ;

    origines ;

    rituel ;

    symbolique.


  • Béatrix de l'Aulnoit et Philippe Alexandre nous révèlent le destin d'un pionnier méconnu, dont le nom est pourtant célèbre dans le monde entier. Leur biographie a le souffle de l'aventure, portée par cette magie de l'ailleurs à laquelle le nom de Cook reste attaché depuis qu'il la fit découvrir au plus grand nombre.

    Quand Jules Verne publie, en 1872, son Tour du monde en 80 jours, les Anglais lisent dans le Times le récit du vrai voyage de Thomas Cook, parti deux mois plus tôt pour son premier tour du monde organisé. Ce génie du tourisme a tout inventé : la publicité, la brochure de voyage, l'agence, le coupon d'hôtel, le traveller's cheque... Il a créé le " voyage pour tous ". Il n'est pourtant jamais allé à l'école.
    Le 5 juillet 1841, Cook affrète son premier train pour emmener 570 militants à un meeting anti-alcoolique. Puis il organise une excursion à Liverpool pour 1 200 travailleurs : c'est un tel succès qu'il en monte une autre quinze jours plus tard. Il s'aperçoit alors que non seulement le voyage détourne les excursionnistes des tavernes mais qu'en plus il éduque ceux qui ne savent ni lire ni écrire. Pendant quinze ans, il fera visiter la Grande-Bretagne aux Anglais, avant de leur faire traverser la Manche et découvrir Paris, l'Italie, Constantinople, la Terre sainte, où aucun touriste ne s'est encore hasardé...
    En 1863, ses premiers tours à Genève, Chamonix et Lucerne vont lancer l'hôtellerie alpine. En 1869, il sera le seul Anglais présent à l'ouverture du canal de Suez. Jusqu'à la fin du siècle, il possédera l'unique flotte de bateaux de croisière du Nil et sera le maître de l'Égypte. Ce qui va faire sa fortune.

  • Le Japon est sans doute le pays qui fascine le plus les Européens depuis plus d'un siècle. Son histoire, son économie, sa culture, sa cuisine ou ses arts martiaux, la finesse de son art de vivre... voilà autant de sujets d'interrogation, d'étonnement, d'émerveillement.
    Impressionnés eux-aussi par la diversité de ce pays " à part " qu'ils connaissent bien, Alexandre Messager et Philippe Godard, les auteurs du Japon pour les Nuls, en font ressortir les traits essentiels. Ils s'attachent aux caractéristiques géographiques, historiques, culturelles, religieuses, philosophiques ou encore tout simplement humaines de l'archipel.
    Car les Japonais sont aussi un peuple singulier, avec une identité particulièrement forte qu'ils ont construite le plus souvent dans l'adversité. Pour l'anecdote, le Japon est l'un des rares pays de la planète à n'avoir jamais été conquis. Au-delà, cet archipel soumis aux pires caprices climatiques et naturels a réussi à surmonter le choc de la bombe atomique après Hiroshima et Nagasaki en 1945, et le Japon est devenu l'une des deux plus puissantes nations économiques du monde de la fin du xxe siècle. Ce Japon pour les Nuls vous permettra d'entrer sans détours inutiles au coeur de la civilisation du Soleil-Levant. Les particularismes du Japon sont difficiles à comprendre ? Le Japon pour les Nuls les dévoile, et va au fond des choses. Le Japon est tout en subtilité, et ces subtilités lui viennent du fond des âges, des religions qui s'y sont installées, de ses traditions si étranges pour nous (le sumo, quelle idée !), de l'évolution de la vie sociétale, des menaces aussi que la nature elle-même fait peser sur l'archipel (Fukushima, les tremblements de terre, les typhons, les tsunamis, que de défis !). Ce cocktail disparate, qui marie l'ultra-modernité au strict respect des coutumes, a modelé un pays passionnant, et c'est cette passion que du Japon que les auteurs veulent nous faire partager.

  • Le seul livre qui fait le point sur un retour de Mein Kampf et sa haine extrême dans le domaine public, notamment en ligne et explique la force du contre-discours, et d'un label anti-haine original, initié par les auteurs.
    Écrit sous forme de récit, sans jargon, Robert Misrahi nous invite à suivre ses pas dans sa vie de philosophe, vécue comme une vie « d'engagement en philosophie »...

    Ce qu'en dit l'auteur : En rassemblant les principaux résultats de mes écrits, j'accomplis une tâche supplémentaire : je dresse comme un bilan. Le temps vient toujours de faire un bilan de sa vie. Pour moi, ce sera le bilan d'une oeuvre. Que ce bilan ne soit en fait jamais réellement "bouclé", puisque j'ai bien l'intention d'écrire durant tout le temps qu'il me sera possible de le faire, ne signifie pas qu'un regard sur un demi-siècle de production ne puisse dégager des lignes de pensée dominantes et des propositions fermes et constantes.
    Plus précisément encore, ce regard synthétique et rétroactif, ce redéploiement ramassé de ma pensée pourrait valoir comme la validation ultime d'un itinéraire existentiel et d'une oeuvre. Celle-ci révélerait alors dans son unité comme une philosophie pour vivre, c'est-à-dire comme une éthique.

  • 40 fiches pour réviser les notions essentielles du cours du droit du travail grâce à : des schémas, des tableaux, des encadrés récapitulatifs et des exercices d'application.
    Fiche n° 1 : Présentation générale du droit du travail
    Fiche n° 2 : Les sources du droit du travail
    Fiche n° 3 : La notion de contrat de travail
    Fiche n° 4 : Le recrutement du salarié
    Fiche n° 5 : La conclusion du contrat de travail
    Fiche n° 6 : Le CDD
    Fiche n° 7 : Le contrat à temps partiel
    Fiche n° 8 : Le règlement intérieur
    Fiche n° 9 : La discipline dans l'entreprise
    Fiche n° 10 : La maladie du salarié
    Fiche n° 11 : L'inaptitude médicalement constatée du salarié
    Fiche n° 12 : La maternité
    Fiche n° 13 : Le transfert d'entreprise
    Fiche n° 14 : La révision du contrat de travail
    Fiche n° 15 : La procédure de licenciement pour motif personnel
    Fiche n° 16 : La cause réelle et sérieuse du licenciement pour motif personnel
    Fiche n° 17 : Le licenciement illicite
    Fiche n° 18 : Les procédures de licenciement économique
    Fiche n° 19 : Le licenciement pour motif économique : la cause réelle et sérieuse
    Fiche n° 20 : La rupture du contrat de travail à l'initiative du salarié
    Fiche n° 21 : La rupture conventionnelle
    Fiche n° 22 : La retraite
    Fiche n° 23 : Les conséquences de la rupture du contrat de travail
    Fiche n° 24 : La liberté syndicale
    Fiche n° 25 : La représentativité syndicale
    Fiche n° 26 : La conclusion d'une convention ou d'un accord collectif
    Fiche n° 27 : Le contenu de la convention collective
    Fiche n° 28 : La remise en cause d'une convention collective
    Fiche n° 29 : Les élections dans l'entreprise
    Fiche n° 30 : Le comité d'entreprise
    Fiche n° 31 : Les délégués du personnel
    Fiche n° 32 : Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail
    Fiche n° 33 : La représentation syndicale
    Fiche n° 34 : La protection des représentants du personnel
    Fiche n° 35 : La notion de grève
    Fiche n° 36 : Les conséquences de la grève
    Fiche n° 37 : Sécurité et santé au travail : une responsabilité partagée
    Fiche n° 38 : Le harcèlement moral et le harcèlement sexuel au travail
    Fiche n° 39 : La rémunération
    Fiche n° 40 : La durée du travail

  • « Le 17 mai 1944, à l´Hôpital français du Caire, mourait Félix Eboué, gouverneur général de l´Afrique Equatoriale Française, Compagnon de la Libération, membre du Conseil de Défense de l´Empire. Quatre ans auparavant, alors gouverneur du Tchad, il maintenait dans la guerre trois millions de kilomètres carrés, situés au coeur de l´Afrique. Il fut en effet le premier parmi les chefs coloniaux à refuser l´armistice, entraînant ainsi dans la Résistance toute l´Afrique équatoriale et le Cameroun. Il repose au Panthéon national, parmi les plus grands serviteurs de la France ; aux Antilles et en Afrique noire, l´histoire de sa vie se confond déjà avec la légende. Puissent les enseignements du gouverneur général Félix Eboué, fondés à la fois sur un profond amour de la France et de l´Afrique, être médités et compris avant qu´il ne soit trop tard ». Jean de La Roche, Le gouverneur général Félix Eboué, 1957.

  • Les finances publiques sont au cur des débats et du fonctionnement des sociétés démocratiques. Pourtant, elles sont peu analysées en termes de pouvoir, de conflits d'acteurs, de choix politiques, de contraintes ou de ressources pour l'action publique, de relations entre gouvernants et citoyens.
    A travers douze contributions couvrant des domaines variés (défense, justice, santé, recherche, immigration, pouvoirs locaux, logement, etc.), cet ouvrage renouvelle l'analyse des finances publiques. Il éclaire les transformations actuelles de l'État et de l'action publique, marquées par les déficits, les réformes fiscales, les politiques de rigueur et les questions de redistribution.
    Quelles stratégies politiques se cachent derrière les enjeux de financement ? Quels affrontements président aux réformes fiscales ? Comment les politiques publiques sont-elles influencées par leurs financements ? Quelles sont les stratégies d''adaptation à la contrainte budgétaire ?
    Ce livre novateur s''adresse à tous ceux qui veulent découvrir combien les finances publiques sont vivantes et incarnées, et combien l''art de les gouverner est pétri d''enjeux économiques, politiques et sociaux.

  • Béatrix de l'Aulnoit et Philippe Alexandre dépoussièrent le mythe de la souveraine impérieuse et puritaine, révélant pour la première fois, son tempérament sensuel et violent.Il y a cent-douze ans, la reine Victoria mourait et entrait dans la légende comme une petite dame obèse et impérieuse. Son nom symbolise un siècle d'hypocrisie, d'austérité sourcilleuse, de chasteté puritaine. Le moment est venu de corriger le mythe d'une Victoria " victorienne ".
    La reine du plus grand empire depuis la Rome antique, la grand-mère de l'Europe, la souveraine de la révolution industrielle était une femme sensuelle qui aimait les hommes beaux, les soldats en uniforme, les Écossais en kilt, les Indiens en turban. Meilleure danseuse du royaume, elle raffolait des bals qui se terminaient à l'aube, elle ajoutait du whisky à son thé, apprenait l'italien en chantant du bel canto. Séduite par les couleurs de la Méditerranée, elle lança la Côte d'Azur.
    Aux lords, elle préférait ses serviteurs simples et bons. Son peuple l'appelait " la reine républicaine ". Mais à quarante-deux ans, devenue veuve, elle respecta aveuglément les principes luthériens d'Albert, son prince allemand, qu'elle avait aimé jusqu'à la folie.
    Journal de Victoria, mots d'esprit d'un Bernard Shaw ou d'un Oscar Wilde, sarcasmes et courbettes de la presse de l'époque, mais aussi discours de Palmeston et Disraeli brossent le tableau fastueux de la cour britannique à son apogée, officielle autant qu'intime.
    C'est une Victoria ardente et violente que fait revivre cette biographie sans révérence.

  • Londres, mars 1908 : Clementine Hozier et Winston Churchill se rencontrent à un dîner où ni l'un ni l'autre ne voulaient se rendre. Leur coup foudre est à l'origine d'un étonnant roman d'amour qui va durer près de soixante ans. Ensemble, ils ont eu cinq enfants. Alors que les femmes de chefs d'État ont tant de mal à trouver la mesure entre effacement et influence, dès le jour de son mariage, à 23 ans, Clementine tient sa juste place. Elle restera toujours incroyablement fidèle à ses convictions, ses certitudes, ses ambitions. De la légende Churchill, elle a connu tous les secrets, les ombres, les vérités derrière le mythe. Tout ce que l'histoire ne saura jamais et qu'elle a voulu cacher. Parce que dès le premier jour, imperturbable et fière, elle n'a cessé de croire en lui. Pour vivre avec ce monstre sacré de la politique, il fallait un tempérament d'acier. Fruit d'une longue enquête, cette biographie trace le portrait d'une femme ardente dont le destin exceptionnel se confond avec l'histoire tragique du xxe siècle.

  • Dans la Rome ancienne, la honte constituait un outil efficace de contrôle des comportements. Phénomène social, moyen idéologique, objet intellectuel, elle offre une voie d´accès privilégiée aux mentalités et aux modes de pensée romains.
    Mais tout en se présentant aux modernes à travers le prisme trompeur d´une désignation uniforme, la honte recouvrait des réalités, des pratiques et des fonctions diverses : tantôt formalisée par les études savantes ou exploitée dans des oeuvres littéraires, tantôt subie ou infligée dans la vie quotidienne ou sur la scène politique.
    D´un domaine à l´autre, d´une époque à l´autre, ce volume interroge l´unité de la notion sur le temps long de l´histoire romaine. Entre extériorité et intériorité, pensée réflexive ou expérience formalisée, l´idée d´une honte proprement romaine est ici mise à l´épreuve.

    Textes édités par Renaud Alexandre, Charles Guérin et Mathieu Jacotot

  • Chacun voit la crise à sa porte. Pour certains, c'est un cadeau empoisonné de l'Amérique, ou une peste importée du tiers monde. Pour d'autres, le résultat de l'amateurisme de la gauche au pouvoir. Où est la vérité ? Que nous réserve l'avenir ? François Mitterrand nous avait promis le rêve et le bonheur. Son ministre de l'économie nous demande toujours plus de sacrifices. Les Français ont le sentiment d'être exclus d'un débat réservé aux technocrates. L'économie, en somme, serait une affaire trop sérieuse pour qu'on y mêle les citoyens. Qu'ils paient et ne cherchent pas à comprendre. {Marianne et le pot au lait}, sans prétendre remplacer la formation économique que les Français n'ont pas reçue, les aidera, en les informant, à saisir les problèmes du présent. Roger Priouret et Philippe Alexandre analysent les événements qui ont ponctué notre histoire depuis mai 1981, la santé du franc, notre niveau de vie, la politique industrielle... Mais aussi ce qu'on peut, raisonnablement, espérer de l'avenir tel qu'il se prépare aujourd'hui. Un livre nécessaire pour savoir, pour comprendre.

  • La rapide mutation de la société russe et le passage d'une économie étatique au libéralisme donnent naissance à une nouvelle société qui engendre une nouvelle communication. Presse, publicité, relations publiques, nées dans la spontanéité, sont les reflets d'un monde qui crée ses repères et détermine ses valeurs. Les résultats surprennent parfois.

  • Pourquoi la France est-elle le royaume de la gastronomie ? Grâce à son terroir opulent si généreux. Dès la Renaissance, chaque région a sa spécialité, source de fierté, de rentabilité. Cette histoire de richesses et de voluptés commence dans les couvents qui seuls peuvent déchiffrer les manuscrits du cuisinier Apicius ou les Tables de Santé des médecins de Bagdad, arrivées en Espagne conquise par les Arabes. Les moines possèdent également les vignes. Rois et princes comprennent vite le pouvoir qu´ils peuvent tirer de ces nouveautés. Vatel provoque la jalousie de Louis XIV en mettant en scène les fêtes de Fouquet. Il est le premier de nos maîtres d´hôtel. Les petits soupers du XVIIIème participent au génie de l'époque avec la sauce Soubise aux oignons et la Béchamelle du marquis du même nom. Devant leurs fourneaux, les chefs écrivent les premiers livres de cuisine. La révolution met à la rue rôtisseurs et pâtissiers des grandes maisons, qui créent au Palais-Royal les premiers restaurants. Leurs clients sont les députés de la Constituante arrivés de Versailles. Talleyrand lance le génial Carême, qui écrit après Waterloo les premiers livres de pâtisserie du monde, crée la toque et ouvre la porte à la grande cuisine du XIXème à des chefs comme Escoffier. Derrière ces génies se tient souvent une grand-mère. Les lyonnaises prennent, elles, le pouvoir des casseroles avec la mère Brazier, première femme à obtenir ses trois étoiles Michelin en 1933. Les Bocuse, les Chapel, avec Michel Gérard, jettent les bases de la nouvelle cuisine, cette gastronomie française sans cesse réinventée jusqu´à aujourd´hui.

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