Philippe Cavell


  • La plume est légère et ne trahit pas la pensée du Divin Marquis. Subtil ou glacé, le pinceau de Cavell vitalise encore davantage ce qui était énergie et mouvement chez Juliette.
    La rencontre de Juliette et de l'ogre Minski tient dans Les Prospérités du Vice une place toute particulière. En effet, l'ermite de L'Apennin partage le goût du mal des autres personnages de Sade mais il les dépasse largement : sorcier, anthropophage, reclus dans les montagnes, protégé par les volcans, Minski entretient avec la nature des rapports si fantastiques, si effrayants que Juliette et Sbrigani contraints de s'enfuir pour lui échapper renonceront à le tuer.
    Philippe Cavell présente ici un nouveau développement de son art. Les architectures - et jusqu'à la composition des planches - ne sont pas sans rappeler le Piranèse (Italie oblige...), on pense à la fois aux gravures coloriées du XVIIIe siècle et aux peintures de Clovis Trouille. Depuis Transes Mécaniques et Nini Tapioca, chaque nouvel album de Philippe Cavell s'est démarqué du précédent, comme s'il ne pouvait se satisfaire de la perfection acquise. Juliette de Sade représentait la maîtrise de la bande dessinée en noir et blanc. Jessica Ligari inventait une conception de la couleur dont on a pu comprendre ensuite qu'elle devait aboutir aux miniatures fantastiques de L'Ermite de l'Apennin.
    Collection Vertiges Bulles.



    Bande dessinée numérique, 54 pages, 44 planches en couleurs, gardes et couverture en couleurs de Philippe Cavell.

  • Toute la violence de Sade vitalisée par le dessin de Cavell.

    L'Histoire de Juliette ou Les Prospérités du Vice demeurera encore longtemps l'oeuvre la plus inconvenante de la littérature occidentale. Son ampleur, son propos, la rendent à jamais irrécupérable. Du couvent où elle est d'abord élevée en compagnie de sa soeur Justine, nous suivons Juliette jusqu'à son admission dans la Société des Amis du Crime, le parcours qui fait d'elle le personnage le plus scandaleux imaginable.
    La plume est légère et ne trahit pas la pensée du Divin Marquis. Subtil ou glacé, le pinceau de Cavell « vitalise » encore davantage ce qui est déjà énergie et mouvement chez Juliette.
    Philippe Cavell et Francis Leroi semblent être allés jusqu'au bout de l'alternance contraignante des discours et des descriptions sadiennes le résultat de cette association donne un album superbe.
    Cette édition numérique est augmentée d'une suite des planches censurées des pages 61 (édition papier) / 52 (eBook), 115 (édition papier) / 106 (eBook) et d'une gravure originale signée et numérotée par Philippe Cavell réservée à l'édition de luxe tirée à 500 exemplaires.
    Collection Vertiges Bulles.

    Bande dessinée numérique, 118 pages, 103 planches dont 17 en couleurs, augmentée d'une suite des planches censurées et couverture en couleurs de Philippe Cavell.

  • La plume est légère et ne trahit pas la pensée du Divin Marquis. Subtil ou glacé, le pinceau de Cavell vitalise encore davantage ce qui était énergie et mouvement chez Juliette.
    La rencontre de Juliette et de l'ogre Minski tient dans Les Prospérités du Vice une place toute particulière. En effet, l'ermite de L'Apennin partage le goût du mal des autres personnages de Sade mais il les dépasse largement : sorcier, anthropophage, reclus dans les montagnes, protégé par les volcans, Minski entretient avec la nature des rapports si fantastiques, si effrayants que Juliette et Sbrigani contraints de s'enfuir pour lui échapper renonceront à le tuer.
    Philippe Cavell présente ici un nouveau développement de son art. Les architectures - et jusqu'à la composition des planches - ne sont pas sans rappeler le Piranèse (Italie oblige...), on pense à la fois aux gravures coloriées du XVIIIe siècle et aux peintures de Clovis Trouille.
    « André Breton nous a fait remarquer qu'une des plus grandes vertus poétiques de cette oeuvre (est) de situer la peinture des iniquités dans la lumière des fantasmagories et des terreurs de l'enfance. Tout semblait avoir été dit sur Juliette, mais Philippe Cavell a donné une autre dimension à cette terrifiante histoire dont l'outrance manifeste n'enlève rien à la fascination. L'exploit de Cavell est de rendre visible ce qui n'était qu'une tension de l'esprit. Il a choisi une phase capitale de ce long roman, d'une résonance presque stendhalienne pour ce qui est de l'apport italien : la fuite à Turin, Parme, Florence..., la rencontre de l'ermite de l'Apennin, Minski, géant et seigneur des ténèbres, une sorte de Raspoutine mâtiné de Gargantua.
    En parfait ange du mal, Juliette le possédera et le volera. » J.-M. Lo Duca.
    Depuis Transes Mécaniques et Nini Tapioca, chaque nouvel album de Philippe Cavell s'est démarqué du précédent, comme s'il ne pouvait se satisfaire de la perfection acquise. Juliette de Sade représentait la maîtrise de la bande dessinée en noir et blanc. Jessica Ligari inventait une conception de la couleur dont on a pu comprendre ensuite qu'elle devait aboutir aux miniatures fantastiques de L'Ermite de l'Apennin.
    Collection Vertiges Bulles.
    Bande dessinée numérique, 54 pages, 44 planches en couleurs, gardes et couverture en couleurs de Philippe Cavell.

  • Toute la violence de Sade vitalisée par le dessin de Cavell.
    L'Histoire de Juliette ou Les Prospérités du Vice demeurera encore longtemps l'oeuvre la plus inconvenante de la littérature occidentale. Son ampleur, son propos, la rendent à jamais irrécupérable. Du couvent où elle est d'abord élevée en compagnie de sa soeur Justine, nous suivons Juliette jusqu'à son admission dans la Société des Amis du Crime, le parcours qui fait d'elle le personnage le plus scandaleux imaginable.
    La plume est légère et ne trahit pas la pensée du Divin Marquis. Subtil ou glacé, le pinceau de Cavell « vitalise » encore davantage ce qui est déjà énergie et mouvement chez Juliette.
    Philippe Cavell et Francis Leroi semblent être allés jusqu'au bout de l'alternance contraignante des discours et des descriptions sadiennes le résultat de cette association donne un album superbe.
    Cette édition numérique est augmentée d'une suite des planches censurées des pages 61 (édition papier) / 52 (eBook), 115 (édition papier) / 106 (eBook) et d'une gravure originale signée et numérotée par Philippe Cavell réservée à l'édition de luxe tirée à 500 exemplaires.
    Collection Vertiges Bulles.
    Bande dessinée numérique, 118 pages, 103 planches dont 17 en couleurs, augmentée d'une suite des planches censurées et couverture en couleurs de Philippe Cavell.

  • Les Mémoires de Fanny Hill, Femme de Plaisir est sans doute le roman érotique le plus célèbre du monde.
    Notre histoire de Fanny Hill est tirée de deux longues lettres qu'elle adresse à une femme mystérieuse, auprès de laquelle Fanny s'excuse de décrire le « tourbillon des plaisirs » qu'elle éprouve dans tous leurs détails les plus scabreux, depuis les premières expériences lesbiennes jusqu'à la « vente » de son pucelage en passant par le grand amour, des amours moins grandes et les « parties » le long de la Tamise.
    Si Fanny Hill est la Manon Lescaut anglaise, elle comble les voeux exprimés par Malraux dans sa célèbre préface à L'Amant de Lady Chatterley : « Le livre parfait de la fin du XIXe siècle eût été un supplément au Rouge et le Noir où Stendhal nous eût dit comment Julien couchait avec Madame de Rénal et Mathilde et la différence des plaisirs qu'ils y prenaient tous les trois ».
    C'est justement la clef de Fanny Hill par rapport à Manon Lescaut : Fanny répond abondamment à Malraux. D'autant plus clairement que l'histoire est illustrée par Philippe Cavell et sans autres voiles que ceux de l'art.
    Depuis Transes Mécaniques et Nini Tapioca, chaque nouvel album de Philippe Cavell s'est démarqué du précédent, comme s'il ne pouvait se satisfaire de la perfection acquise. Juliette de Sade représentait la maîtrise de la bande dessinée en noir et blanc. Jessica Ligari inventait une conception de la couleur dont on a pu comprendre ensuite qu'elle devait aboutir aux miniatures fantastiques de L'Ermite de l'Apennin.
    Les Mémoires de Fanny Hill représente le retour à une bande dessinée plus classique, tant par la facture de la planche que par l'emploi du procédé « trait + trichromie ». Mais on y trouve rassemblés tous les acquis des albums antérieurs : la force du premier Juliette de Sade, la suavité des couleurs de Jessica Ligari et la précision maniérée de L'Ermite de l'Apennin.
    Adaptation de J.-M. Lo Duca d'après le roman de John Cleland.
    Collection Vertiges Bulles.
    Bande dessinée, 54 pages, 48 planches et couverture en couleurs de Philippe Cavell.

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