Pierre Andre

  • Les troubles psychiatriques sont de nature et de gravité variables. Certains sont assez répandus et beaucoup nécessitent non pas un traitement en établissement spécialisé, mais des soins, un accompagnement que tous ceux dont la profession est de soigner doivent connaître. De concert avec une éventuelle chimiothérapie, les soins en matière de troubles psychiatriques reposent d'abord sur la relation qui doit s'établir entre le « soignant » et le « soigné ». Pour comprendre cette relation et savoir adopter l'attitude appropriée à chaque cas, il est nécessaire de connaître les bases de la psychiatrie. Pierre ANDRÉ, psychiatre, chargé d'enseignement à l'université de Paris-VI, a écrit cet ouvrage particulièrement adapté à la formation des médecins et des paramédicaux ; les pathologies suivantes y sont abordées : également traités : la relation de soin, le projet thérapeutique ; les psychothérapies; les principales situations d'urgence ; les médicaments psychotropes ; la législation et l'organisation des soins en psychiatrie. Le lecteur trouvera en fin d'ouvrage un lexique des termes de psychiatrie, psychologie et médecine.

  • Alexandre Schneider se remémore son enfance en Algérie dans les années 1940. Une jeunesse heureuse et insouciante passée dans un petit village près de Boufarik. Un jour, un crime atroce est commis au bois galant. L'inspecteur principal Jacques Forest réussira-t-il à résoudre cette énigme ? Alexandre a trouvé l'amour de sa vie avec Djoulila. Mais un drame va bouleverser son existence. Connaîtra-t-il enfin la vérité sur ce mystère qui le ronge encore aujourd'hui ?

  • " Nous n'avons pas eu à effectuer le terrible tri des malades " a-t-on pu entendre au printemps 2020. Mais en est-on si sûrs ?
    Loin d'être un geste extraordinaire, le triage fait en réalité partie intégrante des champs de la médecine et de la santé. Seulement, la crise du SARS-CoV-2 a montré que le
    triage clinique n'était qu'une des dimensions et conséquences d'un
    triage systémique façonné par les politiques néolibérales et une technocratie sanitaire qui a, de longue date, négligé la santé publique.
    L'essentiel n'est donc pas tant de savoir si nous trions ou pas que de choisir collectivement les modalités du triage et de définir démocratiquement les priorités de notre système de santé. Des expériences alternatives se rappellent à nous et dessinent des horizons différents, du renouveau de la santé communautaire aux potentialités des communs, en passant par l'émergence d'un triage écologique. La pandémie ouvre une brèche politique pour penser un autre triage, réinventer notre santé selon d'autres priorités : sociales, écologiques, démocratiques. La crise du SARS-CoV-2 est en cela bien plus qu'une crise sanitaire. Elle est un
    événement pandémopolitique.

  • Lorsqu'il découvre les Protocoles des sages de Sion, début 1920, Hitler ne doute pas qu'il se trouve en présence d'un document révélant le programme secret des hauts dirigeants juifs, visant à devenir les maîtres du monde. Sa lecture du faux lui donne de surcroît un modèle d'interprétation de la révolution bolchevique, qu'il attribue aux Juifs. À partir du printemps 1920, se forme ainsi dans son esprit le mythe répulsif du « bolchevisme juif » à la conquête du monde, qui s'ajoute à la représentation préexistante du Juif comme maître de la finance internationale. Pour Hitler, lire les Protocoles, c'est apprendre à connaître les Juifs, comprendre les buts qu'ils poursuivent ainsi que leurs stratégies et leurs tactiques. C'est aussi expliquer la marche du monde par ses causes cachées. Les lire, c'est enfin se protéger contre « le Juif », voire commencer à gagner le combat contre l'ennemi absolu en se montrant capable de démonter ses mensonges et de déjouer ses manoeuvres : « Le jour où il sera devenu le livre de chevet d'un peuple, le péril juif pourra être considéré comme conjuré. » Jusqu'en 1939, les Protocoles seront utilisés par les services de propagande du Troisième Reich et les thèmes conspirationnistes empruntés au faux auront structuré définitivement, dès le moment de sa formation, l'idéologie nazie.

  • Dans une région perdue du nord de l'Amérique, une importante conférence se déroule dans le plus grand secret, réunissant des représentants de différents pays (Iran, Turquie, États-Unis, Russie, France, Turquie, etc.) afin d'évoquer la crise qui secoue le Moyen-Orient, dont la Syrie, qui est l'objet d'enjeux géo-politiques. Les diplomates confrontent leur point de vue offrant parfois un spectacle consternant dans un monde menacé, prêt à exploser... Léna assiste à cette conférence qu'elle doit superviser, non sans mal... Dix ans après le tome 2, Pierre Christin et André Juillard se retrouvent grâce à leur personnage, Léna, qui est au coeur d'un récit d'une rare intelligence où les enjeux géopolitiques sont plus présents que jamais.

  • Tout ce qu'il faut savoir et savoir-faire dans toutes les matières  : français, maths, anglais, histoire-géographie-enseignement moral et civique, sciences et technologie.
    Une double page par notion, avec  :Le cours, clair et complet, pour retenir l'essentielDes méthodes et de nombreux exemples, pour savoir utiliser le cours dans les exercicesPlus de 700 quiz et exercices progressifs, pour bien s'entraînerTous les corrigés détachables dans le Guide Parents150 quiz interactifs pour se tester gratuitement dans chaque matière sur  www.parascolaire.hachette-education.comLes fichiers audio de l'anglais gratuits sur  www.parascolaire.hachette-education.comDes tests-bilans dans chaque matièreDes dictées pour progresser en orthographeLes tables de multiplication et les conjugaisons du programme 
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  • Elle s'appelle Léna. C'est une jeune femme brune, élégante et mystérieuse. On ignore d'où elle vient et où elle va. Son voyage commence à Berlin-Est, dans le quartier où vivent les anciens dignitaires d'un régime effacé par le vent de l'Histoire. Léna rend visite à un homme qui lui remet une liste de noms et de numéros de téléphone, qu'elle apprendra par coeur avant de la détruire. Après Berlin, il y aura Budapest et un autre rendez-vous. Et après Budapest, Kiev, Odessa, la Turquie et la Syrie. À chaque fois, une rencontre. Peu de mots prononcés, juste un objet étrange remis par Léna à son destinataire ? une boîte de pâtes d'amandes, un flacon de parfum, un nécessaire pour diabétiques. Avec "Le long voyage de Léna", Pierre Christin et André Juillard entraînent le lecteur à travers une Europe qui entremêle aujourd'hui et hier. Une Europe où les soubresauts d'une Histoire pas si lointaine semblent se prolonger dans d'étranges projets partagés par ces femmes et ces hommes dont Léna croise la route. Mais elle, quel rôle joue-t-elle? Christin et Juillard laissent planer le doute sur ses intentions. En toile de fond, on devine les ombres du terrorisme international nourri par la frustration d'un passé qui semblait enterré, celui de l'idéal communiste. Récit d'un parcours pas comme les autre baigné de nostalgie et de mélancolie, Le long voyage de Léna permet à Pierre Christin de laisser libre cours à son intérêt pour l'Histoire et pour le destin contrarié des pays de l'Est. Pour leur première collaboration, Pierre Christin et André Juillard signent mieux qu'un album réussi : Le long voyage de Léna est d'ores et déjà un classique.

    1 autre édition :

  • « Le chemin de la simple justice n'est pas facile à trouver entre les clameurs de la haine d'une part et les plaidoyers de la mauvaise conscience d'autre part », affirmait Camus en 1945. Ce constat reste d'actualité, quand des sectarismes menacent approches scientifiques et valeurs républicaines au nom du « décolonialisme » : essentialisation des identités minoritaires, qui racialise les questions sociales et politiques, communautarismes exclusifs qui divisent et opposent les citoyens, instrumentalisations cyniques de minorités supposées victimes d'une imaginaire « République blanche », attaques contre la liberté d'expression, les libertés académiques et la laïcité...

    L'imprégnation décoloniale a fait surgir un nouvel espace de l'extrémisme politique : « antiracistes » racistes visant les « Blancs », gauchistes violents, islamistes plus ou moins masqués, complotistes, néoféministes misandres... Des groupuscules identitaires extrémistes s'érigent en tribunaux d'inquisition, censurent des oeuvres et imposent des « déboulonnages ». Ces nouveaux épurateurs, mus par le ressentiment, invoquent un prétendu « antiracisme politique » pour étendre le champ de l'intimidation.

    Face à la prolifération de mémoires victimaires vindicatives et politiquement instrumentalisées, Pierre-André Taguieff dresse un état des lieux, analyse sans concession les discours décoloniaux et en esquisse une généalogie : autant d'éléments pour la discussion sérieuse d'une imposture de grande ampleur.

  • Réfugiée en Australie, Léna tente de reconstruire sa vie loin de la violence aveugle des attentats. Les services secrets, cependant, ne l'ont pas oubliée. Elle doit bientôt replonger dans la folie humaine, passant par une Géorgie très trouble et un camp d'entraînement sub-saharien, avant de finir dans une planque parisienne en compagnie de trois femmes vouées au martyr. Pierre Christin et André Juillard reforment le tandem qui nous avait tant bouleversé avec Le Long voyage de Léna, et signent une oeuvre rare, à la fois politique et contemplative, qui donne à décrypter notre monde torturé.

  • Perçu comme tantôt exaltant, tantôt répulsif, l'eugénisme est le plus souvent fantasmé. À ce mot sont en effet associés des projets techno-scientifiques, des doctrines hétéroclites, des utopies, des lois, des mesures relatives à la procréation, des politiques de population, des comportements criminels. Dans la pensée sociale ordinaire, on peut précisément le définir comme la volonté de modifier le patrimoine génétique de l'humanité en vue de son amélioration. Mais adhérer à une telle perspective, n'est-ce pas dès lors présupposer l'existence d'une inégalité génétiquement déterminée entre humains ? Et choisir sa descendance, n'est-ce pas jouer aux apprentis-sorciers ? Jusqu'où pousser l'aventure de l'autodétermination ? Pierre-André Taguieff décrypte un projet qui en dit long sur la propension des hommes à se révolter contre la Nature... ou contre Dieu.

  • Cet ouvrage couvre tout le programme de mathématiques de la deuxième année de Licence.  Il est composé de 16 modules du niveau regroupés en deux parties : Algèbre et  Analyse.
    L'ordre de lecture n'est pas toujours imposé, ce qui permet à l'étudiant de s'initier à son rythme aux thèmes figurant à son programme et de conforter ses acquis. Avec cet ouvrage de référence, il dispose des définitions précises et des énoncés et démonstrations complètes de tous les résultats essentiels.
    Cette nouvelle édition, revue et corrigée améliore la progressivité du cours.
    300 exercices corrigés illustrent le cours. Pour les étudiants  souhaitant aller plus loin, plus de 600 énoncés supplémentaires sont proposés avec, pour un grand nombre d'entre eux, des solutions ou des indications pour stimuler la reflexion. Des corrigés détaillés sont  disponibles sur le  site dunod.com.
       

  • Ce précis, dont la 1re édition date de 1957, présente ce qu'un juriste doit connaître des institutions publiques et des faits sociaux. La connaissance de cette histoire,   et d'autres disciplines distinctes du seul droit positif, concourt en effet à la formation intellectuelle spécifique en faculté de droit.
    Cette préoccupation dicte la démarche de l'ouvrage.
    Sans négliger les apports proprement historiques dans leur développements récents, l'accent est mis sur l'étude des institutions et, plus généralement, sur l'exposé du « droit public  » français depuis la chute de l'Empire romain jusqu'à la  IIIe République. Ce vaste champ d'expérience met largement en évidence les dificultés et les étapes de la constitution de l'Etat ainsi que  les rapports de celui-ci avec la société.

  • Quelles différences de compétences et de posture entre un manager opérationnel et un manager de managers ? Comment prendre du recul, de la distance, de la hauteur sans se couper des réalités du terrain et sans court-circuiter les managers ? Comment conserver une proximité avec ses managers et les équipes? Comment donner de la cohérence aux pratiques managériales ? Comment faire pour que la vision stratégique devienne réalité sur le terrain ? En quoi un collaborateur qui est lui-même manager diffère-t-il d'un autre collaborateur ?
    Découvrez 62 outils simples et faciles à intégrer dans votre quotidien pour performer dans votre nouvelle fonction de manager de managers.
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    Des cas issus de situations concrètes vous sont proposés pour vous approprier certains outils.

  • Baisser les impôts, augmenter les dépenses publiques, arrêter l'immigration, instaurer la semaine de 32 heures, taxer les transactions financières... autant de remèdes miracles censés nous guérir de tous nos maux.
    Ces contre-vérités rabâchées à l'envi par les politiques et les médias portent un nom : le négationnisme économique. À l'origine de choix stratégiques, il nous appauvrit et peut se traduire par des milliers de chômeurs supplémentaires.
    Or aujourd'hui, on ne peut affirmer tout et son contraire, nous disent les auteurs, car l'économie est devenue une science expérimentale fondée sur l'analyse rigoureuse des faits. Cette révolution méconnue produit des connaissances qui heurtent souvent de plein fouet les croyances et les intérêts de grands patrons, de syndicalistes, d'intellectuels et de politiques. Ils font tout pour semer le doute, même sur les consensus les plus établis.
    Cet essai vigoureux raconte cette révolution et nous offre les moyens de débusquer les impostures et de sortir de l'obscurantisme : une arme indispensable contre la démagogie.
    Prix spécial du jury Turgot 2017.
    Préface inédite des auteurs.

  • Tributaire d'une vision racialiste, le terme « antisémitisme » prête à confusion et ne suffit pas à rendre compte de toutes les haines antijuives. Le phénomène est ancien et protéiforme, de la judéophobie antique, qui s'oppose à la religion juive, jusqu'à l'antisionisme radical, en passant par l'antijudaïsme chrétien, ...

  • En avons-nous fini avec les illusions du progrès ? C'est au retour des grands discours prométhéens que nous assistons avec leurs cortèges d'utopies meurtrières. Dénonçant les nouvelles fabriques de la surhumanité, le philosophe de l'extrême lucidité en appelle ici au réveil de la raison.
    Dans ce livre savant et moqueur, Pierre-André Taguieff passe au scalpel l'idéal moderne par excellence, celui d'émancipation, qui exalte, mobilise et aveugle depuis longtemps les Modernes. Le temps est venu de soumettre à un examen critique sans complaisance cette notion qui fait partie du prêt-à-penser dont se sont emparés les utopistes et les démagogues de toutes obédiences.
    Comment expliquer que cette notion banale ait pu devenir un thème philosophique et politique majeur depuis la fin du XVIIIe siècle, sous la forme du projet universaliste de l'émancipation du genre humain comme sous celle de l'autonomie croissante de l'individu ? Taguieff analyse la formation philosophique de l'idée d'émancipation, explore ses usages politiques et dissèque ce qu'il appelle l'" émancipationnisme ", produit de la corruption idéologique de cette idée-force. Car l'émancipation comme projet global appelle une critique fondamentale : ce qui est rejeté subrepticement, voire diabolisé, ce sont les attachements, les fidélités, les enracinements, les mémoires particulières, donc la transmission. Il s'agit d'un programme de refonte anthropologique, visant à créer l'" homme nouveau ", chimère d'une société mondiale d'individus également émancipés.
    La généalogie d'une idée floue, pour penser librement le monde de demain.

  • La notion de patrimoine? Elle est apparue en France récemment, au terme d'une longue histoire du domaine, des biens et de la sensibilité. Cette évolution est ici examinée à travers le fait religieux, monarchique, familial, national, administratif et scientifique. Tout cela fait de ce texte un écrit de référence pour la définition de la notion de patrimoine, tant dans le monde universitaire que professionnel.

  • « J'entends simplement rendre compte de ce que j'ai vécu, proposer un chemin différent de celui que le système a prétracé pour les personnes homosexuelles. »
    Ayant sombré dans les affres de l'hypersexualisation homosexuelle après avoir quitté le séminaire, Gaëtan Poisson est un rescapé et son histoire est celle d'une rédemption, d'une libération.
    Pointant les dérives consuméristes dans lesquelles une partie du monde gay enferme l'amour et les personnes, ainsi que les complaisances d'une certaine théologie postdogmatique, l'auteur montre une voie médiane où homosexualité et défense de l'Église sont compatibles. Par des analyses acérées, sans voyeurisme ni provocation, il expose le rôle vital des arguments de la foi et la beauté du discours de l'Église sur la sexualité, dans un monde où le sexe perd en profondeur ce qu'il gagne en étendue.
    Par le choix atypique de la chasteté dans la continence, il a perçu que l'homosexualité était porteuse d'une fragilité lumineuse que l'Évangile peut transfigurer : aucune fatalité ne s'impose à quiconque croit à la victoire de la Croix.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Gaëtan Poisson a travaillé dans le milieu des ressources humaines. À la suite de sa formation théologique, exégétique et liturgique au séminaire, il aspire à faire mieux connaître les raisons de la foi catholique auprès de divers publics.
    Pierre-André Bizien, qui a collaboré à l'écriture de cet ouvrage, est biographe privé et directeur de la structure Mont des lettres.

  • "Des hommes, d'abord, des lieux ensuite, des pouvoirs enfin, et non pas l'inverse ! C'est ce que nous appelons la République des territoires. La « République des territoires » surprendra peut-être par sa formule. N'est-elle pas en apparence un oxymore ? La République ne s'est-elle pas construite historiquement contre les pouvoirs régionaux et locaux dans leurs particularismes ? Nous tenterons de prouver le contraire. La diversité est une force. Les territoires sont une richesse. Leurs citoyens et leurs représentants sont là pour faire vivre la République. Ils ont vocation à en être les alliés indéfectibles."

    Philippe Estèbe est urbaniste, ancien directeur de l'Institut des hautes études d'aménagement et de développement des territoires en Europe (IHEDATE) et professeur associé au conservatoire national des arts et métiers (CNAM).
    André Rossinot fut député, ministre, président du Parti radical et maire de Nancy. Il est actuellement président de la Métropole du Grand Nancy.
    Pierre Stussi est directeur général des services de la métropole du Grand Nancy.

  • Revu et mis à jour par les auteurs, ce livre donne un éclairage entièrement nouveau sur le fonctionnement du marché du travail, la manière de penser le chômage et les politiques pour le combattre. Non, le chômage n'est pas une fatalité liée à la mondialisation et au capitalisme financier ; non, un bon salaire n'est pas toujours l'ennemi de l'emploi ; non, la législation sur les licenciements ne protège pas l'emploi ; non, la formation n'est pas le remède à tous les maux du chômeur ; non, le travail ne se « partage » pas, car il se recompose par d'incessants mouvements de création et de destruction d'emplois.
    Voilà ce qu'enseignent les recherches les plus récentes conduites en France et dans de nombreux pays. On n'a pas « tout essayé » pour combattre le chômage. Loin de là. Ce livre traque les ennemis de l'emploi et nous dit comment les abattre.
    À sa première parution, en 2004, sous le titre Le Chômage, fatalité ou nécessité ?, l'ouvrage a été salué par une critique unanime et a reçu le prix Mutations et Travail, le Prix européen du livre d'économie, le prix Manpower de l'ouvrage de ressources humaines en 2005 et le prix Zerilli-Marimo de l'Académie des sciences morales et politiques en 2006.

  • Est-il justifié de proscrire le mot " race " de la Constitution ?
    Comment penser qu'en supprimant le terme des textes législatifs, on contribue efficacement à la lutte contre le racisme ? Les préjugés et les comportements racistes sont-ils nécessairement liés à l'emploi du mot " race " ?
    Est-il justifié de proscrire le mot " race " de la Constitution ?

    Comment penser qu'en supprimant le terme des textes législatifs, on contribue efficacement à la lutte contre le racisme ? Les préjugés et les comportements racistes sont-ils nécessairement liés à l'emploi du mot " race " ? La délégitimation scientifique du concept de race depuis les années 1970 a-t-elle fait reculer le racisme comme ensemble d'attitudes, de pratiques et de croyances idéologiques ? La lutte antiraciste peut-elle se contenter de modeler son discours sur les derniers résultats de la recherche en génétique, alors qu'il semble exister des " racismes sans race " ?

    La salutaire mise au point de Pierre-André Taguieff explore ces questions polémiques sur la base d'une information exceptionnelle et réellement transdisciplinaire. Elle se distingue par sa rigueur conceptuelle et la clarté de son argumentation là où, trop souvent, règnent la confusion, l'angélisme et la pensée-slogan. L'auteur montre que, depuis les commencements de l'époque moderne, un spectre hante l'imaginaire occidental, tiraillé entre l'idée de l'unité du genre humain et le constat de la diversité des humains.

    Les débats philosophiques et scientifiques sont ici convoqués pour appréhender l'évolution de la pensée occidentale autour de cette notion problématique de " race " et nourrir nos interrogations de citoyens sur les rapports entre le savoir scientifique, la politique et la morale.

  • On croit connaître Céline. On connaît les bribes d'une légende pieusement transmise qui se défait pour se recomposer, ainsi que les portraits arrangés au fil des biographies publiées. La recherche de la vérité plutôt que les ruses de la disculpation conduit à ce portrait sans complaisance, qui examine les moments cruciaux d'un itinéraire qu'on ne peut réduire à une carrière littéraire, sous peine de ne plus comprendre vraiment l'écrivain. Car celui-ci a cherché à agir sur son époque. En 1937, ennemi du Front populaire et partisan d'une « alliance avec Hitler », Céline choisit de devenir un écrivain antijuif. Il s'engouffre opportunément dans la vague antisémite, bataillant sans relâche contre le « péril rouge » et le « péril juif ». Pour confectionner ses pamphlets, il puise dans la propagande nazie diffusée par diverses officines, dont le Welt-Dienst. Il met en musique les idées et les slogans. Pendant l'Occupation, il fait figure de nouveau « prophète », de « pape de l'antisémitisme ». Cette vérité historique heurte frontalement la légende de l'écrivain, celle de l'« écriture seule ». Le cas de Céline est-il comparable à celui des autres intellectuels du collaborationnisme ? Jusqu'à quel point adhère-t-il à la vision hitlérienne ? Jusqu'où est-il allé ? Que savait-il vraiment sous l'Occupation ? Que peut-on reprocher à Céline, des mots seulement, ou aussi des actes ? Avec Céline, c'est tout un imaginaire raciste, antisémite et complotiste qui se livre à l'observation. Se montre ici le fonctionnement d'un esprit raidi dans un réseau de préjugés et de convictions inébranlables, qui force à poser autrement la question du scandale-Céline : comment cet homme a-t-il pu écrire Voyage au bout de la nuit ? Ce livre est une somme, le livre de référence que l'on attendait sur le cas Céline. Il croise la lecture des textes avec l'histoire intellectuelle et politique. Une étude critique, rompant avec les habituelles approches, plus ou moins apologétiques. L'érudition y est mise au service de la volonté de clarifier et de comprendre. Pour une vision « décapée » de l'écrivain engagé, par-delà les clichés.

  • Pierre-André Taguieff revient sur la récente séquence judéophobe, celle de la période 2000-2018.
    Les attentats djihadistes commis en France ont provoqué une prise de conscience de la menace, d'une ampleur qui n'avait pas été nettement pressentie, bien qu'annoncée par des signes inquiétants  : dès 2001, l'auteur avait donné une première analyse du phénomène émergent.
    Il fallait donc redessiner le paysage et tenter de repenser la nouvelle configuration antijuive, en perpétuelle métamorphose, dans laquelle se rencontrent les extrémismes  : complotisme, concurrence victimaire, anti­sionisme radical, négationnisme et islamisation croissante des discours.
    Pierre-André Taguieff retrace la généalogie, depuis 1967, de la haine des Juifs telle qu'elle s'est idéologisée dans le monde arabo-musulman post-nassérien. Cet imaginaire judéophobe s'est ancré en France, puis en Europe, à compter de la seconde Intifada (2000), et se diffuse désormais massivement sur les réseaux sociaux, dans un contexte marqué par la déstabilisation du Moyen-Orient.
    Dans l'espace politico-intellectuel français, la dernière vague judéophobe est moins portée par les milieux nationalistes traditionnels que par des milieux gauchistes et islamistes qui instrumentalisent et retournent contre les Juifs (les «  sionistes  », disent-ils ordinairement) des représentations empruntées à l'antiracisme, à l'anticolonialisme, à l'anti-impérialisme, à l'antifascisme ou à la critique du communautarisme.
    C'est cette configuration inédite, qu'il qualifie d'«  islamo-gauchiste  » depuis le début des années 2000, que l'auteur prend pour objet de réflexion.

  • Cet ouvrage expose, de manière détaillée avec exemples à l'appui, différentes façons de répondre à un des problèmes statistiques les plus courants : la régression.

    Cette nouvelle édition se décompose en cinq parties. La première donne les grands principes des régressions simple et multiple par moindres carrés. Les fondamentaux de la méthode, tant au niveau des choix opérés que des hypothèses et leur utilité, sont expliqués. La deuxième partie est consacrée à l'inférence et présente les outils permettant de vérifier les hypothèses mises en oeuvre. Les techniques d'analyse de la variance et de la covariance sont également présentées dans cette partie. Le cas de la grande dimension est ensuite abordé dans la troisième partie. Différentes méthodes de réduction de la dimension telles que la sélection de variables, les régressions sous contraintes (lasso, elasticnet ou ridge) et sur composantes (PLS ou PCR) sont notamment proposées. Un dernier chapitre propose des algorithmes (basé sur l'apprentissage/validation ou la validation croisée) qui permettent de comparer toutes ces méthodes. La quatrième partie se concentre sur les modèles linéaires généralisés et plus particulièrement sur les régressions logistique et de Poisson avec ou sans technique de régularisation. Une section particulière est consacrée au scoring en régression logistique. Enfin, la dernière partie présente l'approche non paramétrique à travers les splines, les estimateurs à noyau et des plus proches voisins.

    La présentation témoigne d'un réel souci pédagogique des auteurs qui bénéficient d'une expérience d'enseignement auprès de publics très variés. Les résultats exposés sont replacés dans la perspective de leur utilité pratique grâce à l'analyse d'exemples concrets. Les commandes permettant le traitement des exemples sous R figurent dans le corps du texte. Enfin, chaque chapitre est complété par une suite d'exercices corrigés. Les codes, les données et les corrections des exercices se trouvent sur le site https://regression-avec-r.github.io/

    Cet ouvrage s'adresse principalement à des étudiants de Master et d'écoles d'ingénieurs ainsi qu'aux chercheurs travaillant dans les divers domaines des sciences appliquées.

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