Pierre Barrot

  • Catastrophes

    Pierre Barrault

    Enigmatiques ou délirants, les fragments dont ce livre fantasque est constitué sont, tout comme ce que le physicien Paul Ehrenfest a nommé "la catastrophe ultraviolette", d'évidentes aberrations.
    D'une logique imparable, ils empruntent aux codes du rêve, du cinéma et des séries aussi bien qu'à la physique quantique, dont il n'est ici pourtant jamais question, ou de manière très implicite. On y croise un maître-nageur à huit bras, un certain Lomax, le sosie de François Berléand, un éléphant-machine, un guéridon ou encore Patrick McGoohan dans Le Prisonnier.
    La clarté dans l'inacceptable, l'absurde en ébullition. Le monde est fou ? Quelle jouissive catastrophe !
    Pierre Barrault vit à Nantes. Il a été libraire à Paris. Il est né en 1986, à Beaupréau, dans le Maine-et-Loire. Il est également l'auteur de L'aide à l'emploi (Louise Bottu, 2019), de Clonck et ses dysfonctionnements (Louise Bottu, 2018) et de Tardigrade (L'Arbre vengeur, 2016).

    Pierre Barrault vit à Nantes. Il a été libraire à Paris. Il est né en 1986, à Beaupréau, dans le Maine-et-Loire. Il est également l'auteur de L'aide à l'emploi (Louise Bottu, 2019), de Clonck et ses dysfonctionnements (Louise Bottu, 2018) et de Tardigrade (L'Arbre vengeur, 2016).

  • Avec 1200 films produits chaque année en vidéo, le Nigeria est devenu l'un des producteurs de fiction les plus prolifiques au monde. Ce livre montre comment le plus grand pays d'Afrique se raconte et se met en scène en copiant sans état d'âme et avec une énergie impressionnante les recettes du cinéma populaire. De cette production vidéo effervescente, apparue spontanément et sans aucun soutien extérieur, pourrait surgir un renouveau du cinéma africain ancré, cette fois, dans ce qui lui a le plus manqué tout au long de son histoire: le public.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • This volume analyzes welfare policies by looking at the making of their target publics. It examines how these populations are identified and constructed by policy making. The contributors apply the classic theoretical question about who gets what, when, and how, but also suggest the revisiting of policy-feedback analysis. Coverage includes empirical case studies in different geographical areas. It looks at Europe, the United States and also considers Mayotte, set in a post-colonial context. The chapters also examine different aspects of welfare, including the bureaucratic treatment of marginalized populations as well as the middle class.The authors draw on diverse conceptual approaches and investigative methodologies. They conduct participant observation in public or nonprofit organizations, explore administrative records, and interview actors at various stages of policymaking. This qualitative material is then combined with relevant quantitative data.Readers are guided through a multilevel approach of welfare policies, from their definition to their implementation. They gain insight into the targeting of publics, from the higher reaches of government to the most underprivileged groups of the social world. Overall, the book compares different national contexts and social policy fields. This approach unearths regularities, enabling the authors to reassess major contemporary transformations of the welfare State.

  • Alors que la rupture de 1989 semble avoir congédié pour de bon l'esthétique de l'engagement, force est de constater que la réflexion sur littérature et politique reste bien vivante, toujours en quête d'exemples historiques de rapports moins instrumentaux entre ces deux pratiques. La convergence entre les avant-gardes du premier XXe siècle et l'anarchisme politique n'a cessé, de ce point de vue, de susciter l'intérêt. Jürgen Habermas a par exemple noté le parallélisme entre l'anarchisme comme mouvement de table rase politique et le programme esthétique des avant-gardes, cherchant à placer l'oeuvre hors de toute continuité historique. Les contributions du présent numéro proposent différents éclairages de cette convergence. Dans la perspective de l'histoire des idées, le primat absolu de l'individu (à la manière de Stirner), et de sa capacité à transformer le réel, entre en résonance avec la figure de l'artiste d'avant-garde qui fait revivre l'idéal du démiurge romantique. À l'époque de la critique des institutions étatiques ou des corps intermédiaires au nom d'un idéal de démocratie radicale, la littérature a pu apparaître comme un « acte pur », permettant à celui qui la pratique d'agir directement sur la société, à l'instar des jeteurs de bombe de la fin du XIXe siècle. Ainsi, la littérature moderniste et l'anarchisme se rapprochent également par leur refus commun de la « représentation », au sens aussi bien politique qu'esthétique : ce refus peut-il pour autant ouvrir sur de nouvelles pratiques politiques ou intellectuelles ? De la fin du XIXe siècle français jusqu'à l'Allemagne de la Fraction armée rouge, en passant par les révolutions russe et chinoise, il s'agit donc dans ce dossier, à travers la référence à l'anarchisme, d'interroger plus généralement la dimension politique de la pragmatique littéraire.

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