Pierre Loti

  • Un tour du monde animalier sur les traces de Pierre Loti, qui fut l'ami des animaux, leur frère, leur défenseur. Des textes rares où se mêlent la pitié, la colère, l'humour et qui donnent à lire un aspect méconnu et attachant de son oeuvre.

  • "Ils étaient cinq, aux carrures terribles, accoudés à boire, dans une sorte de logis sombre qui sentait la saumure et la mer. Le gîte, trop bas pour leurs tailles, s'effilait par un bout, comme l'intérieur d'une grande mouette vidée ; il oscillait faiblement, en rendant une plainte monotone, avec une lenteur de sommeil.
    Dehors, ce devait être la mer et la nuit, mais on n'en savait trop rien : une seule ouverture coupée dans le plafond était fermée par un couvercle en bois, et c'était une vieille lampe suspendue qui les éclairait en vacillant."

  • Vers Ispahan

    Pierre Loti

    Pierre Loti livre ses impressions à la découverte d'un Moyen-Orient fastueux et enchanteur.
    En mai 1900, de retour d'Inde, Loti entreprend de traverser la Perse (l'Iran actuel) et de se rendre à Ispahan, voyage qu'il raconte dans ce récit publié en 1904. Il est tout d'abord frappé à son arrivée par la vision des monuments d'émail bleu, aperçus de loin. Mais il rapporte que le silence et l'isolement autour de la ville sont tels que l'on se demande si des routes y mènent : on n'y voit que « de grands cimetières abandonnés où paissent les chèvres, de limpides ruisseaux qui courent partout [...], des ruines d'anciennes enceintes crénelées, et rien de plus. » À l'intérieur de la ville, il note que les édifices qui, au premier aspect, « jouent encore la splendeur », sont en réalité « à moitié dépouillés de leurs patientes mosaïques de faïence et semblent rongés d'une lèpre grise. » Ispahan a pour l'essentiel cessé de vivre depuis l'invasion afghane, estime Loti, qui écrit que « cette place unique au monde, qui a déjà plus de trois cents ans, ne verra certainement pas finir le siècle où nous venons d'entrer... ».
    Suivez le guide et embarquez pour un voyage au coeur de la Perse d'antan, de sa culture et de ses coutumes !
    EXTRAIT
    Qui veut venir avec moi voir à Ispahan la saison des roses, prenne son parti de cheminer lentement à mes côtés, par étapes, ainsi qu'au Moyen Âge. Qui veut venir avec moi voir à Ispahan la saison des roses, consente au danger des chevauchées par les sentiers mauvais où les bêtes tombent, et à la promiscuité des caravansérails où l'on dort entassés dans une niche de terre battue, parmi les mouches et la vermine. Qui veut venir avec moi voir apparaître, dans sa triste oasis, au milieu de ses champs de pavots blancs et de ses jardins de roses roses, la vieille ville de ruines et de mystère, avec tous ses dômes bleus, tous ses minarets bleus d'un inaltérable émail ; qui veut venir avec moi voir Ispahan sous le beau ciel de mai, se prépare à de longues marches, au brûlant soleil, dans le vent âpre et froid des altitudes extrêmes, à travers ces plateaux d'Asie, les plus élevés et les plus vastes du monde, qui furent le berceau des humanités, mais sont devenus aujourd'hui des déserts...
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ces textes frappent par leur humour occasionnel, la sobriété savante des descriptions et une nostalgie qui traverse certains passages comme un parfum lointain. - Gerald Messadié, L'internaute
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Pierre Loti, nom de plume de Louis Marie Julien Viaud, est né en 1850 à Rochefort et mort en 1923 à Hendaye. Cet officier de marine français a trouvé dans l'écriture un bon moyen de laisser un témoignage de ses nombreux voyages (notamment à Tahiti, au Sénégal, au Japon, en Turquie, etc.). Ses oeuvres, principalement autobiographiques, montrent son attirance pour l'exotisme des pays d'Orient.
    Membre de l'Académie française, il est notamment l'auteur du Mariage de Loti, de Madame Chrysanthème ou d'Aziyadé.

  • Japoneries d'automne

    Pierre Loti

    • Claae
    • 23 Février 2018

    Laissez-vous entrainer au coeur du Japon comme on ne le connaît plus
    « Tant que je vivrai, je reverrai cela : dans le recul profond de ces jardins, cette lente apparition, si longtemps attendue ; tout le reste de la fantasmagorie japonaise s'effacera de ma mémoire, mais cette scène, jamais... Elles sont très loin, très loin ; il leur faudra plusieurs minutes pour arriver jusqu'à nous ; vues de la colline où nous sommes, elles paraissent encore toutes petites comme des poupées - des poupées très larges par la base, tant sont rigides et bouffantes leurs étoffes précieuses, qui ne font du haut en bas qu'un seul pli. Elles semblent avoir des espèces d'ailes noires de chaque côté du visage - et ce sont leurs chevelures, gommées et éployées suivant l'ancienne étiquette de cour. Elles s'abritent sous des ombrelles de toutes couleurs, qui miroitent et chatoient comme leurs vêtements. Celle qui marche en tête en porte une violette, ornée de bouquets blancs qui doivent être des chrysanthèmes : c'est elle évidemment, l'impératrice ! »
    Au seuil du XXe siècle, Pierre Loti décrit avec finesse et humour un Japon tant rural que citadin, à l'aube de sa modernisation et de son ouverture au monde.
    EXTRAIT
    Départ du bord un peu avant le jour, car la frégate qui m'a amené est mouillée bien loin de terre. Sur rade, un ciel clair et froid avec de dernières étoiles. Beaucoup de brise debout, et mon canot avance péniblement, tout aspergé d'eau salée.
    À cette heure, le quai de Kobe est encore un peu obscur, désert, avec seulement quelques rôdeurs en quête d'imprévu. Pour aller au chemin de fer, il faut traverser le quartier cosmopolite des cabarets et des tavernes ; c'est au tout petit jour, frais et pur. Les bouges s'ouvrent ; on voit, au fond, des lampes qui brûlent ; on y entend chanter la Marseillaise, le God Save, l'air national américain. Tous les matelots permissionnaires sont là, s'éveillant pour rentrer à bord. En route, j'en croise des nôtres qui reviennent, leur nuit finie, se carrant comme des seigneurs dans leur djin-richi-cha 1. Incertains de me reconnaître dans la demi-obscurité, ils m'ôtent leur bonnet au passage.
    Au bout de ces rues joyeuses, c'est la gare. Le jour se lève. Un drôle de petit chemin de fer, qui n'a pas l'air sérieux, qui fait l'effet d'une chose pour rire, comme toutes les choses japonaises. Ça existe cependant, cela part et cela marche.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Pierre Loti, né le 14 janvier 1850 à Rochefort et mort le 10 juin 1923 à Hendaye, est un écrivain et officier de marine français. Une grande partie de son oeuvre est d'inspiration autobiographique, nourrie de ses voyages comme par exemple Tahiti, au Sénégal, ou au Japon. Il a gardé toute sa vie une attirance très forte pour la Turquie, où le fascinait la place de la sensualité.

  • Le désert

    Pierre Loti

    « Sous la tente que j'habite depuis une heure, au seuil du désert, je relis cette lettre qui doit être mon sauf-conduit à travers les tribus hostiles. Au bas de la page, en mystérieux caractères, est inscrite la très occulte invocation divine de la secte des Senoussi, qui a son foyer là-bas, au Moghred, et dont le séïd est le représentant pour l'Arabie orientale.
    Les dangers du voyage, il est vrai, je n'y crois guère, et leur attrait chimérique n'est pas ce qui m'amène ici ; mais, pour essayer de voir encore, sous l'envahissement des hommes et des choses de ce siècle sans foi, la sainte Jérusalem, j'ai voulu y venir par les vieilles routes abandonnées et préparer mon esprit dans le long recueillement des solitudes.
    Plusieurs de ces routes de sable m'étaient offertes. »

  • Pékin, 1900. Les huit plus grandes puissances du moment s'allient pour "punir" la Chine et écraser dans le sang la révolte des Boxers. Sur place, Loti observe, atterré, le résultat de la sauvagerie coloniale et la fin d'un mythe : Pékin n'est plus la Cité interdite.

  • - Avant mon arrivée en Turquie, que faisais-tu, Aziyadé ?
    - Dans ce temps-là, Loti, j'étais presque une petite fille. Quand pour la première fois je t'ai vu, il n'y avait pas dix lunes que j'étais dans le harem d'Abeddin, et je ne m'ennuyais pas encore. Je me tenais dans mon appartement, assise sur mon divan, à fumer des cigarettes, ou du hachisch, à jouer aux cartes avec ma servante Emineh, ou à écouter des histoires très drôles du pays des hommes noirs, que Kadidja sait raconter parfaitement.

  • La Galilée

    Pierre Loti

    Parmi ses nombreux récits, le triptyque Le Désert, Jérusalem, La Galilée tient une place particulière puisque ce voyage n'est pas lié comme la plupart à une mission militaire ou diplomatique, mais résulte d'une démarche personnelle de Loti. Il espère en foulant la Terre Sainte retrouver la foi de son enfance. Ce récit relève plus du journal intime. Le troisième volet de son triptyque commence le 17 avril 1894, lorsqu'il quitte Jérusalem, en direction de Damas puis Beyrouth où doit prendre fin son voyage en Terre Sainte. De sa quête presque naïve d'un signe de Dieu ou du Christ pour retrouver la foi, réel but de son voyage en Terre Sainte, Loti ressort plus proche encore de la mort, idée qui, en absence de foi en une religion, le terrifie.

  • Trois jeunes femmes cultivées, qui vivent enfermées dans un harem à Constantinople, correspondent avec un célèbre romancier français ; l'une d'elles, Djénane, en est amoureuse. Au prix de mille dangers, le héros les rencontre, et leur promet d'écrire un livre sur leur terrible condition. Paru en 1906, au sommet de la gloire de Loti, ce roman est une ode à cet Orient qui lui est si cher. Entre hier et aujourd'hui, la vie et la mort, l'occidentalisation galopante et l'Orient immuable, son récit est un portrait sensible et personnel d'une réalité complexe et tragique. Pour traduire le désenchantement moral, Loti nous offre un enchantement esthétique.

  • Pierre Loti (1850-1923) fut un romancier à succès et un mondain courtisé. C'est pourtant le même homme qui, délaissant les honneurs, partit pour le Sinaï en février 1894. Son ami Claude Farrère le décrivait comme « un agnostique qui ne se résigna jamais à renoncer à Dieu », d'où ce voyage en Terre sainte qui nourrira son inquiétude religieuse et lui inspirera l'une de ses oeuvres majeures, récit de voyage autant que quête spirituelle sous forme de triptyque. Après avoir saisi l'intemporalité et la virginité du Sinaï (Le Désert), il observe minutieusement églises et pèlerins dans Jérusalem avant de peindre des paysages en mots, les Évangiles à la main tel un guide (La Galilée).

  • Il y a dans Ramuntcho tout ce que le lecteur espère d'un roman de Loti : une histoire d'amour un peu triste dans un décor exotique. Le pays basque est encore exotique en 1897 et, grâce à Loti, un paradis où les jeunes gens dansent, jouent de la pelote et font de temps en temps de la contrebande.
    Tous ces ingrédients ont fait l'immense succès de Ramuntcho. Pourtant, ces paysages admirables et ces splendides montagnes dissimulent la nécessité première du récit. Derrière les amours de Ramuntcho et de Gracieuse se cache l'aventure réelle de l'auteur qui partit pour le pays basque engendrer des enfants d'une race plus pure. De sa folle entreprise et de ses remords est né Ramuntcho, qui n'est donc pas un roman aussi simple qu'il paraît. Le lecteur d'aujourd'hui prendra un grand plaisir à lire cette histoire très forte de la conquête et de la perte d'un paradis perdu.

  • Loti avait un frère aîné, Gustave, médecin de marine coloniale, dont l'exemple le décida à devenir marin. La mort de Gustave le priva, très jeune, de ce frère, qu'il recherchera sa vie durant au travers d'amitiés de toutes sortes. Dans celle d'Yves, il croit retrouver, pour quelque temps, le 'frère' à tout jamais perdu.
    Ce livre, ni tout à fait un journal ni tout à fait un roman, retrace une amitié fraternelle, orageuse, passionnée. Cette histoire d'un marin breton du siècle passé est un poème de la mer, des départs, des escales, des retours, d'une inquiétude sans âge, sensible jusque dans les frémissements de l'écriture. 'Yves, mon frère, nous sommes de grands enfants... Souvent très gais quand il ne faudrait pas, nous voilà tristes, et divaguant tout à fait pour un moment de paix et de bonheur qui par hasard nous est arrivé.

  • Au Maroc

    Pierre Loti

    En février 1889, à 39 ans, c'est en tant que membre d'une mission diplomatique que Pierre Loti s'embarque pour un périple en terre marocaine.
    Auteur et journaliste à succès, il retrace dans ce journal le parcours de la caravane ministérielle française qui, d'Oran à Fès, sillonne les territoires des tribus bédouines au rythme des fantasias et des mouna.
    Sur place, alors que la délégation, cloîtrée dans les appartements luxueux du sultan, est tenue d'assister aux cérémonies officielles, Loti profite d'une petite maison mise à disposition par un ami pour partir à la découverte de la ville sainte. Son goût du costume lui permet de se fondre dans les rues tortueuses et encombrées pour approcher ce « Maroc intime » qui le fascine tant par l'intemporalité et le mysticisme religieux qui y règnent.
    Refusant de tomber dans des considérations politiques, Loti prend plaisir à surprendre le lecteur contemporain en laissant transparaître son amour pour ces terres d'Islam qui ont su préserver un idéal d'absolu et résister aux « choses nouvelles » de la civilisation européenne.

  • Auteur prolixe, Pierre Loti, au fil de ses nombreux voyages, a tenu scrupuleusement son journal, qui lui fournissait la matière indispensable à la rédaction de ses grands romans. Il a aussi inondé les grands journaux de son temps d'articles, reportages, prises de position, discours, voire philippiques enflammées, innombrables.

    Pour notre intégrale des Voyages de Loti, six volumes parus depuis 2012, demeurait toute une matière, textes courts, récits brefs, rapides escales où cependant, avec son oeil kaléidoscopique, Loti voit tout, comprend tout et le raconte avec son génie coutumier. Il eût été dommage d'en priver le lecteur. Voici donc une collection de ces « choses vues », comme disait Loti, de ses « impressions de voyages ». Accompagnons-le au Monténégro, à Obock, aux États-Unis, à Séoul, à Mascate, entre autres, avec la même ferveur.

  • Matelot (1893) complète la trilogie des romans de la mer, après Mon frère Yves et Pêcheur d'Islande. Jean Berny, ayant échoué à Navale, s'engage comme simple matelot dans la marine marchande. La suite est d'une tragique simplicité : une existence très dure, des amours sans lendemain, le renoncement à devenir officier, et finalement la maladie dans les marais d'Extrême-Orient, d'où le héros est ramené agonisant, comme Rimbaud à la même époque.
    Ce troisième roman de la mer est moins connu que les deux autres. C'est injuste. Loti y a mis, de même, une part de son existence maritime et amoureuse, et y poursuit sa quête autobiographique, ses fantasmes, ses angoisses, sa maison natale, sa mère. S'y ajoute, pour une fois, la religion, 'mythe adorable'. Comme l'écrit un critique : 'Il nous parle de la mer et des marins comme seul un marin doublé d'un romancier pouvait nous en parler.'

  • Dans son chef-d'oeuvre, le romancier se rappelle son enfance par éclairs. La mère y joue un rôle capital, cette mère qu'il fuira sur l'océan mais à qui il reste passionnément attaché, comme à la petite maison de Rochefort et à l'exemple du frère aîné qu'il se sent le devoir de remplacer, lui qui meurt trop tôt dans les îles lointaines. C'est toute la poésie des départs, de l'éloignement dans l'espace et dans le temps, de l'enfance et de la famille que ressuscite la phrase sensible et frémissante de l'écrivain. Les lecteurs s'y retrouveront donc sans peine : qui n'a perdu la maison de son enfance ? Le souvenir et la mélancolie sont les deux sources de l'art impressionniste de Loti.
    /> Ce premier texte est suivi de Prime jeunesse, qui commence quand Loti a seize ans et se termine sur son embarquement : 'J'ai voulu arrêter le temps, reconstituer des aspects effacés, conserver de vieilles demeures, prolonger des arbres à bout de sève, éterniser jusqu'à d'humbles choses qui n'auraient dû être qu'éphémères...'

  • Sous le soleil aveuglant d'Alger la blanche, Kadidja et ses deux filles vivent dans la Kasbah où elles vendent leurs charmes. Les jeunes matelots français en escale découvrent avec elles les plaisirs de l'Orient, mais aussi ses dangers...
    Homme de lettres, officier de marine et grand voyageur, Pierre Loti, dans une prose limpide, nous offre un tableau sensuel et cruel de l'Algérie française.

  • En 1881, Loti a trente et un ans, et signe pour la première fois de son pseudonyme ce qui est son premier roman véritable. L'intrigue rendra l'auteur célèbre : un Français, transplanté dans une contrée lointaine, ici le Sénégal, y connaît un grand amour. Il meurt ; sa maîtresse se tue, après avoir tué son enfant.
    On trouve dans ce récit l'Afrique, ses plaines, ses forêts, à l'époque peu connues, et décrites par la sensibilité d'un poète. On trouve la double aventure de l'amour et de la guerre. On trouve la grande lamentation de l'amour et de l'exil, que reconnaissent à la première phrase, à la première mesure, tous les amoureux de Loti - qui connaît une nouvelle jeunesse, une renaissance dans le public.

  • « Est-ce que tu as lu Madame Chrysanthème ? Cela m'a bien donné à penser que les vrais Japonais n'ont rien sur les murs. La description du cloître ou de la pagode où il n'y a rien (les dessins et curiosités sont cachés dans des tiroirs). Ah ! C'est donc comme ça qu'il faut regarder une japonaiserie, dans une pièce bien claire, toute nue, ouverte sur le paysage. »
    Vincent Van Gogh à son frère Théo.

  • Plongez au coeur du mystère entourant les imposantes statues de basalte de l'île de Pâques
    En 1872, le jeune aspirant Julien Viaud, à bord du navire La Flore, fait route entre Valparaiso, capitale du Chili, et Tahiti, territoire français de Polynésie d'où il reviendra avec le pseudonyme de Pierre Loti (1850-1923). La mystérieuse île de Pâques est l'une des premières escales marquantes du futur grand écrivain voyageur, et ses talents de dessinateur lui valent d'être de toutes les excursions au coeur de l'île pour tenter de déchiffrer l'énigme des moai, ces hautes statues de basalte qui semblent tombées du ciel...
    Pierre Loti nous propulse dans une aventure exotique à travers le récit de son exploration de l'île célèbre des eaux du Pacifique
    EXTRAIT
    À huit heures du matin, la vigie signale la terre, et la silhouette de l'île de Pâques se dessine légèrement dans la direction du nord-ouest. La distance est grande encore, et nous n'arriverons que dans la soirée, malgré la vitesse que les alizés nous donnent. Depuis plusieurs jours, nous avons quitté, pour venir là, ces routes habituelles que suivent les navires à travers le Pacifique, car l'île de Pâques n'est sur le passage de personne. On l'a découverte par hasard, et les rares navigateurs qui l'ont de loin en loin visitée en ont fait des récits contradictoires. La population, dont la provenance est d'ailleurs entourée d'un inquiétant mystère, s'éteint peu à peu, pour des causes inconnues, et il y reste, nous a-t-on dit, quelques douzaines seulement de sauvages, affamés et craintifs, qui se nourrissent de racines ; au milieu des solitudes de la mer, elle ne sera bientôt qu'une solitude aussi, dont les statues géantes demeureront les seules gardiennes. On n'y trouve rien, pas même une aiguade pour y faire provision d'eau douce, et, de plus, les brisants et les récifs empêchent le plus souvent d'y atterrir.
    A PROPOS DE LA COLLECTION
    Heureux qui comme... est une collection phare pour les Editions Magellan, avec 10 000 exemplaires vendus chaque année.
    Publiée en partenariat avec le magazine Géo depuis 2004, elle compte aujourd'hui 92 titres disponibles, et pour bon nombre d'entre eux une deuxième, troisième ou quatrième édition.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Pierre Loti, né le 14 janvier 1850 à Rochefort, est un écrivain et officier de marine français. Une grande partie de son oeuvre est d'inspiration autobiographique. Il s'est nourri de ses voyages pour écrire ses romans : Tahiti, le Sénégal, le Japon ou encore la Turquie qui le fascinait énormément. Il a également exploité l'exotisme régional de la Bretagne dans ses romans.
    Il est mort le 10 juin 1923 à Hendaye. Membre de l'Académie française, il est enterré à Saint-Pierre-d'Oléron sur l'île d'Oléron dans le jardin d'une maison ayant appartenu à sa famille après des funérailles nationales. Sa maison à Rochefort est devenue un musée.

  • Capitaine de frégate et auteur à succès en quête de spiritualité et d'exotisme, Pierre Loti a sillonné l'Inde, du sud au nord. Deux textes rendent compte de ses rencontres, impressions et expériences. Publié en 1887, Mahé des Indes est le récit d'une escale au large des côtes du Kérala, face à Mahé, alors l'un des cinq comptoirs français. En 1899-1900, Loti en "mission officielle" parcourt une grande partie de l'Inde. Suivant un itinéraire délirant, il explore d'abord l'Inde du Sud qu'il nomme "l'Inde des palmes, avant de mettre le cap plein nord vers le Rajasthan, "l'Inde affamée", et de poursuivre ensuite son périple vers Madras et Delhi. Dans L'Inde (sans les Anglais), Loti, rêveur paradoxal, va se perdre dans la moiteur tropicale de l'Inde du Sud, partir à la découverte des spiritualités brahmaniques, admirer les spectacles des bayadères, pour clore son périple auprès de vieux sages, sur le Gange, dans la ville sacrée de Bénarès, terme symbolique de cette odyssée.

  • Officier de marine, voyageur assoiffé d'exotisme, écrivain, voici sans doute ce qui vient à l'esprit lorsqu'on évoque Pierre Loti. Et pourtant. Cet ouvrage propose de découvrir une tout autre facette de l'académicien épris de mer et d'Orient, celle d'un témoin de son temps, qui a voulu vivre la Première Guerre mondiale au plus près.
    Admis à la retraite depuis 1910, il réclame en effet d'être mobilisé. Il obtient alors d'être nommé officier de liaison - un titre qui lui permet, sinon de combattre, d'approcher la ligne de front et de pouvoir rendre compte de ce qu'il voit. Quatre ans durant, ses missions évolueront, mais pas son énergie, ni sa détermination. Il noircit des centaines de pages, dont seront tirés trois ouvrages - La Hyène enragée (1916), Quelques aspects du vertige mondial (1917) et L'Horreur allemande (1918) -, augmentés de quelques textes. Ces articles méconnus regroupés dans Reportages de guerre témoignent de son ultime aventure, vécue sur le sol français.

  • Officier de marine, écrivain, poète et grand voyageur, Pierre Loti s'est inspiré de ses escales exotiques pour composer une oeuvre abondante et inspirée. Aujourd'hui, si quelques-uns de ses romans sont régulièrement réédités, le reste de son oeuvre reste à (re)découvrir. Auteur prestigieux et reconnu, Pierre Loti, créateur en rupture avec son héritage d'Occidental chrétien, a cherché grâce au voyage à découvrir d'autres continents, d'autres cultures, d'autres fois. Voyages au Moyen-Orient rassemble cinq livres : Le Désert, Jérusalem et La Galilée, parus en 1895, Vers Ispahan, en 1904, et La Mort de Philae, en 1909. Les trois premiers sont le fruit d'un long voyage privé de Loti en 1894, vers la Terre Sainte puis à travers le Proche et le Moyen-Orient. Le suivant constitue le récit de sa traversée de la Perse, effectuée en 1900. Le dernier, celui du long voyage de six mois, privé de nouveau, qu'il fit à travers l'Egypte, assorti d'une croisière sur le Nil, en 1907.

  • Un pélerinage captivant qui nous invite à découvrir Angkor
    C'est un rêve d'enfant que Pierre Loti (1850-1923) exauce lorsqu'il fait le voyage d'Angkor en 1901. En révélant au célèbre voyageur le sens de son existence, ce périple devient un pèlerinage, véritable leçon de sagesse que le crépuscule de la vie seul pouvait rendre lisible.
    Les pensées mélancoliques du voyageur et les descriptions de ce site incomparable, témoin ultime de la civilisation khmère, se mêlent intimement pour créer un texte magnifique qui signe la naissance d'Angkor à la littérature occidentale.
    Un pèlerin d'Angkor a été publié en 1911 et 1912 dans L'Illustration.
    Entre autobiographie et roman historique, Pierre Loti partage ses impressions et nous invite au voyage
    EXTRAIT
    Je ne sais pas si beaucoup d'hommes ont comme moi depuis l'enfance pressenti toute leur vie. Rien ne m'est arrivé que je n'aie obscurément prévu dès mes premières années.
    Les ruines d'Angkor, je me souviens si bien de ce certain soir d'avril, un peu voilé, où en vision elles m'apparurent ! Cela se passait dans mon « musée » d'enfant - très petite pièce, en haut de ma maison familiale, où j'avais réuni beaucoup de coquillages, d'oiseaux des îles, d'armes et de parures océaniennes, tout ce qui pouvait me parler des pays lointains. Or, il était décidé tout à fait à cette époque, par mes parents, que je resterais près d'eux, que jamais je n'irais courir le monde, comme mon frère aîné qui venait de mourir là-bas en Extrême-Asie.
    A PROPOS DE LA COLLECTION
    Heureux qui comme... est une collection phare pour les Editions Magellan, avec 10 000 exemplaires vendus chaque année.
    Publiée en partenariat avec le magazine Géo depuis 2004, elle compte aujourd'hui 92 titres disponibles, et pour bon nombre d'entre eux une deuxième, troisième ou quatrième édition.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Pierre Loti, né le 14 janvier 1850 à Rochefort, est un écrivain et officier de marine français. Une grande partie de son oeuvre est d'inspiration autobiographique. Il s'est nourri de ses voyages pour écrire ses romans : Tahiti, le Sénégal, le Japon ou encore la Turquie qui le fascinait énormément. Il a également exploité l'exotisme régional de la Bretagne dans ses romans.
    Il est mort le 10 juin 1923 à Hendaye. Membre de l'Académie française, il est enterré à Saint-Pierre-d'Oléron sur l'île d'Oléron dans le jardin d'une maison ayant appartenu à sa famille après des funérailles nationales. Sa maison à Rochefort est devenue un musée.

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