Pierre DAC


  • Peu après la Libération, Pierre Dac lance, sur le même modèle que L'Os à Moelle, L'Os libre (11 octobre 1945-15 octobre 1947), dont 102 numéros seront publiés.

    Cette édition regroupe le meilleur des 102 numéros de L'Os libre, l'organe officiel des loufoques dont le mot d'ordre est : "Pour tout ce qui est contre. Contre tout ce qui est pour." L'anthologie est présentée par le journaliste, producteur, écrivain, éditeur et homme de spectacle, Jacques Pessis, "Neveu adoptif" de Pierre Dac et son légataire universel.


  • VOTEZ PIERRE DAC !

    Fondateur du PARTI D'EN RIRE, Pierre Dac se porte candidat à l'élection présidentielle de 1965 en se présentant au nom d'une formation politique qu'il a également créée : le MOU, le Mouvement Ondulatoire Unifié. Il choisit pour slogan : " Les temps sont durs, vive le MOU. " Ainsi, au cours d'une conférence de presse, quand un journaliste lui demande : " Monsieur le président, que pensez-vous du ministère de l'Éducation nationale ? ", il répond : " Il est dans mon intention d'en créer un. " Mais sa campagne présidentielle est interrompue par un appel téléphonique de l'Élysée, lui sommant de cesser la plaisanterie. Cela n'a néanmoins pas empêché la candidature de Pierre Dac d'entrer dans l'histoire, quinze ans avant celle de Coluche.
    Réunies par Jacques Pessis, son neveu adoptif et légataire universel, ses propositions, loufoques certes, mais frappées au coin du bon sens, prouvent que le programme qu'il avait proposé pour l'avenir de la France demeure, cinquante ans plus tard, d'une cinglante actualité. Citoyens, à vos urnes !
    " Une loi interdira que les citoyens se bourrent de pain.
    Cela leur évitera d'avoir de la brioche. "
    " Une mesure écologique pour sauver une circulation parisienne au bord de l'asphyxie : la mise en place de la pratique du bouche-à-bouche de métro. "
    " Les élections législatives seront décalées de quelques jours, afin de permettre aux députés sortants de rechercher un nouvel emploi. "


  • Après Les Pensées et les Essais, Maximes et Conférences, voici avec ces Dialogues en forme de tringle, le troisième volet du triptyque de l'oeuvre de Pierre Dac. Le Maître, disparu en 1975 à cause d'un manque de savoir-vivre, s'affirme, à chaque nouvelle parution, comme un des penseurs les plus originaux de l'époque contemporaine, dans l'ordre de la réflexion loufoque vue sous l'angle absurdo-métaphysique. Adoptant cette fois un genre littéraire que Platon mit à l'honneur - celui des dialogues -, Pierre Dac engage une longue et fructueuse conversation avec l'éblouissant Gédéon Burnemauve (G.B. pour les intimes) dont le lecteur appréciera, au fil des pages, la logique cartésienne et loufoque - et réciproquement -. Après Erik Satie, qui écrivait des mélodies en forme de poire, notre Prince des penseurs accomplit ici un exercice de haute voltige intellectuelle sans filet (ni contre-filet) formulant sa pensée - et c'est là l'audace - en forme de tringle. Une tringle dont on ne voudrait jamais voir se baisser le rideau.

  • J´ai vu le jour dans la nuit du 15 août de l´année de ma naissance à Châlons-sur-Marne (36 850 habitants approximativement, à 160 km de Paris exactement), non loin du camp militaire de Mourmelon-le-Grand. Près de là, fut battu Attila, en 451, dans les champs catalauniques, par Aétius, Mérovée, et Théodorie réunis, poil au président des États-Unis.





    C´est dire de quoi et de qui j´ai tenir ! Vers 1926, et non vers solitaire, j´embrassai non pas le culte du cultivateur occulte, mais la profession d´humoriste qui devint définitivement la mienne. Le 13 mai 1938, création de l´Os à Moelle. Le 30 mai 1940, fin de sa parution et de mes occupations pour cause d´occupation par les autorités d´occupation. Alors, n´est-ce pas, la Résistance, les prisons tant en France qu´en Espagne, et réciprocellulairement, puis Londres, où 9 mois dupont ? pardon ? 9 mois durant, veux-je dire, je participai à l´émission "Les Français parlent aux Français".


    Après la guerre, je rentrai dans le rang civil et repris le cours de mes activités professionnelles que je continue d´exercer du mieux que je peux et du peux que je mieux.








    "Celui qui, dans la vie, est parti de zéro pour n'arriver à rien n'a de merci à dire à personne." "Si la semaine de quarante heures était réduite de moitié, les fins de mois auraient lieu tous les quinze jours." "Ce n'est pas parce qu'en hiver on dit : « fermez la porte, il fait froid dehors » qu'il fait moins froid dehors quand la porte est fermée."

  • Pierre Dac et Cabu sont nés à Châlons-en-Champagne, à plusieurs dizaines d'années d'écart mais à seulement quelques centaines de mètres de distance.
    Le roi des loufoques est resté jusqu'à l'âge de 3 ans dans une ville qui s'appelait alors Châlons-sur-Marne et que, origines juives obligent, il voulait faire rebaptiser Chalom-sur-Marne. Le père du Grand Duduche et du Beauf y a grandi et commencé sa vie professionnelle dans le journal local. Pendant ses jeunes années, il a nourri son humour naissant en dévorant des numéros de L'Os à moelle conservés dans le grenier familial.
    Ils ne se sont rencontrés qu'une seule fois, en 1969, à Paris. Aujourd'hui, les voici à nouveau réunis à travers Les Pensées du maître 63, devenues des classiques, illustrées par des dessins de Cabu en noir et blanc mais résolument hauts en couleur. Pour le meilleur, mais surtout pour le rire.
    Anti-préface de Louis Leprince-Ringuet

  • Pour la première fois en version intégrale, les 213 épisodes de Malheur aux barbus, feuilleton légendaire qui fit les grandes heures de la radio au début des années 1950.
    Qui se cache derrière les mystérieux enlèvements des barbus en plein Paris ? Les détectives Black et White se lancent à la poursuite d'un redoutable génie du mal, l'ignoble Furax. Ils sont assistés dans leur enquête par le commissaire Socrate, le journaliste Fred Transport, Carole Christmas, Merry Christmas, titulaire de la chaire de Barbologie à la Sorbonne et bien d'autres, parmi lesquels Jeejeeboy, et la Maharanée Pauline IV. Pour la première fois, voici le texte intégral de ce feuilleton délirant, parodiant les romans feuilletons de type Fantômas. Il a été diffusé du 15 octobre 1951 au 19 juin 1952 sur la chaîne parisienne de la RTF.
    Les 213 épisodes représentent la première époque de Signé Furax, un monument de loufoquerie entré dans la légende, et jamais égalé.

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