Pierre Debray-Ritzen

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans ce livre, le Professeur Pierre Debray-Ritzen, directeur de la présente collection, ne se place pas sur le plan idéologique ni sur le plan éthique. La rigueur méthodologique est son seul propos. C'est dire que le ton de l'ouvrage n'est pas celui du polémiste mais du logicien - sans toutefois exclure la sévérité. Une véritable démonstration adresse à la psychanalyse un des argumentaires critiques les plus nourris et les plus charpentés qui aient été bâtis en ce domaine. Remontant au XIIIe siècle, le mot « scolastique » signifie : raisonnement logique et systématisé à partir de vérités révélées. (Ce que Claude Bernard considérait précisément comme le contraire de la méthode expérimentale). Dans le champ, bien mystérieux encore, de la psychologie et de la psychiatrie fleurissent maintes mythologies dont les vérités révélées du freudisme : le ça et le moi, les pulsions, le développement de la sexualité, l'inconscient, l'interprétation des rêves, la monomanie oedipienne, la relation d'objet, etc. A la lumière des données modernes de la neuro-psychologie et selon les critères de certitude, habituels aux sciences expérimentales, toutes ces notions sont remises en question. De même sont contestés, dans leur mécanisme scolastique, les procédés de développement du discours psychanalytique, en particulier : le déguisement pseudo scientifique, le recours aux « écritures consacrées », la démonstration par le symbole - toutes méthodes de ce système clos de pensée que réalise, parmi d'autres, l'entreprise freudienne. L'auteur insiste ensuite sur la gravité des prolongements nosographiques. En effet ces derniers, face aux disciplines biologiques, dispensent un véritable obscurantisme. Cependant, les prolongements philosophiques, avec leurs extravagances, enténèbrent un peu plus les esprits, chauffent des serres de passion et animent la fine fleur de la cuistrerie contemporaine. L'auteur affirme en terminant l'intérêt exploratoire et thérapeutique de la relation interhumaine en s'interrogeant sur le rôle qu'une psychanalyse assagie et auto-contrôlée pourrait effectivement y jouer, dans une perspective résolument scientifique.

  • Dans ce livre, le Professeur Pierre Debray-Ritzen, directeur de la présente collection, ne se place pas sur le plan idéologique ni sur le plan éthique. La rigueur méthodologique est son seul propos. C'est dire que le ton de l'ouvrage n'est pas celui du polémiste mais du logicien - sans toutefois exclure la sévérité. Une véritable démonstration adresse à la psychanalyse un des argumentaires critiques les plus nourris et les plus charpentés qui aient été bâtis en ce domaine. Remontant au XIIIe siècle, le mot « scolastique » signifie : raisonnement logique et systématisé à partir de vérités révélées. (Ce que Claude Bernard considérait précisément comme le contraire de la méthode expérimentale). Dans le champ, bien mystérieux encore, de la psychologie et de la psychiatrie fleurissent maintes mythologies dont les vérités révélées du freudisme : le ça et le moi, les pulsions, le développement de la sexualité, l'inconscient, l'interprétation des rêves, la monomanie oedipienne, la relation d'objet, etc. A la lumière des données modernes de la neuro-psychologie et selon les critères de certitude, habituels aux sciences expérimentales, toutes ces notions sont remises en question. De même sont contestés, dans leur mécanisme scolastique, les procédés de développement du discours psychanalytique, en particulier : le déguisement pseudo scientifique, le recours aux « écritures consacrées », la démonstration par le symbole - toutes méthodes de ce système clos de pensée que réalise, parmi d'autres, l'entreprise freudienne. L'auteur insiste ensuite sur la gravité des prolongements nosographiques. En effet ces derniers, face aux disciplines biologiques, dispensent un véritable obscurantisme. Cependant, les prolongements philosophiques, avec leurs extravagances, enténèbrent un peu plus les esprits, chauffent des serres de passion et animent la fine fleur de la cuistrerie contemporaine. L'auteur affirme en terminant l'intérêt exploratoire et thérapeutique de la relation interhumaine en s'interrogeant sur le rôle qu'une psychanalyse assagie et auto-contrôlée pourrait effectivement y jouer, dans une perspective résolument scientifique.

  • Dirigé par Pierre Debray-Ritzen.


    Romancier, journaliste et essayiste, Arthur Koestler propose de nouveaux schèmes de compréhension. Ce Cahier suit son oeuvre essentiellement autobiographique, et son parcours de témoin essentiel des périodes de crise que son époque a traversées, à travers d'études et témoignages.


    Textes d'Arthur Koestler : Lectures de jeunesse, Les temps héroïques (fragments), Préface à l'« accusé » d'Alexandre Weissberg, Lettre à Mamaine, Histoire du Prix, La pulsion vers l'autodestruction, Le libre arbitre dans un contexte hiérarchique.


    Manès Sperber : Koestler il y a vingt ans ; Danielle Hunebelle : Portrait ; Distinctions ; Pierre Debray-Ritzen : Un croisé sans croix - essai psycho-biographique sur un contemporain capital. Première partie - Jeunesse, vagabondages et journalisme (1905-1930) ; Olivier Bourdet-Pléville : Arthur Koestler et le sionisme ; Claude Bourdet : Un nationalisme dangereux ; Wolfgang von Weisl : Un pionnier de grand coeur ; Pierre Debray-Ritzen : Un croisé sans croix ; Gérard Blum : Arthur Koestler et le communisme ; Robert Kanters : « Le bar du crépuscule » ; Pierre de Boisdeffre : Arthur Koestler et les procès de MOSCOU ; Gérard Blum : Le dilemme de notre temps ; Pierre Debray-Ritzen : Un croisé sans croix. Troisième partie - Le havre de la connaissance et le paradoxe humain (depuis 1950) ; Mamaine Koestler : (1947) Journal (extrait) ; Jacques Léauté : Le combat contre la peine de mort ; Cynthia Koestler : L'histoire de « Vigil » ; Max-Olivier Lacamp : Arthur Koestler et le mystère en Asie ; Marcel H. Boisot : La cime et le ravin ; Quentin Debray : Arthur Koestler face à la connaissance ; Pierre Debray-Ritzen : Trois entretiens sur Arthur Koestler avec : Rémy Chauvin, Louis Pauwels, Stan Ullam ; Cynthia Koestler : La production littéraire d'Arthur Koestler depuis 1949 ; Cynthia Koestler : A propos de « Suicide d'une Nation » ; Alain de Benoist : Koestler et la pensée contemporaine.


    Numérisation réalisée avec le soutien du CNL.

  • Après L'Usure de l'âme, voici celle-ci râpée Jusqu'à la corde. L'âge est entré en jeu dans un corps demeuré fidèle mais m'a rendu plus intolérant aux impostures qui m'entourent : la gredinerie félonne de politiques bouffons et leur crasse ignorance des vérités biologiques - si dommageable à leur soi-disant direction des êtres ; la désinformation qui, sous des façons cauteleuses, dérive le pays dans une ambiance puamment d'Est ; la tyrannie culturelle, les idéologies, les « philosophades » ; et la psychanalyse qui a perverti mon métier en faisant souffrir enfants et parents sous mes yeux.
    Cependant, le mémorialiste que je suis ne dispense qu'un désenchantement gaillard. Il me fallait incanter mon jugement sur le monde à la fin du voyage - mais avec ironie, dérision et cette grande santé de la bonhomie qui m'autorise à révéler des duperies ignorées.
    P.D.R.

  • Dans ce nouvel essai au titre explicite et à la démarche volontairement polémique, Pierre Debray-Ritzen met en cause la psychanalyse. L'accusant d'être une idéologie devenue avant tout phénomène culturel au discours séduisant, il lui dénie le statut scientifique puisque, dit-il, elle ne s'appuie sur aucune expérience réelle ni aucuns résultats codifiés.

    Aussi dénonce-t-il les superstitions inculquées par la psychanalyse : le déterminisme psychique émanant de la sexualité infantile ; les faux éclaircissements du psychisme basés sur des mots incertains ; la démonstration par le symbole ; la prétention à établir la cause encore inconnue de maintes affections psychiatriques que Pierre Debray-Ritzen présente avec une grande clarté ; les illusions psychosomatiques ; le soi-disant blocage précoce des enfants ; enfin, l'utilité spécifique de la cure psychanalytique. Il reconnaît toutefois les bénéfices de tout ce qui enrichit les relations interhumaines et voit notamment dans l'art une source d'épanouissement psychologique irremplaçable.

    Membre de la Société de neurologie et correspondant de l'Institut, Pierre Debray-Ritzen a conduit de front sa carrière médicale et son oeuvre littéraire.
    Créateur du service de neuro-psychiatrie infantile de l'hôpital des Enfants- Malades, qu'il a dirigé pendant quinze ans, il était particulièrement bien placé pour faire le constat des abus et le procès d'une pratique devenue dogme universel.

  • Qui pouvait mieux qu'un homme de science doublé d'un homme de lettres éclairer la vie et l'oeuvre de Claude Bernard, dont l'Introduction à l'étude de la médecine expérimentale fut étudiée par des générations de lycéens ?
    Créateur du service de neuro-psychiatrie infantile de l'hôpital des Enfants-Malades qu'il a dirigé pendant quinze ans, écrivain libre de toute école de pensée et pourfendeur de tout dogmatisme, auteur notamment de La Psychanalyse, cette imposture, le professeur Pierre Debray-Ritzen retrace le cheminement d'un homme issu d'un milieu modeste et paysan, qui réussit à devenir médecin puis physiologiste en bouleversant les conceptions de la vie. Souvent taxé de scientisme, Claude Bernard refusa au contraire tout engagement philosophique, renvoyant dos à dos « matérialisme » et « vitalisme » pour insister sur le doute expérimental et sur le rôle de la théorie comme de l'imaginaire, au crible de l'expérience.
    Une biographie passionnante qui contribue à mettre sa vraie place - celle d'un Newton - un génie scientifique dont les travaux inaugurèrent un nouvel état de l'humaine raison.

  • Pour l'avoir eu comme compagnon pendant des mois et pour l'avoir mêlé à des personnages historiques, je me demande si Tycho n'a pas vraiment vécu, nous livrant ses cahiers sur une grève de Hollande, un des derniers soirs d'août 1702.En tout cas, lui ou d'autres ont connu ses transports, le flux et le reflux de ses doutes, les horreurs de ce monde en même temps que les douces cajoleries que dispense la nature...Dans ses voyages manqués, les épidémies, la guerre, une époque sectaire, sa prison, Tycho s'est maintenu à flot grâce à l'art et l'amour, ces gentils accordeurs de l'humaine condition.Peut-être a-t-il conçu son oeuvre en cherchant à définir ce qu'est la création, comme je l'ai fait moi-même ? Sans doute a-t-il pesé, à la fin de son siècle, les apports du savoir ?...N'importe ! en dépit de ses adversités il a sans cesse quêté l'exalté sentiment de notre vie qui passe, avec les jeux de sa plume, comme de son pinceau.P.D.-R.

  • Des mémoires à cinquante-huit ans ? C'est qu'il faut compter avec l'usure de l'âme et la porte de sortie...
    D'ailleurs est-il meilleur sujet que de se peindre ? Durant les cinq années où j'écrivis ce livre j'ai connu la solitude et le détachement mais quel plaisir à raconter tout bonnement ma vie ! De mes souvenirs, de cette odeur du temps, j'ai voulu faire une oeuvre littéraire, voire lyrique et plus près du jeune âge que de la vétusté. Comme si, toujours aux bornes de l'enfance, j'observais du départ.
    Tes père et mère honoreras... Je crois bien l'avoir fait même si, dans leur amour, je les décris tels qu'ils furent... Passée la candeur de ma jeunesse, je suis entré en médecine - cette souveraine expérience qui ouvre sur le monde, comme aucune discipline. Ce fut pour moi la grande étape avec, à son début - en pleine guerre -, la passion de ma vie, mon destin, ma lignée.
    J'ai connu quelques personnages... surtout deux maîtres : Simenon pour le cerveau ancien, Koestler pour le cerveau nouveau. Recherchant les francs compagnons à l'esprit affiné, j'ai l'avantage de vivre parmi les gens qui savent- dans cette époque de clichés à l'envers.
    J'ai navigué au mieux, entre ma flamme d'écrire - cette toxicomanie - et le besoin d'accomplir mon métier. Ce faisant, j'ai réglé quelques comptes avec la scolastique freudienne, l'impudente cuistrerie, l'indigence politique... Et je tiens en réserve depuis plus de trente ans (mon voyage d'Italie) cette passion pour l'art et pour sa création qui ne me quittera plus.
    Une liberté insigne m'a donc fait incanter - quand il est temps encore - mon honneur d'avoir compris tant de choses, mon bonheur d'avoir aimé si fort... moi - puceron de la planète Terre - âgé déjà de trente millions de siècles et proue émerveillée d'une singulière évolution.
    P. D-R.

  • Au temps de l'engagement et pour le justifier, Sartre avait distingué, d'un côté, musique, sculpture, peinture, poésie; de l'autre, la prose qui s'affaire aux « significations » et doit servir. Quelle division factice !
    Cependant Lawrence Durrell devait écrire : « Chaque sens supporte un art. » Et sur le clavier des sens pouvait se définir une échelle des arts dans une continuité : du plus viscéral au plus intellectualisé, de l'art des parfums à l'art littéraire.
    Voilà qui répond mieux aux nervures de l'être comme à la nature de notre cerveau ; en désignant ces racines sensibles et cette charge affective qui sont à l'origine instinctive de tout art.
    P. D-R.

  • Conquis par André Brahic à la télévision, où la richesse de ses talents didactiques mettait sa haute science à la portée de l'honnête homme, Pierre Debray-Ritzen a voulu le connaître, l'écouter et l'interroger. De leurs rencontres sont sorties ces Conversations claires et passionnantes, la meilleure initiation qui soit aux étonnantes révélations de l'astronomie moderne... depuis la Terre dans le système solaire et nôtre Galaxie jusqu'à l'univers extra-galactique, en son étrange expansion.

    André Brahic, professeur de physique et d'astrophysique, effectue ses travaux de recherche à l'Observatoire de Paris (Meudon). Depuis quelques années il assume de nombreuses responsabilités dans plusieurs comités nationaux et internationaux. Il est déjà l'auteur de nombreux articles (soit d'initiation pour le public, soit dans des ouvrages écrits en collaboration). Il a participé à maintes émissions télévisées. Sa recherche porte pour l'heure : sur les petits corps du système solaire, leur dynamique ; sur l'observation des anneaux de Saturne, Uranus, Neptune ; et sur la formation des planètes et des satellites.

    Depuis trente ans, Pierre Debray-Ritzen - professeur à la faculté de médecine de Paris, chef du service de psychopédiatrie à l'hôpital des Enfants-Malades - poursuit conjointement ses activités de médecin et d'écrivain. Il a publié aux Éditions Albin Michel : Lettre ouverte aux parents des petits écoliers (Prix Chateaubriand 1978); Psychologie de la Création (ouvrage couronné par l'Académie des Beaux-Arts) ; ses mémoires, L'Usure de l'Ame (1980) ; un roman, Tycho de Leyde, artiste peintre (1982).

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