Pierre Louys

  • Ne dites pas : "J'ai douze godemichés dans mon tiroir ". Dites : "Je ne m'ennuie jamais toute seule"...
    Près de trois cents maximes et "conseils" parodiant, sur un mode sexuel, les manuels de savoir-vivre en vogue au tournant du XXe siècle pour tenter de nous persuader - en nous faisant rire - que les jeunes filles de l'époque étaient moins délurées qu'on le croit et plutôt disposées à approuver cette pensée : "Une seule chose est précieuse : savoir tirer de l'instant qui passe toutes les joies qu'il peut donner, et ne quitter son lit que le moins possible".

    1 autre édition :

  • Seules les oeuvres de Sade ou certains textes de Bataille offrent un équivalent de ce livre qui ne respecte absolument aucun tabou et dont la crudité nest plus recouverte par le voile de lironie. Les surréalistes plaçaient cet ouvrage au plus haut de la littérature française. C'est aussi qu'il allie l'élégance de la prose et de l'expression à l'inconvenance la plus débridée.

    1 autre édition :

  • Ces magnifiques poèmes en prose lesbiens sont également l'une des plus belles supercheries littéraires : Bilitis n'a jamais existé, mais le "faux" confectionné en 1895 par le jeune Pierre Louÿs aveugla tous les experts de l'Antiquité. Cette cinquième oeuvre de l'un des plus grands écrivains érotiques français publiée dans la PBP (après Aphrodite, La Femme et le Pantin, Deux filles de leur mère, et Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation) rappelle les bienfaits du doute contre l'esprit de sérieux. Nous publions l'édition de 1898, avec une préface de Sandra Boehringer, historienne du genre et de l'Antiquité, maître de conférences à l'université de Strasbourg.

    1 autre édition :

  • Edition enrichie (préface, notes, annexes, chronologie et bibliographie)Lors du carnaval de Séville, André Stévenol croise une jeune Andalouse, échange avec elle un rapide signe prometteur et cherche aussitôt à la revoir. Mais il n'apprend guère plus que son prénom. Il se renseigne alors auprès de son ami don Mateo qui sursaute à l'évocation de Concha, et se décide, afin de le mettre en garde, à lui faire le récit de sa douloureuse aventure avec la jeune femme dont il fut le pantin. Paru en 1898, plusieurs fois porté à l'écran, en particulier par Buñuel dans Cet obscur objet du désir, le roman espagnol de Pierre Louÿs n'est pas seulement l'illustration de l'esclavage de la passion. C'est aussi un récit dont la souveraineté de la langue, l'efficacité dramatique et la puissance d'émotion maintiennent de bout en bout le lecteur en alerte - un roman où le tumulte résonne de page en page.

    2 Autres éditions :

  • 1892, Pierre Louÿs, alors jeune poète, entreprend de collectionner des photographies érotiques et pornographiques. Méticuleux, il juge indispensable de mettre en fiches tout ce qui concerne la sexualité et il se consacre à la partie de l'anatomie féminine qui le fascine le plus. Louÿs choisit un album à la reliure assez ordinaire. De sa plume il calligraphie les descriptions des poses, ordonne, découpe, colle et n'oublie pas de signer son oeuvre. Parallèlement, à partir de 1906, il complète cette collection de photos par des écrits rassemblés sous le titre Manuel de Gomorrhe. Si ces textes ont été publiés en 2004, les photographies de Pierre Louÿs demeuraient inédites. À la mort de l'auteur en 1925, l'album est cédé pour quelques francs et passe de main en main, rejoignant même pendant de nombreuses années la collection unique que Michel Simon amasse autour de la pornographie. Pour la première fois, l'album érotique de Pierre Louÿs est publié dans une édition qui met en regard photographies et écrits que le poète consacra à son obsession pour "le cul de la femme".

  • Aphrodite de Pierre Louÿs Préface de Natacha Chetcuti Éditions Payot « Vous n´avez pas lu Aphrodite ! Alors qu´est-ce que vous faites entre les repas ? » François Coppée Démétrios est sculpteur, séducteur, blasé. Chrysis est courtisane, séductrice, en chasse. Elle aime qu´un homme la suive « comme un chien »... Le sculpteur devient le jouet de la courtisane. Pour elle, il vole, tue, parjure. Mais toujours Chrysis se refuse à lui. Une nuit, Démétrios rêve qu´il possède cette femme. Dès lors, il tient sa vengeance, le destin de Chrysis est scellé... Publié en 1896, ce roman de Pierre Louÿs (1870-1925) connut aussitôt un énorme succès grâce à un article enthousiaste de l´académicien François Coppée qui sut y voir l´oeuvre d´un très grand écrivain.

  • Avec Trois filles de leur mère, le Manuel de civilité et les Douze douzains de dialogues, Pybrac compte parmi les plus importants érotiques de Louÿs. Il s'agit d'une parodie des quatrains moralisateurs de Guy du Faur de Pibrac (1529-1586). Chacun commence par ces mots : "Je n'aime pas à voir..." Suit un déluge d'obscénités d'une inventivité apparemment sans limites. On est ici dans la veine humoristique de Louÿs qui, malgré la crudité du propos, ne se départit jamais de la plus grande virtuosité métrique.

  • Voici, sans conteste, le chef-d'oeuvre érotique de Pierre Louÿs, peut-être le chef-d'oeuvre tout court. " La force de ce roman ne vient pas de son éventuelle valeur autobiographique, mais bien de la transgression constante qui s'y manifeste ", écrit Jean-Paul Goujon. " Roman exemplaire, en ce qu'il contient tous les thèmes érotiques chers à l'écrivain, élevés à une singulière puissance. On y retrouve aussi les qualités maîtresses du style de Louÿs : la vivacité des dialogues, la précision du langage, l'ironie de certaines répliques, l'acharnement avec lequel sont sans cesse repris et répétés certains mots obscènes. Pour le reste, ce livre scandaleux constitue la profanation et la dérision la plus totale de cet univers bourgeois auquel appartenait l'auteur "...
    /> Nous l'avons fait suivre de Douze douzaines de dialogues, texte rare dont c'est la première édition au format de poche. Ce sera une révélation pour beaucoup. Ainsi que du célèbre Manuel de civilité pour les petites filles.

  • Le Roi Pausole, souverain débonnaire, indécis et rêveur, mène une vie paisible à la tête de son harem de trois cent soixante-six femmes, jusqu'au jour où sa fille Aline s'enfuit avec une jolie danseuse déguisée en prince charmant.
    Accompagné de Giglio, page séducteur, et du Grand-Eunuque Taxis, qui incarne l'ordre moral et cite la Bible à tout propos, Pausole se lance sur les traces de la jeune femme... Ultime roman paru du vivant de Pierre Louÿs, Les Aventures du Roi Pausole (1901) est aussi la plus fantaisiste, la plus malicieuse, la plus drôle de ses ?oeuvres. Raillant tour à tour la bureaucratie, l'autorité injuste et le puritanisme, Louÿs, qui fut l'un des écrivains les plus subversifs de son temps, y propose une vibrante exaltation du plaisir et de la sensualité.
    Utopie libertine, conte satirique et récit autobiographique tout à la fois, cet incroyable petit roman fut salué à sa sortie par Alfred Jarry et par Claude Debussy, qui en fit l'éloge : " Ça vous a une façon hautaine de garder ses distances, qui me plaît infiniment. C'est surprenant de délicatesse ".

  • Aphrodite

    Pierre Louys

    Le personnage féminin qui occupe la première place dans le roman qu'on va feuilleter est une courtisane antique, mais, que le lecteur se rassure : elle ne se convertira pas.
    Elle ne sera aimée ni par un moine, ni par un prophète, ni par un Dieu. Dans la littérature actuelle, c'est une originalité.
    Courtisane, elle le sera avec la franchise, l'ardeur et aussi la fierté de tout être humain qui a vocation et qui tient dans la société une place librement choisie ; elle aura l'ambition de s'élever au plus haut point ; elle n'imaginera même pas que sa vie ait besoin d'excuse ou de mystère : ceci demande à être expliqué.
    Jusqu'à ce jour, les écrivains modernes qui se sont adressés à un public moins prévenu que celui des jeunes filles et des jeunes normaliens ont usé d'un stratagème laborieux dont l'hypocrisie me déplaît: "J'ai peint la volupté telle qu'elle est, disent-ils, afin d'exalter la vertu". En tête d'un roman dont l'intrigue se déroule à Alexandrie, je me refuse absolument à commettre cet anachronisme.

  • L'Archipel

    Pierre Louÿs

    Dernier livre publié par Pierre Louÿs en 1906, ce recueil rassemble plusieurs articles et contes : La nuit de printemps ; L'île mystérieuse ; Les chercheurs de trésors ; Une fête à Alexandrie ; Sports antiques ; Lesbos d'aujourd'hui ; La femme dans la poésie arabe ; La désespérée ; Liberté pour l'amour et pour le mariage ; Une réforme dangereuse ; La ville plus belle que le monument ; La statue de la vérité ; La censure ; Le boulevard ; Le capitaine aux guides ; Un cas juridique sans précédent.

  • Le Roi Pausole, souverain du royaume mythique de Tryphème, possède un harem de 366 femmes et mène une vie paisible. Mais un jour, sa fille Aline, s'enfuit avec un prince charmant, qui n'est autre que Mirabelle, une danseuse travestie. Giglio, le conseiller du roi, lui conseille de partir à sa recherche avec lui ce qui met en joie le roi qui espère que ce voyage rendra sa vie moins monotone.
    Raillant tour à tour la bureaucratie, l'autorité injuste et le puritanisme, Louÿs, qui fut l'un des écrivains les plus subversifs de son temps, y propose une vibrante exaltation du plaisir et de la sensualité.

  • Voici dans ce volume l'Histoire du roi Gonzalve et des douze princesses (petit roman dont c'est la première édition en librairie), les inénarrables quatrains de Pybrac (" Je n'aime pas à voir "...), et pour terminer les magnifiques poèmes érotiques de La Femme, splendides et audacieuses évocations et ses réduits les plus secrets.
    Pierre Louÿs, l'un des meilleurs écrivains français, a non seulement publié avec son roman Aphrodite, le plus éclatant manifeste pour la liberté amoureuse, mais il fut aussi on le sait aujourd'hui, un des plus infatigables producteurs de textes licencieux qui soit. Retrouvés après sa mort, publiés clandestinement, devenus introuvables, ce sont autant de petits chefs-d'oeuvre dont notre collection s'efforcera de présenter, peu à peu, le premier ensemble au format de poche.

  • 1896, Séville. Le carnaval, ses couleurs, sa fièvre, sa musique étourdissante. Au beau milieu de la foule, le regard d'un jeune touriste est captivé par une bouche sensuelle, mal dissimulée derrière un éventail. Mais Concha n'est pas femme à appartenir à un seul homme. Qu'André goûte à son charme venimeux, et elle lui fera boire le calice jusqu'à la lie. Ce chef-d'oeuvre de Pierre Louÿs inspira de nombreux films, et les plus belles actrices prêtèrent leurs traits à Concha Perez : Marlène Dietrich, Brigitte Bardot, Carole Bouquet.

  • Sanguines

    Pierre Louÿs

    Plus que sanguines ces nouvelles sont sanglantes, tant il est vrai qu'un thème court en filigrane tout au long du recueil : celui de la mort, toujours violente, et pour cela rouge, pourpre, écarlate, mais aussi presque désirée comme châtiment de la convoitise, autant que son plus pur accomplissement.
    Avec ces textes moins connus, Pierre Louÿs apporte ainsi un surprenant contrepoint aux nombreux textes érotiques qui ont fait sa réputation. Ne savait-on pas qu'Eros était indissociable de Thanatos ?

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