Pierre Perrault

  • Voici le pays qui fascine Pierre Perrault, celui du quotidien des humbles, des pecheurs de Tete-a-la-Baleine, des chasseurs de loups-marins de L'Anse-Tabatiere, de ce peuple nomade que sont les Innus, encore nommes Montagnais au temps ou il rédige une première version de ces pages, au début des années 1960, c'est-à-dire à l'heure où il va bientôt tourner ce chef-d'oeuvre du cinéma documentaire qu'est Pour la suite du monde.

    Perrault parcourt le fleuve Saint-Laurent, sur les ailes d'une esthetique bien a lui, jusqu'à Blanc-Sablon et Sept-Iles, la ou les fragments de terre dissemines au milieu des eaux sont si nombreux que Jacques Cartier, dans ses récits de voyage, les a baptises «toutes isles». Toutes isles compte parmi les livres les plus importants de l'oeuvre foisonnante de Pierre Perrault. Peu de temps avant sa mort, il travaillait à une ultime version, publiée ici pour la première fois telle qu'il l'avait envisagée.

  • Morez-du-Jura, 7 mai 1892 Sept mai !... c'est la date de notre arrivée ; mais oui ! il y a juste deux ans que la vieille diligence nous a déposés tous les quatre devant notre maison, bien tremblants....Que d'événements, de changements, d'aventures, depuis notre départ de Lyon !Ce départ !... je n'y peux songer sans rire.Aucun des monstres d'ingratitude qui ont vu le jour sur notre planète n'était de taille à se mesurer avec moi, prétendait tante Fernande.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De publics d'amateurs éclairés et de promeneurs, le musée s'est graduellement adapté pour accueillir des publics scolaires, familiaux, touristiques, etc. C'est ce que plusieurs ont observé comme étant le déplacement du centre de gravité des musées, de l'objet de collection vers le visiteur (Davallon, 1992 ; Desvallées, 1992 ; Weil, 1999 ; Dufrêne et Gellereau, 2004 ; Mariaux, 2005 ; Hooper-Greenhill, 2007 ; Gob et Montpetit, 2010). « Public, premier servi », tel était le principe de Georges Henri Rivière que citait André Desvallées (1992 : 20) dans l'introduction de son anthologie des écrits de la nouvelle muséologie. Cette situation a amené l'institution muséale à développer ses infrastructures éducatives afin de combler les besoins de plus en plus diversifiés de ses visiteurs et de ses publics potentiels.

    En se penchant sur l'histoire des musées d'art, on pourrait supposer que les médiations déployées dans les salles d'exposition aient connu une évolution analogue, marquée par une complexification graduelle des dispositifs autour des oeuvres. Or, ce n'est pas ce qui est observé. Prenons le cas du vénérable MoMa (Musée d'art moderne de New York). Son fondateur Alfred J. Barr, lors de la fameuse exposition Van Gogh (1935), avait installé, outre les cartels contenant les informations en usage aujourd'hui - titre, date et nom du collectionneur -, des extraits de correspondance de l'artiste avec son frère Théo et, même, une reproduction d'oeuvre à des fins de comparaison.

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