Pierre-Luc Brisson

  • La Rome antique ne cesse de nous interpeller sur notre présent. Comment l'histoire de la fin de la République romaine, marquée par la violence politique et la montée du populisme à l'époque des Gracques et de César, peut-elle nous aider à réfléchir aux problèmes des démocraties libérales? Comment l'extension de la citoyenneté romaine à des dizaines de millions de personnes peut-elle nous aider à réfléchir aux défis contemporains de la mondialisation? Quel rôle ont joué les changements climatiques et les épidémies dans la chute de l'Empire?
    Le rapport complexe qu'entretient l'Occident avec son passé gréco-romain ne doit cependant pas faire illusion : Rome ne cesse de nous fasciner et d'alimenter notre imaginaire collectif, au moyen de la littérature, de la télévision ou du cinéma, parce qu'elle est à la fois familière et loin de nous. Étudier l'histoire de la Rome antique, c'est étudier une civilisation qui est autre. Loin d'être figée dans le marbre des monuments antiques, cette histoire est constamment réinterprétée et enrichie par les avancées scientifiques récentes (de l'archéologie, de la climatologie, de l'épidémiologie, etc.) et par les contextes nouveaux dans lesquels évoluent les historiens et les historiennes.
    Ce petit ouvrage offre aux lecteurs curieux et aux étudiants une courte introduction à l'histoire de la civilisation romaine, qui fait la part belle aux sources anciennes, mais également aux découvertes et aux études récentes menées dans le monde francophone et anglo-saxon.

  • « Ce n'est pas une petite chose que Rome : par sa durée - près de treize siècles -, son étendue - touchant à trois continents -, les traces qu'il a laissées dans la mémoire des hommes, l'empire fondé par Rome acquiert les dimensions d'une expérience historique universelle. [...] Tensions entre identités locales et globalisation, entre démocratie et populisme, chocs des impérialismes, changements climatiques, catastrophes sanitaires, migrations humaines, rien de tout cela n'a été absent de cette première mondialisation que fut l'Empire romain. » - Alexandre Grandazzi
    L'ambition de ce livre est à la fois simple et démesurée : sans sacrifier l'érudition aux impératifs de la vulgarisation, il offre un aperçu des grands jalons d'une histoire romaine qui peut, et parfois doit, s'écrire au présent et qui est enrichie par les avancées scientifiques récentes. Dans une nouvelle édition refondue, cette brève synthèse propose donc un survol général de l'histoire de la civilisation romaine, de la fondation semi-légendaire de la Ville au viiie siècle av. J.-C., jusqu'à la disparition de l'Empire en Occident au ve siècle. Elle permet à l'étudiant ou au lecteur curieux de poser les principaux jalons de cette histoire, tout en offrant une introduction aux grandes tendances de la recherche contemporaine dans le monde francophone et anglo-américain.

  • Les institutions sociales et politiques s'écroulent aux États-Unis comme ailleurs, et les élites, tant de gauche que de droite, ne suscitent plus au sein des peuples qu'un ressentiment dont l'intensité va grandissant. Cette colère se déchaîne et, de partout, surgissent des charlatans prêts à la canaliser pour protéger les élites au pouvoir. Les signes ne trompent pas : l'âge des démagogues est arrivé.

    Dans cette série d'entretiens, Chris Hedges explique l'ascension politique d'un personnage aussi trouble que Donald Trump, dénonçant au passage les démocrates, qu'il juge responsables de la déréliction politique qui a fait perdre la tête à l'Amérique. Une analyse lucide du néolibéralisme totalitaire et de la montée des extrémismes partout dans le monde, et qui incite, en fin de compte, à la rébellion.

  • Au début du IIe siècle avant notre ère, Rome allait s'engager dans un second conflit contre le royaume de Macédoine, marquant de ce fait son intervention de plain-pied dans les affaires du monde hellénistique. C'est durant cette guerre qu'allait s'illustrer un jeune consul d'à peine 30 ans, Titus Q. Flamininus, qui par ses nombreux gestes d'éclat allait devenir aux yeux des Anciens, mais également auprès des historiens modernes, le « libérateur de la Grèce ». Loin de la figure du général philhellène romantique que certains ont voulu dépeindre, Flamininus apparaît au contraire comme un homme politique ambitieux, doté d'une rare subtilité, qui a su, le premier, comprendre toute la puissance des traditions des grandes monarchies hellénistiques qui ont succédé à l'empire d'Alexandre, lorsqu'elles furent mises au service de son ambition personnelle et des intérêts politiques de Rome. La carrière de Flamininus illustre ainsi les transformations politiques et culturelles profondes survenues à cette époque, au moment où Rome allait peu à peu étendre son hégémonie sur le bassin méditerranéen.

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