Raymond Lasierra

  • L'affaire de Bruay-en-Artois n'est pas seulement l'histoire d'un crime. Le meurtre passe au second plan. Les passions, les idéologies, les fantasmes s'en emparent. Tous les 10 ou 20 ans, un fait divers fascine l'opinion publique, moins par la qualité des victimes que par les circonstances dans lesquelles se déroule l'enquête. Une enquête qui, bizarrement, concerne petit à petit tous les Français et qui leur permet de se déterminer selon leur classe sociale et leur inconscient.

  • Le fascisme ne s'est pas imposé à la France comme à l'Allemagne et à l'Italie - ou, sous des formes bâtardes, à l'Espagne ou au Portugal. Il lui a fallu l'occupation allemande pour se saisir par effraction d'une partie du pouvoir. Mais il n'a presque jamais cessé depuis quarante ans de faire peser sur notre vie publique la menace obsédante de la violence suicidaire et de l'intoxication collective : faisceau, cagoule, croix celtique, plastiquages... Qu'est-ce donc, en France, que le fascisme ? Une invention des antifascistes en quête de thèmes de regroupement pour un front populaire ? L'exacerbation d'un nationalisme découvrant des alliés et des thèmes d'inspiration dans la classe ouvrière ? La perversion d'un socialisme cabré contre le machiavélisme soviétique ? L'aventure de quelques écrivains assoiffés de délires communautaires ? De Georges Valois à Marcel Déat, de Doriot à Bardèche, de Drieu La Rochelle à Susini et aux hommes de l'O.A.S., Jean Plumyène et Raymond Lasierra recensent, à travers un demi-siècle d'histoire de France, les effectifs, les techniques et les thèmes du fascisme français. Sans céder aux commodités du conformisme antifasciste ils décrivent ici les avatars d'une idéologie.

  • L'épopée des aviateurs américains du général Claire Lee Chennault est peut-être la plus grande aventure de ces dernières années. Tout commence en 1937. Le Japon, qui a déjà annexé la Mandchourie, se lance à la conquête de la Chine. Chiang Kai Shek, dont les troupes mal aguerries refluent devant un ennemi puissamment armé, et qui dispose de la maîtrise absolue du ciel, demande l'aide des États-Unis. Mais Washington hésite à défier Tokyo. C'est alors qu'intervient un ancien pilote des forces aériennes américaines, capitaine mis à la retraite pour son non-conformisme en matière de stratégie aérienne. Rameutant ses anciens compagnons, il forme, sous l'autorité directe de Chiang Kai Shek, une escadrille privée de volontaires : 80 pilotes, 150 rampants qui - luttant à un contre dix - affronteront, souvent victorieusement, l'aviation japonaise. Après Pearl Harbor, l'Amérique - à son tour - entre en guerre, et Chennault est réintégré dans l'U.S. Air Force, avec le grade de général. Mais la guerre, qui fait rage dans le Pacifique, ne permet pas aux Américains de venir en aide à leurs alliés chinois. Chennault reste donc seul et face à une redoutable aviation japonaise. Il n'en poursuit pas moins la lutte. Ses vieux avions, aux gueules de tigres peintes sur les fuselages, attaquent sans répit les colonnes japonaises en marche. Jamais celles-ci ne pourront franchir l'Irrawady. L'Inde et la Chine du Sud-Ouest seront sauvées.

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