Flammarion

  • Le narrateur a eu une relation tourmentée avec Raphaël dont il s'est séparé. Il est tenté de maintenir une amitié intense, abstraite. Il retrouve une amie perdue de vue depuis longtemps. Au cours d'une nuit blanche, elle lui raconte sa vie. Elle a aimé, elle aussi, un Raphaël qui l'a abandonnée. En écoutant ces confidences, l'auteur revoit son propre passé. Hanté par son enfance ? d'où se détache le souvenir d'un pont de bois, symbole japonais de la fragilité de tout amour et du danger de le raconter ?, il précise sa défiance à l'égard de la fiction, tout en affirmant son goût de l'imaginaire quand il est ancré dans l'expérience.

    Portrait de René de Ceccatty par Philippe Matsas © Flammarion

  • « Dans la rue on la reconnaît et la poursuit. En la voyant filer à grandes enjambées martiales, dans ses capes qui font claquer leurs ailes à chaque pas qui fuit, on dit de cette grande ombre au visage enseveli sous une pluie de cheveux, camouflé sous la

  • Une passion chaste, ainsi peut-on définir le lien qui unit Giacomo Leopardi et Antonio Ranieri dès leur rencontre. Le premier, philosophe et poète, avait à peine plus de trente ans. Mais son génie étouffait dans son environnement familial. Le second, révolutionnaire napolitain en cavale, avait une vingtaine d´années. Ils fuient Florence où pourtant Leopardi est admiré par un cercle d´intellectuels et s´installent ensemble à Naples où les attend le choléra. Le destin du plus grand écrivain romantique italien, mourant dans les bras d´un jeune homme dont, disait-il, « seule la foudre de Jupiter pourrait le séparer », a suivi un cours romanesque. J´ai voulu comprendre cet amour étrange, auquel se mêlent la création poétique, le combat politique et la maladie. Leur histoire est devenue une part de la mienne.

    R. de C.

  • Objet d'amour

    René de Ceccatty

    Juillet 1833. Xavier Sigalon arrive à Rome pour copier le Jugement dernier : une chance, pour ce peintre romantique, de s'imposer comme un héritier du génie de la Renaissance. Il s'installe dans le Palais Cavalieri où, un an auparavant, Stendhal avait aussi séjourné. Entre le copiste, l'écrivain et l'ombre de Michel-Ange, se joue un chassé-croisé de passions, de réflexions sur l'art et la mort. Que recherchait Michel-Ange dans la pierre et sur les murs du Vatican ? Quel est ce « digne objet d'amour » dont parle Stendhal ? En quatre années, Sigalon va relever le défi, entouré de ses amis, de ses rivaux, de ses admirateurs, de ses envieux.S'appuyant sur des documents rares reproduits ici, parmi lesquels la nouvelle inédite que Stendhal a consacrée à l'amour de Michel-Ange pour Tommaso Cavalieri, René de Ceccatty signe le roman de Sigalon, ce peintre méconnu qui fut le modèle de Joseph Bridau dans La Comédie humaine de Balzac.

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